Mademoiselle dite Coco

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Gabrielle Bonheur Chasnel est devenue la grande prêtresse de la mode et n’a plus rien à prouver. Chacune de ses créations déclenche tout à la fois scandale et engouement.

Mais celle que l’on surnomme Coco n’en demeure pas moins femme et ne peut se consoler de la perte tragique de son amant. En cette époque de bouillonnement intellectuel, elle retrouvera à force de talent le goût de la vie pour s’imposer comme l’une des plus grandes figures du XXe siècle.


Madeleine Mansiet-Berthaud a su s’imprégner des atmosphères et des paysages de son enfance afin de transporter le lecteur au fil de son imagination.

Mais c’est surtout la grande Histoire qui lui offre des sujets et des personnages qu’elle se plaît à incarner avec un véritable souffle romanesque.
Publié le : lundi 1 avril 2013
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EAN13 : 9782812913471
Nombre de pages : 331
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MADEMOISELLE DITE COCO

DU MÊME AUTEUR

 

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En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20 rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.

 

© img, 2013

Dépôt légal : juin 2013

MADELEINEMANSIET-BERTHAUD

MADEMOISELLE DITE COCO

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Préface

Qui ne connaît le nom de Coco Chanel ? Elle était à l’évidence la reine incontestée de la haute couture, la créatrice du parfum le plus célèbre du monde – dont chacun, de New York à Sidney, de Singapour à Rio de Janeiro, sait par cœur le numéro. C’est un nom si illustre qu’après la disparition de celle qui le portait il eût été absurde de ne pas le garder pour désigner la maison de la rue Cambon, sous peine de la voir sur-le-champ péricliter. Elle était et elle est restée un mythe inaltérable.

Plusieurs biographes ont retracé le plus scrupuleusement et le plus complètement possible, du berceau à la tombe, l’existence de Chanel, s’intéressant à toutes les facettes de sa personnalité : à la couturière, à la femme d’affaires, à la mécène qu’elle était également.

Mais pour sa part le livre que vous allez lire – et c’est ce qui fait son originalité – évoque principalement la vie affective de Coco Chanel : ses amitiés souvent tumultueuses avec Misia, l’épouse de José Maria Sert, avec Diaghilev, Serge Lifar, Stravinsky, avec Picasso, Jean Cocteau, Winston Churchill et tant d’autres. Liaisons amoureuses successives avec Étienne Balsan, l’héritier d’une famille de grands industriels du textile, puis avec Arthur Capel, un homme d’affaires anglais aussi riche que beau, celui qu’elle a le plus aimé, hélas victime d’un sort tragique ; c’est aussi Dimitri Pavlovitch, grand duc russe, cousin du tsar Nicolas II, l’un des assassins de Raspoutine ; le duc de Westminster, l’homme le plus riche d’Angleterre, cousin du roi, qu’elle refuse d’épouser ; Paul Iribe, le décorateur hollywoodien des Dix Commandements, auquel elle allait probablement s’unir si sa brutale disparition n’avait mis fin à leur projet…

On l’a vu : la vie de Coco Chanel est en elle-même une authentique vie de roman. C’est elle que nous raconte ici Madeleine Mansiet-Berthaud. La matière est si riche, si foisonnante que l’auteur a dû limiter son évocation à deux décennies environ de la longue existence de Coco. Il s’agit surtout, grosso modo, de la période de l’entre-deux-guerres.

L’auteur de cette résurrection n’a éprouvé ici nul besoin d’inventer quoi que ce fût ou de tricher le moins du monde avec la réalité si passionnante par elle-même d’un pareil destin. Elle a, non sans talent, mis en scène l’histoire vraie d’une femme qui, malgré la célébrité universelle dont elle bénéficiait, malgré aussi la notoriété souvent considérable de ses amis et de ses amants, le luxe dans lequel elle a vécu pendant cette période, malgré tout cela, a connu les mêmes problèmes que la plupart d’entre nous. Comme à tant d’autres, l’existence lui a apporté son lot de joies et de chagrins, d’illusions et de désillusions et, même au sein de brillantes relations, les angoisses de la solitude. Et si elle a éprouvé les éblouissements de l’amour, les pertes brutales des êtres aimés ne lui ont pas été épargnées…

Une fois ce livre refermé, on aimerait lui donner pour sous-titre, s’il n’avait déjà été utilisé par Guy de Maupassant, l’un de nos plus illustres romanciers, ces simples mots : Une vie.

 

Henry GIDEL

I

La gondole glissait doucement sur le Grand Canal. Les palais semblaient posés sur une immense barque aux extrémités invisibles.

