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Portrait(s) de Victor Zigelman

De
180 pages
Ce récit est un portrait en mosaïque d'un homme hors du commun. Fils de Juifs polonais venus à Paris dans les années vingt, Victor grandit dans un milieu juif communiste, d'où sont orientation vers le parti dans les années trente. Après la déportation de son père vers Auschwitz, il rejoint les rangs de la résistance juive des FTP-MOI (Franc-tireurs et partisans main-d'oeuvre immigrée). A la fin de la guerre, seul avec sa mère, il s'essayera à divers petits boulots pour travailler finalement au journal France-Soir, où il restera environ vingt ans.
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Portrait(s) de Victor Zigelman

@ L'HARMATTAN, 2009 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan l@wanadoo.fr ISBN: EAN: 978-2-296-10672-7 9782296106727

Textes et documents réunis et édités par

Isabelle Pleskoff

Portrait(s)

de

Victor Zigelman

PréJàce de Henri Rac<;ymow

Pos!fàce de Jean-Marc

Berlière

L'HARMATTAN

Pour

lia Stryk-Zigelman

Liste

de sigles employés

de manière

récurrente

dans cet ouvrage

CDJC Centre de documentation juive contemporaine FrP Francs-tireurs et partisans JCJeunesses communistes PC Parti communiste MOI Main-d'œuvre immigrée FrP MOI Francs-tireurs et partisans main-d'œuvre immigrée MJDP Mémoire juive de Paris

Kaddish

pour des hommes sans pareils
par Henri Raczymow

J'il côtoyé un temps Victor Zigelma. J'il pprécié comme tat d'atre s son humour, sa crétivité, sa culture d'atodidate miE précise et sas défillace, sa pasion guerre. de la mémoire juive de l'Occuption fite de je Tant de trits et de l'uat me le rendient connIE SIE improbbles vleurs Et son intelligence, proche et Mient
«

tout simplement,

lucidité et de cette tendace fmilier, de Flogne

très juive à l'atodérision. venient

de ce que pB ma propre fmille embrasé, dès les anées

de tout temps. Nos £milles - version

des mêmes endroits vingt, les pa incomptible

républicines

rouges », ce n'étit

- qui étient celles de la Frace. En feuilletat le recueil élboré pB Isbelle Jèskoff voué à la mémoire de celui qui fut son mi cher, c'est comme une figure plimpseste en filigrne, leurs ces innombrbles personnlités n'étient biogrphiques Patre trits que je voyiE assi, quat à moi, ent rors €ltes, ax yeux, celle de mon propre père, Etienne. que Victor et lui Mient différentes, le fruit du han générique, miE pa étient Me frppèr en pntge. tat

de similitudes , l'un comme

d. Et me sata l'un et Patre

très vite, que ces deux hommes incBllient , une sorte de type humin ~t nés tous deux à )Ils, de l'est, pnlient spécifique, Ils étient même origine et finlement assi,

un groupe génértionnel même destin. un a plus tB d, 2007. Leurs pa pa fit shmattès d'études et que très

l'un en 1925, Patre yiddish, n'Mient trit ax

et sont morts tous deux à )Ils pB ents venient miE vouient tôt, l'expression

la même anée

un culte à Victor Hugo et Emile Zola Ils n'Mient que cela Mit «morte-siEon »fut à la miEon

de métier bien défini, saf

comme une atienne

5

d'épouvate. BIs, pmient la bonne

Ils pmient odeur des pins,

pnfois

en vaaces,

à quinze kilomètres où l'on respirit

de

à Brunoy ou Villepinte, une semine

des villges comme

à l'époque, das

atre fois leurs propres à Otwock, les moyens, ce qui étit

pB ents de tout de

en villégitIure

la balieue

Varsovie, quad

du moins ils en Mient

même très TB e. €Ê fmilles connurent, à leurs débuts en Frace, une grade misère économique, des logements sas confort, c'est le moins qu'on puisse dire, miE pourtat le bonheur, l'mour chatent chaun le sens de l'espoir, de la Frace. que demin, indéfectible ». On croyit les aimient de la frrernité, On croyit quelque chose comme de la justice socHe, en« des lendemins ce serit qui «à

selon le mot de Max,

selon ses besoins»... e, un das

Victor et Etienne n'étient tous deux, a plutôt, d'obédience dont certins chose déjà fite,

