Les bangangte de l'ouest-Cameroun

De
Publié par

Ce livre se veut une agréable plongée dans l'univers fabuleux, riche et extraordinaire de l'histoire et des traditions d'un peuple africain. L'auteur conte l'Afrique noire dans ses us et coutumes, dans ce qu'elle avait de merveilleux, d'original et de magique et débouche sur l'épineuse question de savoir ce qu'il faut faire pour que le continent avance, tire le maximum de ses nombreux atouts et de son passé de gloire.
Publié le : mercredi 1 avril 2009
Lecture(s) : 367
EAN13 : 9782296223752
Nombre de pages : 263
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

LES BANGANGTE DE L'OUEST-CAMEROUN
Histoire et ethnologie d'un royaume cifricain

L'Harmattan, 2009 5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005

@

Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan l@wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-08186-4 EAN: 9782296081864

Thomas Tchatchoua

LES BANGANGTE DE L'OUEST-CAMEROUN
Histoire et ethnologie d'un royaume cifricain

L'Harmattan

Etudes Africaines Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa

Dernières parutions Thierry BANGUI, La Chine, un nouveau partenaire de développement de l'Afrique, 2009. Gratien MOKONZI Bambanota, De l'école de la médiocrité à l'école de l'excellence au Congo-Kinshasa, 2009. Benjamin MULAMBA MBUYI, Droit des traités internationaux,2009. Chrystelle GRENIER- TORRES, Expériences de femmes ivoiriennes au cœur de l'épidémie de sida, 2009. Justin KOUMBA, La résolution des conflits au CongoBrazzaville: l'expérience du Conseil National de Transition (1998-2002),2009. Hervé CARLOS, Vision africaine d'une crise de l'éducation. A l'école de l'entreprise, 2009. Richard FILAKOT A, Le Renouveau islamique en Afrique noire, L'exemple de la Centrafrique, 2009. Francis NKEA NDZIGUE, Les droits de la défense en matière pénale au Gabon, 2009. Titinga Frédéric PACERE, Les Origines africaines des Avocats Sans Frontières, 2009. Sidi Mohamed OULD BEIOY, L'administration territoriale et le développement local en Mauritanie, 2009. Essé AMOUZOU, L'influence de la culture occidentale sur les cultures africaines, 2009.

Régine LEVRAT, Le coton dans la zone franc depuis 1950. Un
succès remis en cause, 2009. Jean Claude EKO'O AKOUAF ANE, La décentralisation administrative au Cameroun, 2009. Jean-Pacifique BALAAMO MOKEL W A, Eglises et Etat en République démocratique du Congo. Fondements juridiques et jurisprudence (1876-2006), 2009. Jean Claude EKO'O AKOUAF ANE, La décentralisation administrative au Cameroun, 2008. Gaspard MUSABYIMANA, Rwanda, le triomphe de la criminalité politique, 2008. Naba Jérémie WANGRE et Alkassoum MAIGA, Enfants de rue en Afrique. Le cas du Burkina Faso, 2008.

LETTRE DU 6:RIBE II

« ORS

»

A l'entrée de ce perl ouvr~ que j'it 'hon eur de sw, j 'ih âte de m'aquiter d'und evor de gtude et d'hon êteté qui m 'in pose de vous remercèr, vous tous, qui y ~ez t ~lié, qui e nê tes les vrii at eurs, que j'il SB dout e il és pa u n t~h d'o~p d'ierpréttim et d'~se, mii à quj à tout predre, j'ill e serin en d'~or s in plemenprêté m'Plume frirole. Des remercèm etB SpéCRX, sort~ de a toute malévotop je vous les dress e à vous, mjesté Nji Moiuh Silo u Pom, roi des B~, qui vous êtes iIesti SBcorn pter pour me giler da les :ocas souvencom pliqués de os cout urnes et trdion s. Vous souffriez q ue je blesse votre modestè : votre paso np our lac ulture aestde, votre pnfie m ÎtŒe d e notre l~e i mpressofrtlchez u fi omme quie st lié as silon da lac oquête d e lac yI ~tim de ceux quin ous on vaus. Vous ~ez été d e tous mes combtE. De j our comme de nui, vous n vous êtes jmii las é de me lyrer v os rèhes coÏf;aes de l'h~tore et des trdion s de votre peuple. Il n'est vrin ent pa àé d 'ierrogr u n

roi bmi lék ! J'ilsouven tété gêil de vous rme m à ~s r epr~es sur les mêmes sujets. A tort. Vous n vous êtes jmà fig ué de retourm à l'ouvr~ que vous ~ez toujours eœhi d'und éta ouvea. mu il; pas ~s de ce lyre, je tèa à le coress er, je mr à été p our vous qu'un plume fale. Tout as si p nt èuli èremenje vous remercè, ren N:aJ eatte, cone sous le om de p~oU& deux fo~ veuve de roi; d'hord, du roi Pom Robert, vos prem ères mo urs et, elIDte, du roi Nji F1l10~.Vous êtes un vérthle bblothèque p our tout ce quitouche à lavè de Ice our. Je slue votr e d~pon bl té, vos tie tE de conteuse et votre grde cOBsaed e la.rè du pœ. Je vous remercè é~ met! m jesté Ta ttsiJe~ roi des Metchà, ~ec lamê me metim pntèulère. Vous m'~ez l~ en as~t é pa v os enour~ etE et m'~ez ouvert d'in porties pi stes de l'histoire de votre royame en pntèulèr et de Ice yl~tDn du peuple B~ e n géra Je vous remercè de tout moncœur, vous assj Mbheu' Mbltp F1l10~Wllin. Vous êtes un 1 utteur fi@le et étem1lem en nom pr~ et, e ncel~ unspécin en men d'étron sathe :titues des en tE du PJS . Vous m'~ez à m:à tes occasoa poussé d a l'ren foouche où le dore st mi eurre et la.rérté, a bout de l'effort. Et oi, mon frère et monmi de toujours, Paca Bao, quin e t'es jmà las é de me dfe : «acroche- toi », même da les s tutDa les plus désespérées, voèil e frut de ton lh euro Je vous remercè é~ met! vous tous, quim '~ez pporté d es iles multf ormes qui 0 n été d 'unsoutè ni nstin hIe sa lequ el quelques déta s précè ux ar im t l1llIué à c e perl ess il {èst à vous que je m'dress e: Regretté Njitm F1l10~, exemple ui)u e de pateur de l'é~e protestie e t othle à lac our. Vous vous êtes étei! stôt l'œuvre commenée ; Votre mjesté Mveu- Ta RUil Messè urs: Tchourl m D~il ,:ochi tecte; Kmmi

6

NkreW

oHJ oseph;

Kug ouaJ aques ; Mba'd aL\d ré ; Nji JeIFlabert de Ndou'dou' ; -Les notltles : TamvemNji Nji Ypm id e Mmbt; Nwtba INsoub T choumba Dèudo il Mbheu' Noug ale Matm; Mbheu' Nyale Ba Rua TmveuINyale Tekeu Noume Tchoudè urn; ni e Tchoudèum; othnh éla! QI yen z de tfer votre

Nja T éyin Yin gJ révérene; Mein NjcL Mein Yom SYopm Mein Tc Mek m Njar MeIÙfl NjaN nthles B~ ; MveukrcP etilil NwtbaNzi1 B~; gé !!

il Nt{!et Mèhe

I de Nth eum; e Kemdem;

NjcC houmgueut il P~ John de TOURup 2 ; iHou'dj àRèlurl d Jusse Pèrre ; houmil chha TeutomD:lil il Mbltp de Mvetom ; Dèudon é de Btel~ Nsoub-Té-Djme ill B ~.

