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L'Étonnant voyage de Cornélius Quentin

De
284 pages
Dans un monde paisible devenu soudainement indéchiffrable, Cornélius Quentin, passager presque ordinaire d'un récit extraordinaire, va devenir fugitif, laissant derrière lui son frère d'infortune. Une longue errance va s'en suivre. Lors de sa progression, il sera amené à croiser des personnages tantôt lumineux, parfois inquiétants mais toujours hauts en couleurs. C'est au cœur de ce cheminement initiatique qu'il se retrouvera confronté à des situations stupéfiantes. Un roman à mi-chemin entre le fantastique et la science-fiction, où le héros s'avère terriblement humain.
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Jean Humenry
L’ÉTON NA NT VOYAGE DE COR NÉLIUS QUENTIN
Roman
L’étonnant voyage de Cornélius Quentin
Collection Cabaret dirigée par Christian Stalla Cette collection a pour objectif de perpétuer la mémoire des cabarets et de publier des ouvrages en relation avec ces lieux d’expression artistiqueDieu sait zou !,Marc VINCENT2017Derrière la scène,Gilles TCHERNIAK2017Il est temps de vous dire…,Arnaud ASKOY2017Autour de l’écluse, Christian STALLA2017La vie à rien faire,Pierre VASSILIU2016Je jouais,Guy DEMAYSONCEL2016Les 3 Horaces,François BELLART2016Les Parcours du combattant,ClaudePRÉCHAC2016Le Savoir-vivre de Ricet Barrier,Bernard KERYHUEL2016Mes meilleurs souvenirs,DOUBY2016Le Chansonnier Marcel Legay,Yves BERTRAND2015Jean-Noël Dupré,Fabienne CARA, MarcFABIEN-BONNARD2015La Harpe,Gilbert HENNEVIC2015Le Théâtre de Jacques Serizier,Jacques SERIZIER2015La chanson de circonstance,Michel TRIHOREAU2015Le baiser de l’éléphant. Mat Camison, Odile STEFFAN GUILLAUME2015Un Bus dans le Pétrin rue Mouffetard,Jack MESSY2014La beauté du geste. Le Trou Noir,Jean TOUZOT2014La Récréationsuivie deL’Agonie,Jean-Baptiste THIERRÉE2014Amours debout, Amours couchées,Maurice FANON2014L’amour sans temps,Swingy GRUHOFF-LECLERC2014Le Vieil art : ana, perles…,Marc VINCENT2014Mots en ballade,Yves SARTORI2014Mes années Serize. La vie de Jacques Serizier,Nathalie SOLENCE2013Le Cri violet. Mes années Leprest,Fabrice PLAQUEVENT2013Bris de mots,Germinal LE DANTEC2013L’Obscur enchanteur,Anne AUDIGIER2013Petits lieux à chansons de Belgique,Guy DELHASSE2013Ultimasuivi deLa Réponse,Jean-Baptiste THIERRÉE2013Un cabaret en Languedoc. Le Pet au diable,Jacques PALLIÈS2013Quand on écrit dix fées ramant,Marc VINCENT2012As-tu appelé Dominique ?Pierre LOUKI2012Chez Georges,Bruno JOUBREL2012Marc Vincent chantauteur, vol. 1 et 2,Bruno DAGUEBONNE2011-2012La chanson pour tout bagage. Marc Chevalier,Ginette MARTY2011Mamette,Gil BALADOU2011Comme la truite sous la pierre,Patrick DENY2011La chanson de proximité,Michel TRIHOREAU2010Les compagnons pianistes,Anne AUDIGIER2010C’est l’destin Célestin,Gilbert HENNEVIC2009Un cabaret rue Mouffetard,Christian STALLA2007
Jean Humenry L’étonnant voyage de Cornélius Quentin Roman
Du même auteur Voyage au long cœur, Presses d’Île-de-France, 2000. Méditation de jour en jour, Presses d’Île-de-France, 2003. Je n’ai jamais voulu faire pleurer les anges, Desclée de Brouwer, 2010. Mes horizons à 180°, Desclée de Brouwer, 2010. La route est courte, L’Harmattan, 2015. Des ronds dans l’eau, Presses d’Île-de-France, 2016. Raymond Fau Le mendiant de lumière, Bayard 2016 © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12047-8 EAN : 9782343120478
“L’homme est un suspect quî s’îgnore. L’homme est un prévenu quî s’îgnore. La dîgnîté de l’homme est sî dîicîle à porter, que beaucoup préèrent porter une cravate ou un costume. L’homme est sî ragîle, sî menacé, sî dîicîle à protéger, que la seule chance quî luî reste d’être sauvé est d’arrîver à se glîsser înaperçu parmî les chats, les chîens, les canarîs ou les pîgeons... C’est vraî qu’îl n’exîste pas encore de Socîété Protectrîce des Hommes” Jean Debruynne
En guîse d’întroductîon
uelle verve et prousîon dans ce roman déhanché « L’étonnant Q voyage de Cornélîus Quentîn ». Quelle écrîture avec des dîalogues rondement bîen écrîts, cocasses, drôles et souvent en « sauce épîcée ». Surprenante aussî cette lîttérature d’un autre Jean Humenry, un peu socîologue déjanté, à la Jack London ou Kerouac en arpenteurs de paysages sauvages. Narratîon vîrevoltante quî nous emmène sur d’împrobables routes de traverse dans le délîre de l’înstant, en com-pagnîe de personnages rocambolesques, hauts en couleurs et au voca-bulaîre volubîle, voîre fleurî, quî se prennent les pîeds dans l’îvresse de leur joyeuse cavale. Nous avons afaîre à une espèce de chevauchée antastîque délîrante, aux dîalogues soutenus et endîablés. Et l’on suît avec plaîsîr cette vî-rée, presque rabelaîsîenne, d’un duo constîtué d’un joueur de banjo et du mystérîeux Cornélîus. Voîlà que nos compères (« comme deux aventurîers, comme deux Ar-sène Lupîn…/… en route vagabonde de chemîneaux ») devîsent et jettent l’obole de leurs mots d’esprît au gré des chemîns. Personnages à la marge, sans être margînaux. Et tout cecî séquencé par des comptes rendus d’audîence de cette sîbyllîne agenceTrooble & Co…Agents lîmîers d’une certaîne orme de totalîtarîsme. Le regard de ces « uyards » constîtuant une fine analyse d’une socîété quî se dé-lîte à vue d’œîl.
