//img.uscri.be/pth/49111a79c25b41196ee258a4c853486f6b1252e6
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 21,75 €

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Des noms et des gens en guerre

De
284 pages
La Seconde Guerre mondiale a marqué, de ses violences inhumaines, notre vocabulaire. Puis l'usage a commencé à charger d'une lourde histoire les noms de "colonialisme", "stalinien", "normalisation" (...). Ces héritages ont marqué de connotations sinistres tout un pan de notre lexique politique. Le pire, dans l'horreur qu'ils évoquent, est bien que la langue serve à dire la haine mais aussi à cacher la volonté de mort qui l'habite. Nous héritons de cette déshumanisation des noms, et devons l'exorciser.
Voir plus Voir moins

Dea loceS ednreuGm erale ondigénoaux (s91iced49)5931-y l I po, eua suon rusiaçnarFsiatcn,e ,alR séuis et s ses maq ,xu selr seaesé Fes, FLI FF lete tF CFl seupsiafripes trouses émra sel ,seniacmé ae,islang aesua tsertb : cuaecarie,inus r esesue cnro eedv cioup de héros, pl ,stnemefuos sed ds,metiouév desue,rardnJ sud seces,franla g de om neubrnt oté é selsmon…set tE fier touset qualiségien r xoprud out manyno aurle snad ,sneg sec e ».loir « gleurét ,neit rdil ue entneag Me.ornculp ,siaot euq sn de Bievales « »elru socpm scalucedei a lde« ed red s» sr te us les massacresd uapss,éd no tlaidnom erreuG e muttour sraaue d eoisnimlles sconda Ses, lmortov eubac ,serton desmerairla De. ees sivrauq,éd inhumainolences naise pxmssenoin», eres lesntrena « secion seéns cuvés t anndpeci hted uaJop nfondrement du Reicon,sed te fe’lru buxtale, gés ’on (qumêmelui-ia nhnmuisi » ,ésliAl« s det enmelètram el suoss, avec longtempe cnro ep raelara)imon, Hit shroserDe edsnep à eGesten, léri hitaritalobc lopa,oil mo,abllco, oncar ,ecar ,neici qui lesles motsén s :afo tns giscfateisissc, men ,e,izaan ,msiztaoinerttxre,ne tionminamps , caom al edmahc ,trgaà e brocol hz,siet ,naitésimet, totalitaire, tutro,serflar d ,eoréptita, onnccod smon sel eriotis hdeurloe und’teot,en nndaarotme, alislonie co serueild sutua’ahhoen…Vstau Se,hcraeg remcn é àge a comx, l’usas getarirqmat oncte ,galéh seC .inisns s toutres eocéud taoinnto nn,maorsaliontiegayap ,cfiicoitaux, Guépéou, gou ,tslaniei,na evs lemmnolu’Ed aritulfi no tiaos :ans un eoincés diasn iuqfnre» , areai fue Qe.quc stom « sec cevnotr de pant unilit eopixuq eeltiuN te uorBalli (rditKe, el4119nnsed péalécse( Himmler, 1941), laicéps irdyeH( 3919, chsoer p),( oGanel,g1 reni, tr939)mentaitealh iaenà d ri eeulementlà non ses e evrl alugnan iee qu et, bstuqneé ovi’sl ruqrreul’hoans e, drip eL…neppurgztsain ES, SA, S),ous devons de l’n mo,se tonsun mahusanionties d snoc edetteséd . Nobiteéritus hro tedm ’lahuq ia lerché ntlovoua siam ac à issction du la dire76 ,ossuéée n91onLéag Wob Rt-erugnietsiarg l dnométexicde lire arotaLobl een,rENl’e desqutiliop setxet te eir satsina tuoe nexorciser. En le eciruoTreinps ,s leiacr ?nturMagoeicilotiqip lolistécia lexe deaicos eirc a ,eld’t eueogolymétirvue reialuo er7619 i),18n (48mmne tcé l aonatos d’étyrit Prop elaicos eigolom v 32,00 2n,yo(LoMsted se tlo).Toul68 (Mai de deS ai S-Cntudlo te l edANI’( FLCNRS), aujourd’hiud siepsr énertieusple ntces urvinu serriatisreAprèes. e ths unus rsè ecobaelv tuacr euctredi (euqitilop ud segangaes ls, l Motveeualr ni ,B do: N 8-979 .2SB€Iitid)snoE ,né-SNon : Lyo diffusi laBoc,tle: P ualbup xuasnoitacicot ourté burint)8m 2 00 ausia s, Leouseail, Mirédnova ,L cesiuon E8019il, f aos nalobarotri.e collectives de 296-332-27-17Des noms et des gens
en guerre
Volume II

langue & Parole

Maurice Tournier
avec la collaboration de Nicole Arnold et Françoise Dougnac









DES NOMS ET DES GENS
EN GUERRES


Volume II
(1939-1945)

Langue et Parole.
Recherches en Sciences du langage
Collection dirigée par Henri Boyer (Université de Montpellier 3)

Conseil scientifique :
C. Alén Garabato (Univ. de Montpellier 3, France), M. Billières (Univ. de
Toulouse-Le Mirail, France), P. Charaudeau (Univ. de Paris 13, France), N.
Dittmar (Univ. de Berlin, Allemagne), V. Dospinescu (Univ. "Stefan cel Mare"

de Suceava, Roumanie), F. Fernández Rei (Univ. de Santiago de Compostela,
Espagne), A. Lodge (St Andrews University, Royaume Uni), I.-L. Machado
(
Univ. Federal de Minas Gerais, Brésil), M.-A. Paveau (Univ. de Paris 13,
France), P. Sauzet (Univ. de Toulouse-Le-Mirail), G. Siouffi (Univ. de
Montpellier 3, France).

La collection
Langue et Parole. Recherches en Sciences du langage
se donne
pour objectif la publication de travaux, individuels ou collectifs, réalisés au sein d'un
champ qui n'a cessé d'évoluer et de s'affirmer au cours des dernières décennies, dans sa
diversification (théorique et méthodologique), dans ses débats et polémiques également. Le
titre retenu, qui associe deux concepts clés (et controversés) du
Cours de Linguistique
Générale
de Ferdinand de Saussure, veut signifier que la collection diffusera des études
concernant l'ensemble des domaines de la linguistique contemporaine : descriptions de telle
ou telle langue, parlure ou variété dialectale, dans telle ou telle de ses/ leurs composantes;
recherches en linguistique générale mais aussi en linguistique appliquée et en linguistique
historique; approches des pratiques langagières selon les perspectives ouvertes par la
pragmatique ou l'analyse conversationnelle, sans oublier les diverses tendances de l'analyse
de discours. Elle est également ouverte aux travaux concernant la didactologie des langues-
cultures.
La collection
Langue et Parole
souhaite ainsi contribuer à faire connaître les
développements les plus actuels d'un champ disciplinaire qui cherche à éclairer l'activité de
langage sous tous ses angles. Rappelons que par ailleurs la Collection
Sociolinguistique

de L'Harmattan intéresse les recherches orientées spécifiquement vers les rapports entre
langue/langage et société.

Dernières parutions

Michael HEARN (dir.),
Les élections de 2010 en Grande-Bretagne :
contexte et enjeux, Actes de la journée détude organisée par luniversité
dArtois
, 2012
Teddy ARNAVIELLE,
Voyages grammairiens
, 2012.
Abdenbi LACHKAR (sous la dir. de),
Langues et médias en
ranée
, 2012.
E
M
l
é
é
d
o
i
n
t
o
e
r
r
e YASRI-LABRIQUE,
Les forums de discussion : agoras du
XXIe siècle ?
, 2011.

Maurice TOURNIER

avec la collaboration de
Nicole Arnold et Françoise Dougnac



DES NOMS ET DES GENS
EN GUERRES

Volume II



De la Seconde Guerre mondiale aux génocides
(1939-1945)







































© L'H
ARMATTAN
, 2013
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris


http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-336-29177-2
EAN : 9782336291772







A mon beau-père, Albert P.,
prisonnier de guerre et résistant
Condamné à mort, libéré
A mon « oncle », Marcel F.,
résistant et passeur
torturé au Fort Montluc

« Temps de la haine, temps de la douleur. De la douleur infligée par la haine.
Temps du désarroi, temps de la mort. Lespérance hagarde ne sait où se prendre.
Lagonie des corps et des âmes fait à notre terre une coupole de cris et de sang
alors, la poésie, quelle fasse pénitence, quelle se taise, parce quelle na pas de
mots pour la réalité de notre temps ; quelle se voile la face ; quelle cesse de
flirter avec notre douleur ; quelle oublie les fleurs, les jeux, les grâces, la
rhétorique et léloquence ; quelle se dépouille et shumilie, si elle veut survivre
à linimaginable, à lindicible, à la mortelle ténèbre de notre temps. »
Raïssa Maritain

(
Journal de Raïssa.
1945)


Avertissement

Favorable à une simplification raisonnable de l'orthographe, l'auteur
applique dans ses publications (hors citations) certaines rectifications
préconisées, pour la plupart, par le Conseil supérieur de la Langue
française et recommandées par l'Académie (voir
Journal

officiel,
n° 100, 6
décembre 1990) : suppression des accents circonflexes inutiles
(paraitre)
;

position du tréma sur la voyelle « menacée »
(aigüe)
; accentuation
conforme à la prononciation standard
(évènement)
;

suppression de
lapostrophe interne à un mot
(aujourdhui)
;

remplacement des chiffres
romains par les chiffres arabes (sauf noms propres) ; rectification derreurs
détymologie (
postume
) ; francisation
(crédos)
; féminisation des labels
professionnels, sociaux ou honorifiques
(écrivaine)
;

suppression de la
gémination du
n
dans des mots récents (
déviationisme
) ; en cas de double
graphie en dictionnaire, choix de la plus simple.

CHAPITRE 3

Débâcle, résistance, collaboration, libération

3.1. Guerre faussée, vraie débâcle, exode, déchirures
Les hostilités ont commencé par une « fausse guerre », pour reprendre
une ex
larmepmreensts iqoun e dlaA lFfrraend cFe,a bmrea-lgLruéc eP, aquul i, Reeny n1a9u4d2 , etv isCahita rplaers ldà e unGea ucloleu,r sne aà
pas courue :
« On découvre que cette prétendue solution dattente implique elle-même des
opérations militaires. Fer du Nord, pétrole au Sud sont à prendre chez les
neutres Le blocus menace de tourner au contre-blocus et les neutres, plus
impressionnés que scandalisés par ces conquêtes, glissent vers lAllemagne A
toute initiative efficace, lAllemagne peut répondre par une extension de la
guerre En matière darmements, il [le « parti du mouvement »] compare le
montant accru de la production alliée avec une production allemande
arbitrairement stabilisée au jour de la déclaration de guerre, alors quen réalité
cette production continue à progresser plus vite que la nôtre Déjà, les
élégantes de New-York se font apporter les journaux avec la première page
arrachée, pour ne plus être ennuyées par cette fausse guerre »
1
(Fabre-Luce,
Journal de la France
, t.1, p. 248-249). « On préfère gagner la guerre au plus
juste prix » (
Ibid.,
p. 251).

