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Essai impertinent sur l'Histoire de la Bretagne Méridionale

De
174 pages
Lorsque l'auteur, passionné de navigation hauturière, quitte la presqu'île de Quiberon et met le cap sur Cadix et Carthage, il voit la mythique "Route de l'Etain" émerger de son étrave. Les recherches qu'il entreprend sur les navigations phéniciennes et puniques lui font découvrir alors ces deux mille ans d'Histoire de la Bretagne méridionale, trop méconnue et entachée d'idées fausses. Sans prétendre à une étude exhaustive de type universitaire, l'auteur nous dévoile l'odyssée de ces autochtones avant que les Romains et les Celtes ne viennent à leur rencontre.
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DE LA BRBTAGNE IVIÉRIDIONALE

Can1iHe B1JSSON'

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Prétàce de

i,:U"HnaH,w 5.7, nit' <b 1'tç<>~"}'d>~('(~~l\Üqu" 75()():5 Paci$

FRANCE

HamŒttun Kt\"vy~~!)dt W:5, :&u!"''''S!. K()$~\\thL u. 14..\6 HÜNGlUE

L'HurmMt>ln n"};,, h. !),'gU A,Ü,;" r:5 \' \0'114 Tm';n" FACIE

HeUgimls et SpkHmlHté ('olleclion dir(gée paT Richard Akweau
La cùiknion ReUglons et S,uiriwaUlé raBsemh.ie divers tYP0S d'ouvrages: des àudes et des débats sur \cs gra,,"des quesÜow;; J{)IKkîXm~nt<lk~s se püsenî il Phormm\ ik£ biùgr,îphi0£, d0£ îeX8£ qui inédits ou des réimpruisions de \ivres a,,"cieni!ou méçonnus~ L.,ï C().lh~~tion est ouverte à toutes ki! grandes rt'thÔons et ,in diah)gm~ it1t~~H\~1igk'U!c

n~..'rnthe~ p~lnttlom.,

Erich PRZ;YWi\RA (Tn1d, de raUi:~mand par PhŒ1x~n Sz:cretan), Et tout ,vera renmn'<.:li., Ouütre sermons ,'iur
I 'Occda'enJ .wiv!de Lwher en ;j'esultimes omséquenses, 2005, Jean..DnnÔnique Pl\OLINl, El Aph.i\HNte à ,}i,)'ti~\i, lU\NIÙfiù'~<; C chypriotes, 2005, André T'Hi\.YSH, A I 'écuute de ! 'arigtne, 2004, Et::ii::mîi:; (}OUTAGN'{, C'istercimls ni {Jotnbes, 2004 J\IgT Lm.,kn DALO.Z., Chrétiens dans une ,B'urope !?n coni'itruUioli,2004. Philibert SECRE'flI.N, ('he,nins de la pensée, 2004. i\thanas(; i30trCI-IA,RD, Un prêtre, un dodler, l'OUI' la \/1e' ('abbé Pierre CHçherouss(~t 2004, IvHehd COVIN, Questions natw:s au (:hn~stiani$me, 200iL Vincent FEROLDI (dir,), Chrétiens et musulmans tm dÙ:dugue Les identités en ({evenir, 2003, Karékine BEKI)JIAN, Rap/linn', marIage et rituel j-iinéraJre dans i '{~g!isearmém'emn,' apostoliqi.W, 200.3., Albert KHAZINEDJJA,N, La ,pratique rdig'ieuse ({aHs l'égl.ise ttl7nénienne apustulique,. 2003, Phmppe; C-'\SPA.R, L'embryon au .llème sh>:~le,2003. Jean BAlLENGER, BIologie et rel(ffJon ch.!\ftienrw, 2003, Ferdinand de 1IEDOtJVILLE, RelatioHs sur mon se:!.louren exd e/ l'e:wde des rel(gieux jusqu'en ,Hu.ssie, ptlX Un nUVIce ae Vi:Ûsainte, de [797 à j 8UO, 200.3., Nkolas-Chmde DARGN1ES, A-fénudn,<'i en jànne de lettrtw puur ,w~ndr à f 'histoire de la R£~{orHu.: La Trtij)fN:'établie par tie dom Augustin de Lestrange à fa Valsainte"" 2003,
'

