En mission dans la Russie en guerre (1916-1917)

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Après sa « débâcle » au cours de l'été, l'armée russe devient fin 1915 un sujet de préoccupation pour le général Joffre, qui attend d'elle un puissant appui à l'Est. Le général Janin, nommé en avril 1916, chef de la mission militaire française en Russie, est chargé de mettre en œuvre ce programme d'assistance et de coopération. Nul plus que lui ne connaît les problèmes à traiter. Voici un épisode de l'alliance franco-russe qui est relaté en détail et en « premières lignes ».
Publié le : dimanche 15 novembre 2015
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EAN13 : 9782336395661
Nombre de pages : 292
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À la fin de l’année 1915, l’armée russe devient, pour le général Joffre, commandant en chef de l’armée française, un vrai sujet de préoccupation.
incapable de reprendre des opérations sans une profonde réorganisation.
jours de juillet 1916, il décide de faire un effort pour aider son allié à refaire ses forces matérielles et morales et, conjointement, rétablir la confiance chancelante entre les états-majors. Le général Janin, nommé en avril 1916 chef de la mission militaire française en Russie, est chargé
traiter, et nul mieux que lui ne peut les faire comprendre aux Russes.
Russie. Il inspirait confiance et, fort de cette confiance et de réels talents
sont entièrement inédits. Cet intérêt se trouve renforcé, actuellement,
Mâcon qui assure la conservation de ce manuscrit se trouve de ce fait
cette guerre et du rôle que la France y joua, bien au-delà de ses frontières hexagonales malmenées. C’est donc un épisode de l’alliance franco-russe qui
Général Maurice Janin
En mission dans la Russie en guerre (1916-1917)
Le journal inédit du général Janin
En mission dans la Russie en guerre (1916-1917)
Général Maurice Janin En mission dans la Russie en guerre (1916-1917) Le journal inédit du général Janin
Du même auteur Ma mission en Sibérie, 1918-1920,Payot, Paris, 1933. © L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04886-4 EAN : 9782343048864
L’Académie de Mâcon a été fondée, en 1805, par un groupe de Mâconnais cultivés qui avaient pris l’habitude de se réunir, chez l’un ou chez l’autre, pour débattre de sujets littéraires ou scientifiques. Le préfet, intrigué par les conciliabules fréquents de ces messieurs, leur demande de créer une société qu’il pourra surveiller facilement, puisqu’il en sera le président statutaire. Depuis cette date, quelque quatre mille personnes ont adhéré à cette société, dont le membre le plus célèbre fut probablement le poète Alphonse de Lamartine. L’Académie de Mâcon est membre de la Conférence nationale des Académies. * * * En 1942, le général Janin, membre associé de l’Académie de Mâcon depuis 1923, lui envoie le manuscrit du présent ouvrage, aux fins de publication. On lui répond que, malgré l’intérêt de son témoignage, les circonstances du moment (occupation partielle, et bientôt complète, de la France par les Allemands, restrictions dans l’approvisionnement du papier, etc.) ne sont guère propices à ce genre d’entreprise et que l’on ne pourrait l’envisager qu’après la fin de la guerre. En fait, celle-ci se termine en 1945 et le général meurt en 1946. Les choses en restent donc là et, depuis cette époque, le manuscrit reposait paisiblement aux archives de l’Académie de Mâcon quand on le découvrit par hasard, il y a quelques mois. * * * N.B. Les notes de bas de page en romain (caractères droits) sont du général Janin, lui-même ; les notes de bas de page en italique sont de Raymond Noulens ou de Pierre Deschamps.
Cet ouvrage n’aurait pas pu être élaboré et publié sans la détermination et les soins de Pierre Deschamps, membre titulaire de l’Académie de Mâcon, qui a tout particulièrement assuré la transcription du manuscrit original du général Janin, conservé dans les archives de cette Académie. La mise au point du manuscrit a été effectuée par Aurélie Monnier et André Bazzana (Académie de Mâcon).
Introduction 1 À la recherche d’une « belle et bonne alliance » Le général Maurice Janin (1862-1946) et la Russie par Raymond Noulens On savait depuis longtemps que le général Maurice Janin avait lié une grande partie de sa carrière au destin de la Russie : on savait notamment, depuis qu’il en 2 avait fait lui-même un compte rendu détaillé , que, pendant la guerre civile, commandant en chef des troupes alliées en Sibérie, il avait joué un rôle majeur dans le dénouement de la crise (1918-1920). En revanche, on connaissait moins le long itinéraire qui l’avait conduit à cette haute mission, notamment le rôle qu’il avait joué, de mai 1916 à septembre 1917, comme représentant du commandant en chef des armées françaises auprès du généralissime des armées russes. L’Académie de Mâcon vient combler cette lacune en publiant les souvenirs que le général a écrits sur cette période de sa carrière et qu’il lui avait confiés en 1942 en vue d’une publication. On peut regretter la longueur du suspense, mais, au moment des commémorations de la première guerre mondiale, cette publication tombe à point. Elle enrichit l’historiographie de la guerre d’un témoignage direct et lucide sur la défection de la Russie de 1917, un épisode crucial de la guerre, un point de rupture stratégique, où tout aurait pu basculer du côté des Empires centraux, si au même moment, et pour des raisons tout à fait indépendantes, les États-Unis n’étaient pas encore entrés en guerre aux côtés des Alliés de l’Entente. De son poste d’observation privilégié, pendant 18 mois, Janin décrit, au jour le jour, en fin connaisseur des choses de la Russie, l’agonie de l’autocratie tsariste et la décomposition morale de l’armée impériale russe, qui, amplifiées par l’idéologie bolchevique, faussement pacifiste, conduiront notre principal allié à une dramatique paix séparée. Le cyniqueDécret sur la paixété publié, le 8 novembre 1917, le a lendemain du coup d’État bolchevique. Était-ce un signe du destin ? Ce jour-là, le général Janin quittait la Russie et refermait son journal sur un triste constat :« La Russie n’est plus une alliée. » Pour lui c’était l’effondrement d’une idée qui, comme nous nous proposons de le montrer, avait sous-tendu toute sa carrière. 1 Termes employés par le général de Gaulle, pour définir le traité du 10 décembre 1944, qu’il a signé, à Moscou, avec Staline. 2 Général Janin.Ma mission en Sibérie, 1918-1920,Payot, Paris, 1933.
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