3.1.1. La « drôle de guerre »
gueLrree 3à soenptt eonm bcroen n1ea9 i3:t r9a«, ppVloiunustr ttalaarn dt, g lluees Arrcneag,u lseceteset rt»re e ( i
C
pnuc
o
io
m
s m
b
lp
a
a
t
r,é Ffhréaevnnscieb l de1é 9c
'
l
d
4a
r
2r
ô
, e
l
nn
e
t


d
la
e


lAllemagn
guerre'
d rier
La forméule na ur1a9it3 9é,t é plaarn céReo,l aqnude lqDueosr gseelèmsa ianue s raeptroèus le déclenchement °d2e)s.
hostilit s e r dun reportage aux



1
Alfred Fabre-Luce,
Journal de la France, mars 1939-juillet 1940,
t. 1, Ed. de la Toison dor,
1942, p. 248-249.

3
fdaaErlrxlaimenunécpmçeoaéasirmn
2
sy.
5
d p,e rD,éd céha«ef tenatcnsiee ts tei«t-ou eéé nnctd erlr paaôinollre gue rtdet d ereJ ed el égaaf unàaFe irrtraeMse na o» ca
6
ne u,nm ureflèatta,rlr ceea edn- retiàadv pe»al i andc tde ô
B
lét
l

i
cq
t
euf
z
sr
k
mtaé
r
rb
i
nvar
e
tçeé
g
a gi(usi1,«ee r9qgad3u ue9ee
4
Mrl,d raéeErc-cctrée aicttt l B-aSlMiooarabi cjjn»hoet) t-:r
pnouur dc deret aviinpsè :r e«s eCnet rgeo duevuerx nemmasesnatc ra eas cqcueip tféu rlean td éafnanitoen oacqévse.c Duénfeaite suspecte
qui ressemblait à un veule empressement a c[cIel]p teéset elte, semble-t- isl,o uprméipsasiroéen
dméêfamitee peta rd cuenrtea idnésf a»i te( Fnroann çpoaiss sGubaireb,i t,m aLiesttres à sa m ègroe,u v1e4r neet m2e1n t judiel lleat
1940, cit. ds
Français en Résistance
, p. 538 et 539). Et que dire de la nette
accusation de « trahison » que J.B. Lebas, maire socialiste de Roubaix, fait
p« aLraei trseo cdiaalniss msoe nc openttiitn juoeruar neatl cmlaonntdreesrtai n q
L
u

e
H
l
o
a
m
d
m
éf
e
a

i
l
t
i
e
b

r
é
e
t

aeitn vooctuoluber e p1a9r 4s0e s:


2
Daprès F. Bédarida. (Voir J.P. Azéma, F. Bédarida et al.,
1938-1948. Les années de
tourmente, de Munich à Prague
, Flammarion, 1995). Pourquoi « drôle de... » ? Nizan
explique dans une lettre du 18 octobre 1939 : « Le soldat qui a lesprit simple se dit : on ma
mobilisé pour la guerre. La guerre cest la bataille. Or je ne me bats pas. Il me faut changer la
définition de la guerre ». Marc Bloch confie à un ami, le 4 décembre 1939 : « Quelle étrange
guerre ! Réserve faite de quelques rares coups de DCA et de quelques exercices de tir, je nai
pas entendu une fois le canon ».
Drôle de guerre
ne désigne donc pas, dans lesprit des
émetteurs de la locution, une « guerre qui ne dit pas son nom » et qui « serait le fait autant de
Hitler que des Anglo-Français » (
DGA,
p. 239), mais une guerre qui, du côté de lEtat-Major
français, donne lieu à une expectative prolongée, à une absence de commandement et un
manque de liaison, en particulier avec lÉtat-Major britannique (voir F. Bedarida,
D. Peschanski, « Marc Bloch à Etienne Bloch, Lettres de la
drôle de guerre »,
ds
Les Cahiers
de lIHTP,
19, décembre 1991). Voir Guy Rossi-Landi,
La drôle de guerre,
A. Colin, 1971 et
Claude Quétel,
Limpardonnable défaite, 1918-1940,
J.C. Lattès, 2010. Un chasseur alpin
raconte sa « drôle de guerre » : « Quelle raclée ! On a traversé toute la France au pas de
course... On a pas vu un seul Fridolin et on a pas tiré un seul coup de flingue » (daprès
Jacques Delatour,
Carnets dun écolier de Franche-Comté,
Saint-Gingolph, 2001, p. 57).
3

Blitzkrieg
a été emprunté à lallemand par les journalistes pour désigner lavancée
foudroyante en septembre 1939 de la Wehrmacht en Pologne. Son calque français « Guerre-
éclair » a servi pour caractériser les avancées à toute allure du « couple avion-blindé » réalisé
par elle, à partir de la trouée des Ardennes et de la Belgique lors de la 1
ère
« Campagne de
France ». Voir Azéma, Bédarida et al., 1938-1948,
Les années de tourmente, de Munich à
Prague. Dictionnaire critique
, Flammarion, 1995, p. 79-88.
4
« Cest décidément bien gai dêtre dirigés par des mollusques » (Pierre Brosselette, Lettre à
sa femme, 29 janvier 1940, cit. ds Piketty éd.,
Français en résistance
, Laffont, 2009, p. 424).
5
« Je me suis toujours demandé pourquoi le gros des troupes était à une telle distance de la
brèche où lennemi avait toutes les chances de sengouffrer » (Jean Monnet,
Mémoires,
Fayard, 1976, Poche 2007, p. 12).
6
Cest Marc Bloch, capitaine de réserve et patriote, futur résistant, mais nullement militariste
tant il fut effrayé par la boucherie de Verdun, qui, sétonnant en 1939 de linaction de lEtat-
Major et de son « ignorance confondante des problèmes sociaux » (lettre du 22 octobre) puis
dune « retraite » précipitée peu explicable, parlera dune « étrange défaite ». (Voir M. Bloch,
Létrange défaite,
A. Colin, nouvelle édition, 1957).

10

advêteerrs alire es politiéquoecs,r aqtiuqi une oqnut it rdoéuvvaél aqitu ed laan tsr alhei spoan yds e»v a(ncti tl. ednsn eRm. i Bpeoluort
arr flot d m
(mDairu.d),i t,
L
m
es
a
R
u
é
é
sistants,
Larousse, 2007). A cette date,
défaite
est un mot
En fait, rqde
G
de
u

etrrraeh iséoclnasi.r
, le conflit armé se changera en une longue
g
d
u
es
e

rr
n
e
e

r
d
f
e
s
s

n
.
er
C
fs
'e sqtu i,d aenns Flraa ngcue edrruer eréac lsaiirx aqnus' H: it«l eNr oausv agita gmneisr osnes sl a guerre
L'éclair a fait long feu » (
Comb,
aout 1942, n°33). Aussi lexpersepssoiirosn.
« guerre longue » de 1915 revient-elle sous la plume des commentateurs :
« La défaite française na pas suffi à terminer la guerre. LAxe va même à son
tour connaitre des difficultés LItalie sera, dans quelques jours, accrochée
en Grèce et, dans quelques semaines, en Lybie. La guerre longue va être pour
toutes les nations une épreuve où le vainqueurs ne souffriront pas moins que les
vaincus »
7
.
De Gaulle dit la même chose le 18 juin 1940, en distinguant « bataille »
et « guerre » dans sa phrase fameuse : « La France a perdauu vuane bééaptioasiuoltldee.e, , mloaiins
la France na pas perdu la guerre ». 1939 nest quun m is
de sa conclusion. Il faudra donc attendre. En attendant, cest la d r

3.1.2. Les noms de la « défaite »

débQanude efnat,i rsea, nes nc o1m94p0r,e nqdurae n?d Lil hinstyo rai enp lPuise rdree cMhieqfus ele té cqriute : l es armées se

« Où sont les armées françaises ? Qui peut le dire avec précision ? Depuis la
capture du général Giraud, la 9ème sest volatilisée, la 2ème de Huntziger a fait
retraite sur lArgonne. Une 7ème armée aux ordres du général Frère a été
constituée hâtivement pour tenir la trouée de lOise et défendre Paris, de Péronne
à Coucy. Quant aux autres grandes unités du groupe darmées du Nord, celles
qui sont prises dans la nasse, le général en chef Georges lui-même [en désaccord
avec le généralissime Gamelin] ignore leur situation dans la géographie
mouvante de la déroute »
8
.
sgerroouUnptne ssae orplvdoisautr  rm aiTcsoosiunott enp ldcuete ô dtq éfqueinl draep puenl lpeo nutne S«i rleetsr aFitrei dohloinntse sues em »o :n tr« enNto, tirles
le chasseur »
9
. Témoin majueeu rc, etltee rceatpriatiatie nhe onAtenutosien, ef uidtee dSua ilnatp-iEn xduepvéaryn,t


7
Fabre-Luce,
Journal de la France,

avril 1940-avril 1942,
Paris, impr.

J.E.P., t. 2, p. 67.
8
Pierre Miquel,
Lexode, 10 mai-20 juin 1940,
Plon, 2005, p. 161.
9

Journal
du caporal Robert Duchamp, 10 juin 1940, cit. ds J.P. Guéno,
Paroles de lombre,
[
PO
], Librio, 2009, p. 29.

11

eSnovn odyéés aarvroeic esste st oatavli aftaecuer sa ud «a njse ud dees lam igsusieorrnes »a :u ssi suicidaires quinutiles.
« Il [le commandant] nous a convoqués pour nous lancer dans une mission
impossible. Nous sommes des objets de lincohérence générale Ainsi, moi qui
pars en mission, je ne pense pas lutte de lOccident contre la Nazisme. Je pense
détails immédiats. Je songe à labsurde dun survol dArras à sept cents mètres.
A la vanité des renseignements souhaités de nous Il est si évident que nous
jouons un jeu qui imite la guerre Nous jouons à croiser la baïonnette devant
des tanks Jaimerais reconnaitre pour qui je meurs »
10
. « Voilà que lon brule
les villages pour jouer le jeu de la guerre de même que lon engage linfanterie
contre les tanks. Et il règne un inexprimable malaise. Car rien ne sert à rien La
course aux armements ne pouvait être que perdante. Nous nous trouvions
quarante millions dagriculteurs face à quatre-vingt millions dindustriels ». « Le
drame de cette déroute est denlever toute signification aux actes. Linertie est
une forme fruste du désespoir Ces soldats mornes étaient des effets du
désastre, et non des causes »
11
.
Cette
drôle de guerre
se termine, pour la France officielle, en mai-juin
par la
débâcle
ou le

d
1
é
9
s
4
a
0
s
,
t

r
a
e
v
,
epco luar l
d

é
a
f
r
a
m
it
é
e
e

ept alr'
i
l
n
a
v

aresitroani

t
d
e
uo up,a ys, pour tous
l'
exode
,
linvasion,
termes habituels à de npoirme,b rlea u
d
x
é
c
ro
o
u
n
t
fl
e
i
,
t

sp oduur plaesss céi
12
v i:l s« pLaar
France, so ups élai theanire et la udvisecri pslai nger adne dleau rd é»b (âc
C
l
o
e,
m
d
b
e
a
v
t,
a ifté avrprès son repentir
et sa juste n ce retro
« On se rue en avant en jetéasnet ntcout, comme on se jette dans uinere 1dé9r4o2u, ten °»1
1
)
3
.;
L
'exode,
lui, entraine la pr
de la France. « Je pense aux me adlhe eumrielluixe rsr édfeu g
r
i
é
é
f
s
u
»
g
,
i