Eire né au jHl)iSdu monde m.?'(faHthiqw, wie dv£!isaiiolf
dont (HI igrwn~ tout et qui date de lOllglemps' avant les (:elles, fin (ôwi1.'.'.1 plein inumm.l, en plda m,l'Stère, On est dans le sacré,
'"

il m 'ajïÛhi arriver à un certain âge pour que) 'en vÙ',>'me A penser au passé, (:wfw!:sef1t, à l'avenir de ta El'(~Ü<J/k~,

E.,GUH1ev1c(Vivn" en puésk')

Préface
n nous semhlera nattlrd qUt~Camme Susson, ne à r ombre des grands mégalithes de la Bretagne méridionale, ait pu consacrer sa vie professionnelle à kt réa1isath:m de grands
OU\Tages de Gén10 CiviL

Depuis quelques années, il s'est lancé dans unt~ enquête passionnée dont il nous Hvre id les résu1tats Cet essai, que l'auteur quaHfk~lui-même d'impertinent (,:~ar 11 çonÜ\~dit appaœl'nment quelques idées établ1i::s,tranche en tout . cas psr sa nouveauté d: son sudaceo Rien n'egt plus ardu que l'étude des hmbes de l'hlmwnhéo Le temps de la préhistoin;~n'est pns edU1 de!'histoire. C'est un temps géologique dont l'tmité de base serait le mménére,. il échappe m~x destinées humaines cornmt; sans doute à la démographie et aux premières rn:igrat::ionsk l'espèce. ( C'est un temps de légtmde, Geluidu déluge, de ]a vme d'Ys, de rAthtntidt;, que l'on ne peut qu'évoquer. J'admire que l'aUteur ,:iltréussi à l'dier l'homnw dt~léviec et les premières civilisations athntiqnes aux relèvements suceess1f.s du niveau de rocéartLes arcanes de la génétique et de ethnologie, confrcmtéeg aux phénomènes d'accultmation, recèlent hien des écueils et des énigmes qtti JrK;lterünthien sûr à kt çonb::werse, i\. l'époque historique, même les Etats"Cités de Phénicie et leur prolong(;~nlent carthagil10is gardent de leur my'stère. Lt~s térnoignages d'hish,)dens sont indireçts et pm1iels, ks données épigraphiqtl(~$ d: -archéologiques très peu nornbreuses en ce qui coneemt~ les 0xpédiHons et les comptoirs de 1'i\tlm1t!que nün::L

i:~'n l'absence de textes Wurgiques et théologiqut~S,la religion elle-mème apparaît CŒnme irnprégnée très tÔt d'inHuem:es assy['iennes, égyptiennes, grecques, Plus qu 'am~um~autn;~sans doutt\ k~ polythéis.me phénicien 0t punique fut marque d'une gnmek soUpk~SS0yncrétique. s A Chypre, l'A.start6 de Kilim1 dçvÙ;~ndral'Aphrodite de f\lphos puis de la Gréce, le temple du mont Eryx en SÜ:"iksera

cdui ci.' Astarté --Aphrodite 'linus,
"'.

Le grand rnérite de notre ;:mteur, son appŒi essentiel, S(3Ht pour nous ('étude to}xmymique et néGeSSa1rmlK:nt yrKrétique s qui monopülisera Sims doute (' intérêt des phHologrws d des
spéciaHstes de 1.mgrwEi hretonnes.

f\mf notre p,1rt, nous remercions 1'auJt;ur de trous ,WO!X donné l'occasion d'unek;çtw\3 p;.t,ssimmantc,

], I). Paoîini

(1

Introduction
E 'abs,tt/ce de pŒl'IV£ fi 'est pas la [weuve tÙ-,l"absenc<,'.

