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La renaissance de la Chefferie Milombè du Nord Makombé dans le littoral camerounais (XIXe s. - 2015)

De
180 pages
Retracer l'histoire d'une chefferie disparue il y a 40 ans est une véritable gageure pour l'historien. La chefferie de Milombè fait partie des cantons du Nord du Nkam dans la région du littoral camerounais et appartient à l'aire socioculturelle sawa. L'ouvrage analyse la structure politique de la chefferie Milombè, son organisation économique et sociale, sa vie culturelle, ses rapports avec les chefferies attenantes.
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sur le site nommé Milombè de nos jours date de la In du Cette implantation des Milombé s’est accompagnée de l’édiIcation d’un
protège le village et procure à ses Ils des bénédictions. Les danses
à l’Ouest y trouvèrent refuge en raison de son relief difIcile d’accès. Pour
27 mai 2000, date à laquelle le chef Jean-Paul Ngassa retourna au village,
publications scientiIques dans les revues nationales et internationales sur
Christophe Signié
Christophe Signié
La renaissance de la Chefferie Milombè du Nord Makombé dans le littoral camerounais e (XIX s.  2015)
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Une contribution historique à la connaissance des peuples du Cameroun
dans le littoral camerounais (XIX
La renaissance de la Chefferie Milombè du Nord Makombé
La renaissance de la Chefferie Milombè du Nord Makombé e dans le littoral camerounais (XIX s. - 2015) Une contribution historique à la connaissance des peuples du Cameroun
Emergences Africaines Dirigée par Magloire KEDE ONANALa collection « ÉMERGENCES AFRICAINES » se propose de renverser des certitudes faciles. Nous sommes convaincus que l’Afrique, longtemps considérée comme en retrait, s’ouvre au monde, et est plus que jamais au cœur des enjeux. Son Histoire ne doit plus s’écrire ailleurs, par des continents eux-mêmes en crise de modèles à proposer/imposer. Une nouvelle génération très entreprenante d’Africains et d’Africanistes existe aujourd’hui, qui problématise et réécrit l’Histoire du continent dans toutes ses facettes, et par une approche multidisciplinaire. Il s’agit de dévoiler une Afrique des « Bonnes Nouvelles » : celle qui, parce que plus ouverte au monde, présente tous ses atouts d’émergence. Dernière arrivée dans la compétition mondiale, l’Afrique est capable d’apporter un élan différent à la mondialisation grâce à son devenir, qui est subordonné à son être. Déjà parus Souley Mane (dir.),L’islam en pays bamum. De Ibrahim Njoya à Ibrahim Mbombo Njoya (1895-2016), 2017. Victor-Joseph BELLA,Paul Biya, Aminata Ahidjo et le RDPC, 2017. Léger NTIGA,Eglise des martyrs au Cameroun.Enquêtes sur une rivière de sang non élucidée,2017. Bachirou OUMAROU,L’inventeur et le parasite.Essai sur la problématique de l’émergence des pays sous-développés,2016. Christelle NDONGO,L’insoumise, 2016. Joseph NDZOMO-MOLÉet Pierre OBAMATABA,Le cousin barack Obama ? Leçons sur un phénomène historique inédit, 2016. Jules Marie BIALO,L’eucharistie depuis Vatican II, Quel apport pour les communautés chrétiennes d’aujourd’hui ?,2016. LUCY,Des vieux et les fleurs,2015. Séverin DJIAZETMBOUMBOGNING,L’accès à la justice au Cameroun, Étude de sociologie juridique,2015.
Christophe SIGNIÉLa renaissance de la Chefferie Milombè du Nord Makombé e dans le littoral camerounais (XIX s. - 2015) Une contribution historique à la connaissance des peuples du Cameroun
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris www.harmattan.com ISBN :978-2-343-12090-4 EAN : 9782343120904
A tous les fils et filles de Milombè.