– Que cette ville est donc belle ! Unique et fascinante. Tu ne trouves pas, Gaby ?

– Ne m’appelle pas Gaby. J’ai horreur des diminutifs et de celui-ci en particulier.

– Tu lui préfères Coco ? Je sais, j’ai obtenu ce que je cherchais. Je voulais te voir réagir, entendre le son de ta voix. Tu es là mais tu es ailleurs. Tantôt de mauvaise humeur, tantôt complètement absente. Pourtant, Venise n’est-elle pas merveilleuse ? Elle devrait t’éblouir. Au lieu de cela tu restes muette. Tant de beauté ne peut te laisser indifférente.

Gabrielle soupira :

– Je la découvre dans le miroir de l’eau. J’espérais… enfin j’imaginais…

– La voir avec quelqu’un d’autre. C’est une ville faite pour les amoureux, je te l’accorde. Pourtant, elle ne laisse personne insensible. Toi qui aimes tant les belles choses, tu devrais t’extasier à chaque coup de rame !

– C’est cette perfection qui m’attriste ; ces merveilles me donnent envie de pleurer.

– Et le gondolier ? N’est-il pas superbe dans son pantalon de toile blanche ?

– Je ne l’avais pas remarqué.

– Lui, il t’a reconnue.

– Crois-tu ? Ça m’étonnerait.

– Tous mes efforts sont vains. Ah ! Le palais des Doges, ou des Ducs ! Que te faudrait-il pour te dérider ?

Misia parlait, parlait, essayant de distraire son amie. Elle devinait bien ce que cette ville lui évoquait. « Je n’aurais pas dû lui proposer cette destination », se reprochait-elle. Mais Venise recelait tant de palais, de musées, qu’elle avait cru bon de l’y entraîner pour la distraire de cet amour qu’elle ne parvenait pas à oublier. Parfois, elle se prenait à penser que sans cet accident, son histoire avec l’Anglais Arthur Capel, « Boy » pour les intimes, serait peut-être terminée et qu’elle se trouverait de nouveau prête à vivre une autre aventure. Au lieu de cela, ils s’étaient quittés plus épris que jamais : d’où le mal qui rongeait son amie.

– Veux-tu que nous rentrions à Paris, proposa Misia ?

– Ici ou ailleurs, qu’importe. Revenir dans mon appartement vide ne me tente guère. N’as-tu pas prévu quelques réjouissances ?

– C’est juste. La grande Biennale ouvre ses portes demain, tu ne peux pas repartir sans avoir assisté à cet événement. Nous sommes surtout venues pour admirer des chefs-d’œuvre. Et Venise est l’endroit idéal pour ce genre d’exposition. L’art moderne, j’adore, même si dans cette cité nous baignons dans ceux des siècles passés.

Coco s’anima soudain. Elle n’était pas venue de son plein gré. Misia et son ami José Sert l’avaient presque emmenée de force : un véritable enlèvement. Il s’agissait de l’arracher à son travail, de la divertir, afin qu’elle s’imprègne d’une autre atmosphère. L’inspiration lui venant souvent à la suite d’un voyage, de la visite d’un musée ou d’une galerie de peinture, Misia l’accompagnait régulièrement à la découverte d’anciens et de nouveaux talents, guettant ses réactions. Parfois, une idée surgissait au premier coup d’œil sur l’œuvre immortalisant des vénustés d’une autre époque. La plupart du temps, ce n’est qu’après une longue méditation qu’elle dégageait sa création ; dans la contemplation du beau s’élaborait son génie.

Leur « nocher1 » les regarda et parla dans sa langue colorée en même temps qu’il immobilisait son embarcation sur le bord du Grand Canal.

– Que dit-il ? Que se passe-t-il ? s’inquiétait Coco.

– Nous allons le savoir, répondit Misia qui possédait l’art de comprendre de multiples langages. Où les avait-elle appris ? Dans les salons de sa grand-mère belge qui l’avait élevée ? Dans la fréquentation des artistes dont elle était la muse et le modèle ? Vastes étaient ses connaissances et sa culture.

D’autres gondoles se rangèrent autour de la leur. Certaines étaient dotées de felzes, petites cabines dressées au centre de la barque ; un rideau s’écartait, des visages curieux apparaissaient, un silence presque religieux planait, incitant au respect.

Les deux jeunes femmes attendaient. Misia n’osait poser les questions qui lui brûlaient les lèvres. Là-haut, sur les terrasses fleuries, s’agglutinaient des Vénitiens qui scrutaient les eaux tranquilles. Dans toutes les ouvertures des galeries ornant les palais se profilaient des silhouettes. Toutes ces personnes s’étaient figées dans une pose qui avait quelque chose de solennel. Que se préparait-il d’exceptionnel ? L’arrivée d’un personnage célèbre ?