Pour satisÜÜre au ",redo touristique, 1aBretagne ÜÛt çnçon~ trop souvent rDt~jet (rum~ pr6se:t1tation historique st'ér60typée : Bretagne des mommlents mégalithiques avec ses géants et ses légendes, Bretagl:H;~ Çt~lt.1tiUetOtses dmides régnant sm un uniVt~rs

de magie, Bretagne terre d'accuei1 de la :rnythoiogi(~çhr6t!enne avtx ses Saints et ses pardons, Pour parI:'Ûre œ cocktail, on ajoute un zeste d'invasion romaine avec Juks César et ses légionnaires venus affn::mter les navigatems autochtones
({Vénèt(~s >tdont 11 t€.\ra lU)S ancêtres lf!S (J'auloisr

Le déwr est planté et le touriste peut laisser vagabonè>r son hmtgination dans œ hrii>à~hn'1c histüriqm~; les habitants deviendront indiHeremment edtes, gaulois ou bretons selon la ttondance médiatique du rHOme!1t Difndk de ne pas s'y perdre r quand, pour ajouter à la confÜsion, César i\jfHltecelk des Heux dans son livre La GUt;:Tre dNi Gaules, version de l'Histoire racontée par le vainqueur, où.kt Brt,tagne eorrespond it l' m::tueHe Gmnde~Bretagne ! Vouloir apporter quelque dané l1cet erwhevètrernent exige une {{remise a plat >f nécessÜ~HÜ les cI)JmaiS5anœs (k~ l'océanologue et de l'arehéologue, de l'historien et du 1inguiste, de l'ethnologue et du généticien, Rude défi, nWls C\'5t à ce pdx que 1a machine à remonter k \\~InpS peut se mettre en marche (~(: que les clichés dont il t~stl1Ütbon marché pourront passer il 1a trappe, ,,,\, quand donc faire remonter la première occupation humaine en B.retagrw ? Voilà bien la }"H'emîère uestion que l'on q ne peut é'viter de se poser, La répouse nous est donnée parks archéologues en tIJute simpîidté et sans émotion: 450 à 600,CH)O RUSsm le httoraî de la IketagDe Bud (~ntœ1apointe du Finistère et r'(~mhoudmre de la Loire, C'est l'« 1-fomnwde Néamkrtal)\ un ho.mo erettus, (~xcelknt chasseur, pêcheur, cueiHeur t.~ta!îleur t

de sikx, qui GŒ1mÜtle feu et sera le J:wemiet I:~ur'()péenà enterrer

ses morts,
Tous h~s bomrm~s qui v'Ont SUtVle comu"ilTont jusque 'vers sono Rns flC O} une suite inirü(~ftompuç de caÜtGIysmes liés à trois glaciations et {k;s osdkttiol1S dl! niveau de kt mer aIhmt de
",,120

nL à +20 nL, pas moins 1(fîgJ),

La rnérnoire et la tnldit:ion découlant de ces catadysmes sewnt ks vecteurs d\;michissement dt~ chaqne génè-'1til:m au fur et à nKSU!\~des nux et œf1ux mignÜnires qu'ds engendrerontk~ long du littmal l\thmt::ique, POUt'tous ces honmlt;':i, la {<conquête <k l'Ouest » s'achèv'e im~Xo.nlhjçn:l<;mt th,ce a !'CÎ\..;éan: impossihk de suivre plus loin la {~ourse du soki1 et sa plongét~ dansks eaux Ù;lén'eures au ciel (2), l'dms Hs vont pri(~r et se livrer à des sacriJkes pour que le So.leil revknne, çornme lenlisaient il n'y a pas encoœ si kmgternps les i\ztèques, d pom- que la Lurw tempère fUJnplitude des rnaré(~s,

Tout est en nhlce perur l'épanouissement (k l'homni,e moderne, <\h<n})o sapiens"sapkns t>, notre imçêtrc, Parti des çonHns de l'/\fâque Odent,:\k vets 135,000 Re, iI va coionis(~f toutt~ l'EtH'Opepour &'arrÔterà son t()UfVerS30,000 B.C, fm,;eà l'Océan Ath:mtique, là oÙ {< tlnit la terœ )" Ji St; gubstittte progn:ssivement à l'Homme (k Né,i,ndert):d qui t1nira [mr s'éteindre, LaÜn de la dentièn; g1aciation intGfV'ientvers 16,000 Re (tlg2), EJ1e est suivie d'une remontée extrèrnerut;nt ritpide du niveau (k~rOtéan ,.près de 100m wqui se retn:iUveà -,10m sous sem niveau ndud, au déhut du rv!ésoUthique (vers 8000 BX',), CdW renwntée comm,enœ alors ;à s'mllortir et une stahilisation toute relative appanÛ:tvt,;r'S 5000 IU:,:~" niveau (b l'(lcéan se k (f!g.3), Les conditions climatiques detrouvant à environ ""Wm viennent plus favorabks et tit forêt sc développe,

