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Les Chroniques d'Ela Ddalus G.N.Paradis
Publication: 2013 Catgorie(s): Fiction, Action & Aventure, Fantasy, Dark Fantasy, Science Fiction, Dystopie et uchronie, Post-Apocalyptique Tag(s): "Science fiction" "chroniques d'Ela Ddalus" "les ailes de feux" "pouvoirs psychiques" "l'clat dans l'ombre" "Science Fantasy" drame pique Ragnarok dieux
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Les chroniques d'Ela Ddalus 1 ailes de feux (Extrait)
Ç Nos recherches sur lÕtre et le Non tre dbutrent en lÕan 3187. Elles prirent rapidement une direction inattendue : crer un tre suprme qui pourrait remodeler notre monde, voire lÕunivers. Bien vite, nous dmes admettre quÕune existence ne suffirait pas  mener  terme notre projet. LÕimmortalit devint notre seul recours. Chacun dÕentre nous a pay le prix de cette erreur, nous avons perdu nos mes, les personnes que nous aimions, nous avons soumis notre monde  nos d-sirs. Dans notre orgueil et notre folie, nous avons faonn une orbe de vie indes-tructible ; une sphre capable de percer les abysses infinis de lÕespace et du temps. È Extrait 2 du journal de Thor, sous chef du projet Fay.
Anne 6666 du calendrier divin
Aux alentours dÕune longue estafilade dans la masse rocheuse, un aigle famlique fuyait une vaste zone de mort. Le brouillard sÕapprochait des contreforts de la valle luxuriante, en dvorant tout sur son passage funeste. Rien ne vivait  lÕintrieur, rien nÕvoluait sinon lÕhorreur de cette corruption qui se contorsionnait le long des pentes dsertiques. De-puis les cieux, une bulle dÕoxygne protgeait encore les Monts dlavs et tordus. Ici ou l, la pollution fissurait la puret de la barrire. LÕoiseau survolait le col, seul point de passage le reliant  lÕultime poche de vie du monde connu. Ela patientait, comme chaque jour, sa faux leve vers les nues vides. Elle tait la dernire ne du clan des F¾-ries. Son arme tait une partie de son me incarne ; un visage dÕange d-moniaque se gondolait sur la lame courbe argente. Miroir dÕun Autre, qui lui ressemblait. DÕun Autre dont elle sÕeffrayait parfois, livre  elle-mme et  sa dtresse. Des mches crpusculaires ruisselaient dans sa chevelure noire ; autre signe de sa mtamorphose. Une aurole couron-nait ses traits blmes et dcharns. Se nourrir au sein de ce monde nÕtait pas chose aise, de mme que trouver de lÕeau potable. Ñ Nous sommes proches de la fin, pensa-t-elle tout haut. Je viens ici tous les jours, allumer les lieux tel un phare pour les survivants. Je nÕai vu que quelques squelettes rongs par les charognardsÉ Un battement dÕaile dsespr lÕinterrompit dans son monologue. LÕaigle tourbillonna et sÕcrasa non loin dÕun arbuste dfigur. Elle lÕobserva dÕun Ïil vert ple et mlancolique. LÕoiseau griffa le sol
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rocailleux de ses serres rougetres. Ses plumes grises voquaient la che-velure dÕun vieil homme. Son Ïil jaune brillait dÕintelligence ; lÕaigle ou-vrit et referma son bec, cherchant son air. Il savait lui aussi que la fin tait proche. Pourtant, il redcolla dans un soubresaut puissant et plein dÕesprance. Cet oiseau salutaire disparut derrire un pic immacul. Elle sut alors avec certitude quÕaucun tre vivant ne surgirait de la brume mortelle. LÕaigle nÕy avait pas dcouvert de proie et affam, tait retour-n se nicher dans les hauteurs pures. Peut-tre aurait-il plus de chance la prochaine fois ? Peut-tre aurait-elle plus de chance lors de son prochain passage ? rectifia-t-elle en elle-mme. Le dcouragement ne lÕenvahirait pas aussi aisment malgr sa situation prcaire. Ñ Tous les jours, tu attends ici, fit une voix fminine avec virulence. Personne ne viendra, Ela ; je te lÕai dit : cet