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Des murs à abattre

De
188 pages
Témoin engagée, vingt ans après la chaîne humaine entre Vilnius et Tallin unissant plus de deux millions de baltes qui revendiquaient leur indépendance, vingt ans après "la chute du Mur", l'auteure raconte les morceaux d'histoire qu'elle a vécu en direct, résistance en Lituanie, en Roumanie, à Moscou, en Angola, terrain africain de la guerre froide. Vingt ans après, le combat pour la liberté n'est pas terminé.
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Octobre 2009 Nombreux sont ceux, parents, amis, relations, qui, depuis des années, m’incitent à écrire. J’ai toujours remis à plus tard. Je ne me sens pas encore dans le registre des mémoires. Plutôt dans celui du témoignage. J’ai envie de raconter pour Nicolas, mon neveu, pour qu’il sache nos valeurs, nos combats, nos rêves, nos espérances. Pour sa génération qui n’a vécu ni le Mur et l’affrontement des deux conceptions du monde, ni Tchernobyl et le mépris de la vie et de la nature, ni la Somalie et l’illusion humanitaire, le soutien involontaire ou non aux systèmes totalitaires : « silence, on tue ». Il y a vingt ans, le 23 août 1989, une chaîne humaine entre Vilnius et Tallinn unissait plus de deux millions de Baltes, revendiquant leur indépendance. Les peuples baltes lançaient un mouvement qui ne devait pas s’arrêter et marquera un tournant dans l’histoire du monde : chute du mur de Berlin, métamorphose du système et du bloc soviétique… Il a aujourd’hui encore des conséquences géostratégiques, politiques, économiques considérables : affaiblissement du combat pour les idées, émergences de nouvelles puissances, guerre larvée pour les matières premières… Il se trouve que j’ai pu vivre des morceaux de cette histoire en direct. Aux côtés de la résistance en Lituanie, en Roumanie, à Moscou… Avec les résistants vietnamiens, chinois, angolais, afghans… A Kaliningrad pour témoigner contre cette base militaire russe au cœur de l’Europe. En Angola, terrain africain de la guerre froide, au côté de l’UNITA… J’ai été présente là où l’histoire s’écrivait. J’ai pu participer au combat pour la liberté. Ce combat pour la liberté n’est pas terminé. Point d’étape.
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L’entrée en résistance Tout a commencé par des enseignants marxistes. Ils voulaient profiter de la malléabilité qu’ils supposaient de nos jeunes esprits pour nous formater « lutte des classes ». L’idée même que l’on puisse chercher à m’imposer un mode de raisonnement m’a fait réagir. La classe de 3ème 1 – 1977 de Brienne-le-Château était constituée, il faut bien le dire, d’éléments à la fois brillants et libres : Claudine, Marido, Anne-Catherine, Dominique… Cette promo est restée dans la mémoire de ses professeurs : enregistrements de cours orientés, reproduits en conseil d’établissement ; sanctions des enseignants jugés manipulateurs par leurs élèves sous forme d’exposés ou de compte-rendus de lecture provocateurs ; occupation d’établissement les jours de grève, histoire d’imposer une permanence administrative… Nous venions d’entrer en résistance… Nous avons cherché à comprendre et à apprendre. Nous avons commencé à argumenter. Nous avons appris à dire « non » mais aussi à dire « oui ». Nous savions ce que nous voulions. Nous nous sommes organisés. Nous avons découvert notre vocation à guider les hommes. Lesdits enseignants vont mieux. Apparemment. L’un d’eux, marxiste de formation et qui plus est, agrégé d’histoire, est devenu vice-président, prétendument barriste, du Conseil Général… après une campagne « verte » : « Yellow » submarine… De là, à penser que nous avons fini par les dégoûter du marxisme… Nous ne les remercierons jamais assez…. pour avoir contribué à notre engagement pour la liberté.

