Mouvements et sectes néo-druidiques en France

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En 1933, sous l'impulsion du "philosophe celtophone" Philéas Lebesgue, naît un Collège bardique des Gaules à vocation hexagonale. Peu après, le Gorsedd breton connaîtra une sévère remise en cause de ses principes. Puis la Kredenn Geltiek (Croyance celtique) émergeait, entendant bien supplanter un néo-druidisme hérité des années 1900. Un illuminé fonda sa propre Religion des druides, toute pétrie de national-socialisme... Voici l'histoire de surprenantes, parfois inquiétantes, dérives culturelles.
Publié le : jeudi 1 juin 2006
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EAN13 : 9782296149496
Nombre de pages : 130
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Mouvements et sectes néo-druidiques en France
1935-1970

Questions Contemporaines Collection dirigée par JP. Chagnollaud, B. PéquignotetD. Rolland
Chômage, exclusion, globalisation... Jamais les « questions contemporaines» n'ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines» est d'offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective.

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Cyril Le Tallec

Mouvements et sectes néo-druidiques en France
1935-1970

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique;

75005 Paris

FRANCE
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Du même auteur :

La communauté L'Harmattan,2001.

arménienne

de

France

(1920-1950),

Les assistantes sociales L'Harmattan, 2003.

dans la tourmente

(1939-1946),

La naissance des centres de formation professionnelle (19401945), L'Harmattan, 2004.
Les écoles de service social (1910-1940), Les sectes ufologiques Les sectes politiques (1950-1980), (1965-1995), L'Harmattan, 2005. 2006. 2004.

L'Harmattan, L'Harmattan,

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@ L'Harmattan, 2006 ISBN: 2-296-00800-3 EAN : 9782296008007

INTRODUCTION

Dès l'année 1838, la Bretagne armoricaine fut représentée à l'Eisteddfod (assemblée ou, si l'on préfère, concours de bardes) du pays de Galles par le vicomte Hersart de La Villemarqué, "alors que la France devait l'être par Alphonse de Lamartine". Alphonse de Lamartine (né en 1790 et décédé en 1869) aurait bien voulu, en effet, se mêler à cette eisteddfod de 1838 et il rédigea en conséquence, pour cette circonstance, un mémorable Toast porté dans un banquet national des Gallois et des Bretons à Abergavenny, dans le pays de Galles: "Quand ils se rencontraient sur la vague ou la grève En souvenir vivant d'un antique départ, Nos pères se montraient les deux moitiés d'un glaive, Dont chacun d'eux gardait la symbolique part. « Frère », se disaient-ils, « reconnais-tu la lame Est-ce bien là l'éclair, l'eau, la trempe et le fil ? Et l'acier qu'a fondu le même jet de flamme, Fibre à fibre se rejoint-il? »". De là vint l'idée - d'essence purement poétique - de faire confectionner un glaive en deux parties, l'une pour les Gallois et l'autre pour les Bretons. Ainsi, durant chacune des rencontres entre Bretons et Gallois, les deux tronçons du glaive seraient solennellement réunis "pour symboliser l'identité ethnique des deux peuples" (1). En 1839 le vicomte Hersart de La Villemarqué publiait pour sa part son fameux Barzaz Breiz (relatif aux "chants populaires de la Bretagne"). En 1855, il fondait une Fraternité des bardes de Bretagne regroupant des "hommes de lettres décidés à publier en langue bretonne" . Puis, durant l'année 1867, les ultimes admirateurs de la Fraternité des bardes (dont certains s'activaient encore au sein de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord) prièrent quelques érudits irlandais et gallois de bien vouloir assister à leur congrès continental... 7

Par la suite, le mouvement de reconnaissance intellectuelle initié par ces "hommes de lettres bretonnants" s'enraya. Inexorablement. En 1870, le second Empire de Napoléon ill s'effondra. Et puis, dans le camp de Conlie, une "armée bretonne pourrira ensuite sur pied" . La Fraternité des bardes de Bretagne entrera pour sa part en sommeil lors du décès de son très érudit fondateur, survenu en 1895. Cependant, quatre années plus tard, le mouvement initié (sur le continent) par Hersart de La Villemarqué fut fermement relancé. D'autant que, le 13 août 1898, avait été annoncée, depuis l'hôtel de ville de Morlaix, la constitution d'une très active Union régionaliste bretonne... Enfin, dès le mois de juillet 1899, les bases d'un véritable

Gorsedd

-.