endroit est le dernier lieu de vie de ce monde. Ma mmoire est peut-tre fragmentaire, mais pas au point dÕignorer lÕtat de dlabrement de la Terre. Ñ Je ne peux pas me rsoudre  ce que tu dis ! rtorqua-t-elle, obstine. Ashura aurait pu tre sa grande sÏur,  cause de leurs similitudes physiques ; notamment ses cheveux noirs, sa grande taille, ses courbes et son charme. Mais ses yeux bleus voquaient tout un ciel pur dÕun autre temps, alors que ceux dÕEla voquaient des forts  lÕagonie. Pire que tout, son ralisme sinistre cÏurait profondment la jeune fille au carac-tre optimiste et rveur. Sa compagne nÕavait-elle plus de rves, plus dÕespoirs, plus dÕamours ? AujourdÕhui, une grisaille mouvante obstruait les cieux ; les lueurs mortes de lÕespace peraient difficilement cette vritable nappe de cor-ruption. Cette absence de luminosit tait lÕune des causes du dprisse-ment de la vgtation plantaire. Affaiblis, les arbres, les plantes et les cultures succombaient ensuite face aux toxines. Les plus forts survivaient au poison, mais lÕoxygne se faisait de plus en plus rare. Au final, la na-ture dprissait. Quelques semaines aprs la dernire guerre des dieux, Ela et Ashura avaient manqu de vivres. La faune et la flore de la valle agonisaient. Quelques bulles de luxuriances demeuraient aux plus profonds des bois, sur les hauteurs ou les collines, l o lÕobscurit veillait sur les plantes  la manire dÕune divinit chaleureuse. Ailleurs, les ruisseaux et les arbres se teintaient de reflets pourpres et sales. Au lac, des poissons minuscules remontaient  la surface ; les souillures artificielles les avaient impitoya-blement annihils. Bientt, les plus gros mergeraient sur un flot de cla-potements jauntres, en dvoilant leurs entrailles pourries face au vent
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vorace. Les deux femmes nÕignoraient en rien leur condition, mais lÕune dÕelle nÕacceptait pas cette ralit pitoyable. Ñ Je ne renoncerai pas, tu mÕentends ! DÕautres tres humains doivent bien vivre quelque part ! Je les retrouverai ! Ñ Ne tÕnerve pas face  lÕvidence, jeune fille, rpliqua Ashura avec humeur, tu ne fais quÕuser ton nergie en vain. Nous sommes les dernires. Ñ Arrte de mÕassommer avec tes vrits divines ! Ñ Je ne suis plus une desse, je ne lÕai dÕailleurs jamais t rellement. Et tu nÕes plus humaine, plus totalement. Toi, tu as encore du chemin  parcourir dans cette vie. Ñ Je ne partirai pas ! Il y a srement dÕautres humains qui vivent encore au-del de cette valle maudite. Je ne les laisserai pas en arrire ! sÕexclama-t-elle, sa voix sÕaccentuant  chaque phrase quÕelle prononait. Ñ Mme si des personnes se prsentent ici, ce serait pour crever de la mme mort quÕailleurs. Aucune rgnration nÕest possible : notre exis-tence sur Terre est condamne. Rend-toi  lÕvidence, Ela. Tu es jeune, tu dois vivre. Ñ Toute seule et perdue ? En tÕabandonnant, toi-aussi ? lana-t-elle dans un sanglot. Ela se jeta dans les bras de la seule humaine des environs. Son cÏur cognait de fureur glace dans sa poitrine. Ce mlange de rage et de tris-tesse assombrissait ses rflexions. Elle pleurait sur ce monde, sur Ashura, la femme qui la berait, sur elle-mme et sur ses proches abattus par un dieu. Elle nÕavait plus de mre, plus de pre, plus de frre, plus dÕamis, plus dÕennemis, plus rien. Juste cette femme, qui voulait tre abandonne  son sort sur ces terres  lÕagonie. La laisser tait au-del de ses forces, au-del de ce que son esprit pouvait encaisser sans sombrer dans la folie. Ñ Tu nÕas pas le choix, Ela, souffla Ashura en lÕenlaant plus tendre-ment. Tu nÕas pas le pouvoir de sauver ce monde mais tu possdes celui de te sauver toi-mme. Il faut juste que tu le veuilles. Tu es la dernire F¾rie, aprs tout.