és
d itd aPnést alia n mdoaitnisé ssound
allocution
l'exode lad uF ra1n7c ej uminit ra1i9ll4é0e. suCr' elset s r« oluat eFs rdaanncse lad ep elras ognuneer rdee seet scelle de
p e ?
Exode
serait un mot trop fort
eptao npdiuqel uastei eosp nr oevnqfouaiq nutnés e» s(a
C
it
o

m
o
b
ù, a1l5le ra, vrsiil l1a9 43, n°43) . péFotauutir t deu nd eésisn omsripgglaêe n éfireseie tép meli pm aodesuse.
« Nélicno, uptreéz fetp ads Eluerse epta nLioqiur aernd sj !u i»n, 1p9r4o0«c
1
l
4
pa. amEniet qcueuetn e» nafef iecs hfaeit nmenslta paJse adne
Mou


10

Pilote de Guerre,
Gallimard 1942, rééd. Poche 1956, p. 24, 27, 53.
11

Ibid.,
p. 90-92, p.93-95.
12
Voir E. Zola,
La débâcle
, 1892. Les mêmes termes ont servi à Erckmann-Chatrian, pour
décrire leffondrement des Français, militaires comme civils, après la défaite de Waterloo :
« Après des terribles défaites, quand il fallut battre en retraite Cétait une rude corvée de
mettre un peu dordre au milieu de la débâcle Javais vu bien dautres désastres depuis
vingt et un ans, mais jamais aussi près du sol sacré ! La possibilité dune invasion me frappait
pour la première fois » (
Le capitaine Rochart,
ds
Le blocus,
Hachette, 1935, p. 247).
13
Julien Gracq,
Manuscrits de guerre (1940),
Paris, José Corti, 2011.
14
Voir Robert Belot (Dir.), Paris,
Les Résistants,
Larousse, 2007, p. 13.

12

éccoruirrtae : d«u rQéue.i dU'ennet rien snéocuusr itné' a pterramvaainlleén,t es opuéfnfeèrttr e olue s meussparridtsé. dPeapuul is Mqouraatnred
amnos,b iliasuaxt euqrusa, trstea gceosi nà sl 'adrrui èrpea, ysséajgoeu rsn aatui ofnraoln t?, dPéabsâscalgee, edxaondse , lreesp liceemnternets,
gveonyraeg edse ddees crraipvtiitfasi llqeuim seen tr, etertocu. v»e n(t
E
d
x
è
c
s
u

r
1
s
9
i
4
o
1
n
,


i
c
m
he
m
z
o
d
b

i
i
l
n
e,
n o1m9b4r4a).b leTse tl éemsot inlse
dun gigantesque sauve-qui-peut, militaire et civil. Ainsi :

Vu de terre : « Notre chef de section nous rassemble : Nous ne pouvons plus
offrir de résistance à lennemi Nous allons essayer chacun individuellement de
passer entre les mailles du filet Livrés à nous-mêmes, nous avons une
impression dabandon, de solitude, de lâchage Des soldats débandés
parcourent les rues, mêlés à des civils qui fuient devant lennemi Nous
croisons des colonnes de soldats, tête nue, manches retroussées. Ils chantent :
Aili Ailo Aila. Ils nous photographient en rigolant » (Duchamp,
PO,
p. 30-31).
Vu du ciel : « Je survole donc des routes noires de linterminable sirop qui nen
finit plus de couler Il est une contagion démente dans cet exode. Car où vont-
ils, ces vagabonds ? Ils marchent vers des escales fantômes Lennemi
progresse plus vite que cet exode. Des voitures blindées, en certains points,
doublent le fleuve qui, alors sempâte et reflue » (Saint-Exupéry,
Pilote de
Guerre,
p. 110-111). « A gauche de la route sont les Allemands, à droite, les
Français. Entre les deux, le tourbillon lent de lexode » (p. 129). « Le drame de
cette déroute est denlever toute signification aux actes Linertie est une forme
fruste du désespoir Ces soldats mornes étaient des effets du désastre, et non
des causes Pas un mot sur la défaite Ils sont la défaite » (p. 93-95,124). « Ils
ne savent plus très bien sils font la guerre. Ils nont jamais vu lennemi Ils ne
rencontrent que cette paix de pourrissoire La défaite montre les chefs sans
pouvoir, les hommes en vrac, les foules passives Guerre, pour nous, signifiait
désastre. Mais fallait-il que la France, pour sépargner une défaite, refusât la
guerre ?  Je refuse dêtre jugé sur les laideurs de la débâcle » (
Ibid.,
p. 131-
132, 137-139).
qui
D
sp
éf
o
a
n
i
t
t
a
e
n(éetm
d
e
é

f
t
a
ss
it
e
i
r
s
ra
m
ent
e
rc)oe
,
u
d
ov
é
ue
b
r
â
Lo
c
én
l
to
e
n
,
s

o
d
Bu
é
ls
s
u
a
lm
s
a
t
,
r
pd
e
l,au n
d
ms
é
e
r
l
o
éd
u
ce
t
r
e
ig
,
t

rueartnce. d,d ste e tllése musroosi nnt
M
s l
é
tees
m
l sn oqmues
de Gaulle, Mend -F
oires
.
Voici pour
désastre
:

« Voici que, tout à coup, dans lextrême hiver de sa vie [il sagit de Pétain], les
évènements offraient à ses dons et à son orgueil loccasion tant attendue! de
sépanouir sans limites ; à une condition, toutefois, cest quil acceptât le
désastre comme pavois de son élévation »
15
. « On ne réalise pas létendue du
désastre qui approche Personne ne songe à en tirer argument pour proposer


15
Charles de Gaulle,
Mémoires de guerre,
[
DG.MG
], t.1.
Lappel,
Plon, 1954, p.60.

13

labandon »
16
. « A une nation prostrée sous laccablement dun désastre
incompréhensible pour elle et prête à tout subir dans sa stupeur, il a rendu le sens
de lhonneur national et désigné la direction du devoir »
17
.
gmaoutlNsl iosptmreé.b friexCuéhsx a resno n
d
t
e/
le
d
s
é

-
mnoétgsa tpiféésj
.
co

rr
A
iat
b
ti
a
fàs
n

d
Pq
o
au
n
iu le sne Rreveseyt nntua nud det ercetom em nmaocteecnrutasa iartdeeasun r,à tcrèess
les de Gaulle s ses
Mémoires
:
« Je crains que vous nayez à changer davis. Dautant plus que les évènements
vont aller, maintenant, très vite et que le défaitisme risque de tout submerger
Vous connaissez mieux que personne de quelle atmosphère dabandon est
enveloppé le gouvernement » (
DG.MG,
t. 1,

p. 47). « Je suis convaincu quen
dautres temps, le maréchal Pétain naurait pas consenti à revêtir la pourpre dans
labandon national La vieillesse du maréchal Pétain allait sidentifier avec le
naufrage de la France » (
DG.MG.
t. 1, p. 60-61).
ult rie
avaéiEenn tu rrehs,va abcnitecurthéaesi, nlsed aldnaissb celloas u rpproortsee urism dmeé dsieatnet imcèorenmtsm et rèdesa mnfisos rtsdsii r vsèaoesur usixd nqééusMg eélpsem nondioraeunsst
s de guerre de 1914-1919, sont t alement
de retour : cest le cas pour
poilu
et
boche,
fr es enn
la Grande Guerre
.
Rarissime, maintenant, le label de
poilu,
comme

M
nd
é
céi
m
eb
o

r
sc
i
l
a
ce
l
o dmpéébstaaatisttnarinesttuses)
1
.e
8
T»e atr ddeiq vu1ee 9lq4mu0ae issa vrdéaiiestl clero,u uiransu é crtaoocnuottrl aeihurréesr, olïdas emr ee«p rl(iéssgaei uofd nen d
b
aa i
o
nrs
c
sei
h
s ll
e
»ea.
Car il est des mots pour d
glorifiea netxe éqcruai ti«o nc oslélecnutl a»i reà, luiornn e gmlsa o àm seonutf fédrtae nlcheeH ri esdtneonsi orheba,l inesttsi sadenset sec omeltlo etlcsat mvaicrtqouiérse
puanrs unsemblent réservés à lévènemseen td daocnt ils constitueives. Les
sàst pacéthcuifafiqiéqu, eu e
m
p(
ê
as
m
su
e
rd deuen n em 1ud9lét4if4pa-li1tees9. 4m5
P
.o
o

i
n
l
Nu
u
o,m mlee n trgsé saeurxv ém -o rtpso),u lr esl ea udtirsencst o suelr esr es«m yaâmncchbieoaelinnset
lorieux de 14-18, nest plus jam
combattant », - il est mort avec la guerre précédente. On le trouve remplacé
par des labels neutres :
soldats, combattants, troupes, armée
, ou de nouveaux
labels glorieux, dont nous reparlerons :
résistants, partisans, rebelles,
dissidents, maq

ui
Q
s
u
a
a
r
n
d
t
s

,
à
fbroacnhces
,
-

ti
s
r
i
e
s
u
a
r

s
r
,
éa
r
p
é
p
fr
ar
a
i
c
ti
t
o
ai
n
r

e
n
s

,
es
f
t
i

f
p
is
a s eitm, mbéideina tes,

ûlre,
Français libres
.
mot reviendra aveéc lOccupation dans le discours populaire, les tracts et les
journaux de la R sistance. Le voici sur un tract de
Franc-Tireur
en mars


16
Pierre Mendès-France,
uvres complètes,
[
PMF.OC
], t.1.
Sengager, 1922-1943,
Gallimard, 1984, p. 352.
17
Léon Blum,
LOeuvre de Léon Blum,

1945-1947
, [
LB.
OC], Albin Michel, t. 3, 1958.
18
Dont le titre fait écho au
Mémorial
du maréchal Foch, autre héros de 1914-1918.