,~~-,,-"""~-"",," {( di H.C,; inihiÜe,~ de Hef\)n~ Chc($\ '>, int<orn1\tiünuknKnt nx:ümm pour «/\v<\1\\ Jbn$ Christ », mmnK' AJ}, ,!\:,stpmtr" Après JèHŒ Christ ".. VÜiI .Eebdk dln),\wk>giq\K:'

tMge 1.5, (2) Voir r luwi(:,nTç",tsm(~r)J:La Gm'ésd .

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n s'ensuit une augmentaÜŒl impnrtante de h popuhÜion tout le 1üng du htto.ml qui devient k pot.m:lOnde hmr Sllrvie. l/hom::me du ,Mésolithique se s6::k:ntarise et œsse d'(:tn~ tm prédateur, Tandis qu'au Proche-Orient il dev.ient <,paysan »),sm: la fhvade atlantique où. le poisgon et ks moHusques constiÜxmt ressentie] de son ordinaire, i1devient <~ pêcheur)}. En Bretagne, k l'eprtsentant ernblématique en est «1'Hmnme de Téviec)} (1) auqud 1'Océan apporte une som:çe nutrh.ionndle stable et inépuisabk, n n'a pas de problèmt;s de stockage des biens alimentaires, ~mltet si bien qu'il n'est ptlS indispemmb1e pom' lui de t1~iœ appel à l'flgricultuœ et à Fé1ev<lge, 11 POWTHse comenter d'unt; l'l,rrne de poterie rudin1ent;Jiœ, qui restt;ra marginak n continue d(~ çhas~mr 1e sanglier, te ç1:H~vreui1t le œrf dont le nombœ ne cesse de e s'aceroitre, ce qui le dispt;nst; {k;recourir il 1a dornestieat:km, n ramasse les dlfHaignes et ks g1ands qui existent en abondance et fépeautre assure son comp16mt;nt a1imentaiœ en çéréak~s (une diététique proche de ceHe encore ptatiquée en Bretagne au Moyen-Age), L~l dichotomie eNlventionndle t'vfésoHthiq\le ! Néolithique ne ÜÜtpat>se.us en Bretagne, cornme on fipu aussi le t;onstater en étudiant l'évohnion de son çontenipomin du Japon qui vivait è111S envimnnement cÔtier très semhlahk (Période « Jomon }> un de w.1.5..000 ~U}OÜELC,),L'hormne du ivlèso1ithique (lpparaît à à l'é'lidenÇ(~ commt;k~ véritahle et indis.eutable \<autoçhtone }) de la Bretagne, La sédentarisation et l'augm,enLîtion des popuMions en résulüwt appelleront une organisation sociale et une hiérarchisation qui {ha émerger des « chefs}\ forts de hmrs « contacts }} avec 1',\ Au~Ddà)\ ,Ainsi dès 5000 RC" ~,l'BmHme de Tév!t;ç }) devient tout à la l()iB l'aho\ltissel'nent dt; l'oœupation Immaine du liÜOŒJ atb.ntique breton depuis hl fin de 1a dernière glaciation (~t te fzmùateur pour ks. millénaiœs à venir d'nn Ndre sodaI et d'un tHIlvers cosmogonique oÙ la pierre qui était jusqu'alors outil
""".""._".w.w__,__ (1') Du, 110m d,~ tiki bmbŒ Ja,ÜB(