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Ragnarok l'clat du sang - chroniques d'Ela Ddalus 0 (prequelles) - Extrait Ela Ddalus arpentait une ancienne piste de montagne, envahie de pierres et de racines paisses. Sur sa tte, elle tenait une cruche dÕeau de source. Le liquide jaillissait dÕune fissure dans la montagne, puis sÕcoulait en ruisseaux boueux et rapides jusquÕau fond de la valle. Ha-bitue  parcourir ces sentiers tortueux, elle enjambait les obstacles dÕun pas rapide et furtif, valuait les risques  passer par ce chemin plutt quÕun autre, tout en admirant le paysage. La jeune fille aux cheveux noirs mi-longs et aux yeux verts distin-guait son village en contrebas, un amas de pierres, de ferrailles et de tentes. On avait interdit la coupe de bois depuis des annes et on avait fait pendre ceux qui osaient droger  la rgle. Les arbres permettaient aux hommes de survivre. Loin au dessus de la valle, des nuages de pollution bicphales obs-truaient le ciel tels des monstres titanesques. LorsquÕune vague claircie surgissait dÕun recoin des nues, il rvlait des sommets dÕune noirceur intense, trous de grottes bantes et de pierres dchiquetes. La glace avait disparu depuis des sicles malgr la hauteur des massifs. Entre deux piques acrs, un col bord de broussailles rabougris menait au de-l cette bulle dÕoxygne et de vie. Ela nÕavait jamais quitt sa valle luxuriante, o sÕpanouissaient des conifres  perte de vue, et o lÕon pouvait cultiver la terre et se nourrir dÕaliments sains. On lui avait rpt maintes fois de ne jamais franchir le col, car la maladie et la mort sÕabattraient alors sur leur com-munaut. La jeune adolescente avait dsobi plus dÕune fois,  la fois fas-cine et horrifie par lÕespace de dsolation situ de lÕautre ct. Chaque semaine, elle sÕy rendait, malgr le mauvais temps, et  chaque fois, elle voyait le brouillard obscur et putride gagner du terrain sur les pentes rocailleuses. Sans doute tait-ce lÕespoir de le voir stopper son cheminement ma-cabre qui la poussait  la ralisation de ce rituel. Lorsque ce vers malsain franchirait le col, aprs avoir serpent entre les collines, quÕadviendrait-il de son foyer ? Que faisaient les dieux en ces temps troubls ? Les sauveraient-ils? Ela en doutait. La Desse Ashura, la protectrice du village, nÕavait jamais rpondu aux questions vhmentes de la jeune fille, lÕignorant chaque fois que ses pas lÕavaient port jusquÕici. Ñ Ela ! Ela !
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Son frre Mel traversait lÕespace qui le sparait dÕelle au pas de course. Elle lui cria de ralentir, mais ses avertissements demeurrent vains. Alors quÕil empruntait un passage escarp entre deux hauts sapins, il trbucha sur une pierre tratresse et bascula en arrire. Ela se prcipita, malgr sa charge dÕeau douce, et parvint jusquÕ la corniche sans en perdre une seule goutte. En contrebas, allong contre un tronc dÕarbre qui avait frein sa chute, Mel grognait de douleur. Inquite, Ela dposa son fardeau sur une partie stable de la piste, puis sÕengagea dans la pente avec prudence. Malgr sa volont de faire vite, elle nÕaiderait pas son frre si elle se cassait une jambe dans lÕentreprise. Aprs avoir pris pied sur une racine stable en contrebas, elle bondit jusquÕ lui et se rattrapa de justesse  une branche basse. Quel imbcile ! Il avait emprunt le chemin le plus dangereux, alors quÕil lui aurait suffi de longer cette pente pour trouver un passage stable. Ñ O as-tu mal, Mel ? demanda-t-elle sans le toucher. Ñ Au pied, je crois