14

1943 : « Sabotez la production de guerre pour Hitler ! Faites dérailler les
tFrraainnsc e b»o c(h
D
es
H
!
R

,
Rpe. jo9i6g5n)e. z Llee sv ofircai,n clsi-vtriér eeurns p! âtMuroer t ena upxl eibnoec hLeisb é! raVtiiovne dlea
Paris :

« Paris est engagé dans une lutte sans merci, dans linsurrection nationale. Il a
fait sien le mot dordre du général de Gaulle, il a choisi lui-même son heure
parce quil ne veut pas que le boche maudit quitte ses faubourgs par la simple
pression des armées alliées anglo-américaines et soviétiques. Il [ne] sagit plus
dune lutte de soldats à soldats, mais dune guerre de tout le peuple contre le
boche exécré En avant pour les Alliés et les troupes françaises qui rentrent
dans Paris où il ny aura de boches que morts ou prisonniers » (
Huma
, 23 aout
1944).

l« CAev ià2s 3 »d sauiovuat netrs d:t rj«eu . sLtLee emcs oeupntvo rrlteee- sjf oeduu er eso stiù msleum pcepourlibolmneées l àd Rodoialvt-eeTrn atd nuêg tur2ye2 foaauiotv upet lrt1aec9sa4 r4ad ueexrt
jusquannotus vferla noçais et fermées aux Boches » (signé « Le Colonel chef du
loccmGoouuir

lanmiti
c
nbfa
h
dian
l
ctt
e
tasP
u
t ia
s
o rs inesed t, , ed sedRd éleOéa c Lpi.Rlr).ueé sns iEt se:nt ntar ne
r
cp
é
lel
s
ua
i
ss
s
,
t
e

d
a
réa
nn
f
ta
a
s
d
z
i
i
ot
s
eéu

e slto odnuet
c
r
o
e1t
l
ur
l
9rso
a
é4eu
b
s 0 v
o
àé
r
ee
a
tct
t
eo
e
ln
a
n
u
a s
r
tF
s
rL.ru iaibrnPeéc,rre ea ctniaaooru nnxls ie ldsi ead i
b
ra1
o
ec
c
bl9s a
h
o4nr
e
e4d
s
ts,


adversaires. Devant les Français, d empa
ttentistes
, deux
ch
nscience d hirures.

3.1.3. Déchirures et fissures
GauLlel e mlaanrcéec hsaol n P«é taAipn pdele »m alen dlee nld'aermmaiisnti. ceU nl et e1r7m jeu-icnl é 1e9s4t 0d ;é jlàe lgà.énééralh idrée
ddéafnasi tsee :s
R
p
é
re
si
m
st
i
a
er
n
s
c

e
e
.
mCpelloai,s apua rs elian ddéfuaintee , dpéucihsi rhuérreo ïisnéi tipar les refus dDe ccette
contextes justem
«ec nortnéesdniistditroaen ncneeS la »i,p naet-snstEréx e uprpueéigrsr ye
,
st

es erptea dretrsaepgsoséi er s,de anqtnursae nudnd leepu rvxé esrebnet
p
g
o
éa
u
nli
v
et,
o
e
i
uc
r
r o semd cmuoenn jlpueeo gnlstua seiis bdasleeeu
futur :

« La France eût pu servir au monde de clé de voûte. Si la France avait eu saveur
de France, rayonnement de France, le monde entier se fût fait résistance à travers
la France La France eût pu rallier à soi Si nous avions été le Noël du monde,
le monde se fût sauvé à travers nous » ; « La défaite peut se révéler le seul
chemin vers la résurrection, malgré ses laideurs. Je sais bien que pour créer
larbre on condamne une graine à pourrir. Le premier acte de résistance, sil
survient trop tard, est toujours perdant. Mais il est éveil de la résistance. Un arbre
peut-être sortira de lui comme dune graine » (1942,
Pilote de guerre,
p. 38).

15

« Résistance » : un nom déchiré
D'un message à l'autre, le mot
résistance
change non de signification
mmaairsé cdhea l sePnéstr aaeibnnl, ec loea rnt1e7éx etj eu i: nt. ouCmte bleautnit -alcnoi tu éaavnvogeqecu s e« mlhiaél irto«a ïisrmemase g nd»i,f aibqmouareid s rdésui sctaôtnéc ed »u
d'une admi m » co
«
ldé«p oAspepr ell e»s daur mgeénsne éd«r aodli ta dnpesa sG l'sa'Héutolelnien,n edeursert »eé vtoaqnud'iééset eliqanu de«r afl lepa am1s 8m» .ej u
R
di
é
ne
s
,
i
l
s
a
t
d e
a
urn
n
é s
c
cvi
e
ôso tt:i aée nmcddoeeet
française » qui « t ne s
de fin chez lun et mot davenir chez lautre.
tance
, d end de
pe
R
rn
é
ot
s
jL
i
e
s
et uarsnaen notsr nècsédé p, vuientt e adnnaeto bs sa mladn  iud nodétmenevnêneétsii ntolue ne mpséoomlntop,oo gutne,la cannii marfteaêip.i vtmu eiLee,s an tddrlFauear n basdmen elcal uleexh sh esiéersut térao ttcrsridi toséqdu puvleéeeos,p rpiédrq ciéutooc,e uhsmd i romddéneueut
r us
re ces deux vers me
le
M
sut
é
n
m
al
o
ao
r
r
i
s
a

l
s
d
u
e


la
F
b
r
e
a
l é
n

c
u
e
n

ifsiicganteé ur Pédteasi n«
1

9
r, éstiasntadnist s »q.u eL létaaut trdea evsdopoirrni tn cearpaéi tauvilité(ei à s» t leeat-
impulsion a d f
tigmatis dans sa « capitulation », le fait d«
lcuottned)a, m
ab
n
a
at
n
i
d
o
o
n
n
a

(bdsuo lcuoe mcbhaetz) , dtee rGmaeusl le
20
- faqiullei pàrolonâgcehnet
r
e
e
n
n

o
rreé
n
n
c
o
e
n
m

e
na
n
tns
t
t vào lnat
sur lesquels les journaux sist
gloser : « Le gouverne
l1u9tt4e1 , enn ° ju1i)n ; 1a9p4rè0s  M[oImln]et onait r aed,b ea «n VdLioec nhngyé o aul ve ercnoemmb easnt ta » f tr(a
L
n
i
ç
b
a
é
i
r
s
a
,
ti
r
o
e
n
n
-
o
S
n
u
ç
d
a
,
ntj uàil lleat


19
Dans ce recueil, distribué, dédicacé, aux bons élèves de lécole primaire, il sagissait de
montrer quil a existé une véritable résistance face à un « adversaire » « plus nombreux et
mieux armé », ce qui a été le cas dans la « Bataille de France » protégeant Dunkerque et le
rembarquement de larmée britannique. [On connait, certes, quelques réussites très localisées :
ainsi, la « bataille des ponts » le long de la Somme, lors de laquelle se sont illustrés les chars
de la 4
e
Division cuirassée commandée par le colonel de Gaulle (
FEG,
p. 22)]. Mais le
Mémorial
, à force de vouloir trop en faire se trompe sur les dates et considère comme une
victoire du même type que les faits de « résistance » à linvasion allemande cités par ailleurs,
léchec (en septembre 1940) des Anglais et des Gaullistes devant Dakar défendu par les
canons de marine et la flotte, dont le Richelieu, aux ordres de Vichy. « Lescadre britannique
apparue devant Dakar a envoyé à terre les porte-parole de lex-général De Gaulle Sur les
navires de guerre abrités dans le port, les clairons appellent aux postes de combat Nos
marins se sont montrés dignes des plus hautes traditions de la flotte » (Pétain,
Mémorial de
France,
cit. ds J. Delatour,
Carnets dun écolier,
p. 74). Le récit des
Mémoires
du général de
Gaulle nentre pas tout à fait en concordance avec le
Mémorial
du maréchal : une escadre de
renfort envoyée par Darlan et non interceptée par la marine anglaise, avait renforcé les
défenses de Dakar ; les parlementaires durent regagner leur frégate sous le feu des
mitrailleuses (« DArgenlieu et Perrin, sérieusement blessés furent amenés à bord du
Westernland ») ; « Lamiral Cunningham décida darrêter les frais. Je ne pouvais que men
accommoder » (ds
DG.MG
, p. 108).

20
Sur la « capitulation » de Pétain : « Voilà qui répond trop bien aux remords ou aux intérêts
de ceux qui ont capitulé » (BBC, 13 juillet 1940).

16

lutte, acceptait le plus écrasant armistice qui ait jamais été imposé à un
capitulation
: « L par un couran
tvmraoêiunmvceau ls»eo t l(càu
L
ot
i
imn
b
oc
é
an
-
io.t
S
ur
u
irses
d
e
,
rdg,2ué é a naliMéloramauiatrtl iécs1chs9ie4rml1c e,hq eun[ri° W, l 2pe)yo. guuPira geonduudàeer] s ,su darre, ea p imosoGpproattonéaurs elt l péd:eo i,l fuaf
a
r é
b
crla
a
eep
n
nipt
d
teiu
o
rsle,
n
a teariixboimangnete  daaq oiIvutnl e l icya»l
renonçai iss
ha
Le r g e, sans foi ni v
(
DG
A
.

M
l
G
é,m 1e,r pg.e n4c1e). dynamique de
Résistance
et à ces condamnations du
renoncement
et de
labandon
viennent sassocier, comme pour les exorciser,
les mots explicatifs de
défaite
et de
vaincu
. Le
Dictionnaire historique de la
d
R
é
ésist
t
a
if
n

c
(
e
r

ac(c
D
o
H
ur
R
c)i ) cditee suonn t
A
e
p
x
p
t
e
e
l
, dtue l gqéuneé rpaul bldieé dGaanusl l
L
e
e
,
P
pr
e
é
ti
a
t
l

a
P
b
r
l
o
e
ve
a
n
u
ç
t
a
e
l
xdteu
fini
19 juin 1940 : « Ce sont les chars, les avions , elsat -tial ctdiiqt u?e dLeas Aélflaeitmeands qui
ont surpris nos chefs, mais le dernier mot d est-ell
21
définitive ? Non ». Au lieu de se complaire, ncéogmatmife dPe éltaa i«n dléef afietrea » peatr dluea
suite, ainsi que nous le verrons, dans le registre
« vaincu », dans la phrase gaulliste cest le mot « victoire » qui surgit en
conclusion : « Les moyens qui nous ont vaincus peuvent nous donner un jour
la victoire car la France nest pas seule ». Dans l
Appel
, le registre d

d
d
é
é
b
f
u
a
t
i

t
:
i

s
«
m
L
e
a

Fesrta npcree snquae peaxs cpleurs d: ul lea mguote r«r ep !e rdu C» eyp eenstd atrnot irsi efno ins enisté , pderèds ul eu!
Rien nest perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale ». Les
r«a ystsmhoomneédssi asloe n»t dyvneâantme iéqàv uaeecusu xéc, sh.le ez D emd eoG t Ga
d
ua
é
lul
f
le
a
l
i
en
t

e
ee te ptaa brllaoe u gtpirlsauspse pnqetu àed eld uac rejguouxu mqeunit lfuoir ts, oincti
. Gr c
r de
victoire.
Certictiud es eo btrlioguatoire quant à son avènement