"trône" ou, si l'on préfère, "assemblée" -

des

bardes de la presqu'île de Bretagne furent solidement posées lors d'une mémorable eisteddfod tenue à Cardiff.

De toutes les manières, le vénérable Gorsedd gallois

-

réactivé en 1792 par 1010 Morganwg - faisait alors fonction de Gorsedd-père pour la Bretagne armoricaine (c'est-à-dire pour la presqu'île de Bretagne) et même, à partir du début des années mille neuf cent trente, pour toute la Gaule... Nous nous sommes efforcé de retenir pour notre part, afin de présenter la suite de cette histoire du néo-druidisme armoricain, puis français, couvrant la période 1935-1970, les documents écrits émanant des organisations initiatiques directement étudiées, c'est-à-dire essentiellement les plaquettes informatives, les "cours" polycopiés, les divers bulletins et, bien entendu, les nombreux ouvrages rédigés par des bardes ou des druides de toutes les obédiences. TInous fallait bien admettre, comme l'écrivait déjà en 1912 le Grand-Druide Kaledvoulc'h (Yves Berthou), que "l'esprit breton n'était ni de droite ni de gauche. Or c'était lui seul qui importait (...). L'unité nationale bretonne n'existera que lorsque les Bretons auront appris à se tolérer et à se respecter mutuellement (2)". Au vu des innombrables frictions et 8

recompositions exposées dans le cadre de cet ouvrage, force est de constater que la route vers "l'unité druidique" restait longue et tortueuse...

Notes
(1) "Le « glaive brisé» est un glaive découpé par la moitié dans le sens de la longueur. Une moitié est en possession du Gorsedd gallois et l'autre du Gorsedd breton. A chaque fois qu'un délégué de l'autre Gorsedd assiste à une assemblée, que ce soit en Bretagne avec un druide gallois, ou au pays de Galles ou en Cornouailles avec un druide breton, cela donne lieu à la cérémonie de la « réunion du glaive brisé », pour rappeler à la fois l'unité des peuples celtes frères par delà la mer et la souveraineté du roi Arthur sur les deux Bretagnes" (Michel Raoult, Les druides: les sociétés initiatiques contemporaines, Monaco, Editions du Rocher, 1996, p. 172). On observe donc, ici, un symbolisme très marqué par le retour à une unité primordiale des nations celtes. En ce qui concernait plus précisément le Gorsedd des bardes de la presqu'île de Bretagne, son glaive divisé avait été fabriqué en 1899 à Cardiff, par souscription, et "n'appartenait pas à un particulier mais au Gorsedd luimême" . (2) Philippe Le Sturn, Le néo-druidisme en Bretagne, Rennes, Editions Ouest-France, 1998, p. 138.

9

CHAPITRE I

LE GORSEDD DES BARDES DE LA PRESQU'ILE DE BRETAGNE
Le Gorsedd des bardes de la presqu'île de Bretagne fut créé en Basse-Bretagne (à l'auberge de la veuve Le Falc'her, à Guingamp), le premier septembre 1900, par certains militants bretonnants très proches de l'Union régionaliste bretonne, lesquels avaient été reçus membres du Gorsedd du pays de Galles en juillet 1899... et inscrivaient donc, directement, leur travail dans le strict cadre de la branche galloise auparavant réactivée par 1010Morganwg en 1792. En effet, il était évident que, selon l'analyse du Gorsedd du pays de Galles, très fermement structuré, "il fallait encore que son institution traversât la Manche pour trouver une expression en Bretagne continentale", laquelle était perçue désormais comme "un conservatoire privilégié de l'idiome et de la race celtique" . Le poète, et critique d'art, Jean Le Fustec sera ainsi élu premier Grand-Druide de la presqu'île de Bretagne, sous le nom de Iann Ab-Gwillerm (Jean, fils de Guillaume). Il adoptera, par la suite, le patronyme de Lemenik (1)... à l'issue d'une séance de spiritisme tenue en 1903, ou en 1904. Il faut noter que, selon l'avis universitaire et plus tardif
-

du professeur Christian-Joseph Guyonvarc'h, "le druide

correspondait au brahmane hindou. C'est-à-dire qu'il était le premier personnage de la religion et de la société. Il était audessus de tout. TIétait complètement libre et indépendant. Mais avant tout, c'était un homme de science et de religion". Membre de la caste sacerdotale dévolue "au ministre des dieux ou de Dieu", ainsi se présentait le prudent brahmane, tel une sorte de penseur situé "à l'écart du monde"... et de ses tumultes. La lecture des travaux de René Guénon, c'est-à-dire du "philosophe de la Tradition" s'avère ici, on s'en doute, Il

indispensable. Il est vrai que, si l'on en croyait le bouillant "baron-philosophe" Julius Evola, René Guénon était lui-même "un prudent, un contemplatif qui s'opposait à toute académie établie mais aurait pu entrer à la Sorbonne"...