Mem mvemMbobd~

ycC lmles de N ekeule ; dzwe' il Nkil jeu Rog r, le 1er des 9 premèrs dàil
Wad àF1l1o~ de

Njà\1 enmmvemWa

Ndou'd ou' ; 01

Petete Jea Désré d e Njtoo Nji1 gJ oseph, secrétre p ntèulèr du r

7

Mem mveurifekeu il MenmmvemKe'tchai Mveu-neu' Mveu-Ngettom

Ng<;mJeIÜsée TchtchomR

de Mvetp 1 ;

obert de Mvetom; If

il Kuba JeIPhlpp

e de TouddoUll

il Ngumg IF 1l10~ de e Ban it

Mem mvemNtmi

di Té Ndem en de Dou~

Mbheu' Kwi Mbirlzid

Tous mes mi s du cercle du 24 à Yam1 é' , Le Koum PomNdé de B~ ; Les rein s mères; MmvemPett on ile Plm Julienn ; e. MmvemKuèheu' ile LeuwtlRosB

Je ne vous oublie pa, âme s gn reuses et D¥me s, donles nm sse son eJ.Iol és mie non treusement. Vous ~ez é~ men beacoup pporté p our que ce Ivre p nBs e. Pu~sè z-vous me pmonr me s , launs et trouver èil 'expressim Ï1ahe vée de maproforle gtude Dèu luim ême, je le sà, sanwous combler. Fpour clore ces propos que je mets à l'etrée De cet opuscule quim ' cpourtilcoûté Tade L~e d sueur et de pen, je remercè en vers, u cœur, s'l en est, mae mme et mes enfŒ, a log du chemÏ1

Joëlle et tous mes mi s, quim '04 d e leur mo ur, Buten et porté tout fure unn De làe:te e t Ihorèuse p nturlo n ot pour iDublèr person i Kechozo, A mo:tp ère de rech&

QIcom blàe vil e d'un tr oce nÏisae Eq uitr 'il cpo ur moie Ii ettres dures Les voès sûres de lcwè ;

8

A celle quj l'Prem ère, pa s cgi Des vreurs aestrres, liumcen
£d éSf ooe:tlde remonter le fleuve;

e expérè ne
mOl

El le pa q uij e reçus les brbes de la.rè Eq uis' en est liée pour lrie 0 pposée; A ces cœurs in tE,ces mo ~son :eurs de rèp , , De quij itout reçu, à quij irèn doil, Humbleme:tlje dédè ce tnrh de quoi?

9

INTRODUCTION Républiques

GENERALE et royaumes

Les termes «rois» et «royaumes» que j'emploie dans la présente étude qui se veut un modeste essai d'histoire et d'ethnologie du peuple Bangangté de l'Ouest du Cameroun peuvent avoir quelque chose de provocateur. Que viennent-ils chercher dans le Cameroun d'aujourd'hui? Cette incongruence apparente appelle nécessairement une explication à laquelle, d'entrée de jeu, j'ai l'obligation de me soumettre. Dans le contexte d'une Afrique restructurée et arbitrairement balkanisée en républiques en 1885 à la Conférence de Berlin, ces vocables peuvent, en effet, paraître rétrogrades ou nostalgiques. Avant la colonisation dont il faut dire qu'elle a compromis de manière irréversible le processus endogène de développement du continent, privant du coup l'humanité d'autres expériences, d'autres modèles de civilisation, l'Afrique avait son propre découpage territorial et une organisation sociale qui lui appartenait en propre. C'était un ensemble de royaumes plus ou moins stables, plus ou moins étendus certes, mais qui, au fil des ans, à la faveur des guerres ou sur la base des accords pacifiquement négociés, fusionnaient pour constituer des entités de plus en plus grandes, de plus en plus viables. L 'histoire écrite retient quelques-uns de ces royaumes qui étaient, pour certains, de véritables empires: Abomey, Sokoto, Songhaï, Mandingue, Ghana, Mali, Zoulou, etc. Que sont-ils devenus et où sont passés les autres dont l'histoire écrite ne fait même pas mention? Autant que les précédents, ils sont loin d'avoir disparu. Ils existent à l'intérieur des républiques ou à cheval sur des Etats post coloniaux. La nouvelle organisation sociale apportée par la colonisation n'a pas aboli l'ancienne; elle n'avait d'ailleurs aucun intérêt à le faire d'emblée; de peur de perdre le bénéfice de l'ancienne administration ou de susciter des affrontements inutiles qui pouvaient retarder et peut-être compromettre ses objectifs de domination et d'exploitation. Elle l'a ménagée, intégrée habilement dans le souterrain de son système comme une infrastructure. Mais leurs noms, leurs dénominations véritables, ont été changés, aux fins d'en réduire la portée peut-être et en faire des entités banales qui attesteront, le cas échéant, que l'Afrique n'a rien inventé du tout, qu'elle n'a jamais rien été.

E pourt4 l 'Afrqu e des royames ex~te toujours, enm ~ des républques nuvelles :lec lesq uelles, heureusement, elle afàjusqu'èi as ez bon mén~ . 6; Dèn es oI#Da s on cones da ntre PJS sous des dénm iDa asez équiroqu es de «vll~» 0 u de « groupements », ceux-ci étau ne rem ble de vll~ de tltes trop perles pour être irliriluel lement vh les. Or, « vll~ »se défu pa opposto n à «vI le»: hh ttDa r udime:tres et elm emées, prédomite d es atYtés ~ol es et patodes, p récnté d es condton s d'ex~t ene etc. Il renvoie don à unn ode de vè, à urn irea de développemen et on à un oI#Dn dm n ~trti1e. Le terme embnras e d:l~ lorsque lavlle s'itlte là où le vll~ ex~t il atrefo~. DouŒest-e lIe enore 1 e vll~ des ilcet Yaurl é celuid es !Yorlo ? Om e peut pa le dfe SBfrôle r le rili cule. Auta dfe que Par~ est le vll~ des Fms! De tout e évil ene, désW pa «vll~ s» nos Dèn s HE d'n l'ép oque colonie est un n jurè use impropre té. Oni evrildi re« Royame ». P:oceque ces HElà, c' étÏlnpréc~ém en des r oyame s : mterrtoi re bèn cfcoscrt et unp euple ererem ent soumis à lavol onté d'unsouv em reconn et respecté de tous. De même, le mot « chef» pa lequel nus désg oa ceux quison t à la tête de ces DèaHE n reJJoè à rè ni e préc~. QJ est-ce qu'uœhe f sn TI< celuiquie st devil» ? Qèll e que sot la:;tructure cooo érée, le chef, c'est le cpit 1$ latête, tout sin pleme4 SBatre p réc~on sur le still t dm n ~trtf de celuiquie st en tête. IV bue d'e& a un che f, un horde d'à max sav~ assi «fief », fût-il «supérèur » - c'est laie tire trouvlt e - repo use pa le s contours de laréli té que le mot préterl désg ill. Eles «d e~s», que fat -il en perer? Les étqu ettes de 1er,2e et 3e de~s qu'on acole ax chefs da ntre p JS pour en relever le gût à ce qu'l pœ, son t tout as si hsurde s a r egl d e nos ittu to a t rdton ni les. L'OI#D n trdton elle de l'Afrque coD:des r ois en taq ue souvera et des vas ax quison t des rois pIa és sous l'atorté d es premèrs. S plus Les at res commd ements sont les nthles de ceux-cj souvera ou vasax. Les nthles déperlen ou de s ua ou des at res, ou des deux ctég rès à la fo~. Les v as ax son pIa és sous les ordres des souvem s quj eux, n'ont d'ordre à recevor de person. fie z les B~ ~ té dont 1 seraess entèllem ent queston da cette étude et chez les peuples vo~s, i 1ex~t e des souvera ppe lés« Kwa 12