pa très bons communiste, Mient fit la

élèves miE fréquentient complémentir le stugub guerre d'Espgne On y trasmettit et communistes. double identité

même âge, cette sorte d'école

ptlro nge

shul, dirigé pB des militats

les Brigdes i nterntionles. d'une culture mnxiste, d'immigrés n'en fut qu'une

On y enseignit à à la miEon). voire soviétique. ofondir cette

lire et à écrire le yiddish (le pIÙer étit le b-aba Bas y prendre gn de, ces enfats qui longtemps

furent tout à laf ois juifs seule à leurs yeux. Ils cinquate. deux Etienne, qu'il ne de Victor à sa

La suite des événements ne ferit qu'ppr à la même époque, près

sont entrés a Bti Encore un trit moments das dmirtion devienne das ses anées

la guerre et la Résistace, , quoiqu'à

l'ont quitté de même à la même époque, a début des anées commun: de militBce ils ont voué l'un et l'atre communiste ~ucki différents de leur vie, Victor pendat la Résistace, (MDt

à Belleville, une commune fut le responsble

pour ce leder ptlro n de la GT).

que fut Henri ~ucki

la RésistBce

; il fut quelques anées à Belleville. On l'dmirit sa conniEsace

plus tB d celui d'Etienne pour sa culture immense,

la section du Bti notmment

musicle,

ppr ofondie du mnxisme,

6

cpaité nilionœ sas

à a~ser dire.

sur-le-chmp

n'importe en termes

quelle situtlion de lutte

politique, ça va das

et internilionœ, imient

de clases fits d'BIlles

Victor et Etienne la Résistace Etienne modeste, ils étient

à monter das

leurs hats

communiste,

les FTP de la MOI, Victor à BIs, l'un et l'atre de f90n pa outre mesure leurs exploits, dont perdu l'un et MiE c'étit à

à Lyon et Grenoble. ironique, n'héroïsient fiers mIgré

Ils le fiEient

tout et à juste titre. (Ils Mient Mec venue, le communisme. leur ptitude

l'atre un pH ent à Auschwitz.) Ils ont rompu l'un et l'atre des militats-nés. l'enggement cela s'ppela déportés ga, et a La retrite

à la pasion,

sens qu'ils Mient p¥er surtout,

tous deux de la cHlllElerie, juive de BIs, das comme es à des les

ils l'ont vouée à la mémoire. Ils voulient et fusillés, enfuts

La Mémoire

une dette à l'égH d de tous ceux, exterminés les chmbr de survivre. Fur à réliser cel~ ils

qui n'ont pa

eu comme eux la chace contribuat des pl£!ues pa «sas MDt,

ont œuvré sas documents, das les miries,

relâche, npentat à pposer

les centres d'H chives, récoltat commémortives c'est pour ça Quad das

lettres et photos,

des expositions sur le je dis

murs des écoles... que c'étit étient Jaquot jmiE,

Victor et Etienne

mon père, furent copins

tH d. Ils ne se conniEsient des hommes tout à fit Szmulewicz sous acune

pH eils », je ne veux pa Justement, respectifs, MH cel yrrin

dire qu'ils pour Victor,

exceptionnels. Leurs copins

en un sens, ils n'étient comme eux. Des hommes plus, et que rien, .

pa exceptionnels. qui ont représenté

pour mon père, étient un groupe humin ltitude,

qui n'existe

ne viendra remplaer

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Introduction

J'il rencontré Victor Zigelma de photogrphies que je meniE l'asocition Mit Le contat développa pB ents. Au commencement, c'étit photos Jeunes, leur précisément créée quelques anées

en 1986, à la fMeur d'une collecte Mec Jea Lroum, das le càr e de

Mémoires juives - lItimoine plus tôt. chleure Léa a été imméditement sa femme, a

photogrphique,
ux. Quelques

que Jea
plus et se

semmes

tB d, je découvriE et si profond,

Entre nous se noua rors,

cours des mois et des anées,

un lien essentiel, si tendre comme mes seconds pUIsque les

que j'en vins bientôt à les considérer ils m'ont monté la mémoire

leurs histoires fmililes, réunis,

qui nous Mit das les cmps

à trMers

de leurs £milles, ils fiEient MDt pHtie

et que je leur réclmiE de la même bade, puis leur

ces récits. EBun pour ne plus revenir. se conniEsient déjà ux Mec beacoup d'moure

d'eux Mit

vu son père pHtir

bien longtemps vie pendat misérbles das m'ppr l'àhésion réduite

leur mnige, l'Occupt"lion,

en 1953. Ils évoquient existence

et heureux,

et enfin l'évolution à Fresnes das

de leur condition

le recrutement beacoup

de Victor das

la presse écrite et le déméngement en 1956. On pIÙit leur vie quotidienne, de tendresse» en 1950, blaches églement dont ils politique, pour Victor.