UNE RECONNAISSANCE

OFFICIELLE

Le Gorsedd des bardes de la presqu'île de Bretagne sera, pour sa part, reconnu officiellement par le gouvernement français le 23 novembre 1908 (selon le statut associatif légal défini en 1901). Cette reconnaissance officielle provoquera, des années plus tard, les critiques acerbes du professeur Christian-Joseph Guyonvarc'h, lequel assurera que "la filiation druidique avait été interrompue du fait du christianisme qui avait complètement aboli ce qui précédait. On ne pouvait pas dire qu'il y avait une tradition druidique continue depuis l'Antiquité, puisque les derniers druides, qui étaient des Irlandais au temps de saint Patrick, s'étaient convertis. TI n'y avait plus donc d'initiation possible (...). De même, un Occidental ne pouvait pas se convertir à l'hindouisme! Il y avait l'exemple, bien sûr, d'Alain Danielou, le frère du cardinal. Mais il avait été hélas rangé par les brahmanes dans la catégorie la plus basse des castes inférieures. On ne pouvait pas se convertir à l'hindouisme, c'était la raison pour laquelle par exemple René Guénon avait choisi l'islam (...). Le néo-druidisme n'avait aucune base initiatique, aucune base doctrinale, aucune base linguistique, puisque la langue avait disparu. Depuis un bon demi-siècle, mes collaborateurs et moi-même avons fait de la recherche. Nous avons suivi deux voies qui sont parallèles et ne se rencontrent pas: celle de Guénon et celle de Dumézil. La religion celtique avait disparu sans laisser de traces. Pour s'y

plonger, il fallait une vie d'érudit, avec tout ce que cela
présentait comme temps et comme peine". Michel Raoult, le druide An Habask de la Kredenn Geltiek, adoptait pour sa part une attitude infiniment plus souple: "Même si les rites néodruidiques sont, dans bien des cas, davantage le fruit 12

d'initiatives individuelles que d'une tradition authentique, la structure initiatique - il faut le répéter - compte plus en définitive que la filiation supposée. Les schémas initiatiques peuvent toujours être réactivés et ils produiront leurs effets. TIy a certes des mystificateurs, exploiteurs de crédibilité publique qu'il convient de démasquer. Mais toute religion vivante n'entraîne-t-elle pas dans son sillage la nuée des faux prophètes? Il n'y a pas lieu de s'en inquiéter: on reconnaîtra le chêne à son gland!" . Une chose restait sûre, pourtant: les Romains étaient, en grande partie, responsables de la disparition des druides... de la Lombardie à la péninsule armoricaine. En effet, la classe sacerdotale celtique (la première dans la société d'alors, même si la disparition du roi entraînait immédiatement la disparition du druide), trop bien structurée, "constituait un danger permanent pour l'occupant romain étant donné l'énorme ascendant des druides sur les populations". Ainsi, "les druides furent interdits par les opposants romains de la Gaule" et ils n'eurent pas le temps de se réorganiser "que le christianisme triomphant et militant les interdisait à son tour". La "confrérie druidique" de 1900 - par delà les incroyables "draps de lit" dont ses premiers responsables aimaient à

s'envelopper -

avait eu cependant pour objectifs principaux la

promotion de la culture celtique (ce terme devait s'entendre au sens large et n'était pas limité à la Bretagne continentale ou, même, aux pays d'outre-Manche) et "bretonne en particulier", le maintien d'un lien entre la Bretagne et tous les pays celtiques, et - mission des plus délicates - l'instauration de la paix et de l'unité entre les Bretons. Elle fut pourtant sans cesse traversée par des querelles de personnes, qui "prenaient facilement l'allure de cataclysme" au sein du microcosme qu'était alors le mouvement breton. Mais elle ne constituait, en aucun cas, une "nouvelle religion" dans l'esprit de ses animateurs... Il faut noter qu'on distinguait alors, au sein du Gorsedd des bardes de la presqu'île de Bretagne, trois ordres bien précis: - L'Ordre des druides, lesquels étaient choisis parmi les "professeurs" ... et certains écrivains férus de spiritualité. C'était 13

