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Ce que femme veut...

De
142 pages
Une grande histoire d’amitié unit six copains d’enfance : Lola, Anaïs la rebelle, le doux Jean-Robert, la sensible Chloé, la « it-girl » lesbienne Zoé et Frank le « golden-boy » tombeur de filles.
De Miami à Paris, en passant par New York et la Côte d’Azur, chacun traverse notre époque en essayant de trouver un sens à son existence, mais aussi l’amour.
Tout s’organise autour du personnage principal, Lola, le jour où elle décide de « faire un bébé toute seule » par insémination artificielle.
Toutefois, suite à un concours de circonstances, il se pourrait bien que le donneur de sperme ne soit pas si anonyme que cela et qu’il puisse s’agir de Frank, avec qui Lola a eu une brève liaison quelques années plus tôt.
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CE QUE FEMME VEUT…
Kathy Dorl
© Éditions Hélène Jacob, 2013. CollectionLittérature sentimentale. Tous droits réservés. ISBN :978-2-37011-026-8
À Jean-Marc, Kevin et Andreas, sans lesquels j’aurais pu finir l’écriture de ce livre il y a longtemps À Sylvain
1.
« Les amis sont les croûtons éparpillés dans le bol d’une salade Caesar » @Jean-Robert
Il fait déjà très chaud sur New York en cette matinée de printemps 2008. L’air est étouffant et l’été s’annonce caniculaire. Lola ne renonce pas pour autant à son jogging matinal, devenu incontournable depuis que Zoé l’a convaincue de s’adonner à cette pratique quotidienne lorsqu’elles étaient à Paris. Enfin, plutôt forcée que convaincue : possédant un double de ses clés d’appartement que Lola lui avait confié, elle venait la virer de son lit à 7 heures tous les matins, week-ends inclus. Les supplications étouffées de Lola sous les oreillers n’étaient que de faibles boucliers face à une Zoé plus que décidée à en découdre si nécessaire. Lola finissait par s’incliner devant l’irréductible. Encore allongée sur son lit, elle enfilait son survêtement et se retrouvait cinq minutes plus tard au pied de son immeuble, le cerveau embrumé et la bouche pâteuse face à une Zoé-Zébulon sautillant d’un pied sur l’autre, impatiente de se mettre enfin en route.
La ténacité de Zoé a été payante : Lola éprouve depuis le besoin de courir au minimum une demi-heure par jour ; un plein d’endorphines pour compenser les montées d’adrénaline de son job. Lorsqu’elle quitte l’appartement, John, le concierge, lui fait un petit signe de la main : — Good morning Miss ! Have a great day ! — You too John ! Comme tous les matins, le voiturier est débordé. Il s’époumone à coups de sifflet en faisant de grands signes pour arrêter les taxis qui déboulent à grande vitesse dans l’avenue. De grosses gouttes de sueur perlent sous sa casquette. Il tient la portière à un couple qui se rend à l’aéroport JFK avec une montagne de valises, tout en gardant un œil sur un businessman qui semble se disputer un autre taxi avec un touriste. Un sosie de Cher, en manteau de fourrure malgré la chaleur, s’impatiente en tapant du Stiletto par terre. Au bout d’une laisse dorée, un Chihuahua aux oreilles teintées de rose semble terrorisé par l’agitation ambiante, mais plus encore par le talon effilé de sa maîtresse qui a manqué de peu de l’empaler vivant. Lola se dirige en trottinant vers l’entrée de Central Park qui se trouve à deux rues de son
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building. Elle a l’impression culpabilisante d’être la seule dans tout Manhattan à ne pas être pressée aujourd’hui. « Qu’ont-ils tous de si urgent à faire pendant que moi, lafrenchieexpatriée temporairement, je fais mon jogging ? Dois-je m’inquiéter ? Devrais-je remonter dans mon studio pour commencer mon rapport ? » Malgré cette pointe de stress, Lola se ravise : il lui faut justement sa dose d’endorphines ! Elle accélère le pas et pénètre dans l’immense parc. Lola adore la turbulente vie new-yorkaise : son effervescence, ses odeurs. Une ruche qui ne dort jamais avec ses abeilles : les bourdonnantsyellow cabs, ces légendaires taxis jaunes qui, du matin au soir et du soir au matin, inlassablement, arpentent les rues de Manhattan. Une fourmilière de piétons, toutes nationalités confondues, l’oreille greffée à leur Smartphone. Broadway, Harlem, Chinatown, Little Italy : le monde entier en quelques stations de métro. Le deux-pièces – enfin, le palace – qu’elle occupe au Sheffield est mis à sa disposition par la filiale du groupe L.B. Cosmetics qui l’emploie. Elle n’aurait, de sa vie, jamais les moyens de se payer un appartement sur Central Park avec cuisine high-tech, salle de bains gigantesque, et tous les avantages offerts par le Sheffield : spa, piscine, sauna, fitness. Lola n’ose même pas estimer le montant des frais d’entretien et de gestion que les propriétaires doivent acquitter tous les mois. Le double de son loyer parisien ? Le triple ? Dans tous les cas,