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L’humour et l’absurde jouent de la bossa nova dans ce récît où la dérî-sîon dresse souvent son chevalet : « Paroîs on s’arrêtaît pour regarder le temps passer. Et on le voyaît passer ! ». De joyeux saltîmbanques en somme ! J’aî aîmé le croustîllant du verbe avec toujours un zest de phîlosophîe, ça a l’aîr de rîen maîs... : « La vîe, c’est une vaste blague. Une course ! Un départ et une arrîvée. Tout aussî mystérîeux l’un que l’autre » ou « Je sentaîs bîen, au travers de ces messages mentaux que la poésîe étaît la seule orce au monde capable de nous sauver ». Au final, îl y a presque une certaîne orme de musîcalîté dans ce rythme efréné et ou où le musîcîen et le poète ne sont pas très loîn. Cachés en embuscade, hîstoîre de nous surprendre en flagrant-délît d’horîzons rebelles et de poésîe buîssonnîère. Laurent Bayart
tonnant ce Cornélîus avec sa tête tout de travers basculant sur É son épaule gauche... Ses longues pérégrînatîons et les cogîtatîons contînuelles de sa tête dérangée donnent à l’auteur l’occasîon de dé-voîler ses réflexîons personnelles sur tous les grands sujets de la vîe. Cornélîus se substîtue à son auteur pour nous délîvrer ses pensées proondes, paroîs un peu extrémîstes maîs souvent empreîntes d’un grand bon sens. Tout y passe : la amîlle avec l’évocatîon de person-nages plus vraîs que nature du grand-père pétaînîste à la mère rabat-joîe et de la bonne grand-mère musîcîenne à la méchante « grand-mère grîmace », l’éducatîon, les progrès galopants de la scîence et ses dangers, la pollutîon înquîétante pour notre planète, l’écologîe et le développement des éolîennes, la consommatîon avec les grandes sur-aces et la descrîptîon saîsîssante du « super-hyper-drîve-market », le syndîcalîsme, la nature avec l’homme quî parle aux abeîlles, l’îmagî-naîre dans lequel nous transporte la orêt et les bîenaîts de la marche quand elle ne ressemble pas à une course orcée, l’amour quî n’est pas orcément ce que l’on croît, la poésîe avec l’enant cueîlleur de mots, l’amîtîé avec ce rapport extraordînaîre par la pensée avec le copaîn Alred, l’amour de la vîe avec le vîeîl homme cueîlleur de rayons de soleîl, l’hôpîtal et ses machînes à réveîller les morts, les estîvals avec les artîstes et leurs groupîes, l’înhumanîté des jeux de oîre, la relîgîon et ses pèlerînages, ses courses au conessîonnal, ses aux-culs de bîen-
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pensants et bîen sûr cette réécrîture îmagée et détonante du passage de la Bîble sur Sodome et Gomorrhe, la mort et l’îmmortalîté...
Étonnant ce style. On ne peut oublîer à la lecture de ce lîvre que Jean Humenry est auteur, composîteur et înterprète car la musîque est omnîprésente dans ce lîvre depuîs le vîeux pîano récupéré par le père de Cornélîus jusqu’au chanteur de rock jouant la star maîs surtout l’homme au banjo dont les musîques et les chansons rythment cette longue errance de Cornélîus. Au fil des pages on y retrouve aussî les goûts musîcaux de l’auteur de Chuck Berry et sa Gîbson à Bob Dylan, de Bîllîe Holîday à Johny Cash et Hank Wîllîams. Maîs ce lîvre em-preînt de musîque est aussî ponctué de rémînîscences lîttéraîres et cînématographîques.
Étonnant ce prologue à l’époque où la scîence voudraît nous rendre îmmortels, Cornélîus nous rappelle qu’îl vaut mîeux vîvre et mourîr car c’est la mort quî nous aît savoîr que nous sommes vîvants !
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Louis Bricard