,k 'Iévkc ;;ur hi c6te fimV(!g,~ de QuilKfon de 6(100 Rc..~11Vit'}B,

oÙ Ùu\~nt d\X;'()uv~rtes

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(kvi~mt instnmwnt du culte sous la l't)llne (k menhir, dolmen, tumuJus ou eairrL Partant de œHe frange du littoraJ çcn~Té\':,sur 10 Gdfe du ,Motbih<U1et Carnac, on assiste a10rs à une <,\ éviecisaÛon >1 T ik hi péninsuk a:rrnor!t,ajm~ qui entraînera l'émergenœ et k rayonnement du rvfégalithisme sur toute 1<:1~ç;ade ùtlantique de n l't;;Ul'()lX\ du PortugaJ au Danœ:nark en passant par J'lrlande. o.n p<mt din, que k « r-AégaHthique !>s~xa à ta façade (ltlautique Ge que 1e ({NéolHhique >!l'nt à ht Iv:têditer:ranée Orientale, A la néme période ,iU Pnx::he-Orient, les homUl\,:;S<1\,:;'I/(;nus « paysans II sc tournent vers J'Ouest et vont s'infiltrer en Europe suivant deux çm1J:(lnts rnigratoires : Je « danubien I) qni prend la {(caniial}l qui suit 10 direotion de J'Em-ope CentTa,k \,:;t le pourtottr du bassin méditerranéen (f1gA) Le Goun)Jlt ({danubien Il sera r\':\!oint d,ml' S,l progres$km par des hordes conquérantes vennes de î'Eunls1e et ret,onnues plus tard CO,Hunedes « Indo-Européens ~" Us s'av';Jrweront jusque vers la 1v1erdu Nord (;t la !Vlùncl1eoÙ Us se retrouveront V(TS 3500 l\lègaEthiques» qui kur infEgen:mt qudques B.,C faGz; aux >({ re-vers, De leur çÔté, de-venus navigak,urs en ~dGrEgée, les homrnes du cmmmt « çardia!» s'avaüœn:mt jusqu'en )\déditerrané\,:; üçci,kntak Hs thmdÜront le détroit d\':~Gibraltar pour entrer dans l'Océan atlantique et, longeant ks cÔtes, cnntüUmGI\Hlt
l'Espagn(;, et Je Portugal p<mr adKv<;,;r vers 5500 13,C< leur couxs\:,

v'ers 1'Ouest sur lç hUonÜ rnéÔdional de la HI't;tagne, oÙ Hs entreront (;;ncontact a,/ec bur cousin >« l'HOnU1le de Tévieü », Un

processus el\,:;({néo1Üh.isation" s'engagera par lequel ils lui trmlsrnetÜ\Hl! kur savoir de l'agrkuituœ et de l'ékvùge, ainsi qne J'art de 1a poterie En retour, ks nou\/eanx venus vont s'imprégner des croyances reEgkus<;,;s \':,t du symholisme de «l'Homme de 'l'êvk,; Ii et dé{:oUYTir J'ml des constructions rnÔgaW:1Ûqucs,Lcs dés sont jd't~S pour les mménuin;s à venir: un Autodttone ({at1anto.médit:ermnéen!) pn;nd natss,mc\':; sur la, Ülçadc <:Üh'mtiqne,

C'est à un vèriÜthle transfert du savoir que J'on va assister, comnlt,; nCHJSk connaissons de nos j,mrs en matière de tedmolügie, sans qu'H y ttlt tt1H1sfert e population ni oççnpation d 10