un vril ppHtement du yiddish, enient a à néat aSSl assi

très présent beacoup

des expressions, communisme, Mec l'Affir cru. souvent

la «lague badonnée e des blouses

Je questionniE

Victor sur son enggement

et la sympthie en 1956 ; Lé~ Mec bricolé sas

elle n'y Mit jmiE On pIÙit Victor. Il fat

de livres, Mec Lé~

et de peinture,

souligner

ici que Léa comme Victor s' étient pB eux-mêmes, à coups d'enthousiame,

leur culture, immense,

9

héritge beatés

fmilih

ciHs ce domine. vis-à-vis du Ri,

Sur ce point, Victor étit qui lui Mit

infiniment

reconniEsat

ouvert les yeux sur les

de la littértture

et de la musique.

Lé~ la plus grade lectrice que j'il pu connÎtre -« un livre pB jour... ma drogue », m'Mit-elle dit lors de notre première rencontre - m'a fit insi découvrir des dizines chl!ue dimache d'ateurs. plusieurs expositions, m'atrasmis en éveil qui ne deIllHde assi beacoup d'atre BIs, dont s domines Mec tous Victor, qui visitit une f90n il conniEsit ses ouvrges des beax-nts, la littértture ciném~ sas tbous,

de goûter l'nt, si bien certins atBt en pasat Mec «truffés»

celle d'un enfut Il évoquit quntiers. de pasions

qu'à être étonné pB l'ntiste... qui le cptivient,

Et il y Mit

dont sa bibliothèque,

de mots et de ppiers ateurs et le jaz, cultes,

divers, témoignit l'histoire politique, l'érotisme le

pB le dessin de presse et la typogrphie, l'B got, l'humour,

quelques clasique

la musique joyeux...,

sa curiosité s'étendit nous Mons pnlé

à toutes ces sphères, sur fois pB semine régulièrement envhi de Lé~ a visite de ciel, si

lesquelles il se documentit BlciHt téléphone, de lumière cimetière, des anées,

Mec rigueur et précision. plusieurs je leur rendiE collection

puis tous les jours; et de plates. m'intriguit pn

ciHs leur bel ppntement

de l'immeuble L'étrnge son cnstèr

Mouchotte,

des pots de qui étit

e un peu morbide

éloigné de la gieté,

pessimiste

certes, miE bien réelle, de mon mie. insi déjà,

J'il emméngé ciHs l'immeuble en 2002, heureuse de pouvoir me rppr ocher d'eux. Entre atre s complicités, nous Mions depuis des anées, enchatit se déroulit Pl!Uets trouvit leur pIse une stivité proprement mouchottienne puisque, : la CMe. En effet, ciHs les soubasements une sorte de brocate perpétuelle, qui y étient des ensembles

qui nous pnmi les

de notre immeuble

soigneusement déposés pB les résidents, on d'objets à la !evert dont certins trouvient Victor remontit régulièrement des

ciHs nos mitions.

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pEJUets et conservit des dizines de fils électriques, des eentines de piles et atre s nticles qui« peuvent toujours dépaner », Mec une pugnaité de brocateur; miE il détournit assi eertins des objets Mec venus de la CMe pour les trnsformer une imgintion qui nous éptit. en instlltlions droltliques,