Toum », braelet q ui sort, donl'atorté porte a Ion Jg é:6rh, Is on sous leur atorté d 'atr es ro~ qui e nsonles v asax ,« Femueu'». {èst le ca du r oi de B~ 0 u de B@ulpp a exem pIe. D'atres

sonle s seuls mâTes à bord da leur

royame respectf, J4 d

B le

pasé, éten t toutes les atres atortés q ui 0 n ex~té plutôt que de les soumettre. {èst le ca du r oi de Balegu pa exem pIe ass i Il n'apa de vasax vérthles mà des nthle s à quii 1 cc ore l'dm n ~trtim des provn ces du PJS . De nos jours, un vérth le confuso ITèg n at our de len to ni e roi. Ils sont tous ~ és sous la~e d énomiim de « chef». Ecomm e pr~ en flg.délt d'inproprHé, nus cherchoa à nus rttrper, nous teroa de colmter les brèches, d e refre 1 es fi;su res, eITehassaces termes obtus et omhus pa des estmp lIes é~m en creus es de « supérè ur» et de «degré ». La «chefferè supérè ure» est un pure crétD nd e l'dm n ~trtim colore ou post-colore, qui e SSB de cernr le concept de Kw€toum , peut-être, mà q uin e me semble pa du tout sti;fBte. Le roi des B~ ~ P eut être coooéré comm e un chef supérèur si l'on veut; p:oce qu'l ades v as ax . Le roi des Bœgu q uj a platrdtonl, en est l'équirœ n- SBen être l'ég- est supéreur par pport à qui? De même, les coooértDa de «degré» quie SSB nd'éth Iir entre ces atortés t rdi ton elles un certil hiér:ochè bousculent la conepton trdtonlle de l'atorté. DB l' Afrqu e de nos ïe ux, tout roi est ou unsouvem ou ullVash Daa chque 0 rdre, les ro~ s on tatem en clasés les u a pa r pp ort ax at res suva leur h~tore commun. Jd~, i 1étilcommué mendm ~ dalcprovn ce de l'Ouest du [; merounque 1 e roi des B~ é til «1 'mi» du seul roi des Bamoure œe sea q u'ls llB:Q plrg a uerrèr q uié tillors le seul crtère d ' excellene, lamê me force de frpp e. Lorsqu'on les fit « chefs de premèr de~ » et qu'on reverscb èn d'atres chefs da leurs rg cette noton de de~ se broullaelle as si ax yeux des peuples de la régn Onal'in presso nque 1 anto nd e degré, tiem en cOQue pour refurcer l'atorté d es chefs, sert plutôt à red~trbuer les entes, ce quie If ~oŒe certàs BIDqU er d'en rh àser d'atres. Il n'est pa exclu que tout sot da l'ordre d'un strtég e iuouée du pouvoir coloR 0 u post-coloR Le soupçon devèn plus obséda là où on a réussi à en filer à ces atortés t rdton elles un tenue dte d e

13

commde men q ui 1eur don films de Iililot.

l'Hure d es Bteurs des plus mavà

QJin porte. Lorsqu'on p:ocourt le co:tÏ1 en da s es proforleurs, force est de recoÎtr e que l'Afrqu e trdtim elle ex~te toujour s, o~ sée en HE at onomes ou plBés les u a sous lcrlépe rlae d es atr es. Le royame de B~ e st ure xemple vi1lde ces oè fiS o~ stim s quisont oujours d'Btulté. {èst cette Afrque-là, quie mbnrase, quig ên, semble-t-l, que je

voudrà épousseter. L'Afrque d es royame s et des mOD:J.ues. Q1
rest pa di Spml e bè nqu ' 1 ren reste que de ~es v estgs da certits pntès du CO:tirtlOÙ lac oloiiD mréussià déram les peuples. Daa lamjeure p ntè du contn et! 1 'Afrqu e des royame s ex~t e toujours, virB e, têtue. R e ex~t e pnfoi s en porte-à- fax:lec la républqu e mà, d au n sorte de toléme 0 u de complèté rés~e, fil as ez bon mé@ :lec elle. {èst le ca du [; merouno ù les atortés t rdton lIes ons ttut d'axlres de l'dm n ~trtim . Je ne su~ pa n stig qu e des us~ s révolus, til s'en fat. Je neveux ull ement rèn rem à mcrépublque « 0 ù dormenns aêtres ! » {èst uINr~ d'effectué voicibè tôt cn qure B, sa ppel, i-réversble. Ma~ marép ublique est consttu ée de royame s «qu'on bât~ n s ïe ux». Je n' ill e droit d'occulter n l'un, n les at res. L' Afrqu e trdton lIe est guverile pa des r o~ et leurs vasax, 1 es« rotelets », comme écrt très mkirotemenle révérend hbé Ketcho u~ é mintl chercheur de re~ttée mémore, da s on lyre rest é iildi t mlhe ureusemen 1.£sonces « rotelets »-là que pnfo~je me rés~ à ppeler «chef », pour pHèr les r ~q ues de con uso nI orsqu'l s se prése:tet! p our les d~tBer des Kw€toum. La plupnt du temps, je les itppelés r o~, lorsqu' acun cofus on itrtl poss ble. Ro~, ere ffet, Is le sonbè p eux as si: chefs des HE de moilre i mportae certes, et as ujett~ a fi des a à d'atres ; mà t out de même, chefs exerça leur at orté sur des terrtoi res bèn cfCOacrtS et JRu Ip euple bèn à eux. Ils on perdu leur atonm è, pour certa s, en;~ des Bcords de subordiiD mec des v o~àjug s plus pu~s tE ; pour d'atr es, à l'~sue des gerr es donls s ons ort~ v DUS.Je n e sarà les ppeler

(1) Abbé KetchouaT homs, Mas crt jmÎi éd té.