01.1 colonisation, L.es Sociétés mésoHthiques év'OJueront (:t pt,rdureront en gardant jalousement Jeur âme au HJ des sièdes> Leurs d(~sc(mda,uts ne leur t'bnt pas Ü1jure en rew:ndiqmmt ;H~jüurd'hui leur singularité ({bretoml\.:,» bitonC0n11Ue t .Ainsi le littDraJ atlantique, entre la pointe du Firristère et J'embouchure de la Loire, v,l+.i] constituer Je sode origine! sm Jequd $(: forgera l'histoire de Ja Bretagne, Ses habitants auront une mémoire et une tradition à la fois maritinw et rnéditerranéenne qui seront, it 1> Age du Bronze, It: ferment du commerce des Phéniciens s'élançant sur la.« Route de l'Etain », A:u 5"m~ millénaire, la CivîJisaticm mégaEthiqtw va cormaitre son épanouissement avec la constH!Ction(le menhirs, de dolmens et de tertres funéraires le kmg du rivage atlantique, cornme pour conjurer Ja remontée de h~mer et tous ks çatadysrnes suhis par 1cm~ ancêtres, EUe va élever en 4700 g,C le oR.1m Ramenez de qui précédent de 2.00n ans la pyra:mide de Saqqarah en Egypte, puis en 4500 RCJe grand :t11enhir de Lomnariaquer qui précédera de 2500 .tuS les obé1isques de tonksOf' ! Son panthéon, qui compte dqjà ks Dkux du Soleil et de la Lune, va s'enrichir (k 1.agntude Déesse de JaFertiHté et du Dieu Taw\:au, Vers 2500/2000 RCmK: ultime vagu<;,d'« Jndo-Européens » partis d' Euroj,x, Ü~ntra1e va déferrer sm~ks ri'V\~s k: la r.:fer du ( Nord, sur l' AUemagne d lüwoitié nord de 1a Fmnœ, s'appnlchant des rnarcht,s de Bretagne oÙ les ont précédé les J\Jédherranéens {lu c(mnmt .(,ç.ardial}) voilà plus de trois mi11énriÎi\:s(k~à, Ces envahisseurs sont ks v'éritahles tttlcêtres des "Celtes» en. Hs apport<;,nt leW's connaissances de Ja métallW'gi0, dn cuivre et du hmnze en part:lculkr" {~t Œlsacreront C la fin des âges lithiques, J\-1ais1a Bretagne reste en dehors de toe déflwh:ment alors qu'eUe entre dans l'.Agt, du Bmnze (2000 RCJ En syrnbiose çornmercia1eavec ]a Péninsule Jbériqm: et i-t>rtede ses richesses InétlŒfêres (étain, pJomb, argent, or et cuivn:.:), la Bretagne va développer indépend,:umnent sa propre industrie méÜtHmgique qui de\'iemira florissante (l1aches, poinws

{Tj'''''L-;';;;~;t'~t''E;iî.~~" nŒn püur b !

!{(où{,r ;',(';;'$ population. ,;œ l'ient du Gnx " l'hi. pal' k. "uttUf3 (1:(\\)3 du 6''''» S\èd(j

sünt mmtin!\m~e$ RC/Eg.!)}.

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de hmz:es, épies, poigmŒds et p,lflHTS,j, L'exploitation et le CODlmercc de i' étain donneront rm,lssance Ii um~ CiviUsation armoriçaint~ du hronze qui rayormera jusq\1'a\l hassin nJ.éditernméen grâce aux navig"ÜeuTsautüchtom::s "Véneks >)" lesqt,ds assuraient le n:groupement des producth~nii armoricaines Q1:kur transport jusque Cadix, fbndée au 12"B"-' Siède RC, par ies Phéniciens, L,a mer deviendm 10 conkm ombilkal reliant k WtŒ'a!rnéridkmal de ir{Bretagne au nJ.Œ1de Hléditerraneen en sorte que, jusqu'au début de notre ère, les na:vigateut'8.-commerçmltsphénkit~ns et c<wthaginoisy laisseront le\1ri> empreintes {fig-S} l\pp&tés parles richesses méwHifêœs des Bes Britanniques, les premiers envt'thissems ,( t"e!tt;s» établis sur k:s riVt~Sde la G,kr du Nznd, ne vont pas en !\;:sterhL Hs envahissent la Gnmde-

Bretagne it l'aube du 1'" mi1îénaire B,C, et œpousst;nt hos
.autochtonçs IYJur ks conûm.T dans ks régiùns du Nord (en Ikosse ) et de rOuest (au Pays de Galles t~ten ComouaiI10s) sans toutÔ)is atteindre l'k!and(;., ns m:ms seront connus sous le
mnn de .«(GcÙdeîs » et de .« PIt"tes »,