J'imiE assi leurs querelles, cn c'étit toujours la même pntition qui se jouit. Léa ressortit ses dossiers, pour des mWr esses récurrentes chez Victor. Et lui, s'excusit confondue, étit, fits, et Mec la crinte même das toujours Mec une petite note tendre et pB sa belle... Le tout d'être aadonné serti d'mour. fil, Mec sa cohorte de petits tous les moments ils ont été présents. tristes, de rires et de joies. comme das

les lifr ontements,

Et nous avons cheminé, la vie déroulit son de projets exltats, d'événements lmr 1 al iEsaee de mes deux enfats,

clés des débuts puis du déroulement

de ma vie duIte,

J'il connu leurs mis. J'il suivi l'Menture de Mémoire juive de PHis. Das les anées 1990, il Y ae u deux décès proches pour Victor, sa mère, à l'âge de qutlre -vingt-treize ans, et sa sœur cdette, Jaqueline, emportée prémturément Victor~. f90n sas ees anées, lui assi, beacoup fioritures, pn un caeer ce maviE des poumons caeer, en 1996. de vie. Durat souvent Mec contraté mIE il a évolué de

plus lente, et lui a liEsé quinze anées sas se monter d'histoires. Il en pnlit

il regB dit

de temps en temps sa propre finitude en fae, En fit, il se considérit béni pour Moir de Léa «Tu es et tu a été la femme de ma me sont venus, tu a été et ma boussole», d'une écrità laveille opértlion

Lé~ et fiEit des bilas. pasé sa vie en compgnie tu es le mât principh il das une lettre chirurgide. Souvent, il pnvenit à la condition circonstaees de mhle

vie, pB qui toutes les joies et les chgrins du 26 javier 1992,

de mon bilea et as si

à rire et à nous fir e nre Mec des histoires liées ; l'humour étit le fil rouge présent en toutes les dernières anées, nous

de la vie de Victor. Bldat

11

Mons vécu en fonction des rechutes. mois qui forçit Quad cependat, Mit un peu hypocondrÜ!ue, l'àmirtion. Victor est mort, il y Mit à trMers

des tax a fit

de BA,

a

gré des rémissions, été un bien portat das

et

Victor, qui Mit

pourtat

toujours

preuve d'un courge

les derniers

je me suis cognée a les lettres, miE assi de gmin meuble

vide et à l'bsence. : récits qu'il les FTP, des quotidien, les témoignges

tous ces frgments

que Léa me montrit juif versé das

de vie morcelés, pportés

sur son expérience sur chl!ue assi

et encore les blgues dossiers. Il y Mit petits messges

de son studio et das et poétiques. s'est bientôt inftigble,

une boîte entière de notes écrites a drôles, graieux de ces morceax das

conjugax,

L'idée de réunir certins dresser un portrit pourront mémoire retrouver

imposée, pour doté d'une cet

en mosÏque, Victor, faétieux,

lequel ceux qui l'ont connu conteur les atre s découvriront homme unique

exceptionnelle,

et grâce aquel pnfois,

homme étonnat. «Victoretléa, unique, hasser Fur comme ils signient et femme couple unique... souvent de la pompe, je te vois d'ici les épales reconstituer devat ce lyrisme.)

(11er Victor, toi qui te moquiE

le pB cours de Victor, j'il lu toutes les contributions : entretiens das Mec des historiens, interventions nticles das des es, à la ràio, le bulletin du singulier notes personnelles, divers, Jusqu'a le ton de de

qu'il a liEsées enfin chroniques chpitre Victor, la première précisions

films documentir

de Mémoire juive de BIs. pour pouvoir enrichissat das conserver

III, je les il fondues en un récit unique, employat personne et d'aecdotes chssat les redondaces,

délibérément

progressivement lesquelles il raontit

le texte de bae. grMes ou tendres, sur un mode souvent

Les chroniques

de Mémoire juive de BIs,

des épisodes biogrphiques

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hwnoristique,

et qui étient

ttendues

Mec imptlience

pB les copms, Il en va tels quels. en romm. usat

sont notées ici en itlique de même pour les atre Les divers témoignges À pntir de Victor. €! hwnour, pnfois pnfois de l'près-guerr cette fois de la troisième

pour qu'on les identifie failement. s textes écrits pB Victor et restitués que j'il synthétisés personne, sont imprimés

e, j'il repris le ton de la nnrtlrice,

pour évoquer la suite du pB cours qui lui étit pr opre, ou jour près contrepèteries, Th jour, mots ses

un peu mélacolique, lubrique,

plus loufoque, proche de celui de Pierre Da - qu'il dmirit-, Victor le furiquit de blgues,

ou encore joyeusement d'esprit, patiches

à tel point que ce sont des centmes et faéties fit dossiers. J'en il donc présenté essentiel à Victor. J'il assi moure nous ux, aides, permet revendicreurs,

en tout genre que l'on trouve das une petite sélection.

le rire étit a

figurer un choix de petits mots drôles, que Victor et Léa s'échngeient la pasion, la complicité CB leur lecture, pB -delà les sourires, et l'infinie

cours des jours et des semmes, d'ppréhender tendresse qui les unissit.

