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L'été de Charles Baudelaire

De
254 pages
Charles Baudelaire, le poète des poètes ou l'homme des ambivalences des émotions ; le beau, le laid; la compassion, l'enfer, L'été de Charles Baudelaire vous fera l'accompagner avec sa famille, ses amis, ses maîtresses lors du procès des Fleurs du Mal.
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Roman
Jocelyne Zacharezuk
L’été de Charles Baudelaire
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     L'été de Charles Baudelaire
 
 
 
 
Jocelyne ZACHAREZUK          L' ÉTÉ DE C HARLES B AUDELAIRE  
 Roman               LHarmattan
  
 
 
                                 © LHarmattan, 2012 5-7, rue de lÉcole-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00329-0 EAN : 9782336003290
 
   A la mémoire de ma sur, Isabelle, la petite Belou.  A la vivacité dAnne Oberkampf et de ses filles.  A la mémoire du pasteur Serge Oberkampf.
 
   
 
  
  
 
« AU TEMPS DE LA NUIT DU MONDE, LE POETE DIT LE SACRE. »
MARTIN HEIDEGGER
 
Le visage boudeur, maussade et quelque peu inquiet, Jeanne Duval cligne des yeux. Le soleil intense nappe le vaste jardin jusqu’au salon. Ses sourcils sont froncés. Ses cheveux sombres vaguement disciplinés. Elle s’est fait deux anglaises. Jeanne sait pertinemment que Charles, son bel amant lui reproche souvent de n’apprécier que les plaisirs éphémères, les bêtises, les cancans et les fanfreluches. Elle essaie d’obéir. D’être à son école. Le poète, son poète n’aime pas qu’on lui résiste. Surtout une femme. Il est souvent injuste et intraitable. Exigeant. Un peu comme tous les hommes qu’elle a connus. Au bord de la terrasse, par jeu et par insouciance, elle cueille plusieurs coquelicots aux pétales chiffonnés et joue à se les mettre derrière l’oreille. Ils sont bien rouges comme ses lèvres à elle, la quarteronne. Le soleil ardent du mois d’août illumine déjà le jardin qui se réveille. Il est près de neuf heures du matin. Au-delà des murs du jardin qui se pâme sous les rayons du soleil, il y a la route poussiéreuse et quelques bicoques. Les nuages sont frangés d’or éclatant. Ils se bousculent au fond de l’horizon, dessinant comme un souple et vacillant château de cartes… Jeanne, la mulâtresse, fait quelques pas hésitants. Est-elle aujourd’hui la bienvenue ?