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L’engagement pour la libertéi A l’occasion d’une université d’été des E.-D.-S. (European Democrat Students)ii, à Munich en 1979, j’avais eu l’occasion d’entendre un témoignage et l’analyse de Karine Leverger sur le goulag et la dissidence en URSS. Elle n’employait pas la langue de bois. Elle était dans l’action. Son combat était sans complexe et sans ambiguïté. En rentrant d’Allemagne, je suis tombée sur un article qu’elle avait écrit dans Le Pèlerin. Je décide donc de la contacter pour me mettre à la disposition du mouvement qu’elle animait. L’Association pour la Russie Libre (A.-R.-L.) en était à ses débuts. L’A.-R.-L. avait pour vocation le soutien aux dissidents et apportait aide matérielle et morale. Ainsi, elle organisait des missions pour livrer du matériel en particulier de communication (fax et photocopieurs en pièces détachées), rapporter des samizdats à l’Ouest, les publier puis les réintroduire en Union Soviétique. Autre moyen : l’organisation de voyages de personnalités pour mieux témoigner. L’association travaillait, en parallèle, en Europe, pour informer. Elle organisait le parrainage de prisonniers politiques par des parlementaires qui se rendaient sur place ou s’enchaînaient, par exemple, aux grilles de l’ambassade d’URSS à Paris. Elle tenait colloques et conférences de presse. Elle menait aussi des actions d’éclat ici et là-bas, contre le goulag et pour la liberté. Ainsi les distributions de bibles sur la Place Rouge à la sortie du métro se soldaient-elles par des arrestations médiatisées. L’Association pour la Russie Libre était clairement dans le combat politique anticommuniste. J’en avais assez du silence alors qu’à trois heures de vol de Paris, à trois heures de vol de chez nous, on continuait à torturer, à emprisonner, à déporter.
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Annexe 1 – Dire. Fédération Européenne des mouvements étudiants chrétien-démocrates, conservateurs et libéraux.

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Au début des années 1980, il était difficile de contester la légitimité de ce régime défendu par les intellectuels comme le « Paradis sur terre ». C’était l’époque où, à combattre le collectivisme, on était vu comme fasciste au grand scandale des politiquement corrects. On peut se demander si cette époque est aujourd’hui révolue. Il suffit pour s’en persuader d’observer les réactions violentes provoquées par la sortie du Livre Noir du communismeiii et l’analyse faite par Pierre Rigoulot et Ilios Yannakakis dans le Pavé dans l’histoireiv. Il suffit d’observer les discours de la CGT. Ainsi le 9 mai 2005, s’arroge-t-elle encore le monopole de la résistance, ce qui est à la fois manipulatoire et irrespectueux. Elle rappelle à la fois le caractère stratégique de l’énergie et des transports mais surtout la possibilité pour un petit nombre de s’en servir de levier pour prendre le pouvoir. Carrément. Comme si les ordres venaient toujours de Moscou. Il suffit encore d’observer la réaction de 76 partis communistes et de Moscou à travers Poutine et Medvedev suite à la résolution adoptée le 3 juillet 2009 par l’Assemblée Parlementaire de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) condamnant communisme comme fascisme. Il suffit aussi d’observer le procès intenté début octobre 2009 par le petit-fils de Staline au journal Novaïa Gazeta pour diffamation envers son aïeul. Un article publié en avril dernier dans ce journal accusait Staline d'avoir personnellement ordonné le massacre de 22 000 officiers polonais.

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Editeur Robert Laffont. Editeur Robert Laffont.

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Les Semaines de la Liberté

Rencontrer, témoigner. Se rencontrer, partager, échanger, analyser.

