Rien ne sera plus comme avant

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Le 7 avril, Michel Coudret quitte son domicile pour se rendre à son travail... et ne donne plus signe de vie. Que ce soit ses proches ou son entreprise, personne n’a de nouvelles du père de famille.

Aucune enquête n’ayant été ouverte par la gendarmerie, le détective privé Simon Segré est engagé pour retrouver la trace de Michel Coudret. Syndicaliste convaincu, ce dernier menait la fronde contre le plan de compétitivité de son entreprise, la société Teknimodul. Ce qui lui valait des ennemis au sein de la direction mais également parmi les ouvriers.

Publié le : vendredi 4 mars 2016
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EAN13 : 9782849932698
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Coëtquen Editions
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Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L 122-5 (2° et 3° a), d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représen-tation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art L 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
© Coëtquen Editions. Tous droits réservés. ISBN 978-2-84993-268-1
er Dépôt légal : 1 trimestre 2016
Photo de couverture : © usu79 - Fotolia.com
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É@EJEonI +o?kHEJKHAI L’ombre du mensonge
É@EJEonI +oëJGKAn Tombent les masques
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Au bout d’une heure de vol depuis Orly, Simon Segré arriva à l’aéroport de Limoges Bellegarde. Sitôt atterri, il loua une Ford Fiesta et prit la direction du Palais-sur-Vienne situé dans la périphé-rie de la capitale limousine. Il était 11 heures 30 quand il se gara dans l’impasse Jean Giono. La conclusion rapide d’un dossier lui offrant cinq jours de liberté, c’est avec plaisir qu’il avait accepté l’invitation de Pascal Singer, directeur de la société du même nom. Leur première rencontre remontait à huit mois, date à laquelle ce grand nom de la porcelaine l’avait engagé pour enquêter sur la fabrication et la commercialisation de produits contrefaits. Informé par une employée de la société venue faire des achats dans une enseigne à bas prix, Singer avait demandé au responsable de la qualité de se rendre sur place. Un rapide coup d’œil avait suffi à ce spécialiste pour découvrir qu’un produit de leur gamme avait été frauduleusement copié. Remontant un à un les maillons de la chaîne, Segré s’était rendu en Italie. C’est à Bologne qu’il avait découvert que la société Corta Céramica fabriquait des assiettes qui se voyaient revêtir avant leur retour en France du logo « porcelaine de Limoges ». Grâce à ces éléments, la société avait déposé plainte et une enquête judiciaire avait été diligentée par le parquet de Limoges. À ce jour, la procédure était toujours en cours, et malgré les éléments à charge, le directeur désespérait de voir le dossier aboutir.
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***
Simon allait sonner quand l’ouverture automatique du portail se déclencha. Il entra et remonta la longue allée bitumée qui menait à la porte d’entrée. Pascal Singer apparut, le cheveu toujours aussi rare et le sourire omniprésent. Cette bonhomie donnait à ce quinquagénaire une allure débonnaire qui masquait un caractère bien trempé. Il s’avança vers Segré et lui serra la main. — Merci d’avoir accepté de vous déplacer. Il m’était impossible de monter sur Paris ces jours prochains, je dois préparer la venue du directeur des achats d’une grande enseigne danoise, un gros contrat est en jeu. — Je dois reconnaître que votre appel m’a surpris et qu’un aller-retour Paris-Limoges n’était pas prévu dans mon planning. — Nous parlerons de tout ceci à table, répondit Singer, sans se départir de sa bonne humeur, j’ai réservé une table chez un ami restaurateur pour 12 h 15. La rôtisserie de Jean était un établissement dédié à la star des prairies de la région : le bœuf du Limousin. Ici, il était décliné sous toutes ses formes, du tartare au bœuf mode en passant par l’aristo-crate tournedos Rossini. L’atmosphère y était celle d’une brasserie, bruyante et animée. Si la salle principale avait été rajeunie en adoptant des teintes résolument modernes, le plafond avait conservé ses peintures grivoises à la gloire de Bacchus. On y voyait des angelots aux pommettes écarlates et aux mines réjouies entourer le dieu du vin à califourchon sur un tonneau. Les deux hommes prirent place sur une banquette en velours et commandèrent un steak tartare accompagné de pommes paille maison, arrosé d’une bouteille de Saint-Pourçain rouge. Sitôt le plat servi et alors que la conversation se perdait en banalités, Simon entra dans le vif du sujet. — J’imagine, dit-il à Singer, que vous ne m’avez pas payé cet aller-retour pour me faire déguster la viande de votre région, aussi bonne soit-elle ?
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