l'ordre "le plus honorable" et ses membres devaient être âgés d'au moins quarante ans. On y remarquait particulièrement la figure du Grand-Druide, seule personnalité autorisée à parler au nom du Gorsedd (avec l'accord de son Conseil supérieur) mais qui devait cependant obéir à l'Archidruide responsable de la branche galloise. - L'Ordre des bardes, lesquels étaient souvent, bien entendu, des musiciens, mais aussi des poètes ou des romanciers, des peintres ou des sculpteurs... - L'Ordre des ovates. Cette dernière formation regroupait "des gens de métiers et des gens de commerce", tels les pharmaciens, les ingénieurs, les paysans, etc.

Tous devaient - notamment- revêtir, lors des cérémonies
publiques, une robe de teinte spécifique: blanche pour les druides, bleue pour les bardes et verte pour les ovates. Leur emblème était le triban, un symbole dont les rayons représentaient respectivement l'Amour, la Justice et la Vérité. Le Grand-Druide portait également une couronne de gui. Des femmes pouvaient être initiées, en tant que "Korriganes". Au sein du Gorsedd, tout nouveau venu devait théoriquement remplir, pendant de nombreuses années, les fonctions d'ovate ou de barde avant de pouvoir prétendre endosser la saie des druides. On pouvait donc, dira le journaliste Thierry Jigourel, "estimer que ces spécialisations fonctionnelles correspondaient ici à des grades". Il existait aussi - hors de toute approche péjorative - un ordre "inférieur" aux trois autres, et qualifié d'Ordre des inspirés (ou, si l'on préfère, des disciples). Ses membres, jeunes, devaient être "bien disposés" et révéler un "esprit bardique" (c'est-à-dire celtique). Ces disciples, qui devaient impérativement connaître la langue bretonne et être de "bonnes mœurs" , arboraient sur l'épaule droite trois rubans respectivement blanc, bleu et vert. Nul ne pouvait, théoriquement, rejoindre les rangs du Gorsedd sans avoir été auparavant membre de l'Ordre des inspirés (pour lequel les demandes d'admission devaient être adressées, chaque année... avant le premier avril). 14

On distinguait également, dans le cadre de la vie du Gorsedd des bardes de la presqu'île de Bretagne, des cérémonies publiques "à la face du soleil, œil de lumière" et en tenue (dites "gorsedd digor", qui avaient lieu en général chaque année dans le courant du mois de juillet et auxquelles étaient conviés des membres éminents du Gorsedd du pays de Galles) et des cérémonies privées (dites "gorsedd serret"). Bien souvent, les cérémonies publiques étaient clôturées par le chant du Bro goz ma zadou ("Le vieux pays de mes pères", adopté par l'Union régionaliste comme chant national des Bretons), "hymne commun aux trois nations celtiques «brittoniques» et dont le texte en breton sera fixé en 1908 par Taldir", le futur "troisième Grand-Druide chronologique". On y apprenait notamment - et sans surprise - que, "si jadis quelquefois tu fléchis à la guerre, Bretagne, ton peuple est demeuré vainqueur" ... mais aussi que "les hommes de chez nous sont robustes et braves, il n'est pas sous les cieux peuple si valeureux". De plus, nous avons vu que chaque membre du Gorsedd possédait un surnom, lequel devait impérativement être agréé par le Conseil supérieur régissant la vie de cette organisation bardique... Le "trésor" du Gorsedd comprenait enfin, notamment, "la moitié du glaive pays de Galles/Bretagne". L'autre moitié se trouvait donc, naturellement, conservée au pays de Galles. Nous avons également déjà précisé que le Gorsedd des bardes de la presqu'île de Bretagne était une association officiellement reconnue par le Gouvernement français, et que ses statuts avaient été déposés à la Préfecture de Police le 23 novembre 1908. En voici le texte intégral: "I - Un groupement ethnique est fondé en Bretagne sous le nom de Gorsedd des bardes de la presqu'île de Bretagne (Gorsedd Barzed Gourenez Breiz-Izel). Le siège de l'association est fixé au domicile du Grand-Druide (DrouizVeur), directeur du dit Gorsedd. TI- Le Gorsedd se consacre uniquement à l'étude, à la conservation et au développement des arts, de la littérature et des traditions celtiques. 15

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