« La meilleure et la seule réponse à l’interdiction d’aller, c’est aller ; à l’interdiction de voir, c’est voir ; à celle de parler, c’est parler. La barbarie moderne s’appelle l’indifférence ». (JeanFrançois Deniauv). Il n’y a qu’une réponse à l’interdiction de voir et d’informer : voir et informer. Les raisons sont nombreuses qui nous ont conduits à créer Les Semaines de la Liberté. Nous nous sommes retrouvés face à une double évidence. Il fallait d’une part, témoigner et faire témoigner, d’autre part, créer un lieu de rencontres pour les résistants. Il nous fallait donner à Troyes, ville de Robert Galleyvi, une vision politique du combat pour la liberté, de la résistance. Nous voulions sensibiliser l’opinion sur les atteintes à la liberté aujourd’hui et souvent à côté de nous. Il est indispensable à la fois de condamner et de garder la mémoire de génocides qui se sont produits, il y a 60-70 ans, il y a plusieurs siècles. Mais ça ne dispense pas de regarder ce qui se passe aujourd’hui. Ça ne dispense pas d’une condamnation. Ça n’est pas parce que l’on s’imagine résistant à une époque où l’on n’était ni assez grand, ni même né, que l’on a le droit d’ignorer, voire de mépriser sinon de condamner les résistants d’aujourd’hui. Nous voulions parler de ceux qui se battent pour la liberté. Comme le martèle Jean-François Deniau : « Quand on est perdu dans son maquis, quand on est perdu dans sa montagne, sa forêt, son marais, son désert, on a pour survivre absolument besoin de trois choses. On a besoin de vivres, de nourriture. On a besoin d’armes adéquates. On a besoin d’espoir et l’espoir n’est pas le moins nécessaire des trois. C’est un besoin physique de savoir que les autres savent que vous êtes là et que vous vous battez parce qu’on ne vous a jamais demandé votre avis ni sur votre foi, ni sur vos amis… Il n’y a pas d’espoir dans le silence des autres ».vii
Deux heures après minuit – Editeur Grasset. Ancien résistant, compagnon de la Libération, ancien Ministre, député-maire de Troyes. vii Deux heures après minuit – Editeur Grasset.
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Ils se battent pour leur liberté. Ils se battent aussi pour la nôtre. Nous nous voulions témoins de la liberté. Nous voulions créer et faire vivre un lieu et un moment où les résistants du monde entier puissent se rencontrer, apprendre à se connaître, partager, échanger, se soutenir et aussi témoigner. Nous voulions donner une lecture politique du combat pour la liberté. Dans un monde associatif « droits de l’homme » où le discours est à l’affichage de la neutralité, nous avons choisi la transparence. Lors de la première Semaine de la Liberté, Alain Guillotviii a donné le ton. À peine libéré des geôles soviétiques en Afghanistan, il nous avait donné une interview exclusive qui commençait par ces mots : « Merci Monsieur Gorbatchev, merci Monsieur Najibullah, grâce à vous j’ai compris que la neutralité était soit de la lâcheté, soit de la manipulation ». Il racontait comment il voyait les représentants de la première des ONG venir mettre des pansements tous les vendredis après les séances de torture. Ils ne dirent jamais rien. Ils étaient neutres. Jean-François Lambertix nous interrogera : « Vaut-il mieux rester pour ne rien dire ou être expulsé et pouvoir parler ?». Parce que les amalgames font le jeu des totalitarismes, nous refusons de mettre tout sur le même plan. Il n’y a rien de comparable entre un objecteur de conscience suisse et un prisonnier interné en hôpital psychiatrique en Union Soviétique. On ne peut pas non plus s’attaquer de la même façon à l’autoritarisme et au totalitarisme parce qu’ils ne sont pas de même nature. (Voir annexe 2 - Amalgame et culpabilisation).

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Journaliste français prisonnier en Afghanistan en 1988 et 1989. Ancien Président et dissident d’Amnesty International – France.