Isabelle Pleskoff

13

I. Uavant-guerre

La falille,

l'enface

Les parents
Mes pB ents sont nrivés sont connus das Isidore, Mit MDt ypoW Mient grad-mèr de pntir Lodz vers Bresla, dite €Cile, e étit trasité à)lls en 1920, venat de confection à )Ils. où il Mit de Flogne. pasé une anée. Ils se De les reliers Mon père, Idl, dit

pB l'Allem/Yle,

où il est resté un temps, comme à Berlin, ensuite Il s'est retrouvé tout seul à )Ils. à elle, suivit en 1910, venat de Lituaie, Ma mère quat deux frères plus âgés qui de Vilno. Ma Volkovysk,

pour )Ils.

émigré en Frace

originiI' e d'une petite ville qui s'ppelit

en Biélorussie. Ma mère est donc venue en Frace frères, coupeur instMés à Pnis depuis retB dé le dépnt de ma grad-mèr de tiges das Mon père venit £milles, (14-18 ltibli À )Ils, spéciasée donc de Lodz. une grade Mec sa mère et sa sœur. Les deux dix ms (la guerre de 14 -18 Rilt et l'atre en Lituaie, acune e), étient l'un fourreur, En Flogne, misère. Fur comme

la chas sure . mes pB ents et leurs Ils n'Mient

les Juifs conniEsient perspective et acun

c'est surtout cela qui a motivé le dépnt. Menir professionnel. où sévissit dorénMDt puis la guerre la Flogne, polono- bolchévique)

Les deux guerres successives Rrent terriblement une misère noire. Et, bien s, et discriminés. c'est-à-dire ouvrière Il est pa de profession.

sûr, les Juifs ont été vite désignés comme trÎtre ma mère a trMiHé das la couture. pendat comme finisseuse, Mon père n'Mit trois as. chmbr

rentré comme presseur, ils se sont fréquentés Ils ont hhité quntier

repaseur

si vous préférez. e du pasge trniHé

Ils se sont connus, en 1924. das le puis Marice,

Ils se sont mniés

une minuscule

VoltiI' e. Mon père a longtemps

à l'extérieur,

17

il s'est instllé comme ouvner a domicile. Il a ppris à piquer à la mahine, et il fiEit tout le boulot Mec ma mère. MiE, méticuleux,
, . precIs

.

,

et pa

sOIgneux, un gros

mon débit pa

pere cIHs p¥é à s'en et pour qu'il elle pour

,

n'Mit

son trMa, sortir. nourrir

et comme il étit se !mentit €: qui fit giletière:

à la pièce, il n'nrivit Ma mère la fmille. acomplissit est retourné

des prouesses s'employer

chez les

atre s. Ma mère étit

Vttor à l'école, à si< ans.
(coll. Léa Zgelman)

cousit

des gilets à domicile de confection du Temple.

une miEon du Fabourg

de la rue

Je suis né en 1926, et mes pB ents m'ont prénommé de mon grnd-pèr assi, qui Mient, notmment pennettit pB ce que Victor, c'est Victor Hugo, tat pour beacoup son roma mieux l'intégI'tlion d'entre

Victor, en souvenir miE imé pB les Juifs,

e Wolf ou Velvl, comme le veut la tràition,

eux, lu son oeuvre en yiddish, pB ce que Victor

Quatre- Vingt- Treize. Et assi que Wolf.

Le yiddish
J'il comme ça grndi cIHs un milieu yiddish. Mes pB ents ne pnlient que le yiddish; moi, tout ntIure llement, je leur pnliE en frnçiE et ils me répondient pB ents vivient fréquentient juive. À )Ils, R?sse nouvelle. en yiddish. Déjà, cIHs leurs p¥s d'origine, mes ils la à la cIHs des milieux complètement mon père lisit wtit un journh yiddish, yiddishophones, la Naïe R?sse, qui s'àr essit

des clubs ouvriers juifs, ma mère pnticipit un journh communiste

à une chorre

18

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