Les Moundang du Cameroun et du Tchad

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Ce livre tente d'appréhender l'histoire des Moundang du Cameroun et du Tchad, pour la période comprise entre le XVIIIe et le XXe siècle, à travers l'onomastique, science des noms propres au sens large. Il s'articule autour d'une question centrale : de quels messages sont porteurs les noms en pays moundang, et quelles informations permettant d'éclairer davantage l'histoire des Moundang peut-on en tirer ?
Publié le : jeudi 1 octobre 2015
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EAN13 : 9782336391649
Nombre de pages : 258
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Alain Désiré TAÏNOKARI
LES MOUNDANG DU CAMEROUN ET DU TCHAD
e e Onomastique et histoire (XVIII XX siècle)
Préface de Clément Dili Palaï Postface de Pierre Hélé
Les Moundang du Cameroun et du Tchad
Alain Désiré TAÏNOKARI
Les Moundang du Cameroun et du Tchad
e e Onomastique et histoire (XVIII -XX siècle) Préface de Clément Dili Palaï Postface de Pierre Hélé
DU MÊME AUTEUR
Les relations américano-saoudiennes depuis la fin de la guerre froide. L’alliance stratégique à l’épreuve des cultures, Paris, L’Harmattan, octobre 2011, 224 pages
Pour un nouvel enseignement moral au Cameroun, Paris, L’Harmattan, octobre 2011, 180 pages
Âme vivante. Mes visions du monde, Paris, L’Harmattan, octobre 2012, 132 pages
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06877-0 EAN : 9782343068770
À Marcel Taïno et Rosalie Magong, Ces Êtres Chers et Uniques par qui je suis venu au monde ; Ces parents qui m’ont donné ce qu’ils avaient de mieux et à qui je dois une reconnaissance incommensurable ; Estelle Taïno, Cette épouse formidable, pleine d’entrain et d’amour ; Cette maman charitable qui, au quotidien, égaye ma vie Et par qui Dieu m’a donné de précieux trésors : Michel-Archange, Gabriella Divine et Raphaël de Jésus, Admirables anges qui comblent nos vies de bonheur ; Tous mes frères et sœurs, ma belle-famille et mes nombreux amis pour leur soutien indéfectible !
PRÉFACE
Depuis quelque temps, Alain Désiré Taïno Kari s’illustre comme une voix avec laquelle il faut compter, lorsque l’on évoque les recherches sur le peuple moundang. Après des études d’histoire bien menées et bien remplies à l’université de Ngaoundéré au Cameroun, ce remarquable étudiant des années 2000 s’est vu brillamment reçu - sans surprise - à l’Institut des Relations internationales du Cameroun (IRIC), d’où il sort nanti de son parchemin de diplomate. Fort de cela, on se serait attendu à ce que, tout naturellement, il s’éloigne de ses préoccupations d’antan. Loin s’en faut. Les Moundang ne disent-ils pas que la gazelle ne quitte jamais définitivement sa terre aride ? Mordu par le virus de l’écriture dans tous les sens du terme, depuis son très jeune âge, Taïno Kari est auteur de plusieurs documents dont déjà trois livres 1 publiés aux éditions L’Harmattan .
Le présent ouvrage que nous propose ce jeune conquérant du savoir cible deux aspects importants dans la vie de l’homme moundang : l’histoire et l’onomastique. L’histoire constitue la pierre angulaire, voire l’ossature de ce peuple à califourchon sur le Sud-Ouest du Tchad et sur le Nord-Est du Cameroun. L’étiologie des Moundang ne peut se défaire d'une certaine mythologie et d’une certaine perception du monde qui l’ont façonnée. L’origine de ce peuple, proposée et communément admise par d’éminents chercheurs comme 2 l’ethnologue Alfred Adler ou l’homme politique et historien 3 Enoch Djondang (pour ne citer que ceux-là), met au centre des multiples récits mythiques dont découle la légende de 1 Voir la liste desdits ouvrages dans la pageDu même auteuren début de ce livre. 2 Adler, Alfred, 1982,La mort est le masque du roi. La royauté sacré des Moundang du Tchad, Paris, Payot. 3 Djondang, Enoch, 2004,Au pays des Moundang, Paris, L’Harmattan.
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Damba, chasseur invétéré moundang de Léré.
et
fondateur
du
royaume
Ce qu’il y a d’original à noter dans cet ouvrage d’Alain Désiré Taïno Kari, c’est qu’il retrace l’histoire des Moundang à partir des seuls anthroponymes. En principe, les noms ne sont pas attribués au hasard. Chaque nom est corrélé à une circonstance et est porteur d’un message, qui peut même prédestiner le porteur du nom. On connaît bien la boutade : le nom ne lâche jamais celui qui le porte. La perspective onomastique - étude scientifique des noms propres - choisie par l’auteur vaut son pesant d’or, car le nom est indissociable de l’histoire, telle est la conclusion à laquelle aboutit l’auteur, non sans l’avoir valablement et scientifiquement démontré. Ethnonymie, toponymie et anthroponymie restent sans contexte trois mots-clés de cet ouvrage. Historiens, littéraires, ethnolinguistes, anthropologues ou autres spécialistes des humanités, chacun y trouvera son compte. Puisse cet ouvrage constituer un bon repère pour les chercheurs en quête d’information sur le peuple moundang. Puisse-t-il aussi enrichir les rayons des bibliothèques -numériques ou papier - car tout le monde a besoin d’une telle moisson, en ce siècle et dans ce monde où on a parfois l’impression d’être déconnecté de nos res (sources). Professeur Clément Dili Palaï Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines Université de Maroua
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AVANT PROPOS
Écrire un livre sur les Moundang, ethnie de mes parents et par conséquent ethnie à laquelle j’appartiens, est un peu pour moi, comme qui dirait, un coup du destin.
Tout a commencé en 2001. Cette année-là, j’étais jeune étudiant inscrit en troisième année d’Histoire à la Faculté des Arts, Lettres et Sciences humaines (FALSH) de l’université de Ngaoundéré. Mes camarades et moi, avions alors un cours intitulé « Sensibilisation à la recherche en Histoire ». Dans le cadre de ce cours, nous devrions effectuer, chacun, une recherche sur un thème au choix, puis produire un rapport d’une cinquantaine de pages que nous devrions soutenir devant un jury. Cet exercice académique avait pour but entre autres, de nous préparer aux recherches de plus grandes envergures. Il constituait un préalable pour l’obtention du diplôme de licence en Histoire. Alors que je tergiversais sur le choix d’un thème, mon enseignant du cours intitulé « Méthodologie de la dissertation et du commentaire de documents historiques » de l’époque, l’encore chargé de cours (aujourd’hui maître de conférences) Bienvenu Denis Nizésété, qui souhaitait expérimenter d’autres sources pour rédiger l’Histoire, me suggéra de travailler sur la Toponymie et l’Anthroponymie de mon village. Il m’avait alors assuré qu’il s’agissait là d’un thème novateur qui aurait certainement un très grand impact dans le domaine scientifique. C’est ainsi que, sous sa direction, j’ai travaillé 4 sur le sujet proposé . Les résultats de ce premier travail ont été probants, encourageants. Le succès qu’il a obtenu au plan académique a été tel que le professeur Nizésété me conseilla
4  Alain Désiré Taïno Kari, 2001,Toponymie, Anthroponymie et connaissance de l’histoire des Moundang du Mayo-Kani, Rapport de recherche (Licence en Histoire), université de Ngaoundéré.
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esperasmarthe

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lundi 21 décembre 2015 - 09:16