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Les Semaines de la Liberté répondaient toutes à la même logique : une série d’expositions ; de rencontres dans les lycées, l’IUT, les clubs service ; de films ; de temps de partage tant amicaux et touristiques que stratégiques et philosophiques conclus par une grande réunion publique. Partager ensemble, partager avec les autres (voir annexe 3 - La Semaine de la Liberté: une association autrement). Pour la première semaine, nous avions eu la joie d’accueillir JeanFrançois Deniau qui sera toujours une référence pour les Voyageurs de la Liberté. Nous gardons des souvenirs délicieux de ses retrouvailles avec Robert Galley, deux gamins se racontant leurs meilleures histoires comme la création de l’Association Internationale pour l’Assèchement Total et Définitif du Lac des Cygnes … Une réunion très forte sur la forme comme sur le fond. Nous avions soigné la dimension musicale : Le Chœur des Esclaves et un texte de Dominique Daguet issu du Safari dans le Cosmos, le spectacle d’enfants que nous avions monté quelques années plus tôt : « Enfant, il faut garder confiance, demain viendra le grand bonheur ; Enfant il faut croire en la chance, le seul mystère est d’espérance. Le chœur cruel s’adoucira, et le lion s’attendrira. Le loup en agneau changera, et l’amour seul triomphera. La haine s’effacera, et le courage reviendra. L’injustice disparaîtra, et l’amour seul triomphera… ». Le témoignage de Jean-François Deniau marquera les esprits : « Il faut dénoncer la lâcheté des démocraties face aux dictatures » ; « Tout commence par la capacité de dire NON, NON, ÇA SUFFIT. Ce dont on a besoin, c’est la capacité de dire non, la capacité de se révolter ».

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Pour illustrer son propos, Jean-François Deniau nous raconte comment, alors qu’il préparait un déplacement du président Giscard d’Estaing à l’Est au début des années 80, il a informé le chef d’Etat qui le recevait qu’une partie des discussions porterait sur l’Afghanistan. Ce dernier lui a fait savoir que ce ne serait pas utile : « tous ces brigands (entendez « les résistants ») aur(aie)nt été tués d’ici là ». Et d’ajouter : « Si vous les soutenez, on vous tuera aussi ». C’en était trop. Jean-François Deniau décide alors d’inaugurer une nouvelle démarche diplomatique : prendre la porte et la claquer au nez de son interlocuteur. Interlocuteur qui l’a arrêté de cette phrase : « J’ai eu tort, Monsieur Deniau, nous n’aurons pas besoin de vous tuer, vous êtes déjà morts. Vous n’êtes plus capables de vous battre pour vos valeurs. Vous n’êtes plus capables de vous battre pour la liberté ». La soirée était animée par Bernard Lecomtex. Il y avait là Pierre Rigoulotxi, Michel de Guillenschmittxii et surtout, Youri Belowxiii avec en direct de Moscou par téléphone le témoignage de Serguei Gregoriantsxiv. Youri déclarera : « Le colonel du KGB ne m’a posé qu’une seule question. Il m’a demandé si je croyais en Dieu. J’ai répondu bien entendu, sans aucun doute. Il m’a demandé si je pouvais immédiatement le lui montrer, sinon il serait dans l’obligation de parler tout simplement de folie et d’hallucination. Je lui ai posé quelques questions sur le communisme et en particulier je lui ai demandé de me le montrer et dans quel pays, il était réalisé. C’était un match nul à ceci près que moi j’ai passé quelques années de ma vie en asile psychiatrique. (…). Dans un camp, dans une prison, il existe toujours l’espoir d’être libéré un jour. Dans un asile psychiatrique, on ne sait pas quand on va être libéré ».

x Journaliste, il a été chef du service étranger à La Croix, grand reporter à L’Express et rédacteur en chef du Figaro Magazine. xi Historien, directeur de l’Institut d’Histoire Sociale et de la revue Histoire et Liberté. xii Avocat, Conseiller d’Etat, spécialiste des Droits de l’Homme. xiii Dissident soviétique. xiv Dissident soviétique.

