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L’étrange destin de Kombolo
Alain Mbala Owodo L’étrange destin de Kombolo
Récit
Du même auteur
Antéchrist ! Mythe ou réalité ?,2007 Témoignage d’un orphelin dont Jésus-Christ devient le père, 2008© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-55912-7 EAN : 9782296559127
SOMMAIRE
PROLOGUE ......................................................................7
PREMIER CHAPITRE......................................................9
DEUXIÈME CHAPITRE ................................................17
TROISIÈME CHAPITRE................................................23
QUATRIÈME CHAPITRE .............................................35
CINQUIÈME CHAPITRE...............................................43
SIXIÈME CHAPITRE.....................................................51
SEPTIÈME CHAPITRE ..................................................61
HUITIÈME CHAPITRE..................................................69
NEUVIÈME CHAPITRE ................................................79
DIXIÈME CHAPITRE ....................................................91
ONZIÈME CHAPITRE .................................................101
ÉPILOGUE ....................................................................113
PROLOGUE
Curieusement parfois, les comportements de nos mères, sœurs et épouses sont étranges et bizarres, comme Mòg et Amala en feront l’illustration face à leur époux Kombolo. L’une, nantie d’une nature égocentrique, affichera une incroyable et inexplicable incompréhension. Et l’autre avec son caractère excentrique, refusera impitoyablement de pardonner. Mais qui sait ? La raison a peut-être ses raisons que la logique humaine ignore ! Au lecteur donc de découvrir les nombreuses leçons de cette passionnante histoire faisant partie des mœurs africaines en général, mais camerounaises en particulier. Toutefois, quoiqu’inspiré d’un fait divers réel vécu dans la région du centre au Cameroun, ce récit est tacheté de fiction. Par conséquent, les noms des acteurs, de certains endroits ou de situations ont été changés. Toute ressemblance avec ceux-ci est totalement fortuite. L’auteur
PREMIER CHAPITRE
Situé entre deux collines bordées de forêts et de savanes, Minala était un village unique en son genre. Au premier abord, il attirait la curiosité par une spécificité qui sautait aux yeux de tous, même ceux des aveugles. En effet, comme son nom l’indique et littéralement traduit de la langue éton au français, Minala signifie « mensonges ». Ici, le mensonge était érigé en règle de société. Tout le monde, hommes, femmes et enfants, mentait. On mentait sur tout, sur tous et pour rien. Même les bébés faisaient leurs premiers pas dans la parlotte en mentant. Celui qui ne mentait pas à Minala était considéré par ses contemporains comme un être prématuré, c’est-à-dire, quelqu’un qui était né sans avoir accompli toute sa croissance dans le ventre maternel. C’est donc dans cet univers qu’était né Kombolo qui, déjà vers l’âge de deux ans, perdit sa mère. Son père par contre était mort quelque temps avant sa naissance. Sa famille se composait de deux femmes et quatre hommes, dont deux décès côté mâle. Dernier-né et orphelin de son état, Kombolo devait se chercher.
Il voulait bâtir sa vie sans être à la charge de personne et d’ailleurs, il avait horreur de la mendicité. Le premier acte qu’il posa dans cette escalade de l’échelle sociale fut qu’après l’obtention de son Certificat d’études primaires et élémentaires (CEPE), n’ayant pas de soutien pouvant le pousser plus loin dans les études secondaires voire universitaires, Kombolo qui s’était déjà construit une belle petite case en toit de raphia, et était allé chercher épouse dans un village voisin. Là-bas, il avait repéré Mòg et s’était lié à elle pour le meilleur et pour le pire. Deux ans plus tard, naquit de cette union un garçon, à qui Kombolo donna le Nom d’Apiri, c’est-à-dire «l’espoir». Homme bien bâti, conditionné et bancal de surcroît, Kombolo avait les allures d’un catcheur. C’était comme s’il avait été façonné à coups de hache, tellement les muscles de ses bras, avant-bras et pectoraux étaient saillants. Ses jambes musclées et arquées en forme de fourches étaient admirées et appréciées par les femmes. Pour toutes ces qualités physiques, ses contemporains l’avaient surnommé le « colosse ». Toujours sobre et lucide, Kombolo ne buvait pas ou alors, pas trop. Mais par contre, il fumait comme une locomotive à charbon des années 1800, de sorte qu’on n’avait pas besoin d’avoir un odorat de chien pour le repérer ou pour retrouver sa trace après son passage.
10
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