ÉCRIRE POUR RIRE

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Rejoignez la ronde des amoureux du verbe pour trouver les cent manières qui sont les vôtres, vous autoriser à devenir vous-même auteur, dans le tâtonnement parfois, al dérision à l’égard de soi. L’ouvrage comporte des propositions de travail et références littéraires. Tel un scaphandrier, solide sur ses pieds, vous pourrez rire, du réel, du langage, de la société, de la culture, des idées et … de vous donc ! Dans littérature il a y rature : alors essayez !
Publié le : mardi 1 janvier 2002
Lecture(s) : 51
EAN13 : 9782296754553
Nombre de pages : 158
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ÉCRIRE POUR RIRE Oui, mais comment ?
Hugues LETHIERRY
ÉCRIRE POUR RIRE Oui, mais comment ?
Préface de Jean L’Anselme Avant-propos de Michel Tozzi
L’Harmattan
Sommaire
Du même auteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Remerciements. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Préface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Avant-propos. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les premières réactions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Mise en pages ou la voix au chapitre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Première partie : rhétorique d’abord
Parodie, pastiche. La guérilla des rieurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ironie, vraie liberté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Deuxième partie : un peu de discipline !
L’histoire et la presse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Philosophie en Je(u). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Troisième partie : Esprit es-tu là ?
Créativité et imagination. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Jouer avec les mots et les maux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Conclusion
Écrire où le fer me ronge. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Du même auteur
Livres • Aux éditions Subervie re Éducation nouvelle, quelle histoire(1 éd.), 1986, pr éface d’A. Jacquard. • Aux éditions Delval (Suisse) e Éducation nouvelle, quelle histoire1987, préface d’A. Jacquard.(2 éd.), • Aux éditions de l’Harmattan Feu les écoles normales(dir.), 1994, préface de F. Best. Potentialités de l ’humour. Vers la « géloformation »éfa-(dir.), 2002, pr ce de G. Mialaret. • Aux éditions De Boëck (Belgique) Savoir(s) en rire(dir.), 1996 T1 :Un gai savoir,1996, préface de Ph. Meirieu. T2 :Didactique et zygomatiqueéface de A. Giordan et, 1996, pr R. Escarpit. T3 :Expériences tout terrain, 1996, préface A. de Peretti. • Aux éditions Chronique sociale re Se former dans l’humour1998, préface de J. Houssaye.(1 éd.), e Se former dans l’humour2001, préface de J. Houssaye.(2 éd.), • Aux éditions Aléas Sauve qui peut les morales(Management à l’école ?), 2001, pr éface de J.-P. Obin. • Aux éditions Septentrion Rire en toutes lettres, 2001, préface de P. Boumard.
A paraître 2003 - La mort, les élèves et nous. - La vie est apprendre : r écit de vie et de formation.
Articles à paraître : Parler de la mort n ’a jamais tué personne. 2002 Utilisation du photolangage inPenser l’éducation. 2000 « Le dessein d’humour et l’ironie : une vertu pédagogique ». L’année de la recherche en science de l ’éducation. 1999lDehumouràlécoleinPenser l’éducation. 1994 Jaur ès, laïcité, laïcisme,Cahiers de l’IRETEP(non numéroté).
1994 Une bien curieuse loi Falloux,Cahiers de l’IRETEP. 1992 PeTtirtait é des vertus pédagogiques,Cahiers pédagogiques n° 302. 1986 La horde frénétique barbare,Traces de fairen° 2. - Dansédagogiquesées p Les id (coll. - Univ. de Rouen, 2002), Pour une critique cynique des idées en pédagogie. - Dans LIRESTThéâtre et sciencesçon, 1998),(université de Besan chapitre sur « Le théâtre de l’opprimé » (7 p.). - Dans AFIRSEéducationLe Temps en (université de Caen, 1994), chapitre « EN : l’éternel retour » (10 p.) - Dans’éducationPour une philosophie de l (CRDP Dijon 1993), chapitre « Vers la laïcisation » (12 p.). - DansHistoires de vie(L’Harmattan, Paris, 1987), chapitre « Le cas des militants pédagogiques » (3 p.)