C’est alors que l’on vit s’avancer, sur cette voie liquide miroitant au soleil, une barque noire décorée d’angelots, détail qui la différenciait de toutes les autres. Le batelier pagayait lentement, brassant l’eau de son unique rame. Un prêtre paré de ses attributs sacerdotaux se tenait à l’arrière. Le convoi glissait doucement, dans un calme impressionnant.

– Un enterrement, chuchota Coco à l’oreille de son amie.

En un seul geste, les « nochers » rangés sur les rives levèrent leur aviron pour un dernier salut au disparu. Le silence était total, à peine troublé par le léger clapotis de l’onde. L’émotion passa sur le canal dont le miroir renvoyait la scène, multipliant les images bigarrées. Ce spectacle insolite offert aux vivants était le départ d’un gondolier vers sa dernière demeure. Lorsque le cortège se fut éloigné, la vie reprit et des commentaires parvinrent aux oreilles de Misia qui traduisit :

– Il paraît que les gondoliers sont enterrés avec leur rame. À la mort de l’un d’eux, un autre prend sa place mais leur nombre reste définitivement le même : quatre cent vingt, à ce que j’ai cru comprendre. Jamais il ne varie.

– Étrange coutume, remarqua Coco en frissonnant à cette évocation. Et tellement touchante.

Oui, cet hommage à leur frère était émouvant. Comme la tradition qui voulait que l’homme reste uni à l’objet indissociable de sa vie.

Le cortège disparut de leur vue avant de prendre la pleine mer. Majestueuse image fendant les eaux dans lesquelles se reflétaient les fastueux palais déformés par le brassage incessant des flots. La vie reprit sur la grande artère de la cité tandis que la gondole funéraire, suivie de son cortège, voguait vers l’île San Michele, le champ du repos éternel des Vénitiens ou de ceux que le hasard faisait trépasser dans la Sérénissime.

Coco sembla s’éveiller brusquement et sortir de sa mélancolie :

– Tu as raison, dit-elle en souriant à son amie. Ce gondolier est superbe ! Quelle musculature ! Et ce visage ! Il garde la candeur de l’enfance. On dirait un archange…

– L’archange Gabriel ?

– Peut-être…

– Veux-tu que je lui traduise ta pensée ?

– Inutile. Mais tu as bien dit que nous étions venues à Venise pour nous rassasier de beauté ? Celle-ci est vivante, contrairement aux statues de marbre.

– Veux-tu que je l’invite à la soirée ?

– Dis-lui plutôt de passer nous chercher à l’hôtel. Je nous vois bien débarquer en sa gracieuse compagnie.

– Excellente idée. C’est tout de même une ville unique. Oh ! Le Rialto ! Regarde !

Son originalité tenait à la construction des deux rangées de boutiques qui en faisaient un lieu de rencontres ; mais le guide que Misia avait entre les mains spécifiait qu’elles étaient à l’origine destinées à alourdir et consolider les fondements de l’édifice sur le terrain vaseux de la lagune ; une véritable innovation technique pour l’époque. Chaque boutique était éclairée par une arcade s’ouvrant sur l’extérieur. La gondole étant parvenue à la hauteur du pont qui avait résisté aux séismes et aux inondations, bien que ses détracteurs aient vivement critiqué l’audace de l’architecte, le nocher marqua un temps d’arrêt et désigna du bout de sa rame une petite statue ; elle représentait un homme courbé sous le poids d’une colonne et d’une volée de marches qu’il supportait.

Il Gobo2di Rialto, précisa-t-il.

Misia échangea quelques mots avec lui afin d’en apprendre davantage sur ce qui paraissait être une énigme, puis elle traduisit pour son amie :

– En des temps très anciens, les lois de Venise étaient écrites dans le sang. Et c’est sur le piédestal de ce gobo que les décrets étaient promulgués. Les condamnés à des délits mineurs devaient ramper de la place San Marco jusqu’ici, sous une pluie de coups. Ils arrivaient couverts de sang et tombaient vaincus devant les pieds noueux qu’ils baisaient, ayant accompli leur pénitence.

– Charmante époque, remarqua une Coco rêveuse. Connaît-il beaucoup d’autres atrocités du même genre, ce beau Vénitien ?

Misia transmit le message à l’intéressé. S’ensuivit une conversation ponctuée de gestes et de rires qui détendirent un peu l’atmosphère.

– Il paraît très fort sur le sujet. Les prisons de Venise étaient meublées d’objets de torture. Tiens, veux-tu savoir pourquoi le pont des Soupirs que nous avons vu tout à l’heure s’appelle ainsi ?