: « I
Un autre mot, négatif, un peu a ce
lddàe,u ssraoeginte c potrrnèétrss eegnatue

lolàin etl na, p vuei sctct aoéipvriaetc u»lu.eér ,à cséodn atnot urà : l
s
a
e

r
p
v
la
it
fn
u
aiuq
d
t
e
u
.
eq

,uL eeo slu ab« l Figraoanunt rvccleeh,rh anoïeqn mujnoeee unuertst-
livrant le pays à la servitude » (
Appel,
18 juin 1940 » ; « D r,
rencontre ont accepté et subissent la loi de lennemeis. dirCiegpeeanntdsa ndte,
dinnombrables preuves montrent que le peuple
lhorrible servitudàe Vi chDans sont , éetna te ffdeet, qsue rvuetin t luidnEset,m rupcimreete nnto raugcticaliensipsét empneat r pl[aleses
genonuevemrinse dmee lnat sFirs ance coynt]re lnheosnneur et lintérêt du pays Jappelle à la
guerre octobre 1940)
22
.
La dȎ (ch
M
i
a
ru
n
r
if
e
e

s
s
t
é
e
m
d
a
e
nt
B
i
r
q
a
u
z
e
z

a
d
v
e
i

llreé
,
s

i
2
s
7
t

anc

e
i
,
d

éporilso gdans d es contextes opposés,

sinscrit édans un jugement moral, edromnec avec isqa ue ppuuries quvaellelue r mamsiqliutea ilrae
proximit de connotation du t


21
Cit. ds
DHR,
p. 1028.
22
Cit. ds
DHR,
p. 1031.

17

quillustraient les verbes « tenir » et « résister » dans la guerre précédente
23

et quelle impliéquseiroa,n epnr omfoênmdee tedmapnsc,i ecnhse zs clehsé m« arsé sissotcaints de la première
(hceaupriet ra»vl ,a t/eu untrers arvaviéli,a ctpioatnrnoanisr es/, goauuvcrhiers, révolutionnaires au/ x reétf orpmoliisttieqsu es/
conse / r e / droite, bourgeois / peuple, etc). En
faveur dun unique et nouveau clivage, qui fait consensus : « Nous ne
voulons pas distinguer la gauche de la droite, le patron de l'ouvrier Nous
met »
oche en 1940 : « Je
(ncdm
L
eieês
i
ut
b
cmix
é
o ne
-
qgn
S
euun
u
iea
d
ri
,
nso e2n q5lsue acenf evsolrdpinueilti ué1pqx9 au4sic 2a»
r
t).
é

s
gE
i
D
s
ode
t
r
e
im eGodsa neu ddlc el eeMl Funiricea hnqdeçuiltiae- itiss l' da:pi bsactasren iuàbd xuou ennq,n upei r èosf ou1 ns9t e4l 0ec,u oru mndp terrvoaocitr deut
carrémesntp reitt , pirovisroi rdeem Peéntg udyé.p lEanctéree : Français, la coupdure idéologique sest

« En temps de guerre, celui qui ne se rend pas est mon homme, quel quil soit,
doù quil vienne et quel que soit son parti Celui qui se rend est mon ennemi,
quel quil soit, doù quil vienne et quel que soit son parti. Et je le hais dautant
plus que, par les jeux des partis politiques, il prétendrait sapparenter à moi »
(Michelet, cit. ds R. Belot,
Les Résistants,
p. 13).
« La
résistance
»

: certes ce nom garde ses valeurs courantes dans de
nombreux emdpélois (isnaannst muanj udsécteurlem ià nlé i:n i«t iaLlae )g roèùv iel sespté cdiefivee nsouen eunm ppluoiis, spaanrt
exemple, en term

omuovyrieenr s dete [lreéss]i gsptaaagynesc aden us spaalt rudito o»tni tq luee v»i
2
g
4
o; urée« uExs bproint 1s9de4en s1,, rlné'e°sis1sp)t.ra itTn cedlee e»rs ét: saisu«t sa[slnie clsee]
sont le meilleur (
Comb,
d cembre
sens de
résistance
(affaire de patriotisme et de morale) dans les prises de


23
Voir
NGER,
p. 92-93. « Foch avait développé des qualités de premier ordre en de dures
rencontres qui appelaient surtout des miracles de résistance » (Clemenceau,
Grandeurs et
misères dune victoire,
Plon, 1930, p. 19) ; « Du 2 au 8 juin (1918), tous les efforts des
Allemands se brisent contre la résistance des Alliés » (Carnets du g
al
Mordacq,
ibid.,
p. 35).
Cest ce sens militaire qui, confondu avec limmobilisme, se retrouve chez de Gaulle dans son
Mémorandum
adressé au Parlement en janvier 1940 : « Le défenseur qui sen tiendrait à la
résistance sur place des éléments anciens serait voué au désastre La contre-attaque massive
descadres aériennes et terrestres, voilà donc lindispensable recours de la défensive
moderne » (cit. ds
Paroles de lombre,
Librio, 2009, p. 20-21).
24
Lusage sociopolitique de « résistance » est ancien. Pour ne citer que le monde salarié,
rappelons que la « caisse de grève » sappelait (et dans certains syndicats, sappelle encore)
« caisse de résistance » ou « caisse de secours », comme dans les anciennes « sociétés de
résistance », autre nom, souvent secret, des « coalitions » et mutuelles ouvrières du début du
19
ème
siècle (voir
PES.1,
p. 51). Sur le plan politique et syndical, lusage du mot est
réactionnaire sous la Monarchie de Juillet, au cours de laquelle, la tête de lEtat se dispute
entre « le Mouvement » (Laffitte, La Fayette) et « La Résistance » (de Villèle et Casimir
Périer à Thiers et Guizot). Voir
NGEG,
1, p. 180-181.

18

parole du général de division aérienne Gabriel Cochet en juin et en
septembre 1940. Celui-ci, quelqu tain
appelant à rendre les armes, réunit seess ohfefiucrieesr s aept rlèesu r lde it :m essage de Pé

« Notre devoir est simple :
résister résolument,
mais avec adresse et en sachant
dissimuler sil le faut, à toute tentative dabsorption par le Reich. Pour cela,
exalter en nous et autour de nous le sentiment patriotique, maintenir les traditions
et lesprit français, ne jamais renoncer à rétablir un jour la France dans son
intégrité, son indépendance et sa grandeur et, par suite, cesser nos discordes et
nos querelles pour nous unir face à lennemi »
25
.

Résistance dattitude et de verbe, certes, mais pas encore daction
subversive ni
de nom viend rdoe npt ocliatriaqcuteé reits edr ilnes ttietrutmieo np. uDise sl ea ddjyecntaifmsi soeur :d e«s Lcoampléments
1co9l4l2e,c tniv°3e 6f)e r; a« r leac urléesri stVaincchey d»e ; s«e sL pa arésistance ouvrière » (
Comb
, nréosviestmanbcree
«
R

é
I
s
l
is
n
t
'
a
y
n
a
c

e
pq aus'sei ldf aesi 'tra ésgsiuiti svtardene cden uu
'p
inr
a
ec
s

s
o
i
àm
v

e
pl
'
'leéntm nroieeounmt te di sde » e» r éb((su
CC
its
oo
t:a
mm
«n
bb
c,
,
l ea 1 f
'
reé
p
érv
o
srsi
l
i
i
see
t
t
i
pra
q
tne
u
1
e
m9
'
.b4 r4Ce,' e1sn9t° 4t53o4)u) .t;
l
j
d'
o
ee
u
x
r
ps

lu
J
oi
'
i tt»ea t(ifoéénvp romiretarat téi1roi9en4l l4»e) .(d
C
es
o
p
m
a
b
y
.
é
,
s jcaonnvqiueirs 1» 9(4
C
l3e
o
,
m
pna
b
°s
.
3,, 9m)d e;a i f«1a 9 rçéo4dsn2ai )ns tas;a pcn«spe ac uR eoy dép
'
éisp
p
iv,so
o
e tsr
u
saés
r
uni

etjc
l
éeeà
e
.t


contre la d
La pr sence dun verbe lunifie
Dimmobile,
(rde
C
tu
o
rno
m
u
b
vv
.
e
,
e rjbaen vaiecetrlil fe1 9ds4eè 3s,f a1it9 4a2c t:e . « NLea déreéévasilimeestenmat-neecnlte ec se'n asoffeminr,s m seeta, nslse as ocvuoa llaèeruer s gqreaune dtlii'cto l»n
n°39). C'est g
dans son emploi en compl nt d
défini, sans puis avec un R majuscule à linitiale. vec lar e



25
Cit. ds Belot (dir.),
Les Résistants,
p. 35. A cette époque, Cochet fait encore confiance,
comme dautres, au maréchal (« exemple dabnégation ») pour un double jeu réservant
lavenir ; il nenvisage que la préservation de l« unité » des Français et appelle de ses voeux
« une victoire anglaise sur les boches » (septembre 1940). Mais son message est
essentiellement moral : « Conservons au moins ce qui est indéfectible sinon inattaquable : la
force morale à défaut de la force matérielle ; la volonté de résistance à défaut des moyens de
résister » (Belot,
Ibid,
p. 36-37)
.
Antinazi, refusant la collaboration, Cochet est aussi contre
toute « émigration » à la de Gaulle, lequel « fait de la politique ». Cela revient à prôner un
immobilisme hautain : « Devant cette force morale et matérielle incontestable [le nazisme], il
nous faut enfin serrer les dents, nous raidir, nous serrer les coudes, opposer une résistance
farouche à la domination, à la nazification, faute de quoi  tout sera balayé par la vague
hitlérienne » (Belot,
Ibid.,
p. 38). Les yeux se dessillent (finie, la « confiance aveugle »),
lorsque Darlan se rend à Berchtesgaden en accord avec Pétain (mai 1941). Interné sur ordre
de Darlan, Cochet sexilera en 1943 pour rejoindre enfin de Gaulle, qui le nomme chef détat-
major des troupes françaises du débarquement puis lui confie plusieurs missions, dont celle de
rentrer en France pour prendre la tête des FFI de la zone Sud (1943). Sa vie a suivi lévolution
du mot
Résistance.

