Au pays des tyrans

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C'est l'histoire d'un jeune homme appelé Africain, habitant de Doubinda, pays de l'"Afrique centrale". Orphelin d'un père vivant mais parti, le narrateur, sur le chemin de son existence, chemin tortueux, va être confronté à la dictature sauvage des dirigeants de son pays, de la France, et des enseignants de la principale université de ce pays, Katimambou.
Publié le : vendredi 1 mai 2009
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EAN13 : 9782296226142
Nombre de pages : 83
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A toi Maman Il nous sera difficile d’oublier ces moments passés à la chaleur de tes aisselles tels des petits poussins. Cette première semence est le fruit de ta combativité, la nôtre.
A toi Munkonda Mbuluku Mikiele Je n’avais jamais imaginé que celui qui connaît puisse faire don de passion à un autre qui n’est ni son fils, moins encore son parent.
«J’écris pour faire peur et pour faire honte. J’écris ou je crie un peu pour forcer le monde à venir au monde. Je n’aurai s jamais donc votre honte d’appeler les choses par leurs noms. J’estime que le monde est un scandale et une honte. Je ne dis que cette chose en plusieurs mots. »
Sony Labou Tansi
«La plume suit un chemin que l’écrivain ne connaît pas. »
Munkonda Mbuluku Mikiele
Préface On ne lit pas ce récit, pour en sortir avec un cœur pareil à une toile à retisser. Agréable est sa lecture ! Et dedans, que de questions d’importance ! Un phénomène récurrent, celui de lafemme seule, le père abandonnant à la femme seule la charge lourde d’élever les enfants et de leur assurer éducation et formation. Le combat du héros, Africain, se veut un exemple de courage et de détermination d’un enfant orphelin d’un père vivant mais parti, dont la marche jusqu’à la Maîtrise vaut la peine d’être suivie non sans beaucoup d’intérêt, pour enfin réfléchir, et réagir, c’est-à-dire arriver, par la bonne lumière de la tête de l’intellectuel, à analyser surtout les fléaux propres à l’université, aujourd’hui, et toutes les plaies béantes de la société à la merci de l’ignorance et de la méchanceté des uns et des autres. Ce roman gagne à interpeller surtout les jeunes Africains embourbés dans les eaux boueuses de la politique dont ils ignorent les nœuds, que dis-je, les contours… On y laisse généralement sa peau. C’est toujours quand il est trop tard que l’on découvre le vilain jeu de ces grands leaders qui finissent dansla pleine marmite, communément appelésOpposants du ventre. Ces gens que l’on entend crier et insulter les autres, mais que la noire nuit conduit, par des portes cachées, au pied du trône envoûtant. Sans nul doute Simplice Ibouanga sollicite-t-il l’apprentissage rigoureux des vertus de la démocratie par la société aux abois et en perte de vitesse . Ce système nouveau est, pour beaucoup de nous, mal 7
défini et mal compris. On félicitera le courage de l’auteur de dire, de manière crue, des vérités souvent tues : il accuse et assume. Peu de plumes vomissant un tel engagement, une telle passion, un tel regard sur les plaies sociales profondes qu’il demande de vite soigner, et ensemble ! « J’écris pour faire peur et pour faire honte. J’écris ou je crie un peu pour forcer le monde à venir au monde. Je n’aurais jamais donc votre honte d’appeler les choses par leurs noms. J’estime que le monde est un scandale et une honte. Je ne dis que cette chose en plusieurs mots. », a confié Sony Labou Tansi.
L’auteur deAu pays des tyransest bien lancé sur les traces de cet immortel, de qui il se réclame, mais aussi celles d’AndréGide qui écrivait pour inquiéter, ou celles deFredy Hubert Ndong Mbeng dansLes matitis, celles de Luc Ngowet, dansPetites misères et grand silence; ou encore celles de Syvain Nzamba, dansLes larmes de TsianaetLe supplice d’une veuve.Et moi de dire commeBeltoldBrecht que « celui qui ne sait pas est un imbécile, mais celui qui sait et qui ne dit rien est un criminel ». Ibouanga s’offre en sacrifie à tous les « Hitler » des temps coloniaux et des temps de la dictature sauvage.Aujourd’hui encore, on ensauvage, oninhumanise, on tue l’homme en lui-même, on l’animalise.Avec quoi ?Avec l’argent.Et pour cause ? L’intérêt personnel, le gain - pas le spirituel - a asservi l’homme. Pour le bonheur insensé, l’homme se vend et s’achète. Il enferme son cœur où il y a l’argent, le pouvoir, le sexe. Il se sent fort, il plane comme 8
Icare. Les vertiges de la gloire, de la puissance , le déboussolent…
Bref, c’est du folklore tout africain que l’on voit défiler sous les yeux ou que l’on entend raconter pendant le voyageAu pays des tyrans. Le narrateur,Africain, Moundjeou, fils de maman Marco, sait dire, soit avec la prose, soit avec la poésie, soit avec la lettre, des vérités généralement tues.
Munkonda Mbuluku Mikiele Professeur-Ecrivain-Metteur en scène
Libreville, le 05 mars 2008.
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CHAPITRE PREMIER
ENFANCEOUBLIEE
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