elle se sent privilégiée et a bien l’intention d’en profiter pendant son séjour. Son iPod crachantJump, de Van Halen, elle commence à longer le Réservoir, le plus grand plan d’eau du parc. Le vendeur ambulant de hot-dogs, bagels et muffins est déjà à sa place habituelle. Lola se promet de s’y arrêter au retour ; elle n’a pas particulièrement faim, mais il faut qu’elle mange. Elle a perdu quelques kilos depuis son arrivée, il y a trois semaines. Le stress du travail la fait fondre comme neige au soleil. Grande et mince, elle ne peut pas se permettre de frôler la maigreur, en tout cas pas en ce moment. À peine essoufflée, elle se jette sur un banc face au Réservoir pour renouer un lacet de ses Nike. Elle enlève sa casquette et ses écouteurs et passe la main dans ses cheveux bruns, épais et bouclés aux reflets cuivrés. Un écureuil peu craintif s’approche en quête d’une gâterie.Ce n’est pas plus mal que je mette le jogging entre parenthèses ces prochaines semaines, ça va m’aider à prendre du poids, songe Lola. Puis, s’adressant à l’écureuil : — Désolée, bonhomme, j’ai rien pour toi, mais je penserai à prendre des biscuits la prochaine fois. Elle s’apprête à reprendre sa course quand son BlackBerry se met à vibrer. Le prénom de Zoé s’affiche sur l’écran. — Hey, sweetie, what's up ? J’te dérange ?
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— Hello, Zoé ! Pas du tout ! Je fais mon jogging, je suis à Central Park. — Waouh ! Tu continues, bravo ! T’as couru combien de temps ? — Dix minutes, je crois, mais je n’ai pas fini ! — Que dix minutes ? dit-elle sans avoir pris la peine de l’écouter. Hum, tu sais qu’il en faut au moins trente pour que tu commences à perdre des toxines ? Là, tu te promènes ! Au moins une demi-heure, Lola ! Et c’est un minimum pour les fumeurs ! — Je te rappelle que je ne fume pas ! rectifie Lola en bougonnant. — C’est pas grave, un mental tonique dans un corps tonique, Lola. Allez zou ! Tu reprends, j’te rappelle dans une demi-heure pour vérifier. — Zoé, tu pourrais convaincre un sumo en pleine compétition de sortir du cercle rien qu’avec un battement de cils, mais avec moi, ça ne marche plus ! Quand j’en aurai assez, je m’arrêterai, voilà tout. Et tu sais qu’en ce moment, il faut que je prenne du poids, alors un peu de cardio, okay, mais je veux garder ma sueur et les toxines qui vont avec. Lola entend Zoé rire, puis redevenir sérieuse. — Alors c’est bon, tu es prête, Lola ? C’est décidé ? Tu es vraiment sûre ? — Oui, c’est tellement décidé que mes examens cliniques et hormonaux sont normaux et que le rendez-vous est pris. — C’est pour quand ? — Après-demain, en début d’après-midi. Pendant un bref moment, Lola n’entend plus que les pages de l’agenda de Zoé tourner à vive allure. — J’ai fini ma collection hier, j’ai deux ou trois rendez-vous, mais je vais me débrouiller : je serai à New York après-demain en fin de matinée, je réserve un vol Delta de suite. — Ce n’est pas nécessaire, Zoé, tout ira bien, assure Lola. — Kestudis ? Ce n’est pas toi qui disais à l’instant que personne ne me résiste ? Miami-JFK, ce n’est pas la mer à boire : je ne veux pas que tu sois seule ! Je serai donc là, that's all ! Kisses ! Et comme bien souvent, Lola continue d’argumenter dans le vide, Zoé ayant déjà
raccroché. Lola est toujours épatée de la réactivité de Zoé face aux événements. Elle serait capable de retrouver ceux qu’elle aime au fin fond d’une ruelle bien glauque de Bangkok s’il le fallait. C’est son plus précieux soutien depuis son arrivée à New York ; la solitude lui pèse un peu et il lui reste encore un long mois de mission à faire ici pour LBC. Un long mois d’inspections, d’écoulement de marchandises, de négociations avec les grands comptes : Macys, Saks Fifth