D’après Coco, il ne pouvait que faire référence aux soupirs des amoureux : elle imaginait une jeune fille recevant l’aubade d’un galant posté sous le pont et levant la tête vers sa belle ayant échappé à l’autorité d’un père ou d’un mari jaloux.

– L’histoire est moins romanesque, la renseigna son amie. Ce pont reliait le palais des Doges, qui était aussi le tribunal de Venise, à la prison toute proche. Lorsque les condamnés y étaient conduits, ils poussaient un soupir en apercevant une dernière fois la lagune avant de gagner leur cellule. D’autres détails précisent que le gibet était parfois dressé…

– Assez ! Assez ! supplia Coco. Toutes ces horreurs me gâchent la promenade. Laissons de côté la grande histoire pour ne nous intéresser qu’aux richesses de la cité. Ces temps de torture sont heureusement révolus et je ne veux plus rien entendre qui blesse mes oreilles.

Elle regarda le gondolier et demanda sur le ton de la minauderie :

– Dis-moi plutôt comment se nomme ce bel athlète. Je le verrais bien nu, immortalisé par le talent d’un sculpteur et soutenant, non pas la colonne d’un pont, mais le grand escalier qui relie mes salons à mon appartement.

Misia éclata d’un rire clair tandis que le jeune Italien fronçait les sourcils. Se moquait-on de lui ?

– Enfin ! Tu te remets à penser sainement. Il était temps que tu sortes de ton abattement.

 

Cependant, ni Misia ni José, son tendre compagnon, ne parvinrent à la dérider au long de cette soirée sous les lustres d’un de ces palais où les princes, les artistes et les célébrités s’étaient donné rendez-vous. Les dames se laissaient admirer dans des toilettes somptueuses, parées de plumes et de bijoux. Les messieurs paradaient dans leur frac de grands faiseurs et tout ce monde échangeait les gracieusetés en usage entre gens civilisés.

« Que les femmes sont laides ! » se disait Coco vêtue d’une robe d’un ton crème dont la simplicité et la fluidité soulignaient la perfection de son corps. « Elles sont harnachées comme des pouliches de cirque. »

Une cape de zibeline jetée sur ses épaules nues, elle glissait telle une reine parmi la foule. Elle se sentait complètement étrangère à cette assemblée qui pérorait autour d’elle. Et pourtant, que d’efforts accomplis pour se hisser dans « la haute société » qu’elle fréquentait aujourd’hui. Quel chemin parcouru depuis l’orphelinat et le couvent de Moulins où elle se languissait dans l’attente d’une rencontre qui la sortirait de sa médiocrité. Cette période noire de sa vie, elle l’avait rayée, balayée. Par crainte de se laisser aller aux confidences, elle s’était même inventé une enfance de riche, elle qui n’était que la fille d’un simple camelot. Vertigineuse ascension de la petite provinciale qui gardait secrètes ses origines. La plupart des femmes qu’elle habillait ne s’en souciaient guère, son talent suffisant à les combler dès l’instant qu’elles quittaient sa boutique embellies et rajeunies. Ce qui la mettait sur un pied d’égalité avec les plus fortunées qu’elle tutoyait très vite, dans l’intimité de ses salons d’essayage. Possédant ce sens inné du beau, elle usait de cette supériorité pour se fabriquer une noblesse mesurable à l’aune de ses créations.

Après avoir laissé un mot à l’intention de ses amis, elle quitta la salle où elle s’ennuyait ferme, oubliant la bruyante cacophonie.

La nuit était claire, fraîche, étoilée. La ville brillait de mille feux. Tous les palais étaient illuminés. Les ponts qui enjambaient le Grand Canal formaient des arches scintillantes ; féerie de lumières qui magnifiait la ville lagunaire. Gabrielle ralentit le pas pour saisir tout le faste de la cité des Doges en son vêtement de nuit. Sans hâte, elle entra dans son hôtel qui avait jadis été un palais. Ce cadre lui allait bien, comme si elle avait toujours vécu dans un luxe qui lui était de naissance destiné. Et Chanel la Sublimissime s’accorda de rêver encore quelques minutes sur le balcon de sa suite afin d’admirer la Sérénissime parcourue par les frissons de l’onde qu’agitait le soupir d’une gondole. Une voix s’éleva, et dans les accents poignants passait une langueur qui avivait sa peine. Parviendrait-elle un jour à la sérénité ?

Cette nuit, elle se persuada à tort qu’elle n’aimerait plus jamais et ne ferait rien pour guérir de son chagrin.

 

1. Batelier.

2. Le Bossu du Rialto.

II

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