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La deuxième Semaine de la Liberté comprenait notamment le 10 décembre 1988, coïncidant ainsi avec le quarantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Au tout début, sans doute à cause de notre appartenance à la Commission Consultative pour les Droits de l’Homme auprès du Premier Ministre, au titre de la Société Internationale pour les Droits de l’Homme, nous avions été associés localement à la préparation de l’événement : un festival du cinéma « Droits de l’Homme ». Clairement nos propositions étaient trop provocatrices et les leurs étaient inacceptables. Nous avons été purement et simplement exclus. Aussi, avons nous choisi de présenter « Les films qu’Amnesty ne veut pas montrer » : notamment La Déchirure xv… Pour avoir le droit de parler droits de l’homme, il faudrait être neutre. Redisons cela autrement : pour avoir le droit d’exprimer une opinion, fût-ce sur les droits de l’homme, il faudrait ne pas en avoir. Voilà un totalitarisme qui tourne bien carré. Jean-François Lambert était venu. Ancien président et dissident d’Amnesty International - France, il rappelle le slogan de l’organisation emprunté à Voltaire« je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ». Il s’étonne « que les associations ayant demandé l’exclusion, soient celles qui prêchent pour la différence, la tolérance et le respect des opinions. La Société Internationale pour les Droits de l’Homme (SIDH) est ici victime des bien-pensants. Il est bon que les gens sachent que la tolérance de certaines associations a des limites ». Je me souviens de la rencontre avec Jean-François et Teddy Follenfant, arrivés directement de la tête d’Amnesty International France à la section Française de la SIDH. Ils étaient profondément blessés. « Nous avons été trompés, nous nous sommes trompés mais pire, nous avons trompé ». En public, ils parlent « de contradictions internes ». « Nous avions déjà avalé et fait avaler quelques belles couleuvres : le Cambodge ou l’Afghanistan par exemple. Avec du recul, ce sont les principes mêmes du fonctionnement d’Amnesty qui font problème.
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La Déchirure de Roland Joffé sorti le 13 février 1985.

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Avec les amalgames, Amnesty participe à la manipulation de l’opinion par la sélectivité de ses jugements et de ses condamnations ». Je me souviens de la rencontre émouvante et forte entre Jean-François Lambert et Francis Bergeron qui venait de publier avec quelques amis Cinq continents accusent Amnesty Internationalxvi. Les deux hommes finiront par écrire ensemble un témoignagexvii. Nous avons reçu également Homayoun Tandar, le représentant de la résistance afghane en Europe. Il était arrivé la veille et, me regardant vivre, il me donna une leçon qui est restée gravée dans ma mémoire : « Tu cours, tu cours mais tu n’avances pas ». Il dira surtout « Vous êtes sous l’effet du charme de Gorbatchev. Notre pays est sous l’effet de ses bombes ». Il était avec Panshiri, son adjoint, qui ajoutera : « Il ne faut pas croire aux images souriantes de Gorbatchev. Il faut regarder la réalité dans notre pays. Elle est atroce. Il ne faut pas oublier. Il faut voir ce qu’ils disent et dans la pratique ce qu’ils font. Malheureusement c’est différent ». Le soir de l’inauguration, j’ai dû terminer le discours d’un vietnamien qui s’est évanoui au beau milieu de son intervention au moment où il disait qu’« une concession en entraîne une autre. Deux concessions c’est le renoncement. Deux renoncements c’est le reniement. Je souhaite que les démocraties ne se renient jamais ». Il y avait aussi Paulo Lukumba Gato ; le représentant de la résistance angolaise en France venu avec Violetta, son épouse. Ils se sont mis en garde et en embuscade entre la cuisine et le salon au moment où j’ai invité mes hôtes à « attaquer les gâteaux » tandis qu’Alain Boisnet, président de Solidarité trouvait le café sans eau que je lui ai servi, un peu serré…

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Editeur Dominique Martin Morin. Itinéraire d’un chrétien progressiste – Editeur Dominique Martin Morin.

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