1

Le peuple Bmiléké

en diGlporade puis 3000 as.

14

« roitelets» pour at a com me M. 1'hbé 1 ' atà II Y aquelque chose d'mat et d'jllrèux quim e répu~ da ce m ot. Da la ouv elle c1as f ètD n d es chefferès t rdi ton elles du [; meroup B~ e st un chefferè trdton elle de 1er de~, pp elltD nquil e pIa e a mê me de~ qu'uncertà om bre d'atres chefferès de laprovne e t du PJS, ax dépea de bèn d'atres q uin e leur son pourta pa s ubordoiles. Cèst un c1asfctDn quih onre le PJS du roi NWi . Mà 1 est plus juste et plus sin pIe de le désg n r pa le terme quil uie st propre: Kw€doum ; Pu~q u'l n peut se trdure exatem enen fn;tà,ppel oa-le sin plemet! «roi ». Je ne veux ull emendi re que da l' Afrque oèn, 1 ~ n pa de hiérochi e etre 1 es HE. iliit éton ilcessrem en plus pu~s tE que d'at res, voilà où résil idali fférence, ce quin 'If ectilen rè nI eur at onomè ou l'iléperl De d es ua v ~-à-v~ des atres. Lorsque deux ro~ éton é~men pu~stE, 0 nIes ppelil des «mi s ». H.uroi se pasililûme npo ur l'éghd 'umt re, prétendil en être l'mi, selon le terme cOlllré, celui-ci 1 ui d éc1:ah inm édiem enlagerre p our le réthlr à s'!Îuste p lae. Mà c'est un at re h~tore. £ que j e m'efforce de motrer, c'est que le pouvor trdi to n 1 conif; il s in plemen deux types de souverà s: ceux qui éton à latête d es HE iléperlŒ et ceux qui é ton des v asax. Qèl que fût leur de~ d e pu~sDe, 1 s éto nt ous des rois, cha un da s on PJS , cha unà sa pIa e. Le souverà de B~ ~ té, pa exemple, ittil pa pl us roi que celui d e Baleg ou, de Bameoou de B~ ouaIili mi til é~ menr oi à l'téreur de son PJs. Aux yeux de son peuple, il y nmê me un tendRe à le revloŒer à l'excès, à Ie sur1:'re ax dépea d'atres r o~ pnfo ~ assip u~stE. fn ous vouloa coter l'Afrijue, l'Afrque trdtoelle, telle qu'elle étilo~e du temps de os ïeux, e t telle qu'elle ex~te e nore d e nos jours, il ne seril pa exa t de mer de « vll~s» 0 u de « groupements », les HE trdtoels q u' elle rererme . Où que nous pu~soa Her, ce son des r oyame s, des royame s aton ornes ou reo dés. Da certà es pntès du co:tÏ1 et! i 1 n'y n pa d' or@tDn éttiJ.uevérthle ou lors elle al~pml a fi des âgs ou sous l'Poussée colore. Les peuples vYonda des hme ax perdus da laforêt, d a las:lD, souven très élog ils les u a des atr es. nqu e hmea q uicom ptiljus te quelques cases n comprenilq ue les 15

membres d'un même fmi He. Aucure trw n pouvils 'ütrer. A la tête de chque 1 odté, 1 Y n u nchef mà q ue le groupe pouvil reverser à tout momen a proft d'u natre j ug plus fdèle ou plus représetlf . Ee 1 es hme ax voisn s, il n' ex~t il pa de g uvem mencetrha v riBeadu terme. Ils etreteÏlt1etre e ux, le ca éché4 unI èn Dfectf, le sentin en de former unm ême c1~ d'~oi r un Dêtre commun Pour un melleure m ÎtŒe d e l' oI#Dn trdtonlle et pa souci d'un formistD p ce son ces enttés-l à qu'à l'époque colore ou près l'ilé ped De, 1 s'étilg de fédérer, de regrouper pour créer des un tés trdi to n Hes dm n ~trtÏ1em en v hIes. {èst en prelle cfcomDe que 1 e terme « groupement» covèd fil Pa Iteur s. Là où 1 ex~t e un oI#Dn trdi ton elle de type éttiju e, pourquoi pIDer de gmpem ent? B~, B@u~ Ba me~Blegu, e tc. ne son pa du tout des gmpem ents p:oceque ce n'est pa u ni écret quie nrlé fin les frontè res. £ son t des royame s don les lin tes r emoten ax gerr es de conquête ou ax It ites il g ce es des Dêtr es quie lEon les pères fod reur s. Le royaume de Banganw

, 400 ans

après

Bd onc on remonte da le temps, ons'pe rçoit que l'Afrque précolonle étilu re sem ble de royame s plus ou mon s étendus, plus ou mOB s pécres, Jii cep eda le ur oI#Dn socle et un pouvoir qui n '~B n pnfo ~ r è nà en vè r à os HE modems. ES HE -là hm t pa d~pml ~ec l'~èn emen des r épublques. Au [; meroup on les retrouve esse:trll emen da le gi nrd, da les provn ces ~pho fiS et de l'Ouest où Is comtu en de vérthle s pouvors pnltèl es a pouvor cetrh deY audé. Da certà de ces Dèa HE, 1 a popultDn obéit beacoup p Ius ax « chefs» trdtonls q u'ax atortés dm n ~t rtÏ1es. {èst dfe que da s on subconscèn t, lanton d'Hl r épublèit reste enore un h stra ton; sa rélté dm n ~trtÏ1e, c'est le royame hérté d e ses ïeux. A B~ té, comme da bèn d'at res royame s, le pouvoir trdi ton el est un rélté vi.rred oM est reressad' exmi nr les cotrmrs et la mtérlté ax fa de vor ce que 1crép ublqu e peut en tfer po ur mieux se bâtf, 0 u sin plemenpour les coserv er comme relques d'un époque quitt esteront plus too que n ous ~oa v écu. am e le df~mà liSez: poi1d'~enpour des peuples sah~toi reo