que je me suis tordu une cheville, souffla-t-il en haletant. Ñ Fais voir. Ela attrapa la jambe quÕil lui tendait, enleva sa chaussure troue, et dcouvrit une boursouflure de belle taille. Elle appuya avec un seul doigt. Son frre sursauta et serra les dents, retenant un cri. Ñ Peux-tu bouger ta cheville ? Mel parvint au prix dÕun grognement de douleur  la faire tourner l-grement. CÕtait bon signe. Satisfaite, Ela le lcha et fouilla les grandes poches de son manteau noir. Elle mit bien vite la main sur une bande blanche et enroula la cheville de son jeune frre avec, ignorant ses gmis-sements de souffrance. Elle en avait toujours une, voire deux en rserve; une chute tait toujours possible malgr les prcautions quÕelle prenait. Ñ Voil, dit-elle finalement en secouant la tignasse sombre de Mel. Ñ CÕest bon, arrteÉ Ñ TÕes bien grognon ! La prochaine fois, tu rflchiras avant de cou-rir sans regarder o tu vas, rtorqua-t-elle sur un ton sec. Bien, appuie-toi sur moi, nous allons remonter. Ñ Mais nous risquons de basculer en arrire ! Ñ Je ne pourrais pas te retenir si nous descendons, mme si je suis plus forte que toi, petit rigolo. En vrit, ce nÕtait pas tout  fait vrai. Elle passa son bras autour de son cou, banda ses muscles et lÕentrana vers le sommet de la corniche. Quelques minutes plus tard, ils parvinrent entre les deux arbres et
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sÕaffalrent non loin de la cruche. Ela tait en sueur, et son frre conti-nuait de geindre. Ñ Tu vas te taire,  la fin ?  Mais jÕai mal, ElaÉ Ñ Ñ Pas tonnant; tu as eu de la chance de ne pas tomber plus bas. Il en faut peu pour se briser une jambeÉ QuÕest-ce qui tÕa pris de courir comme a ? Ñ La desse Ashura est arrive ce matin au village, et a demand de rassembler tout le monde avant la nuit. Ñ Trs bien, allons-y. Environ une heure plus tard, ils atteignirent la lisire des bois. Ela soutenait toujours son frre, qui avait tant bien que mal rprim ses lan-cements de douleur durant une grande partie du trajet. La jeune fille lÕy avait aid en le rprimandant svrement. Ç Un homme qui se comporte comme a nÕest quÕune loque. È Mel avait acquiesc, puis il nÕavait plus mis un seul bruit par la suite, au plus grand plaisir de sa sÏur. De sa main libre, cette dernire soute-nait sa cruche entre ses boucles noires, lorsquÕils mergrent des bois. Le crpuscule embrasait les montagnes face  eux. La jeune fille leva les yeux, toute heureuse dÕtre parvenue jusquÕici et de rentrer chez elle, puis se figea, abattue. La cruche lui chappa sur la piste poussireuse, et dversa une grande partie son contenu. Elle roula jusquÕ un rocher plat immacul. Ë moins dÕune centaine de pas dÕeux, un corps tendu, la gorge tran-che, observait un coin de ciel, sans le voir. Des fruits mrs flottaient dans son sang tels des lots baigns de flots carlates. Une trane partait du cadavre et traversait la rue jusquÕ un autre mort, quÕon devinait, re-croquevill dans lÕombre de sa porte. Choque, Ela avana. Son jeune frre mit un hoquet dÕhorreur, et sÕaccrocha davantage  elle. Ñ Recule, Ela, nÕy va pas ! La jeune fille lÕobserva sans comprendre, aussi livide quÕun flocon de neige. Mel la tira en arrire, mais rien nÕaurait pu lui faire dtourner les yeux de sa contemplation morbide. Ses cris nÕatteignaient mme plus ses oreilles. Le sang imbibait la terre, et les lvres de son jeune frre re-muaient sans produire le moindre son. Comme si le temps sÕtait arrt, elle vit une silhouette remplir la rue dÕune aura tnbreuse et dmesure.