19

La preamni èmrea jeauppeàllatiofno iso fdfiécnioelmlei ndaeti flusage de
Résistance
en tant que
- r
lcaebrtealisnlso, gdont Antro, in el a Prost, de décem berte d1y9n4a1m, iqduaen, s seumn bl
M
e
e
d
s
a
s
t
a
e
g
r,
e


p
a
o
u
u
x
contraints de salir
l
c
e
a
s
t

h
F
o
r
li
a
q
n
u
ç
e
a
s
i s: «d eP olau rqRuéosii slteasn jcoe u?r n»a
26
u.x Pcoatuhr

oclrdiéqaéuéueptcsrae ers msol, bnertdt-ehoi lnns1to9 l4oC0gl,au ueq duBei oruBitsio liuVsriadl edltée,
cest probablement le journal
Résistance

«
et le groupe du
n

cMe

u
a
s
u
é

e
s

e
d
n
e
s


l
o

ù
H

o
no
m
u
m
s
e
l, elne te1n5d odns aujourdhui dun
llgpiirébbenréerém ari»taei lroid sne
R
an
é
nlt
s
a
i
et
s
ijx
t
out
a
snéqrailuee uà»r ,
2

7
e.e ntEg lqno ufbaeilir t ,s lceosfe fsirtc éiesainlsi ts1ae9n. t4sC2 adqr,eu es lilgienn tteeé rrimmeaeuj re sueer t,d iilfla f use s«éle u,cF trrteiaten n ddcseeee
rpelucso nenna ispsleunst laev eGc élnaé raml adjeu sGcualuel lel acboelmlismaen tceh
2
e
8
f: et« s
L
y
ib
m
é
b
r
o
a
l
ti
e
o
d
n
e elta R
C
é
o
s
m
is
b
ta
at
nce
Fprûamneçsa isbei e»n tô(t
C

o
of
m
fr
b
i
,
r

aà odu te; 1G«9a 4uc2lel,t e , nil°ma3 3mR)e;é nsis«se tcaenttcee é, ngloreamsn èdsneoe l dmaqtasuc ehd ienl 'el' inqtuéer ienuorl ul»es
(
Comb,
15 juin 1943) ph
FRréesnisatya nceet odue GaMulelnisthmoen » r(éMuarcuasi,e n
C
t
o

m
le
b
u
,
r2s 5 dseeputxembre 1943). o«n Ena p1p9e41,
niss mouvements :
Vérités

fgFq
R
Muuru
é
siaio
s
l,in
i
l uo
s
eçev
t
nanm
a
eni
n
sameF t
c
irdtes
e
a ne :na t d lcvéa«eed s ,ceil R agaé
L
gnRs
i'
ieié
b
s
R
srss
e
ta
é
iea
r
s
st
nt
i
nd
és
tacé
t
nesce
a
octo
n
» ren
c

C
mt?
e
r F
'o
aerAi


m
as«u
b
n tllçrr
a
e'ee
t
a o igccssvaocieorlg uldy»npee aeca i (ttnfil
C
tfeol
o
esr»d .m
m
ejroe
b
sNé l
,
ua e :mrl ,did ltoéieédut cs-elve oavemenbemn ebn plrea aefnnps atte,s c 1u led9tee èt 4»ê sp 3t dlr,1( eue9s
C
sn 4m
o
°hp15i
m
o us2: i
b
m)es
,
«. sn mlat1
L
reen0e
a
sst


jacL
C
aceo
o
ntllen
n
veCésd
s
i eer
e
ddte
i
r't
l
esu

e 1 rn
n
9ipée
a
n4sa
t
sir3
i
ts m)
o
itl.téa
n
eu dn
a
tai
l
cC

ioelo
d
lnoe
e
am

lu:ii
l
tsl
a
eé«ae

ts»L
R
i d oc
é
ea(no
sC'i
ln
s
d
o
a
M
t
t
ru
méa
i Fb
dn
f
b
ra
,c
u
a
a it
ie
tn1i
l,

l
oce5
e
ea ns

tps
d
m Cps
e
àa

ec oi
l
lle a
a
éml1

lrb9lé
R
éaee4
é
s t 3it
s
e
C
s)a
i
n.t
s.
n a
t
t
Na
Lnme
.
ec
nR
a e
c
ai
.

,
f
e
m pi
'
1

neoa9v ttr 4 i dlea3cee nco ptcpr maeeédrs'muc sêlopetoalr imelerc a perf férermamanaetnspiénçeodptra na éi iplesld ealàusàre
l'int rieur de la Franc
sdpCRoooéérnsttmiaces bb tl«aai tunsttsnocaeteena ntltee, f m »r»g aa r(rn[âdqç«ceu ae ieL Ls 'àhoe enJd»eud,h arreeno s «n)d n.Mle ee oDsul uraèl. si snRlo,eOé l seddnina sétttprsaoa en brcts
R
,dee
é
e lr
s
atv
i
o
s
etRl
t
raé
a
ial sn
n
eit
c
sléet
e
er saistene tcu ecren
G
ofȈ
a
ri rn
u
em
l
es
l
va
i
tpj
s
eoun
m
ns«u
e
cd e,lu a ale»n e,nc tseFr
C
esre
o
av«
m
neq cl
b
uuea
,
ti
1er aout 1943], mais lemploi du mot varie en dimension selon les contextes


26
Déjà, la majuscule. Cit. ds F. Marcot, « Les mots des résistants »,
Bulletin du Centre
dhistoire contemporaine de lUniversité de Franche-Comté,
3, 1999). Sur Boris Vildé et le
journal
Résistance
, voit B. Vildé,
Journal et lettres de prison

1941-1942,
IHTP, 1988, p. 7-11.
27
Claude Bourdet,
LAventure incertaine : de la Résistance à la Restauration,
Stock, 1975.

28
« Toute lhistoire de ce mot est dans la majuscule », écrit J.-M Guillon, cit. ds
DHR,
p. 975.

20

se morale : « D erons au pouvoir des
ddDue u dnmies êcmosyue rnpst.ho èuLre lep lpulriuerli edl edse ssh ogdremeo lmumap eaesi sné a,:s bi«on uoRtuiéts asuet axsniigcneg udléiseirg àn em aaljoursscule initiale
hommes purs et durs, digne R stance » (
Comb,
25 septembre 1943).
deqseuts e nodoreug vaGenaiausulaltei oané scc hqta uriAg ésn tCéoibhnaeu cPihraeonn sttP
,
,

i

nq
g
eu
r
ai
o
uc
u
id
p
tee
e
s
m
filaa
e
i
n
rd
t

s


cd liafofruau ts

ieo
m
rn
o
p
u
da
v
ru
e
l
m
2es8
e

n
«la
t

s
ved

rin,if lsf ceé1erm 9ebq4nlu2tesi,
», ri
«g rloeus pFesr adnçaacitsi on et a deR érséissitrsaitsantnccee »
29
. Certains ne disaient-ils pas lidsètse , 1s9o4u1s :-
de l » ? Celle de l Honneur » gaul
«
ecnotnednudiuree. à lEn 1R9é4v4o,l utpioounr »,C laa mmuasj uestc ul
C
e
o
c
m
h
b
a
a
n
t
g
,
la « résistance » qui doit
a « eant de mot-porteur :
« Les Français qui y sont entrés [dans les années de lutte] par le simple réflexe
dun honneur humilié en sortent avec une science supérieure qui leur faire mettre
désormais au-dessus de tout lintelligence, le courage et la vérité du coeur
humain Pour tout dire, nayant quune foi en 1940, ils ont une politique, au
sens noble du terme, en 1944. Ayant commencé par la résistance, ils veulent en
finir par la Révolution » (Albert Camus,
Comb,
21 aout 1944). Le mot est riche
davenirs.

Découpages en Métropole
marLqau edurosu belne cuotinltiesxattie osn onett rlea mpploalcyéseésm ipea r ddu anuotrme s
R

és
p
i
a
s
r
t
a
a
t
n
io
ce
n s,p abri end ivpleurss
1qgr9ua4avt0re
3
es
0
,.. . . tAoe lul cerosé amlqimsuéeee nsc deséru cr opluaer p téecerersl aliedn .a dness lde eutxe xt«e zodnee sl »a rqmuiis tsicere ondt u au2 2 mjouiinns
« Pour assurer les intérêts du Reich allemand, le territoire français situé au nord
et à louest de la ligne tracée sur la carte ci-annexée sera occupé par les troupes
allemandes. Les territoires qui ne sont pas encore aux mains des troupes
allemandes seront immédiatement occupés après la conclusion de la présente
convention » (
Convention darmistice
, article 2).



29
A. Prost, « Résistance », article à paraitre.
30
« La « convention darmistice » est signée à cette date par le maréchal Keitel, au nom du
3
ème
Reich, et par le général Huntziger, au nom du gouvernement de Vichy.

21

détaCile éeq ui se traduit dans la presse résistante par une explication plus
l :

« La France, depuis le criminel armistice, est écartelée en quatre zones : un
territoire, l'Alsace et la Lorraine, annexé, incorporé au Reich ; une zone
interdite ; une zone occupée ; enfin une zone dite libre Dans la convention
d'armistice il n'est pas question de la zone interdite. Pour justifier cette création
les autorités allemandes déclarèrent que le retour immédiat des réfugiés dans
ces régions n'était pas possible à cause des dévastations » (
Combat
, mars 1942,
n°2).

Cependant, il est surtout question de deux zones, la
zone occup
d
Z
e
.

O
l'
.
a :r «m éLee sd ej o
't
u
r
r
a
n
n
a
s
u
i
x
ti

o
d
n
e
'
Z». (O
C
.
o
du
m

b
4
,
fféévvrriieerr p1u9b4li3e, nnt °u4n1 )a petp ella a
z
u
o
x
n

e
d

é
li
m
br
o
e
b,
é
il
e
pi lsouéuss
souvent dite
zone non-occupée,
dite encore, dans le langage oral,
zone nono
:

942, n°2),
nono
t acronyme
r d igle
N.O.
(non-o de la Z.N.O.
«eénL uaz popl inh1qei9l ua4én 2mod).onu r Ansoipcqcuèues p [lé'sei c»] d(e
C

o
B
m
er
b
cl,ic nu pma éaeei u) :1l e« clDuélaont s rdteeos pudplteeoen cnltd'niéivetdree enmpéldeuaunsneti te è
z
uls
o
r s
n

e
c

o
n
n
o
c
r
er
d
t s:
ljeusi llemtanifestationrs [du
o

c
1
c
4
u
j
p
u
a
i
t
l
i
l
o
et
n
] doen tl a o«b tzeonnu e ulinb rse » par l asrumcéce » (m
Co
an
m
d
b
e,
alle
(novembre 1942), ces zones seront appe es
« Le
m
s
b,
M oéuvrvements Unis et deux organisations de la zone nord s'unissent »
(
Co
f
oUunvirsi èlirberse, sl eqiseu rié a1qc9uci4po4e,m s npfl°ie5sr4sr)eo nvetit a li
z
ar
o
eg
n
sr
e
a

on
s
u
u
de
d
l e:ms «a jGEorrnoi tuzép oednsee s f srouadné,c sc teid oesnso ntM loeus véeqmu
b
i
,
e pn1et5ss
p ra s » (
Com

nmooviLenesm s bdridfeef iu1cx9i l4ez3 o)à.n efrs anscohnit r s: é«p aUrénees leptatrr e udnee C
li
l
g
a
n
ir
e
e


d
B
e
.


d
à
é
V
m
.
a

r
e
c
x
a
p
t
l
i
i
o
q
n
u
,
e plluins teoru-
résailles »
bre 1941) ; « Un
lls(dadCiimmicLiaggeaacmcnelnnrittaosipeecnt ro lrtshlned eenàea » nmsén d adtdpe(druaneeain
C
ei tststtl r
o
e2aLaosclts0
m
.iair,ne r o
b
manêd,mnltM
l
tpeea
i
sfaél ia
g
iseé:cnp r
n
vtaeon1il
e
erspeiisnt

9 i ets-t:4pa dr gaC l1oeav«eu 1h uri sx9aalrpP d aur4adéleiif
a
se2uetnsf
s
,s liso
s
ldec nna«
o
reKo q n°
u
piecmu1v
p
àeaiap) a
l
r.rmsf
i
lts ssevee ePaler e u éaouoru ovfruslrltesa reida dàgimng»s ént n ie smPaedes mit' poe» ru;lp,al d e ilnse( eegies 1ufàt
C
n i e r2d
o
ezryls e é ,rao
m
,x sl« nmpeéa c
b
oer ac,eap é nrrrtulàf tci1etm gueeaé5lm itgn'sn tiia i ennoéu lvetonsteiener ver »enepnz,r t asoem fssunPpràbsura eatrabl suoegsds datueaeie1t p tg 9dupdpest4ee eioo l3uodulen)axnerr.t
»
ceux qui nobtiennent pas d« ausweis (ou « ausweiss »), ni péo ulra lleisg fniel esà
dattente aaupxr èrsa reasv o«ir poaitnttesn ddue pnaostrsea gte o»u r: «p eNnoduasn t avdoens s hpeausrses à Saint-
PCMoeotuturelç ia
l
n
i
is
g
n,
n
»
e
(pJaesasne aGuusésih, eàn ntiot,r e
J

o
d
u
e
rn
m
a
é
l
t

a
d
p
e
h
s
o

r
a
e
n
,
n
d
é
a
e
n
s
s


n
le
o
s
i

r
e
e
s
s,
p

rsitesp :t elem bsraen g1 9ve4r0s)é.