16

Du royame de B~ d OD,P u~qu'on y est, essJoa de pnler. Il ne dte p a d'ajourd'hui Il y aqutre sèdes q u'l ac ommené. Qke sè des, me drat-O!} ce n'est rè nd B l'h~t oire des peuples. Mà c'est tout de méme unâg respecthle fae ax 45 Des a exem pIe. Qk e sèdes q ui d' ex~tene d u [; merouni rléperl4 p n sont pa fa I es à reconstiu er. E pour case! Remoter 400 B d'un cyl~tim de trdtim orle do:t:daplupat des vestgs on été saca gs pa les r elign s toI értes et Ice olon~tD IDma re, c'est un vérth le ~ ure! Plus de 13 gértDa s e son succédé, se sont trmni sieurs coif;Des et leur s souvems. M~ I eur bon voloté, - quirest e souvenà prouver - peuven-elles rester frlèles, d B leur verso ni es fiB ,a mo dèle th? Olp eut en douter. Emé me si elles en ont lavol onté, peuvent-elles en ~or les mo yea? Rèn rest mon s sûr. Au fi des B,d 'mréci à l'at re, les évènm etE s'effaet! s'etr emélenet s e broullendalané more d es peuples. Les dtes, qui son en h~tore un done essentè lIe, paten souvent les premères. Pnfo~ mé me, elles mn jmà été, à proprement pnler. Onsilla milre, oh combèn v!!e, donns pretE stuilnles événm etE: «C'étit sous le rège du roi C'étit l'nnée où le sel ilit dispnu, où il y ilit eu éclipse d u soleil. C'étit pendnt lcgerred e...C'étœnt deux cultures ilnt... près... C' étit à lanort du roi. .. ! re.» . Vol à commenns pren ts dtit nIe s fiB h~torques! A pat r de tels repères, peut-on se stuer fa lem en? Peut-onvrin ent écrie l'h~t ore de nos royame s da ces corltoa s B tomber da u n fhultD mil èule? Onn e peut pa àém ent remoter q utre sè des d'un h~tore 0 rie. {èst pourttl à c et exercèe f atilèux que je voudrà m'essJer èi: moter le royame ba~ d e lac rétDn à n s JOurs.

L'histoire des BanMntt
L'histoire itég rie des Bag!! té s'Sert en tre deux événm etE mje urs: la if; De d u royame et leur retour ax sources. La if; De f ut l'œuvre du roi Ng1Ï et le retour ax sources, celle du roi Si dou quirèg n a tuellemens ur ce royame . De l'Détre a r é8 c'est fire menl'h~tore d 'unvoy~ en cfcut fe rmé qu'l s'g t de recomtuer. Arno rcé à Bkl'où NlPi est patia XVII è sède, I se referme a mé me endrot a début du XIXè où I revèn symbolquem et! pas on 14è successeur n terposé. éluicie ffectu~ e n 17

2003, mp èler@ églé .

illfu

le à BkJ.uif

ut fêté :lec mi

at e rrem etl

Du 30 mila 7 Jun de cette a ée-Ià, ene ffet, à latête d'un in pressore d élé~n estin ée à plus de 2000 personns q ue t~o rtim t plus de 300 véhèules de tous cyln dres et de toutes nnques, sM jesté Nji Moiuh &lou Pom, roi des B~, cfh uni épIa ement n édt a r oyame de Bkro~n Les prépntf s du voy~ durèrent plus de deux R tif il, l 'ilée ittil pa nuve. Il est même probh le qu'à chqu e règn , depu~ la crétV ni u royame , les B~ ress etim t et exprin otlpl us ou mOBfe rmemetlle désr d' ef fectuer mp èler@ à BltOn;il:lec certtude que l'il ée fut relaée sous le roi Pom Robert pu~ sous le roi Njik F1l10i s, respectirem etlpère e t demi frère de l'atuel loctre d u pœ de B~. 51a s ute. D'hésttDa en termo èm etB, 0 n remettilt oujours le projet à plus too. ij usqu'a r oi &lou, I e voy~ hrilpa pu s'effectuer, c'étilà cause d'mD bsta le ItP rem metla dinn it d'un extrême importae qu'on n pnveil pa à lever: le peuple B~ té ne pouvil pa etr eprendre d'H er vers ses org fiS s B s :loi r où elles se trouvo tl exa temetl Br lcquest op les:l~ étotldirergtB . Deux versoa s e d~putotllané more collectire e t c'étilasez pour créer l'iniè : un certil terlae voulil q ue les Ba~ f ussetl des descerlŒ des Bit un atre souteil q u'ls v eÏ1:tlplutôt de B~R. 6Ji ormémetlax disposto a de lee outume en lanœre, toute erreur eût été gf:l~S in e. Au lè u de résoudre unp roblème réel, mit q ui pouvil toujours co:tÏ1erà a tted re, on pouvil en créer unatre à corequenes inm édies. Il mil être sûr de sooestn tV mnde se mettre erroute d e peur d'tt rpe r un gle m lé dicto ne nca d'err euro £ n'est que vers la mÏion ptem1le que l' efu prod ge d ot r etournr et on chez Ie vo~jl a r ~que d 'humilèr s on père et s'ttrer les foudres de scr~ qui iiten detl pa gn édem etl Alo rs, les rois qui se sotl relevés sur le trône de B~ ~ té otljoué I ee nt e de l'Pro dene e ITen voytlce rluel toujours à plus too. Le peuple B~ ac hemil àj prodet! jusqu'a r oi &lo U. £ p aso n é de l'histoire fi de s recherches et éthlt de f~on fi n 18

équvoqu e, pa u n méthode sur lquelle je revè d r~ que les B~ descedondu r oi de BilLe chern n étildé sormà bli;é e t, erp eu de temps, ceux-cise sono~s et oneffe ctué ce voy~ nqu e en projet depu~ des gértDa A Bit l 'a cuel fut till mphk e t le séjour rèhe en couleurs. La célébrtim de l'événmens e h~s aloi p très Ion a-dess us des ttetes. Perla u n se111Ùe, le peri r oyame hôte étil t otlem en t raft gr é. Le pœ et s es emoa éton t pr~ d' asat pa u n foule sa fi mbre, de jour comme de nt. Les pntèp tE, Y compr~ les o~ steur s euxmêmes, n'en cruren pa leurs yeux. éhx des hsetB qui in ent la culture et quise son filcon ter l' événemenn se cOlule ront jmà de mor pa fille déplaem ende BilRaoter« BaW03 » sera toujours un jure à la rélté. Pareille h~t oire ne se donn que dff èlem en ax mots. {ètilu né vénm en extrardœ, qui n don lèu à deux gies fêtes: l'un, à l'm- vée du roi des Bag ~ té et l'at re, de beacoup 1 cpl us pompeuse, à lafi ni e son séjour. Penda dix jours, onrid'in presso IIlU e person, dace royame, n s'étil mis en ~ . Tout le mode s'étil mo bl~é p our lac rcom De. Dura toute lasem it, le pœ étille seul pon t fock Onn l'in presson que pntout Iteurs, 1 avè s'étil s uspedue. Dura les deux gis jours de fêtes, tout le mode n veil q ue du pœ, n e 11llK:hil ue vers le pœ! Des mo yea mtérèls et fÎlèrs q colossax :10 n été déployés. La chefferè de Bita vil fil pe a nuve. Toutes les mÏioa :Ion c~ é de v~~. iliits éton restarées, d 'atres :lonpr~ u n k e nouvelle, toutes :10 nr eçu un
éc1tre couche de pehIre d

g

e des gis jour

s. De nouvelles

constructon s éto nég le mens ortè s de terre comme pa en chtem ent, en uncour t Ips de temps. Dura les dem ers mo~ des prépntf s, à Bak ~l es jours se suvonet jmà n se ressemblon Les atirtés
preÏlt! d e jour en jour, uni mpresson

a

coup d

'a célérteur

.

