Evolution économique de Bouaké de 1858 à 1939

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Comment expliquer le poids économique de Bouaké, depuis la fondation en 1858 sous le nom de Gbêkêkro, jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale ? Comment expliquer la transition de l'économie de Bouaké du mode de production précolonial à l'institution d'une économie coloniale de marché urbain ? Les rôles économiques ont-ils été depuis toujours les traits dominants de l'ensemble des caractéristiques de Bouaké ? Voici une recherche éclairant l'histoire des grandes cités marchandes d'Afrique, en général, et de Côte d'Ivoire, en particulier.
Publié le : mardi 1 mars 2016
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EAN13 : 9782140003530
Nombre de pages : 294
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du commerce maritime. Enfin, les peuples baoulé autochtones de ladite
sociologie et l’économie. En définitive, nous osons poser, à partir de cette
écrivain et auteur de plusieurs publications scientifiques.
Etudes africaines
Série Économie
Alphonse G S
Évolution économiquedeBouaké de1858à1939
Évolution économique de bouaké de 1858-1939
GBODJÉ SÉKRÉ Alphonse Évolution économique de bouaké de 1858-1939L’Harmattan
© L'Harmattan, 2016 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN :978-2-343-08501-2 EAN :9782343085012
DÉDICACE
Ànos géniteurs, feux Félix ZAMATI GBODJE et Eugenie Amoin DAGO DJOUKOU Ànos parents adoptifs de Brescia (Italie), Àldo PANELLI et Carla PANELLI Ànotre frère Maurizio PANELLI
REMERCIEMENTS Au moment où nous nous publions sous la forme de livre, notre thèse unique de Doctorat, nous voudrions adresser nos sincères remerciements à toutes les personnes qui ont apporté leur soutien tant moral, intellectuel, matériel que financier. Notre gratitude va notamment à l'endroit de M.Simon-Pierre EKANZA, professeur émérite (d'Histoire moderne) à l'Université d'Abidjan, directeur de notre Thèse. Nous lui disons merci pour avoir su susciter en nous le goût de la science historique. Nous voudrions aussi témoigner notre reconnaissance à M.Jean-Louis TRIAUD, professeur titulaire d'Histoire de l'Afrique à l'Université d'Aix-en Provence (France) et ex-directeur del'Institut d'Études Africainesnous a apporté son qui soutien pédagogique sans faille lors de la rédaction de notre thèse. Nos remerciements vont tous aussi en direction de M.Jean-Michel EGUE LATTE, professeur titulaire d’histoire des civilisations africaines et à M.Emmanuel TOHBI TIE, professeur de lettres modernes, option stylistique et poésie africaine à l’Université de Bouaké, pour leur appui pédagogique. Nous ne saurions oublier nos informateurs lors des différentes investigations sur le terrain : FeuDJIBO Sounkalo, ex-Maire de Bouaké (1956-1980),Félix Koffi Akade Kouassiblèkro) (village ,N'da Koffi Kouadio(village de Kotia Koffikro),MmeKoffi Aya alias Blé, paysanne de Kotia Koffikro etMarie Christine Texier(notre amie de Poitiers en France qui était avec nous sur le terrain d’enquêtes). À travers eux nous saluons toutes les personnes qui nous ont permis de recueillir des informations utiles à notre recherche. Enfin, notre profonde gratitude revient à nos parents, connaissances et amis : À notre épouseAgnès Diallo NaminataépouseGbodjéet à nos enfantsGbodjé Lida Moïse Emmanuel Yvann et Gbodjé Grogbalé Bathey Yves Aldo. ÀGbodjé Zamati Fulgenceet àGbodjé Élise, notre grande sœur. À travers eux, tous nos frères.
PRÉFACE Alphonse SEKRE GBODJE, auteur connu et apprécié, offre ici au lecteur un nouvel ouvrage sur Bouaké, seconde ville de Côte d’Ivoire, située en plein cœur du pays baoulé, sous le titre évocateur :Évolution économique de Bouaké, de l’économie précoloniale à l’institution d’une économie coloniale de marché, 1858-1939. La ville en soi est un étrange objet d’étude, pour la raison qu’elle est aussi un sujet, un acteur de cette dynamique sociale à laquelle elle participe et dont elle procède. En un mot, la ville porte en elle diverses virtualités. M. Alphonse SEKRE GBODJE a opté ici de n’en dévoiler qu’un aspect, en portant son regard sur sa nature économique. Bouaké, métropole du pays baoulé, baignant dans la lumière de la savane ivoirienne, a été retenue – hasard des circonstances de la vie - comme objet d’étude, sous cette approche économiquesingulièrede la ville, qui se veut égalementhistorique: «L’histoire de Bouaké– note l’auteur-commence avec l’essor du marché de Gbêkêkro vers 1858. Elle se poursuit avec la création, à peu de distance, d’un marché d’esclaves, celui de Kotia Kofikro par Samory Touré, en 1893. Les étapes suivantes sont marquées par la fondation d’un poste militaire français en 1898, l’arrivée du chemin de fer en 1912 suivie de l’attribution d’une personnalité juridique à la ville en 1913, et par l’installation de l’usine (cotonnière) Gonfreville en 1921».Bien qu’il se propose de porter son regard sur un aspect bien déterminé de Bouaké, sa fonction économique, M. GBODJE éprouve néanmoins le besoin de noter la condition paradoxale de cette ville baoulé dont les originaires n’avaient pas vocation au commerce, implantée dans une zone dont les atouts commerciaux n’étaient pas, au premier abord, évidents, et qui cependant va développer une activité économique, surtout commerciale, particulièrement débordante. Ainsi, sur une certaine conception de l’espace et du temps, propre à l’Afrique et autonome, affirmée et matérialisée par l’émergence d’un modeste village, Gbêkêkro, doté d’un marché, au rayonnement des plus réduits, se greffe, à l’avènement colonial, la pensée occidentale de la ville. Certes, Gbêkêkro continue toujours de jouer un rôle économique, universellement reconnu, mais désormais cette localité revêt, devenue Bouaké, d’autres intentionnalités : militaire, administrative, éducative et juridique... Bouaké, ville issue de la petite localité de Gbêkêkro, sera la concentration de toutes ces intentionnalités, le rassemblement de ces
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