22

(assassinat de Max Dormoy) marque « d'un tr
démar caMtiêon ee rnôtlree lma é3ta
èm
p
e
h oRréiqpuueb lique et la Révolutioani t nartiooungael e l»a (
P
li
P
g
F
n
,
e mdaei
y1 94a1v)a.it unme ligne de démarcatdiaonns cme ojruaglee m» en(t
C
:
o
«
m
I
b
l, y oac tqouberleq ue1s9 4m1o, isé, di.l
dAfrique du No
PdDraeorulitexs m, zeoannvt,ee scb :l oldqa euuerd xdi ps).sao oduClrmu altriie nosci nsetc tritavdet ieil dosi nlvlasei ,ss i sRocéénop pmaeurnmbétleruiesqn iudpceeaa rtu iexot1 n0psl0ô el0d e ers k emmndeavs n opiid èoer useiv fnrdooeri-rnadsts iitèieer qt eu ddeàue.
franLceh inr o? m de
Ligne
sert aussi à indiquer la position dune troupe face à
ligne
,
ligne du front, ligne de défense,

monter en
l
l
i

g
a
n
d
e
v
,
e

rfsaanitraes

:s i
e
n
n
:


psroeldmaitè rdee la Ligne
ou
lignard
à Waterloo comme en 1914.
aMramisé ei le tén doum tmere r itsloeuisrr teo fuqotéu rletia fl iudce éanutmninoeean rmascit a tteaiesqott u nse u aréseucvtnreefeopnsttr iucbéelmleel oedd yduee etnt eslen riarrifd.t ivoIxilee rreses satti ecraenhi.una rsAigp véauasrt inltui dnsléeae
pour d signer
contrecarrer une avanc e o
spdelecu so tncodéuelr èeGbllrueees ,re rsetb lémat oo«nn dnLiéiagelsen ,e leatM Farbgaliinnncodet é »ae

s
3
f
1
,
,
a

istd uicistoepn ospsteérrueimsr ae nlpee lnutlseoi enduger sf od
li
re
g
tsi
n
fi
e
cf
s
r,a otdinootinnèstr leeast
laCunhxtiae-ucmvhbianoresu,ar ugp e»oo
3
ui
2
rs, eep rnosette émgaeblrll eel emd ean nfodorerdt.-

iefisIctl atdieeo xnPissa trdei es , 1al5ua0is ssiks émee s,in n aavc1eh9ce 3fv9oé ses.l éa sE ve«to qfLruiigosnensse
surtout la « ligne alpine », dite aussi « Ligne Maginot alpine », constituée
pzaorn eds efsr a«n cvheirsrsoaubsl e»s (etb atrernaugs eps ade béton arronpdiisn)e s daispposéés en travers des
r des troupes al pel es « bataillons de
(fléoacrrtegemre emsbseéen rt»e,. t «L iVna celdiilelnveéi )se et etsditee, sn sdcehpausisse ur1s9 i3n5s :c ri«t e Osnu r nlei npsiagsnsee dpea sl e»u r o«u ,t arptleu »s
r
«docm ionpsotnt onitstrntiaaogtigiuurontee ne mssuei exndm,n  tepa sflàvfee ae lmtna dte -éun«pdnt o oLsducitgoboel nune»teb ol:e eu tM l rbrednaoé éégsnicge eni.é»a don
3
ute
3
Cé . : r»au a rCndl d  elruesa eOs tplN «rll ieioy pgf,rfd ondeuse-cc i Ethtdiieasiovltsf en ppqsimod nuseedeei , nte illt f erp acsésrr esout imfrasq iéttnluaeaeki snns stc d peaeer ldslse eet mseA mpitlaè saprisndteeseedssésss,,,
»
sauf « exceptions », laissant ladversaire sengager. Tactique lucide :



31
Du nom de lingénieur et ministre de la guerre en 1929, André Maginot.
32
Du nom du général chargé de létablir. Mais les crédits manqueront.
33
Voir sur la « ligne alpine », Général Plan, E. Lefèvre,
La bataille des Alpes, 10-25 juin
1940. Larmée invaincue,
Paris-Limoges, Lavauzelle, 1982, p. 16-21, 170 (Récit écrit par E.
Lefèvre à partir dun ouvrage rédigé en 1941 par le lieutenant-colonel Plan à partir de 900
« journaux des marches et opérations »).

23

« Les forces italiennes du théâtre alpin sont notablement supérieures à celles de
larmée des Alpes. La nécessité saccentue pour larmée de ne livrer quune
seule bataille sur la position de résistance. Cette nécessité est exclusive dun
développement exagéré des mesures de résistance pour les avant-postes ou les
détachements avancés. Exception doit être faite pour les ouvrages bétonnés
davant-postes qui devront résister jusquà épuisement des moyens dans le but de
dissocier le dispositif ennemi
au cours de sa prise de contact avec notre position
de résistance » (
La bataille des Alpes,
avril 1940
34
p. 16-21).
,

fascLisetse st romuopnetse nitt aliennesà, rlejaosisnatuets dpeasr «d evs « légions » de « miliciens »
alors errous » au cri de « Avanti
SAalvpoesy ed !e »r.é siCsettetre aruuxé ep omuuslstéipliée sur des blocages êper, mleet à lArmée des
(juMientonà) lievt rder alrrêter lavancéees aitllaelimenaénnedise n ssàuu rrd lléaec s Scarôntee set lsI scèorle s,o ,o cunle vepp erlreitontejtd eo(atr1énae8tl
quen )l ae td e mande ed Rarhômnistiacue fcroanncduit Ptalharaesrs eLuyrso na lvpiilnlse bloquent en
e hissement. Les c
effe
apvoeigct nllaea rs ddf eosdrcacenensst eal ledl eesdm oIatsna l»di
3
ee
5
s.n sà CvCaerhr,s a mdAabnnénsre ycl yen ee tmp êeGurmte ens eo brléea ;l sil,se eura.ru j Foinnno crdtidu «d ec oLuyp odne,
temp



34
Période où l« Armée des Alpes » na plus que 176.000 hommes et quasi plus daviation (à
la suite de « prélèvements »), face à plus de 300.000 italiens. Les « Alpins » résisteront
jusquà fin juin 1940. Réfractaire à la capitulation et à la captivité, les généraux Olry et Plan
nont pas « rendu les armes » et ont organisé par la suite le « camouflage » de larmement. Ce
qui explique quune part des maquis du Sud-Est, dont le Vercors, ont pu sappuyer sur des
encadrements militaires venus par lORA ou lAS., tel le lieutenant Jean Bullle, du 80
ème

B.A.F. (Bataillon alpin), devenu chef de lA.S. (Armée secrète, gaulliste) en Beaufortin,
fusillé par la Sipo en aout 1944 (
LArmée des Alpes
, p. 54). Le général Plan évoque dans son
ouvrage, parmi les officiers des corps alpins, une quinzaine de fusillés ou morts en
déportation ; un seul commandant, obéissant à Pétain, rejoint le S.O.L. (Service dOrdre de la
Légion, qui constituera la Milice en janvier 1943). Le GQG de lArmée des Alpes avait
pourtant reçu lordre suivant : « Conformément aux conditions de larmistice, qui place son
territoire en zone doccupation italienne  [le Commandement doit effectuer] la
démobilisation de larmée et la remise de larmement et des matériaux et munitions aux
Italiens » (
Ibid.,
p.168). Le 25 juin 1940, Olry décide de cacher les armes en vue de reprendre
ultérieurement le combat. Cest lopération « camouflage » : des chars Hotchkiss sont peut-
être encore dans une caverne murée du Lubéron, mais lofficier responsable a été arrêté en
1942 par la Sipo et fusillé avec son secret. De même un camouflage de chars et dartillerie
dans des grottes du Vercors, à la Trappe de N.D. des Dombes, a entrainé lexécution de
moines et dofficiers. On dit aussi que des armes automatiques huilées ont été stockées sous
une dalle de béton dans les fosses dentretien des camions à la caserne du Muy à Marseille.
Les troupes allemandes qui viendront loccuper en 1942 ne les auraient pas trouvées, etc.
(voir
La bataille des Alpes
, p. 169-170).
35
Lexpression (de 1839) apparait en 1940 lors dune entrevue de lambassadeur François-

Poncet avec le Comte Ciano, second de Mussolini : « Je lui demandai la raison de la
déclaration de guerre quil me notifiait.  Oui !, lui répondis-je, vous avez attendu que nous
fussions étendus à terre et vous nous avez, alors, poignardé ans le dos » (Cit. ds Ciano
,