Iîque j our quip asilpportils on supplémend'ef quig rd ~s ilet s 'embell~s ilà vue d 'eel.

fet à un chefferè

Tous les v~teur s éton t émerveillés, se poson les mê mes questoa: de quoi s'g<;~l a fil? Pourquoi ce brh e-bas d'un foule inm ense da ce p eri r oyame ? Perla t a de jours, la mobl ~tD nd e ta de gmpes de dues, ta de fêtes, un fore exposto ni es nt ~a et des il ustrè Is... Pourquoi?

19

Cètill'fi cuel tro mphh d u roi des B~ ~ quiretr ilche z ses pretE près u n très longe hsen ce. La sépntim duraqutr e cents a! <ik e cents ad'u n ex~t ence sépIée et douloureuse. €j our-là, 1 retourlla PJS de ses ïeux, n on pa pour s'y éthlr, celavasa dire, a r ~q ue de bousculer celuiqu iy r ég~ m à pour se présenter à lui corn me fils et se ~ recon ître e t re itroSer en réglIÙ;tV n comme roi. Parce que, qutr e sè cIes dur4 i 1 ara vécu da la dissil ence, en rupture totœ. Pour comprerl re les enjeux, il fat pm r de lC&;Be d u royame de B~ ; adem eur4 as ez semblhle à celle de hplupm d'atres r oyame s du PJS bmi léi.
fi e remote a XVIIè sè cie et fut l'œuvre d'mp me Blnmm é NlPi ,Ngne n da lal~e bit a ncom p~ è de son frère jumea et d'u~ roupe de chaseur s quil eur servit tld'escorte, le jeun homme quit cie royame de sc&; Bep our un chase d e plus en plus Ion tà e, sa destn tV Jl) réc~e, a ~ d e l':leture. Après plusèurs mois de chase, 1 s'éthli t quelque pm , sur larVe droite du Noune n preacon g de son frère quié tilà mé du désr d'He r enore plus Ion. Cètilen 1660. fi; q a pl us tOO, da des cfcomBes s ur lesquelles je revè rlr~ les hhitt; de cette cotrée décilèretl d'en fre 1 eur roi. Le royame B~ nv u le jour. Sn rè~ - héla! - n sercpa de tout repos. A son cœur déferl4 cet homme épŒ de pK dut fre 1 agerre. D'hord à ses v o~n s pour créer unHléconm quem ent vhle ; à des ~ss eurs elID te p our la lberté de son peuple. {èst Bi qu'l retra da u n gerr e pm èuli èremetlme urtIère cotre 1 e peuple bamoum ont 1 est pourta und escend4 soi t dit en pasa Les Bmo uné tittl u np euple de gerrèrs redouthles, in és d'un iID rmothle mbton de g uvem r toute larég 0 n Toutes les gerr es leur sourit tl et Is 111IK:hitnt de vètoi re eIWètore. S doute p :ocequ'l sn q ue le royame Ba~ é tilguveril pau ni escerladu r oi fire, le roi bmo urn e voulil pa s 'ttquer à c e peuple sa corlton Il se seril même glé de le fre sil arég on de B~ n 'étil pa le pas~ oblig pour H er à la conquête du pltea ba miléi, objet de sa convoit~e. L'hésttD nf ut de courte durée. Le roi bmo unf il pa s e résoudre à 111IK:hesur le PJS du roi NlPi . r Mh 1 ui e Jl) ri. Pour laprem ère fois, deva u n mué e enm è, il pp ri à courber l'échin. D'hord sur lrie d u NlP. 6lnme atrefo~ 20

les Grecs ax portes de lavlle de Troè, les Bamouncmp èretl des semà es duras ur lrie g ache du fleuve sa pouvoi r paser à l'at re bord. {ètilen 1675. Daa le broullOO d e Bhou' eauie, en 1687, où 1 s furent presque tous décin és. Al' ~su e de ces deux btHes s ur lesquelles je revèrlrimnp eu plus Ion, les seules, adem eur4 qui opposèrent othle metl B~ e t Bamoup le roi NlPi et son peuple se fietlpp e1er da u It lai e commun dm iiim da toute larégn : Ba hateu' , ceux qui ref usent le serv~, ceux qui veuletl virre e nu îtres chez eux, i rléperltt; et lbres. {èst de là que découle le om du royame quiserct1l£rt plus too : B ~ ~ té. Même de nos jours, ere ffet, les Bag ~ té s'a commodetlmhd 'un stu tim où leur lberté, leur iléperl Dee t leur dg sotlmi ses à prie Ils s otloble s ou se d~etltoujours tels, jioux de leur atoom è et toujours fers de leur person e. Le chreur l'ttest e pour s'en moquer mp eu, il est vrit « les Bag ~ té, dit-il, c'est lcnbless e da r èn». Daces deux gerres, n otoa-l e, les B~ ~ té n'arÏltls a doute pesé d'acun poils devn la fureur meurtrère d e la pu~sre e t om breuse mué e bamoun £sotls urtout les dèux et les pu~s Des de l'ombre qui mieux que personn, ~Ïltlcombttu pour eux. £ qui reh ève rè ID leur vètoi re, cependa A cette époque-là, ere ffet, les eg de lano rt rex~tÏltlpa pour otr e peuple. La pu~s Ded'un mué e se mesuril ass ibèn a om bre de ses hommes, à sec ombatYié qu'a po uvoir mgue qu'elle déteil Ele s Bag ~ té du roi NlPi étÏltlde très gis mg cè Ii A:Bj comme le 18 jun 1815 à Wterloo, le roi Kouotou des Bamoup qui n pr~ le Œque d'être luim ême de l'expédiim , fut VB cu pa le broullOOà B hou. Sn mué e fut décin ée pa les s oldtE B~. filuré e t filpr~on M, i 1 fut corlui devnle roi NlPi qui probhlem et! se rppelcqu'ls étÏltlcousÏi Kouotou est protég et recondui mœèus emet! SB et saf, da s on PJs. Telle est, en racourci l'histore de la Ïf;De d u royame B~. IV h~tore, ceperl4 quin 'explique pa t out. Pourquoi pa exem pIe, le retour du 14e successeur du roi NlPi a PJS de ses Dêtr es quisert de levB à cet ess~ comme il vètld' être d i plus hat, at-i 1filt tide bruis? {èst èiqu'l fat terr ogr le s coutumes de ce peuple. Nous y revèdroa de f'il on unp eu plus dédiée plus Ion D~on s dès èique 1 es coutumes du gmpe bmi lék dotlfotlpntè les 21

