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L'amour plus fort que la haine

De
117 pages
Le nouveau roman de Rose Péquignot conte l'histoire d'Aurélie, enfant de parents divorcés qui ont refait leur vie en laissant leur fille à sa grand-mère, qui l'a rendue très heureuse. Mais à peine majeure, sa grand-mère disparue, elle doit gagner sa vie. Engagée comme mère de remplacement auprès d'un petit garçon orphelin de mère, Aurélie est en butte à la haine et à la jalousie d'une parente qui lui dispute l'amour du père de l'enfant. Comment va-t-elle réagir ?
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Rose Péquîgnot L amour plus fort que la haine
L’amour plus fort que la haine
Rose Péquignot
L’amour plus fort que la haine
Du même auteur, aux éditions L’Harmattan La Petite, recueil de nouvelles, 2016. Sabine, 2016.Safari, 2015. Dure comme un diamant, 2014. L’amour encore et toujours, 2014. La blessure secrète, 2013. Le choix de Myriam, 2012. Une deuxième vie, 2012. Oriane, 2011. Juliette mon amour, 2010. L’aventure autrichienne, 2010. Abou et le léopard, 2009. Myrto et les hommes, 2009. Le poison du doute, 2009. Les demoiselles de la maison des loups, 2008. Le démon du soir, 2007. L’oubli… peut-être ?, 2006. La merveilleuse histoire de la petite Hou, 2006. Nina, la nièce du curé, 2006. La Croisière, 2004. Nous étions heureux…, 2004. © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12309-7 EAN : 9782343123097
CHAPITREI
« Il est inutile de revenir la semaine prochaine, Ma-demoiselle, je pense que ce travail ne vous convient pas et en tout cas vous ne convenez pas à notre maison. Veuillez voir notre caissier dès cet après-midi. » La jeune fille rougit violemment, ses yeux brillèrent de larmes contenues et elle murmura : « Mais Monsieur, j’ai tout fait pour vous donner satis-faction, je ne vois pas ce que vous avez à me reprocher. » La voix du patron se fit plus dure avec une nuance d’impatience : « Nous vous avons prise à l’essai pour un mois, cet essai n’est pas concluant, et mon fils, qui est mon bras droit, déconseille fortement de vous garder ; il n’y a pas à discuter. » Aurélie se redressa ; n’ayant plus rien à perdre, elle retrouva sa fierté ; d’un ton véhément elle lança : « Votre fils vous a-t-il dit ses raisons ? Non, bien sûr ; et bien moi je vais vous les dire : il m’a proposé de sortir avec lui, d’aller dîner au restaurant et de finir la soirée dans son studio, qu’en pensez-vous ? »
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Ce fut au tour de Monsieur Verdier de rougir : « Et alors ? Il est plutôt séduisant non ? Il ne vous a pas forcé de toute façon ! Non, mais il me fait mettre à la porte ! Que vais-je devenir ? » Monsieur Verdier écrivit quelques mots sur une feuille en tête de la maison et la lui tendit : « Tenez voilà des références élogieuses cela vous ai-dera à trouver autre chose. » Aurélie prit la feuille d’une main tremblante et le re-gard rivé à celui de son patron elle la déchira lentement et en jeta les morceaux à la volée sur le bureau. « Je ne demande pas l’aumône, Monsieur, ainsi je me réserve le droit de vous mépriser et de raconter pour-quoi votre fils exige mon renvoi. » Et elle sortit en refermant doucement la porte. La tête haute, elle traversa le bureau où elle commen-çait à avoir ses habitudes et à se faire apprécier de ses collègues et se dirigea vers la caisse. Elle fut étonnée du montant élevé du chèque qui lui fut remis et se dit qu’on voulait lui fermer la bouche. Mais elle avait trop besoin de cet argent pour faire la fière. Elle reprit son manteau au vestiaire et s’arrangea un peu devant le miroir. Ses joues étaient rouges et ses yeux étincelaient de colère. Mais en elle tout était désarroi et angoisse du lende-main. Elle rentra chez elle à pied pour se calmer et fit quelques courses pour son dîner.
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Elle devrait faire attention désormais, car elle comp-tait beaucoup sur cet emploi et n’avait plus de réserves sur son compte en banque. Heureusement qu’elle n’avait pas de loyer à payer. Elle habitait chez une dame âgée qui ne voulait pas être seule la nuit et à qui elle rendait de menus services. Elle était pratiquement seule au monde, ses parents divorcés et remariés chacun de leur côté avaient des enfants qui reléguaient bien loin leur fille aînée âgée de vingt-et-un ans. La jeune fille, crispée sur sa déception, n’arrivait pas à imaginer qu’elle devait de nouveau lire les « offres d’emploi », coller son nez aux vitrines des offices de placement, écrire et écrire encore en envoyant desCurri-culum Vitae.Arrivée chez elle, elle se laissa tomber sur son divan, essaya de se ressaisir. Allons, ce n’était pas si grave, et cela valait mieux que d’avoir cédé à ce garçon, après tout ! Demain, il serait temps de se remettre en chasse. Pour ce soir, elle décida de se faire plaisir avec un dî-ner amusant et, pourquoi pas !, un petit apéritif. Ensuite, elle prit une bonne douche, se lava les cheveux et s’installa dans le salon de son hôtesse pour regarder la télévision avec elle.
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