La I\'kr d'Mande, bordée au sud par la Btetagm:, devi(:nt un bassin cOJnmercial d'6d:mnges t'ümrne le fut lai\ih;;rElée à 3;);W; mménairt;" fH::, /\, hi Hweur des H,;;sor\$ l'auhe du commerciales qui s'y déve1oppent, l'usage de ta t<1JJ.mw celtique S0 répand c:t edk:."ci B.craprügressivernent adoptée par tous, sans que pour autant les autnchtnnes p(Tdem Jeun:; spécificités ethniqueB. et sociaks< Vers 650 H,C, une nouvdle vague de Cdtes (connus sons k~ norn de .«( rittons ») va \.:~nvahir B l'Anglett;rre, Norrlbn: d'autoGhtones s'enfuient v\.:~rsk P<~ysd0 Galks et la CÜfJlmmiHes, certains même se réfugiant chez kms tJ:'èn:s {it; Bretagnt~ St;pkntrioru:Üe ; mais i1 Drnt\(; répékJ\ Ge ne Cdtormmia du 19êm;) Siècle qui s(: sont <~pp.ropriésl'Histoire de hl I:ke1~1gn0,

sont pas des

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Cd tes 1>,n'en déplaise aux tenants de la

it l'aUbe de rAge du Fer -vers 700 ans B,C,-alors que la production du bn)HZe contiHue en Bret:agne, une ultime osçiHaticm de la rner sc prüduit : Le ni''leau des phœ hauteg mers eornrnenC0 pm~ s'i.thaisst~r au ni'ilt;;lu des phw basses mers
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d'a:ujoun:fhui : la configuration du Httoral et son a!:nénag~m$n(: s'en trouvent houkversés, Les l10rmJwsy t'(-'11t n~œ, jusqu'à ce qu'une :nouvdk remonté~ de la mer survienne qui e.ngloutinl ks fbyem industriels, sochrux et cuHuds d(~ l'Age du Bronze, privant ainÛ les arcléologues des vestiges imltspcnsabks à r 6tmk: approfondie d(~ cette pèriotk La mer deviendra km EneeuJ en rlîêule temps que la source d~ me1"vd]kus(~slègende:L Ainsi s'achèv(~:ra k~ demi~r aGte du l'nytl1eplatonicien des continents et des dviUsatkms engkmtîs, mytl1e qui n'aura œssé de se perpétuer (~tse renouveler pendant des mménaires au gré des osdt1atlorw du niveau de la rner : 1GsdviEsations s'd1:1H:~ent nIais ne disparaissent pas mortdkment Par un lent processus d'accuJtm:ation, eUes passent de l'lme it l'autre par des ph<.tses dto mutation, La Bretagne quitte aIon, le domahl(~ de la Préhistoire pour rentrer (hm.seehÛ de la Protohistoire, Les pren.1[erstémoignages Ettèraires apparaItront au cours de dvUisations postérieures <l\tee
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en 56 f.$,C,ou de Strahon au 1""SiGdt~ AJ), Que retenir {lto ce "ka1éidoscope I> historique püurks rruli.én;Ûres précédant noÜ-e ère? CI1aûun s,~it que partant des mÔn(~s coml<.'tissan"oes archéologiques et des mènws è;:rltS, ht présentation historique d'une c:iv:iEsaJic}]1 peut différer subst<.tutidlement sdon le modèle 0xp1icatif reJ:Gm,L La singula.rité (ks pt~Upklm~nts du littoral de la Brel~~gne méddi()nak~ nous y invite tant rin:t1uenCt~ des n.1tmmts méditçrnm6ens et pMnico.puniqnes en particulier a JIn y jouer WI rÔle déterminant jusqu'à donner sün nom de Bretague il la péninsule. armoricaiue. Alms, plutÔt que d'anrH:mer tme ürigine 1.1. t~dte» ou {f. auloise» it tmls œs dmxendants de 1.i.Homme de Téviec .>1 g l' que sont ies Bretons, ne devrait-on pas plutÔt parIer d' it Atlanto}'.1édit(~1'fan6ensJI Gomme pour tous les penpks de l' i\n~ Athmtique, du Portugal it l'Irlande '£ Réponse },Ücmsement gard6e jusqu'à (~ejour par la mer au sein de ses cOHvuIiÛüns, ImttS it est permis de pem(~r que l'a.rchéologie sous.marine t~orùuguée aux: !ycherehes génétiques en GOurs, ne tarderont pas à la i1!ire émerger (k~spror<!r1deurs de l'Histoire. 13

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