B~t les B~ d ~posen q ue lorsqu'mil omme trouve sur son chemil um bjet précèux, i 1 dot le rme m à son père. 9 en d~pose asstôt à sag~e, 1 ttr pe le libun ,un mlédètim d'untype pntèulèr qu'on nmme Fèn. Œ t q u'l a~ é le Fèn, A jeu fèn. Vol à pourquoj s'l trouve sur saroute um bjet en métho u de l'~ le Ba~ se g ooe d'en jour. Il aramê me plutôt terl De à évier d'y toucher de peur d'être oblg d'lier s'en purfer chez s on gi père, où qu'l se trouve. Alors, il couperaun herbe, iin porte lqu eHe mà de préférene 1 e Tchhou '-tweun quip rerlna lors Ie nm de Fhok, s'en essuè raie v~~, l'!Îett erasu r l'objet trouvé comme pour s~r qu'l iIrèn vu et pas era;on chemil Au ca où 1 y touche et le porte à son gi-p ère pa coséqu et! celuici p eut le gler pour luim ême, s'l ppntèn à lac ate d es hommes quio nIe pouvoir de s'pp roprèr les objets trouvés. Dale ca contrre, 1 récompensent 'ateur de lctrouvlie et l'Port enÈlson tour a pœ où 1 recevnen retour des félèttDRdu r oi et même mitre de nblesse. Il ewCÈl près des t tres de nbless e comme des objets trouvés. peu Lorsqu'wh omme en reçot ho rs de scfmi He,l n dot pa le porter til que son gi-père, son père et le père de sanè re ne l'onpa v Iilé. Ils le font, à tour de rôle, a cour s d'un cérémoTIe de cfco:atDe0 ù 1s ppeHenl'heureux récpèrlie p a le tir e quil uie st déceril . A pntf de ce moment, les portes son ouvertes à tous. L'homm e peut porter son tire p ntout où 1 se trouve sa couri le r~qu e d'un mlé dicto n {èst probablemen en souvem de cette trdi ton que les Die rouit on t l'hhiude , lorsqu'ls son nmmés a g uvem men ou à toute atre hate d ~t TIcto p d'Ii er da leur vll~ d'org TIe o~ ser un fête. Trdi ton, comme tu nus tèR! Mà, simh omme élevé à un d~t ilto rtrdton ni le hors de chez soi pase 0 utre cette prescrpton des coutumes et abore son tir e, s'en làs e désg m publi quement, à B~ té, on dt q u'l a mag é le Fèn Bique j e VèR de le motrer. La coséqu ene, c'est un bon mléd don quis' elID yr ctôt ou t 00. Da les croYDesde lcrégp ce châtin en s e 111Ùfeste de plusè urs 111Ùères: mlchae, échecs, Bcn ents pnfo ~ mo rtels, irecorl té, décès des efu; en sérè, des dmi tés de toute sorte pour tout dire et, pour termim, un «mavàe mort ». fi} :ten d pa cett e dem ère expresson le fild'~oi r le corps 22

enflé près s aIllOrt. £ quireprése:te un vérihle ctBtrop he pour la fmi lIe. De tels morts mn pa droi à un sépulture ni à des lme tiDa Leur dépoulle est coduie e rnlene d B las:ifB, de préférence a sommet d'un colIn e où elle est h d omi e à découvert, pour la fm des in ax et des o~eax de proè. Leurs femmes devèn en des Tsi, sortes de p:œ, d e doclurles dégeHées, quin e ~ enq ue ce quie st cui à lab ràe, jmà d'Ii metE prépres à la vpe ur, et qui doivent errer à tmers le PJS jusqu'a jour où elles se débnraseronde leur tr~te sort sur quelques mlchneux :if ec quie lIes aron réussi à coucher. £ rie s'pp elle Nf et tsi, dom le mavà sort pour en géri s oim éme. Devenu roi à B~, le pm ce NWi iJril pa s o~ à retoum r da s on PJS pour D oncer l'heureuse nouvelle à son père et en recevoir lab éildètim Il n'ado n jmà eu le droi de porter son tire. Pa plus qu'acuni e ses douze successeurs a t rôn de B~. Epu~que c'est a sommet que lâte é titcom m~e, c'est toute lcb lie qui e na pŒ u ncoup. Perla près de qutre cetE B don, 1 es B~ 0 n porté 1 e fèn da leur vetre corn me on di da leur l~e. Ils on Bivécu comm e des hors-laloi de gértDn en gn éliD p voicip rès de qutre sè des. 6lnme les desced tE d'Adm, Is portilnen eux le péché de leur Rétre ; Is étilnmadi ts, osos le dfe f rohem en {èst à cet étil de peuple dmn é qu'on in pute la respo:œlté d e laplupnt de leurs échecs ou des gie s dmi tés subès a cour s des âgs : sécheresses, 0 r~ s dévatteurs, i n d tV :9, épilém ès, crquets migeurs, i nompréheoo:9,trh~o:9,e tc. {èst cette mlédètim qu'en lèu et plae d e son Rétre, le roi 8ilou Pom e st Hé l:iferà B ~n mre t jun 2003. fi}om pred dès lors pourquoi tous les B~ ~ té ondh éré spom mena projet; pourquoi Is étiln s in ombreux à le suvre, à l'acom PW da ce pèlem ~ quié tiI,ax yeux de tous, mvérihle voy~ de délvme, ~ d'espor de prospérié p our tout mp euple. Plus de 2000 pèlem s en cortège, 1 s seronplus de 3000 à destn tVn ! 6lnm en le pme Nwi nI chemil du royame de sa Ïf;Rej usqu'à B~? Pa q uelles étpes étil:tl-1s as p és, ses hérièrs successfs et luj jusqu'à ce jour où, pn-de là qutr e cetE B d'histoire, 1 s revenil na PJS ? Sr cet in érre, 1 nus sera1o~ble de jeter mregl sur quelques apects des us~ et des coutume s qui 23

formenlatexture d e lac ulture fit uleuse de ce peuple extrardi œ, perdu a cœur de l'Afrque cetrre . Tels sonle s jam s quivon t bli ser le chemiIXJ.u'empru:tercc ette petie é tude quise veut, rppel oa-l e, un modeste essid 'h~t oire et d'ethnlog. Coridérâo Rmétho dolomu es Pa s oucid e cl:até, j'y predriù e pm id e l'essentè 1. Au r~qu e de pnître somm re e t lis er le lecteur pnfo~ s ur satin , j'y serim ême souvent cotr il t pa l1llIued 'furmtim Pour reconsttu er cette h~t oire quin 'ajmii été é crie, à ce que je cro~, de fl;lon exhas tire e t re~, je me su~ ppuyé sur quelques IreS docume tB qui se son :lérés bè n m g res, f1W e:tres et ncessrem enlauœs. £qu im ''Po ussé à chercher à compléter mes fi ormtim s pa de nmbreus es enquêtes menes s ur le term J'il terrog é beacoup d e B~ té et des on B~~. J'm otmm ent écouté les persons âges, 1 es nthle s, les ren es et surtout les rois. hT bOilll pm è de l'n üD nd e ces dem ers, onl e si!, cosi;t e à leur erew l'h~tore e tles trdtoa du r oyame. Toutes ces recherches, je l':loue, n me dom pa l'asume d ':lor t out ppr~ de cette h~tore é pque d u peuple B~. Mii je me réjou~ d':lor eu la possblté d 'éthli r que les fiB historqu es et évémn etB que je rpporte d Bcet ouvr~ sonhsolume nv rii en dépt de l'ora té de la plupm de mes sources. 6h1m en? Grâce à l'ordre du pœ de Bag ~ té, qui pp nît com me lagie ot#é d e lamé thode de recherche que j' iut1~ée da cet essil {èst un méthode iTtim elle mii quip rodut des r ésulttE in presso Œ. J'en su~ à me dernder si cett e prtque n e sera pa l'un des cotrbutoa in portres de l'Afriju e à lareche rche da tous les dOmB s. J'y revèdritp lus Ion pour en explquer le fonton emen m IXJ.ue e lecteur pprécè tout le 1 bèn que j'en itié. Le temps pour moi de m'nrêter s ur quelques atres df fcuItés ax fn s de dfe com menje les icon tournes. Les cotrires de dépat Les études qui portent sur l'histoire et/ou lac yl~tDn des peuples étrws à lal~e d B lquelle on tmlt e, quels qu'l s soie:Qse heurteniùucth lemena problèm e de lctracrp to n at e df fcuIté est bèn cone d e ceux quitr :lltenen fn;IÏis ur l'Afrque d onon