Préface Encore un texte sur le Cameroun ! Telle est l’exclamation que nous avons poussée à la lecture de ce texte que nous a soumis notre cher collègue et ami Christophe Signié qui nous a demandé aimablement d’en assurer la Préface. Une réaction qui s’explique par cette évidence notable : sur le Cameroun, pays que ses habitants présentent souvent, avec une légère pointe d’autosatisfaction et même que l’on nous excuse le ton dénonciateur et provocateur- de condescendance comme « l’Afrique en miniature », de nombreux écrits existent. Thèses, Mémoires, ouvrages savants, souvent de bonne facture, souvent écrits avec verve, autorité et science, savoir et savoir-faire, abondent et s’enchâssent dans les différentes bibliothèques que n’importe quel curieux avide de savoir peut consulter à loisir, apportant ainsi des réponses avisées à de nombreuses interrogations sur des aspects renvoyant à ce pays et, dans le même temps, donnant à leurs auteurs, une once d’autorité incontestable dans la sous-région et, plus largement, en Afrique et dans le reste du monde. Si en Économie nul ne saurait oublier le savant Georges Ngango,-Paix à son âme- en Histoire, l’on retiendra surtout, parmi les plus emblématiques, Fabien Kangue Ewane et Daniel Abwa, que nous suivions, alors que nous n’étions que jeune étudiant, sur les ondes de la radio panafricaine Africa n° 1, avant de les connaîtrede visu, et que nous considérons, pour l’abondance de leurs publications, la pertinence de leurs écrits et le niveau de leurs différentes trouvailles, comme ceux qui ont véritablement « débroussaillé » la voie de leur discipline avant de lui donner ses lettres de noblesse, formant au passage des
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générations entière de jeunes historiens camerounais qui, aujourd’hui « tiennent la route », ont pignon sur rue, et font honneur à leur pays et que l’on trouve disséminés dans les Universités camerounaises : Douala, Ngaoundéré, Garoua, Maroua, Dschang, Buéa et même étrangères ! A leur côté, trônent d’autres ; que l’on excuse notre mémoire sélective : Achille Mbembé, Agée Célestin Lomo Myazhiom, David Mokam, Virginie Wanyaka Bonguen Oyongmen, Alexis Tague et… Christophe Signié. Oui, Christohpe Signié. Alors qu’il venait, en effet, d’être recruté à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Yaoundé après un « passage à vide » de quelques années et que nous dirigions la revue du département d’Histoire et Archéologie de l’Université Omar Bongo de Libreville, les Cahiers d’Histoire et Archéologie (CHA), nous avons eu l’opportunité de connaître l’homme et ses productions scientifiques : un homme affable, courtois, d’approche aisée et toujours soucieux de connaître. Mais également des productions de bonne facture, qui portent sur des sujets dignes d’intérêt, et qui permettent de ceinturer des domaines les plus divers. Sans hésiter, nous l’avons alors accueilli dans les colonnes de notre revue, et lui avons offert l’occasion de parler du Cameroun et d’un sujet qu’il connait bien, l’agriculture ! Aujourd’hui, dans l’opuscommet, il ne s’agit qu’il nullement de ce domaine vital, en ce qu’il permet à la population camerounaise et même gabonaise, congolaise et équato-guinéenne de se nourrir et de tenter de parvenir au stade d’auto-suffisance alimentaire, mais d’un domaine plus vaste, celui portant sur ce que les Romains dans l’Antiquité appelaient laterra natalis, laterra genitrix. La e chefferie Milombè, du XIX s. à 2015.. Un sujet vaste, certes, eta priori difficile d’abord, car imposant la maîtrise de nombreuses données ; mais une étude que l’auteur conduit avec méthode et savoir-faire. Non
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seulement, en effet, il recourt à de nombreux informateurs qui lui permettent de s’informer suffisamment et donc de combler certaines insuffisances, mais également il s’appuie sur une abondante documentation, riche et parfaitement formative et informative ; tout y passe alors : trajet migratoire, organisation politique et économique, décrépitude et renaissance, etc. Comme on le lit, la mythologie y occupe une place spéciale, comme pour donner corps et autorité à ces propos de Le Quellec, tenus dans « Une chrono-stratigraphie des mythes de création, dansEurasie, n° 23, p. 51 : «Depuis Homo sapiens, l'espèce humaine n'a cessé de broder et de transformer ses récits sur les origines. Incroyablement divers, ils demeurent imaginaires, même si chaque société les reçoit comme des vérités absolues». Mais quelle société humaine s’est-elle construite sans une part de mythe ? Que l’on pense aux Achéens en Grèce et à Romulus et Rémus à Rome ! Dans la vie d’un homme comme d’une Nation, tout n’est pas inscrit dans la rationalité ; certains domaines relèvent de la subjectivité, mais ils n’en restent pas moins historiques. Comme pour dire que l’histoire de Milombe doit être comprise avec cette étape préhistorique. Elle ne saurait être amputée de cette partie. C’est pourquoi nous osons le dire : contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce texte ne porte pas sur un sujet anodin ; ce n’est pas une réflexion supplémentaire sur le Cameroun ; ce n’est pas un texte en plus sur le Cameroun. C’est plutôt un texte supplémentaire, qui a du répondant, dont les ressorts sont pluriels, qui a toute sa saveur et qui mérite de s’ajouter à tous ceux qui ont été écrits par des plumes acérées sur ce majestueux pays. Pr Hugues Mouckaga Professeur Titulaire en Histoire Ancienne Libreville –Gabon
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