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Avenue. L.B. Cosmetics compte également sur Lola pour convaincre la responsable cosmétiques et parfums de Bloomingdale’s. La pression est énorme, d’autant plus que cette responsable est la copie parfaite de Miranda Priestly, la boss tyrannique duDiable s’habille en Prada. Lola n’a droit qu’à un seul essai pour éventuellement prétendre à une promotion à son retour sur Paris. Et cette promo, il faut qu’elle l’obtienne ! Zoé est une fonceuse, elle a le don de réussir tout ce qu’elle entreprend. Conseillère de mode pour différents couturiers de prêt-à-porter en free-lance, son portefeuille clients était déjà bien rempli quand Lola potassait encore ses cours à la fac. Grande et élancée, elle avait fait un peu de mannequinat à ses débuts. Avec sa coupe à la garçonne blonde, son regard bleu incisif sur les nouvelles collections, son culot et sa forte présence la rendent incontournable dans la mode. Actuellement sur Miami, elle conseille les designers d’Abercrombie & Fitch pour le shooting de la collection printemps de l’année prochaine. Régulièrement sollicitée par Max Jones, président de Tony and Lucy, devenu son plus gros client, son carnet de travail est rempli pour toute l’année à venir. Le seul souci, c’est ce que Zoé préfère par-dessus tout chez Max Jones : sa femme, avec qui elle entretient une relation passionnelle, mais dangereusement houleuse, depuis six mois. Au collège, Zoé avait confié à ses amis son attirance pour le même sexe en plein cours, via un bout de papier déchiré à la va-vite sur lequel elle avait inscrit au stylo rouge : « C’est la
merde ! J’aime les gonzesses ! » Ce bref message avait provoqué l’hilarité croissante au fur et à mesure qu’il circulait de main en main. Le prof de maths, excédé à la longue par les rires étouffés, avait viré de sa classe les plus bruyants, Franck et Jean-Robert, pendant que Zoé les regardait d’un air mi-furieux mi-interrogateur, vexée de leur réaction à laquelle elle ne s’attendait pas. Comme ils étaient habitués à se faire ce genre de blagues, généralement pendant les cours des profs les plus stricts, personne ne l’avait crue. Ce fut quelques années plus tard qu’ils avaient dû se rendre à l’évidence : elle était bien sérieuse. Lola, Zoé, Chloé, Anaïs, Jean-Robert et Franck se connaissent depuis l’enfance. Du fond de cette petite ville, plutôt un gros bourg de l’arrière-pays niçois où il n’y avait pas grand-chose à faire, ils se retrouvaient bien souvent chez les uns ou chez les autres. Ils avaient tous fréquenté la même école, le même collège et lycée. Ce n’est qu’après le bac que leurs chemins se sont séparés, mais ils ne se sont jamais perdus de vue. Régulièrement en contact, la bande d’amis passe généralement les fêtes de fin d’année ensemble. Chloé est un vrai cœur d’artichaut ; ado, cette blondinette complexée par ses rondeurs était la fleur bleue de la bande. Elle avait épousé quelques années auparavant son pseudo-prince charmant, matérialisé sous la forme d’un expert-comptable beaucoup trop sérieux et
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maniaque. Chloé semblait se laisser porter par cet homme autoritaire, limite soumise. Sans jamais oser lui en parler, l’attitude de son mec déplaisait à la bande d’amis. Elle semblait épanouie et heureuse ainsi, à quoi aurait-il servi de lui en parler au risque de lui faire de la peine ? Deux enfants et un cancer du sein en rémission plus tard, le prince charmant en question l’avait larguée alors qu’elle sortait à peine du bloc de chirurgie réparatrice. Officiellement, sa souffrance face à la maladie de sa femme, l’ablation, la chimio et les rayons avaient eu raison de leur couple. En fait, il avait depuis bien longtemps trouvé du réconfort auprès d’une de ses assistantes qui, elle, avait conservé ses cheveux, ses poils et ses nichons d’origine. Depuis, la fragile Chloé, qui ne travaille pas, se sent bien seule dans sa désormais trop grande maison d’Orléans. Elle passe ses journées à vider des pots de Nutella et à soupirer devant la persévérance d’Andy Garcia dansWhen a man loves a woman, dont le DVD tourne en boucle. Chloé et Lola étaient secrètement jalouses du succès de la belle Anaïs auprès des garçons. À l’époque des bacs à sable, les culottes courtes se battaient pour jouer avec elle. Plus tard, ils faisaient la queue pour s’asseoir près d’elle à la cantine, ce qu’elle négociait à coups de Kinder Surprise, de Malabar et autres Carambar qu’elle partageait ensuite avec les filles. Devenue adolescente, cette superbe brune aux yeux verts s’était autoproclamée