Interventions récentes - Biennale de l’éducation (mai 1998, mai 2000). - AFIRSE (Angers, mai 1996), Rennes (mai 2000). - Institut Perault (janvier 1997). - ANCE (mai 1997), AECSE (Strasbourg, janvier 1998). - IUFM de Besançon (mai 1998), IUFM de Caen (f évrier 1998). - Université de Rouen (septembre 1998). - ADECE (Montpellier, mai 1999). - Rencontres Freinet de Tokyo (juillet 1998) et de Vienne (juillet 2001). - CRIH-CORHUM (Besançon, juin 2000). - LIREST (Chamonix, mai 2000 et 2001). - ISP de Paris (mai 2002). - Centre national p édagogique des maisons familiales d ’Orléans (septem-bre 2002). - École sup érieure Estienne des Arts et industries graphiques (octobre 2002). - Espace formateurs de Lyon (novembre 2002). - Action “Rencontre d’un chercheur” de l ’équipe Science et culture de la faculté des sciences de Lyon (2002-2003).
Remerciements (par ordre chronologique de mes rencontres)
- Mouvements pédagogiques (ICEM, GFEN...). - Le Cyclope. - M. Dru. - R. Cavalié (« Nacèles »). - C. Oriol-Boyer (Textes en main). - C. Sauzeau (Cave poésie, Villefontaine). - P. Dubost. - L’ALEPH 69 (F. Swiatly, O. Tergovla) et 75 (Ch. Grimm, E. Tergovla). - La médiathèque de Bron. - Les animatrices du musée de l’imprimerie. - La médiathèque de l’IUFM de Lyon et M. Vuillet. - J. Luthereau (formation continue). - F. Andribet (Université de Lyon). - J. Antonini (« A »). - G. Noiret, écrivain en résidence à l’IUFM. - M.A. Michiels (espace formateurs).
Et les équipes de : - la faculté d’Aix. - La Paillade à Montpellier. - F. Bon. - R. Doust (traduction desItaliques jubilatoires de N. Goldberg). - J.-Y. Debreuille.
Je remercie les nombreux co-auteurs de mes ouvrages et les intervenants des stages que j ’organise à l’IUFM de Lyon, en particulier MM. N éri et Fargier (EPS), J.-F. Py (arts plastiques), Mmes Rey, Marzloff (lettres), M. Guillot et Poulette (philosophie).
Préface de Jean L’Anselme
L’humour est vieux comme le monde ; les papyruségyptiens portaient déjà sa trace, les poteries gauloises étaient ornées de monstres hybrides et la dérision est peut- être née avec ce Christ à tête d’âne découvert au mont Palatin. C ’est peut- être ce qui a pr écipité l’humour dans un ghetto, l’Église l ’assimilant au diable, les rois le collant en prison pour ses moqueries et la R épublique en quarantaine pour museler cet emp êcheur de danser en rond fort d érangeant. D érangeant car l ’humour est une arme, non pas une arme de pouvoir car il n ’est pas un instrument de groupe, mais une mani ère pour les solitaires d ’exprimer leurs r évoltes individuelles en leur permettant de d énoncer les travers de la soci été et notamment la b êtise d’autant plus dangereuse que « comme la mauvaise haleine, elle ne se remarque que chez les autres ».
Ce chiendent devait avoir la racine tenace car il a surv écu à toutes les tyrannies. Il faut reconna ître à ce sujet que le terrain s ’est beaucoup modifié : l ’intolérance dont l ’humour était l ’objet s ’est progressivement atténuée pour dispara ître, la censure a referm é ses ciseaux et la lib érali-sation en est arrivée à un tel point que nos gouvernants s’enorgueillissent du ridicule que leur font subir les Guignols de l ’info ! La presse s ’en empare, du tr ès s érieuxMondeàLibé, toutes les manchettes y vont de leurs joyeux calembours. Cette « fiente de l’esprit » est passée au statut de « commerce intellectuel de haut luxe », c’est André Breton qui l’assure et, selon lui, l’humour est « une valeur ascendante capable de soumettre tou-tes les autres. Tout art qui en est d épourvu est condamné à mourir ! ».