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Un reflet carlate courut le long du mtal qui composait son corps, jouant jusque dans ses horribles pupilles aussi profondes quÕun gouffre bant. Un brasier couvait dans ces abysses-l. Ñ Je tÕen prie, Ela, partons, gmit Mel dans le creux de son oreille. La silhouette se prcisa, dvoilant son corps dÕacier, lisse et tranchant, dÕune finesse remarquable. Le dieu crasa les fruits au pied du cadavre. Sa voix dsincarne flotta jusquÕ eux  la manire dÕun mince tissu sur une mer dÕhuile. Ñ Je suis Heimdall, votre nouveau dieu; et je vais vous dlivrer du mal ! DÕun doigt fin, et avec une prcision remarquable, Heimdall traa un sigle dans les airs, voquant vaguement la forme dÕun serpent. Ñ ElaÉ Du sang gicla du torse de son frre, imbibant jusquÕ ses cheveux. Mel sÕcroula lentement  cte de sa sÏur tremblante ; il toucha terre dans une volute de poussire, la bouche entrouverte sur la fin de sa phrase. Ñ Sauve-toi, souffla-t-il, emport par la mort. Ç Il nÕy a nulle part o allerÉ È Un lan de fureur embrasa lÕme dÕEla. Des flammches voletrent au dessus de sa tte, puis se rassemblrent sous la forme dÕun halo de lu-mire ple. Un chatoiement dor enveloppa lÕmeraude de ses prunelles. Heimdall, toujours indiffrent, retraa le sigle mortel. La jeune fille leva le bras comme pour cueillir un fruit, puis referma brusquement son poing sur une faux au manche recourbe, aussi brillante que le soleil. Elle fit un long geste tournoyant. Fine et cisele, lÕarme faucha son adver-saire. LÕexplosion fut intense. Ela fut projete en arrire  travers les bois, o elle se volatilisa comme aspire par la pnombre.
Une voix dÕune douceur inhumaine chuchota  son oreille. Ç Que veux-tu; dis-le, et jÕexaucerai ton souhait. È Cerne par des tnbres paisses, Ela pleurait, meurtrie et ensanglante. Ç Dtruire les dieux. È hurla-t-elle avec fureur. Ç QuÕil en soit ainsi. È souffla la voix, satisfaite. La lumire transpera les tnbres. La jeune fille retomba lourdement sur un tapis dÕhumus, ses vtements en lambeaux, couverte de sang.
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Prsentation des chroniques d'Ela Ddalus
"Grandir, c'est se sparer." a dclam l'un de mes profs de fac, quelques annes plus tt.
Cette phrase a t  l'origine de l'criture de Ragnarok, l'clat du sang et des chroniques d'Ela Ddalus, la suite. Se sparer, certes, mais  quel point ? A quel prix ? Dans quel(s) but(s) ? Peut-on vivre en se sparant de Tout ? Vaste programme, vaste folie. Toute sparation n'entrane pas forcment la guerre, mais la guerre s-pare tout. Je suis encore all plus loin. J'ai pioch  la fois dans la mythologie nordique et la science fiction pour poser un cadre pique. Et j'ai souhait mettre en vidence le conflit entre les gnrations, d'une manire diffrente, moins cruelle et plus belle que dans Lunombre. Les anciens fournissent aux plus jeunes des armes pour s'en sortir dans l'existence. Celles-ci prennent diffrentes formes : savoirs, bien tres, volonts, informations, expriencesÉ Ils placent aussi sur leurs chemins des obstacles, car tout ce qui est facile-ment gagn, n'apporte gure de ressources pour faire face  l'existence. Comme le premier cycle de Lunombre, l'pope d'Ela Ddalus (Ragnarok) sera forme de cinq courts romans qui se suivront chronolo-giquement. (le Ier tant l'clat du sang qui peut tre considr comme une "prquelle") Ce ne sera pas la seule donne que l'oeuvre partagera avec son aine. L o Lunombre s'interrogeait sur la domination, le pou-voir, la folie et les liens entre les gnrations, celle-ci questionnera aussi le devenir d'tres livrs  eux mmes, l'exploration, la solitude et la na-ture humaine. L'histoire se concentrera essentiellement sur Ela Ddalus et son priple, au-del de tout espace civilis. La nature montrera les crocs au sein de ce cycle.