24

tas »)
repéemsnipsdêtaecnnhtté paleuunxs ieAulrlse jmoaunrds sa, uàs sCi,h dasess etliaryai
3
l
6
l, epurasr seéxneémgpallae.i s T(oaupsp ecleéss b«l loecsa tgaes ont
jusqu
violantà lcese aq cufceao,i tré dmeus an»id,es  ya«e r cnmo oic1smcnt9uipa4crnpie2tas,,t ilàoua nn« »icz ceéohrmetny iae lia illnitalt a eai1lrmie1e annndndeoe ev l»eae, mnszvbuorapenh,pie rs idsmGea traeten ontsu otysebam l lerba-eo lLlzaiytoqionvuneee,
larm
dite « non occup
l« Etat français ». Les panzerdivisions descendent alors vers le Su la
amuétonomi e déteeosn unte A.l elni émainte Hit ler Vredoute lefas çaddéeb adrquune mgeonutsv ersnuer mlead n tàc ôdtee
rencontre s dont
diterran
nyme
t«TmAu luobnplnideaéOsitèmisanleii eaeln lnnp)ed de ddesu ,det ulea4e an lj5 l o c«Mep dou aetLeulrne ieeprgdkt ,ur nhrmdee àe s » ,sl flSeeacoireu roetnr csg neéfàls rir tmiidnresaeueg rdisetso d eI»pe» t sp.1ea dlo9nilPasti4etreog3neerun. s r e1d àpsC9e l,r e3ôélslt16as aé e9 aen1t«mnat 7 sln1.oLl é9eenieLtgn4msé en 0aesL,e d n yepdcdb oM,he ilusaeaar r rn ;aes SpAptrorelhpéénlc aeiv»nolré ieosnme( nndtr:éi sseore p dldqpGoeo uauarSeùl e uolrlerrldessae-
es raient y «
lFMrAaotnnlcadein atiqlqeu,u iel cf» aesett dliaet ésceos ns«t rbulcotcioknh aupsa r» tloourt gaaun islaotniog n deTs ocdtô rteed s ua voeu«ce sMt udr rea dclaeé
des L«a zroénaelist é» ..dueds ra ligvnoeqs u»e r.e s t rendue plus complexe encoe éle t
«
Convention
dcivairlme iestt icaed m» i nqr iéuLssteere ralnlvtieoe v,mn e oà«à m lcbimôguettn ée p« o»dll eeiys ti liqpanru teeérn.r edêcN tous nond nuauabuilstirsoean nss ceepn ass,d cqeuulneu il «ad g«o duvmeranrceamtieonnt
fdrraonitçsa idse »l,a cpeuissance occupante » (articles 2 etR 3ei),c hé taalnlte amfafinrdm »é edt a« uttoreu sp laerts
t
d
eqo
r
nuu
o
et
i
b
t
eo«
s
s nll deeé estg aaoltc utooivcouec nrutnsep ecnamountnse, tn

ràt
r
ai
e
lfrar
s
e a
p
sdn
o
içà
n
s a
s
lpia
a
so
b
spe
i
ir
l
ts
i
éit
t
o s
é
ren
s
e n stddpeee o clnolsnAaovlbclelceenu mtidpaoeég nt nvo»ei us(s-a àr l-t[eivescit ls]oe rbd2eje1es t)psl. o u
I
ein
n
ts:
t
a
é
v
r
baa
ê
llu
t
eet
s
au dnreestt
parler de mise sous tutelle
37
. Cest ainsi que la ligne de démarcation a été

Journal politique
,
1939-1943
, 0reste Zeluk éd., La presse française et étrangère, t.2,
Appendice, p. 283-284).
36
Cela se passe après lappel de Pétain à rendre les armes « dans lhonneur ». Evoquons le
dénouement : une fois désarmés, un tri est effectué par les S.S. entre blancs (envoyés aux
stalags) et noirs (fusillés à la mitrailleuse puis écrasés sous les chars). Voir Gil Emprin,
La
Résistance en Rhône-Alpes. Une région militaire,
Lyon, co-éd. Le Progrès - Le Dauphiné
libéré, 2011, p. 5.
37
Le verbe « collaborer » est mentionné, dans la Convention, comme une obligation ; cela est
dit en langage diplomatique sous une forme doxymore, « inviter immédiatement » : « Le
gouvernement français invitera immédiatement toutes les autorités et tous les services
administratifs français du territoire occupé à se conformer aux règlementations des autorités
militaires allemandes et à collaborer avec ces dernières dune manière correcte » (article 3).

25

tarnanceéxe esp lairé else à sliganrtaitcalier e2 , aillmepmoaséneds, dsaanvsa nncée)g.o cLiaa ti«o lni gnper é»a,l aqbulie v(a vsoéirp arleers
Sud et Nord,
fcmOrôoictlncéitt uiadpèirreéeese s, felrcsoo«pnu atvAgirsèndaero enmltsiep n,to biousdeutrletrsg eau etilDi,t ao u lnfnvu aekxçmreesair lmdqiletube ae oim ruSeàaru rgiadetBl iloaleimyesm eoe l andonenentd e gle.s u»IOdil euss sseeels.at .gA EiIttlln a eàbnn eit fePifvqnaea rut i desd s,ee i j, c udmseéeqênsc tium sZaieà oov dnenlausce

lceesl led eduex eBxrcuexpetliloenss, detu sPuarst-oduet- Càa llaies xecte pdtui onN ordde, ldé afpniaxnreet eximoen ntds er alttaAclshaécs eà-
Mosel
dénomlem. éeS o«n tz oéntea bilinetse rdeitne »e ffoetu, «p azro nlee fderromité e d»u pvraoitnéqgueeaunrt, uunnee qzuoansei
annexion du nord et de ses industries, et une « zone restreinte » pour
signifier aux Alsaciens et Lorrains partis ailleurs quil s» nesot net npclouus le édroit de
rteernrtirteori rae u vpoauyési ,a àlt ea ln»ad ids« egsqecureunmnda n«pi slpuaetsi uoapnlu e »sm
38
ue. dn-tE eanstl ,l eoaumftiranen ,d due nep roptoéignetre rdaégn osmurm ècéee
« extra-territor la fronti re
ljiu smqitue adue reGleain iètvaeli. eEn,n cZeosnt-eà -Ndiorne- jOucscquaéue lac Léman, Bellegarde inclus, à la
les hôtpelrsé sdeen tceur rea uapcrcèuse ildlee nt les bureuapux ,d uc gesotu dvearnns elma evnitl leP édtaei nV, ilcehqyu, elq usee
fait re loccupant à Paris (où sinstallent les bureaux
eadlnélccelomauvapenasdg sed) é pvaaourls usuien se màs iolnruIttteia eldiueax, msqib ualeas scacodenel.uv ieL nedt ieSo unl da-a Ev«es tcz forcnaeetn tçea Oinsca ctaiuuopréaiet »p u asvuebci r luens
n, un peu plus
tardive que la convention darmistice » franco-
«
appliquée avec autant de brutalité : la Sav allemande, avait été
9

étaiLene t dméceonaucpéaegse. en « zones » ne sarrête poais el, àl, e mpaaisy si l nciçhoainsg ee t dlea nCoomrss ee
3
t
lgpd
R
eroe
1
a
,
udf

nréo
R
dpnes
2
eca
,


t ia
R
«pog
3
aneR
,
r,, t é,ev égtuspci,.oer sonc Duse ptévt»rbee on upfmtt roilei1laiss9 t, n a4«idé4r ca,re enésls,sge s i ltiogrtènéoé sspnd té»eier. qf asfuliF ecor Diredegénenlaa tenceysies,ts rueaedxrin.è n sqtL ,zu a1oi d,9n Rer4epée 3fsu Siui: ssust eadalL,nln toec dsnle é dtsayrero eranmsm,tmi isfénntainoeic ttae ésg deieeexs,t


38
Le texte français dun placard, signé du Gauleiter Bruckel et apposé dans chaque village et
ville de Moselle donne le ton : « Vous connaissez tous la tâche que le Führer ma confiée.
Cette province devra être allemande à tout jamais  Je me suis mis tout de suite en
communication avec le gouvernement français pour que 1
e
 Le rapatriement puisse
seffectuer en bon ordre et que 2
e
 les familles rapatriantes néprouvent en aucune façon des
pertes de fortune » (cit. ds Louis Noguères,
Le véritable procès du maréchal Pétain
, p. 182).
39
La presse mussolinienne, affirmant que les accords franco-italiens de 1935 étaient caducs,
monte « la manifestation de la
Chambre des Faisceaux
, où deux douzaines de députés 
lancent les cris de
Corsica ! Savoia ! Nizza ! Tunisia !
révélateurs de dépouilles que
Mussolini nous aurait arrachées, si lAxe avait été victorieux » (André François-Poncet,
ancien ambassadeur à Rome, ds
Le Figaro,
17 juillet 1945).

26

même pour la zone Nord avec, lui aussi, six « Régions », mais dénommées
chacune par une lettre différente, choisie daprès la majuscule de leur
« capitale » :
A
comme Amiens
: Nord, B
comme Bordeaux
: Bordelais
et

Sud-Ouest, C
comme Calais
: Nord
et
Est, D
comme Dijon
: Bourgogne,
Franche-Comté,
M comme Le Mans :
Normandie, Bretagne, P : Région
Parisienne
. Delestraint, retour en France, est théoriquement chargé par de
Gaulle de la direction de l« Armée secrète » (
A.S
.) dans toutes ces
4
« réésigsitoannsc e»,
0
l. a Lne ércaesssseitmé bldee m«e ntrt adnessf o«r fmoerrc else sp arréafrmaicltiatiarieres s e»n etc olmubniattét adnets la»
R
ont, en effet, besoin dune organisation territoriale nationale. Après
le le le dunificateur
r ment, par la base, sur le terrai
lpddDueéaeirv srr esosoBnttnao tloilcboapôaneét réétde,, re qaMcDuuoeitae rsqrltet ej igsoactaulrh ueaaalridVrono gitn,éspt , u cdidees on os ngrsetégu rmnrlao éeénnt riatrps avolleei perro ssodn odspena rsnvéa iefnaeleg tstirlscoa ôairndsa, rlnil,li qmléeueastisr ,qàn r uodedénjesa o idbnGdeoterap duu lLlsial.sso e u,néLc rMd roMroaaneiivosdsxni u rsol eiedinllsnnssea.
alin,
cembre 1940,
français s s au Tch
F
L
R..
o
AA
r
.
r
.F
a
F
i
..
n
L(.
e


R(
o
oF
u
yo

ar
d
lc
u
eAsi ra éFroiercnen)e s
o

u
d

e
o
l
p
a
è

r
F
e
r

a
e
n
n
c

e
u

n
L
i
i
t
b
és
r

e
a
)
eu
:
ts toc enslooleumsve-esc in sts oeiurnsoc noltre p dcoéronllo edmcatimf édese
par des noms de provinces :
Lorraine, Alsace, Bretagne, Ile-de-France,
Normandie
41
, Picardie, Artois
42
.

Fissures dans lEmpire
proiTe oduet ldo« mEinmapnicree s ferta ndçea isse g»,m ceonltoatniioens s,e tp aprrfooties ctmoêramtse ecnotmrep rdies,u xd eavuiteonrit télsa
françaises, comme en Afrique du Nord, en Syrie-Liban, en Indochine. Le jeu
des rallieme
tfdoeriuraf rfngaéçiaraneu lnltidss et eg) ncodtouseev rmsotesebruisa nn,tde es euà, usr snac ebo gscnéeadnnrutécieres asah unédxtse i treapatnal tlriefde oeeimvts i eemnànto duàr vual anuneetn ne j ovequruu a lii eadd uéitp«nr efegl nupudee ôrsnlreoc eeu( svv,if ercnavhtn oydcisretoese-
ltre èsr aplleiieus)em o»e.cn ct Cuàp éP létEaimn pliqreuexi ccesoepl toipnorinaa tli dqferu aeln aç daTiausb,n oimsridae,i, s ,dl aae nns W Aleefhrsri qmjuoaeuc rhdntu a unNxa o (rp
L
d,a

s
E
c
c
(e
h
os
o
ut


dOran, La Dépêche

algérienne
) et dans la haute administration (général



40
Voir P. Montagnon,
Les Maquis de la Libération,
p. 47 et Annexes, p. 393-394.
41
Le nom de
Niemen
sera ajouté à
Normandie
(sur proposition de Staline) après laction de
cette escadrille en Russie et en Norvège.
42
Voir Valin, « Les ailes françaises libres », ds Louis Mouilleseaux,
La France et son Empire
dans la guerre ou les Compagnons de la grandeur,
Editions littéraires de France, 1946, t. 1, p.
167-178. [
FEG
]

27