Mais l’humour, comme la soci été qui le secr ète, est en perp étuelle muta-tion et parler de l ’évolution de l ’humour ressemble au bulletin de la météo. On peut aussi, à son propos, mettre ses fluctuations au compte des dépressions et des anticyclones du moment. Il me faudrait bien un livre pour expliquer pourquoi l ’humour en passe-montagne est aux antipodes de l’humour en pagne, pourquoi l ’humour juif fait friser les moustaches des Arabes, pourquoi Marius laisse de glace les citoyens du septentrion, pourquoi les farces et les fatrasies du Moyen âge ne s ’apprécient plus qu’entre m édiévistes distingu és. Il me faudrait un autre livre pour raconter qu’à travers l’histoire, l’humour a changé de visage en fonction de la liberté que le pouvoir lui a accordée, qu’il a perdu son mordant lors-qu’il n ’a plus connu de contrainte. Qu ’à l’inverse, son opposition au régime lui a valu, en même temps qu’un regain de vitalité, l’hospitalité des oubliettes.
L’humour est fonction de l ’humeur, ces deux mots ont d ’ailleurs la même origine. C’est à la fois le thermom ètre de l ’histoire et le miroir d ’une époque. L’époque contemporaine a vu ainsi se succ éder trois humeurs, trois états d ’esprit engendr és par trois grands événements ayant s écrété trois humours différents : - la guerre victorieuse de 14-18 suscita une joie de vivre se galvaudant, hélas ! dans la futilité et la frivolité ; - les lendemains meurtris de 40 ont ensemenc é l’angoisse et l’inquiétude ; - 68 a enfanté l’humour estudiantin frondeur et sabordeur. L’histoire nous a permis de remarquer que, contrairement à ce qui se passe chez les malades, plus l’humour vit dans la souffrance, plus il est en bonne santé. C’est la raison pour laquelle celui qu ’inspira l’euphorie de l’après 14-18 s’est révélé sans odeur, sans saveur, insignifiant et qu ’il ne mérite guère qu’on s’y attarde. En revanche, apr ès les lendemains douloureux de 40-45, l ’humour chan-gea radicalement de visage et connut sa rédemption. Il n’a plus rien à voir avec l’esprit Almanach Vermot et tarte à la crème qui l’a précédé. De sot-sot, il devient spirituel. Dans le contexte d’un environnement encore mar-qué par la trag édie vécue, il s ’interroge sur l ’homme, prend à sa charge ses alarmes. Il se tourne vers le non-sens et l ’absurde. Il devient m éta-physique, existentiel. N ’oublions pas que cette évolution est contempo-raine de Sartre. Pierre Dac, qui a raté plusieurs fois sa mort, définit l’hu-mour « comme une manière de voir la mort du bon côté » et Chris Marker – à moins que ce ne soit Boris Vian – la paternité est discutée – estime que « c’est la politesse du d ésespoir ». L’humour est donc grave. Bergson disait déjà « il n’y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain ». Ce que confirme Tournier en nous confiant « plus je ris, moins je plaisante ». L’humour moderne proc ède donc de l ’angoisse. Il a trouv é son terrain d’élection dans le théâtre de Beckett, de Ionesco, d’Obaldia, de Dubillard, de Tardieu. Mais sa plus belle m étamorphose, il la doit au dessin, à telle enseigne que les Anglo-Saxons, qui reniflaient avec suspicion l ’esprit français, ouvrirent toutes grandes les couvertures du « Punch » et du « New-Yorker » à André François, notre plus grand dessinateur, inconnu des Français comme il se doit. Avec François et d’autres pionniers comme Mose, Chaval et Maurice Henry, toute une g énération s ’est mise à repenser l ’humour en oubliant les plaisan-teries grasses des prédécesseurs.
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