féministe et les traitait avec mépris. Tout comme en chimie parfois, l’effet fut proportionnellement inverse à celui escompté : ils étaient tous raides dingues d’elle. Très ancrée dans ses racines provençales, elle est prof d’histoire au lycée que la bande fréquentait et doit certainement encore provoquer des montées de testostérone dans ses classes. Elle a épousé le doux Jean-Robert. Compréhensif, attentif et généreux, celui qu’ils avaient surnommé JR était le confident de la bande. L’épaule réconfortante qui calmait les gros chagrins ou les disputes. Devenu architecte, c’est son tempérament imperturbable qui lui permet de supporter Anaïs la rebelle.Puis il y a le beau Franck, celui dont Lola a été longtemps amoureuse. Secrètement souvent, ouvertement parfois. Mais la crainte de faire partie de son tableau de chasse et de mettre leur amitié en péril avait longtemps fait hésiter Lola. Jusqu’à cette fameuse soirée où le mojito de trop avait transformé une belle amitié en une grande déception qui lui fait encore mal quand elle y pense aujourd’hui. Bien qu’ils aient recollé les morceaux de leur amitié, c’est avec lui que Lola a le moins de contacts. L’année dernière, pour le Nouvel An chez Anaïs et Jean-Robert, il s’est pointé avec une blonde sculpturale qu’il venait de rencontrer. D’après Jean-Robert, il était sur le point de quitter Paris où il était trader pour un gros groupe financier à l’étranger. Depuis, Lola n’a pas de nouvelles de Frank, même par la bande. La
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page est tournée depuis longtemps et elle doit désormais penser à elle et à son avenir. — Ouais, je dois focuser sur moi by now ! Surprise de s’entendre presque crier, Lola avale la dernière bouchée du délicieux hot chili e dog qu’elle s’était promis après l’effort tout en remontant la 57 Rue. N’empêche, Zoé devrait faire attention à sa nouvelle conquête. Ça pourrait lui poser des problèmes professionnels. Il faudrait que je lui parle, pense Lola en poussant la porte tambour du Sheffield, en sueur, impatiente de retrouver son immense cabine de douche.
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« Je sens que toi et CQR-2342 allez faire de beaux bébés » @Zoé
Zoé a encore une fois tenu parole. Très tôt le matin du « D-Day », Lola a reçu un SMS : « Suis dans l’aviontake off in 5mnje serai chez toi à 11am». Dans le fond, Lola est très heureuse que son amie soit là le jour où, peut-être, sa vie va radicalement changer. Elle a assez mal dormi cette nuit, se posant tout un tas de questions. A-t-elle pris la bonne décision de faire un enfant toute seule ? L’adoption ? Un parcours du combattant pour des couples mariés, mission impossible pour une femme seule, et pas l’énergie d’aller adopter un enfant au bout du monde. Elle a longtemps espéré trouver le père de son bébé, sans succès. Son horloge biologique tourne et son désir d’enfant n’a jamais été aussi intense. Célibataire, elle ne peut prétendre à une insémination intra-utérine d’un donneur anonyme en France. Elle a donc pris contact il y a quelques mois avec le McCain Reproductive Center de New York. Dès son arrivée, il y a trois semaines, elle a entamé une batterie d’examens cliniques, hormonaux et sérologiques, tous heureusement normaux. Après avoir avalé un café américain tout en grignotant un bagel et pris une douche stimulante, Lola est enfin prête. Elle observe son reflet dans le miroir de l’entrée. Ses cheveux sont relevés en queue-de-cheval et elle est simplement vêtue d’un jean et d’un top en coton blanc. Elle s’autorise juste le luxe de petits talons Prada, en imaginant sa silhouette dans quelques mois. La sonnerie du téléphone la fait sortir de sa rêverie : c’est le concierge qui annonce l’arrivée de Zoé.Just on time, pense Lola, soulagée. Elle doit récupérer le sperme du donneur au laboratoire avant midi et se rendre directement à la clinique pour l’insémination. En effet, le sperme du papa anonyme a été collecté par le labo le matin même, puis analysé et préparé par un médecin biologiste pour être enfin introduit dans un petit flacon qui doit être acheminé jusqu’à la clinique par coursier spécial. Mais Lola a préféré faire cette démarche elle-même, ce que le gynécologue a accepté. — Hello sweeeeeeetie ! La porte d’entrée est à peine entrouverte que Zoé se jette dans les bras de Lola et la soulève
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