24

silq ue les ~co- ltils.

~

ues échppe:Qp a mo metE, à lcphontque d

es ~es

6ln me c'est le ca de lcplupat des l~ ues m-èa n es, ere ffet, da la1~ ue des B~ ~ té de lcprovne d e l'(ilist du [; merounl 0:t11 seraessetr llement questim tout a log de cet ouvr~, 1 ex~te d es soa qu'on n retrouve pa en f1Vàj1 à mac oÏl; De, da acun atre 1 ~e européen e. Leur t1l£rptim fuproblèm e. A cette dffi cuité vèn t s'jo uter un atr e, fi nu oia~h le, quitèn t à un spécf dé d es l~ ues m-èits. l) f e si!,ce sondes l~ ues à toa en ce sea q ue l' élémen t on que y exerce un fontim sémtijue. Re des pres mi n mie s pnfo~, seuIl e ton éthlt la dffé rene. fi: Ba~ p a exem pIe, ka peut s~r : « asètt e, gl lé, m~ ou cho~i-» suvn qu'on lève le top qu'on l'h àse 0 u qu'on lui f as e subi-un fiexim mOŒ. Depu~ les B es 1970, onpesé que 1 a phon tque i :tertD re étilla:;oluton mirale à toutes ces dff èuItés. Edu coup, on cb ~é corn me d'mrevers de lanD tous les efforts qui :lBnété f ouràjusque-là pour écrie n os l~es. Il n'en est rèn La phontque e st Ion d':loi- r ég le problème. Aussil ogmps q u' on n mettrcpa s ur pèd UlEYstème de t1l£rptop pretlen compte toutes les subtltés q ui e ncon stiu ent larèhess e et l' org Hé, les l~es Urèitsn se domon t pa ererem ent à l' écriure. J'iIp esé que 1 e présent ess~ quin e préterl nllem ent poursuvre um bjectf 19~tqu e, ittil pa le lieu n diqué de relDer ce débat d'érudits. A dessej1 j'icho~id e ne recouri n à l'un n à l'at re des orthogthes ex~tres de la~e B~ té, de peur d'fi gr ax lecteurs quivoudrB ndécouv ri le rèhe et mystérè ux un vers de fi tre cvl ~tD p lcpei n d'mpprens~ suppléme:tre. ate t1l£rpton que je propose se veut un dé1'11OCtDnvolo:tre v~-à-v~ de ce qu'on ppelle lalOuv elle écriture des l~es Urèits précon~ée pa la S oce té i:tertDre de lig u~tque ( g.L.) sur lquel le j'in erà dfe tout de même mm ot: j'iltoujours reproché à cette école, don je respecte les trmx pa Il leurs, son pat i p r~ excessvem ent scètrqu e. Il me semble que ces sm ont rouvé da les l~ ues m-èa n es un vat e chmp d'expérin enttDn de leurs recherches 19~tqu es. E pourt4 1 alg u~t qu e est a s ervèe d es l~es don elle étudè le fonton nm ent et les évoluton s; elle n devril pa s e substiuer à elles. L' écriu re de toute l~e s' acomm ode 25

d'Ulllll n in urn de cOJJe:tDa q ue doven t coaTe e t pplquer tous ceux qui s'y téress en Pen ser que l'orthogth e des mots peut coller rgureusemen à laphoiltque corn me essÏlnde fre n os mi s de la g.L., c'est mutIer l'écriu re, c'est l'ppav ri. Les sin liudes s on n évth les, ce quicon trbue à ren dre la1ectu re mœée. La lecture d'un texte est d'at aplus fal e que les possbl tés d'en cern r les mots, de les reconître rpi dement aa pIal e laforme que du coten, son gie s. L'orthogrph e d'unm ot devril ~oi r uncotrmr qui 1e mette en évil ene, qui permette de le recoÎtre d'emblée, de le repérer à d~tDe, a mi lèu d'atres mo ts qui p oUITÏlnluiress embler. Re devrilpnfo ~ iter à en retrouver l'étymolog quj à son tour, permettra de mieux en cernr le sea. Vol à pourquoj en dépt de toutes les récrin iDa fies à l' orthogthe de sà~e j uge trop complquée, laF me n 'ajmà a cepté de larevoi r et n le ferac ertà emen jmà. Brtout pa da le sea d'un formiser latracrp ton des soa. ij> erd d'énormes faliés de commui)uer en dqua l' ortho gth e sur hphoil tqu e. La nuv elle écriu re des l~es i-èa ils, m e dIat-o!} offre l'~ d'en sin plfèr l'ortho gth e. J'y souscr~; même si ces s~ s gth ques, ttôt couchés, ttôt r eJJersés, d a u ~em ent où des polèes multp les kern :Q0 n quelque chose quim e répu~ Mà t out compte fil, qu'on se repose, en la tr ~o sa da ce dOmB e, lac élèbre queston du romaèr s é:6!j:« £ que l'on @ vat-l ce que l'on perd? » 1 QJy at-i 1 à W à sin plfèr l'écriu re d'un l@ ue sil 'opétiD m e permet pa de letre cour mm en et de sm tout assirpilem ent le sea de ce qu'on li? Je ne COB pa u nseul 1 ecteur de lanuv elle écriu re des l@ ues i-èà es qui pu~se se jeter da l'~eture sa s 'y préprer à l'~De. {èst toujours près plusèurs essà mlhe ureux, inert à, qu'on pnv ènà en don r un lecture à peu près courre. fi! e li v rin en pa courmm ent les l~es i-èa ils écries da la nuvelle écriure d '~ftDn phonétqu e. éhx quid onn nl'l luson d'y pnv em r éctenen fudes pas~s q u'ls on prélble men mé mOŒés. {èst dIe qu'l y a problème. L'écriur e de nos l@ ues dot êtr e reperee.

1

ne èlHmi dou Kan, L'A venture lllbigë. _
26

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.