L'étrange destin de Kombolo

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Footballeur émérite de son état, ce qui fait de lui l'idole de tout son village, Kombolo est orphelin de père et de mère. Pour bâtir sa vie entant qu'homme, il se cherche une première épouse qui, dans un conflit conjugal, refuse de lui pardonner sa faute et le fait condamner à deux ans de prison ferme. Cet échec plonge Kombolo dans la dépression et l'alcoolisme ...
Publié le : dimanche 1 janvier 2012
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EAN13 : 9782296480513
Nombre de pages : 116
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L’étrange destin de Kombolo

Alain Mbala Owodo

L’étrange destin de Kombolo

Récit

Du même auteur

Antéchrist ! Mythe ou réalité ?,
2007
Témoignage d’un orphelin dont Jésus-Christ devient le père
,

2008

5-7, rue de l’©E cLo’leH-aProlmyattetcahnn, i2q0u1e2, 75005 Paris
hdttipff:/u/swiown.wh.lairbmraaitrtiaenh@arwmaanttaadno.oc.ofrm
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SOMMAIRE

PROLOGUE......................................................................7

PREMIER CHAPITRE......................................................9

DEUXIÈME CHAPITRE................................................17

TROISIÈME CHAPITRE................................................23

QUATRIÈME CHAPITRE.............................................35

CINQUIÈME CHAPITRE...............................................43

SIXIÈME CHAPITRE.....................................................51

SEPTIÈME CHAPITRE..................................................61

HUITIÈME CHAPITRE..................................................69

NEUVIÈME CHAPITRE................................................79

DIXIÈME CHAPITRE....................................................91

ONZIÈME CHAPITRE.................................................101

ÉPILOGUE....................................................................113

PROLOGUE

Curieusement parfois, les comportements de nos mères,
sœurs et épouses sont étranges et bizarres, comme Mòg et
Amala en feront l’illustration face à leur époux Kombolo
.
L’une, nantie d’une nature égocentrique, affichera une
incroyable et inexplicable incompréhension.
Et l’autre avec son caractère excentrique, refusera
impitoyablement de pardonner. Mais qui sait ?
La raison a peut-être ses raisons que la logique humaine
ignore !
Au lecteur donc de découvrir les nombreuses leçons de
cette passionnante histoire faisant partie des mœurs
africaines en général, mais camerounaises en particulier.
Toutefois, quoiqu’inspiré d’un fait divers réel vécu
dans la région du centre au Cameroun, ce récit est tacheté
de fiction.
Par conséquent, les noms des acteurs, de certains
endroits ou de situations ont été changés. Toute
ressemblance avec ceux-ci est totalement fortuite.

L’auteur

PREMIER CHAPITRE

Situé entre deux collines bordées de forêts et de
savanes, Minala était un village unique en son genre.
Au premier abord, il attirait la curiosité par une
spécificité qui sautait aux yeux de tous, même ceux des
aveugles.
En effet, comme son nom l’indique et littéralement
traduit de la langue éton au français, Minala signifie
« mensonges ».
Ici, le mensonge était érigé en règle de société. Tout le
monde, hommes, femmes et enfants, mentait.
On mentait sur tout, sur tous et pour rien. Même les
bébés faisaient leurs premiers pas dans la parlotte en
mentant.
Celui qui ne mentait pas à Minala était considéré par
ses contemporains comme un être prématuré, c’est-à-dire,
quelqu’un qui était né sans avoir accompli toute sa
croissance dans le ventre maternel.
C’est donc dans cet univers qu’était né Kombolo qui,
déjà vers l’âge de deux ans, perdit sa mère.
Son père par contre était mort quelque temps avant sa
naissance.
Sa famille se composait de deux femmes et quatre
hommes, dont deux décès côté mâle.
Dernier-né et orphelin de son état, Kombolo devait se
chercher.

Il voulait bâtir sa vie sans être à la charge de personne
et d’ailleurs, il avait horreur de la mendicité.
Le premier acte qu’il posa dans cette escalade de
l’échelle sociale fut qu’après l’obtention de son Certificat
d’études primaires et élémentaires (CEPE), n’ayant pas de
soutien pouvant le pousser plus loin dans les études
secondaires voire universitaires, Kombolo qui s’était déjà
construit une belle petite case en toit de raphia, et était allé
chercher épouse dans un village voisin.
Là-bas, il avait repéré Mòg et s’était lié à elle pour le
meilleur et pour le pire.
Deux ans plus tard, naquit de cette union un garçon, à
qui Kombolo donna le Nom d’Apiri, c’est-à-dire
«
l’espoir
».
Homme bien bâti, conditionné et bancal de surcroît,
Kombolo avait les allures d’un catcheur.
C’était comme s’il avait été façonné à coups de hache,
tellement les muscles de ses bras, avant-bras et pectoraux
étaient saillants.
Ses jambes musclées et arquées en forme de fourches
étaient admirées et appréciées par les femmes.
Pour toutes ces qualités physiques, ses contemporains
l’avaient surnommé le « colosse ».
Toujours sobre et lucide, Kombolo ne buvait pas ou
alors, pas trop.
Mais par contre, il fumait comme une locomotive à
charbon des années 1800, de sorte qu’on n’avait pas
besoin d’avoir un odorat de chien pour le repérer ou pour
retrouver sa trace après son passage.

01

Sentir serait un petit mot ! Kombolo puait le tabac et il
lui était très difficile de se cacher.
Son appétit pour la nicotine était si avancé qu’il ne se
privait d’aucun goût. Kombolo fumait tout ce qui se fume.
Lorsque le tabac lui manquait, il enroulait les feuilles
de bananier en forme de cigarette, juste pour satisfaire son
manque.
Malgré ce sombre tableau, on ne lui connaissait aucune
histoire, sauf lorsqu’il s’était disputé quelques tiges de
cacao avec son petit frère Olama
(
nom qui signifie le
piège
),
à la limite de leurs plantations respectives.
Mais cet incident fut vite réglé avec le conseil familial
dirigé par Nyamoro, leur grand frère.
Kombolo était aussi très amoureux. Jamais, il n’avait
osé battre son épouse Mòg avec laquelle il se disputait
rarement, même lorsque cette dernière refusait qu’il la
touchât au lit, à cause de l’émanation de la mauvaise odeur
de tabac qui se dégageait de lui, surtout lorsqu’il refusait
de se laver.
Il appelait très affectueusement sa femme « Mama »,
peut-être par amour ou par respect pour la gent féminine et
d’ailleurs, toutes les femmes ne sont-elles pas nos mères,
sœurs et épouses ?
L’autre point positif chez Kombolo est qu’il était un
grand sportif.
Avant-centre virevoltant titulaire de Kpara-kpara
football-club de Minala, ses dribles déroutants étaient
toujours redoutés par les défenseurs des équipes adverses.
Les dirigeants de Kpara-kpara football-club n’hésitaient
pas un seul instant à repousser certaines rencontres,

11

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