Les rves partags sont immortels. bonne lecture. " " G.N.Paradis
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Toutes les autres histoires
Chez des diteurs La Danse du Lys Tome I La Dame en Blanc , fvrier 2012, ditions Terriciae La Danse du Lys Tome II le Safran Dmoniaque , janvier 2013, aux ditions Terriciae LÕunique Offrande de Fleur , parue dans lÕanthologie, Ç Et il est descendu dans la Chemine È, novembre 2010 LÕminence Grise , ditions Numriklivres, paru en Juin 2012 en version lectronique Collection Exodus : Exode, vient du grec ancien ÒExoÓ ; Òen dehorsÓ et ÒhodosÓ qui signifie Òvoie, chemin, etcÓ. Cette collection regroupe mes textes longs, romans, cycles, saga, en imaginaire ou en S+3F (Science Fic-tion Fantasy, Fantastique). La saga de la Danse du Lys, en numrique. Collection Fulgur ; clair, flash, lumire intense et vlocitÉ Vous trouverez dans cette collection un regroupement de tous mes textes courts, sries, saga, essais, fantasy, caricature, ralisme, science fictionÉ Ragnarok, lÕclat du sang , Octobre 2012 (prquelle aux Chroniques dÕEla Ddalus) Que sonne lÕheure du Ragnarok ! En lÕan 6666, que sonne lÕheure du Ragnarok ; que les dieux prissent, que les hommes meurent, quÕun nou-veau monde vienne sonner le glas de lÕancien. De nombreux combats sont encore  mener, et il reste un ennemi, en particulier,  abattre. Thor parviendra-t-il  raliser ses dsirs ? Et Bel, dernier de sa ligne, affrontera-t-il son destin ? Lunombre 1 La Flamme Bleue Ville de T, 173 me anne lunaire : Arthur Exval et son fils Shiven sÕefforcent de survivre au sein dÕun mi-lieu urbain hostile, o le moindre faux pas peut tre fatal. Pendant ce temps, des affrontements impitoyables se droulent sans raison appa-rente  travers la cit. Parfois, il faut enterrer sa libert et son cÏur pour parcourir les voies du monde. Mais lÕamour est bien l, toujours, malgr la folie, lÕhorreur et la mort. Prenez-garde : sur Lunambre, vos mes sont lÕambroisie des dieuxÉ Lunombre 2 LÕAncienne Garde ële de Balfor, 175 me Lune dÕAmbre Vile et Shiven oeuvrent de concert au sein du monde de Lunambre. Malgr leur diffrence dÕge, un lien existentiel les unit lÕun  lÕautre. Ils
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partagent les mmes souffrances et la mme puissance, ce qui leur at-tirent de nombreuses inimitis au sein de lÕcole des assassins. Le temps des rvlations a bruiss ; mais lÕÏil de la Lune sÕentrouvre, noir ple, as-soiff de fureur. La folie vengeresse des dieux risque bien de dvorer lÕavenirÉ Lunombre 3 les chanes brises 181 me Anne Lunaire : Au sein du monde de Lunambre, les agents des dieux poursuivent leurs Ïuvres de mort. Aucune piti nÕanimera leurs mains le moment venu. Il en va de la survie de lÕhumanit. Maudit et hant par son pass, Shiven Exval a abandonn ses lubies ven-geresses. Aprs lÕobtention de son diplme, il nÕaspirera plus quÕ se for-ger un avenir paisible loin de tout. Mais les chanes de la destine ont de multiples formes et visages ; entre ses souhaits et ceux des autres, il de-vra faire un choix.
Lunombre 4 DÕAmbre et de Feux 181 me anne Lunaire
LÕArche de la cit de T a t dtruite. Cet affront ne restera pas impuni ; les Messagers des Dieux prparent leur assautÉ Au nord, Shiven Exval cherche lÕoubli au sein des Monts Haruka. Son cÏur est mort, son me est meurtrie, son corps est bless. Mais au fond du gouffre, une lueur dÕespoir demeure : une flamme bleue brle entre ses doigts. Sera-t-elle suffisante ? Ou devra-t-il sÕallier  Ambre ? Cette femme le maintient en vie, malgr son mprisÉ LÕombre dÕune pro-messe plane sur leurs destins. Quelque part, son mentor lÕattend : le pas-s doit prir devant les portes de lÕavenir. Le Brisant I et 2 le nain pcheur , Septembre 2012 Entre humours et batailles, suivez les aventures d'mile Dtrne. P-cheur outrancier et noble de coeur, le nain a vogu plus d'une dcennie sur les ocans du globe,  bord de son clbre navire, le Brisant "É ". O le mneront ses aventures au sein d'un monde domin par le dieu de l'argent ? Et o le conduira sa qute pour retrouver sa place dans une so-cit vampirise par l'idiotie ? Toutes ces rponses, vous les aurez en p-ntrant dans le monde de Valin, contre de magies et de folies. Le Brisant III le feu des dieux , Octobre 2012 Prparez-vous  une dferlante divine, beaucoup dÕhumour, des scnes piquesÉ
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