La porte de Jaffa

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Francesca est belle, riche, cultivée, bardée de diplômes. Héritière, par ses origines, de deux civilisations ancestrales, elle a reçu une éducation raffinée. Tout lui promet une existence pleine et radieuse. Et pourtant... La voilà accusée de complicité dans un attentat à Jérusalem. Emprisonnée, elle est également accusée d'avoir joué un rôle dans le drame du 11 septembre...
Publié le : lundi 1 octobre 2007
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EAN13 : 9782296182295
Nombre de pages : 221
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LA PORTE DE JAFFA

2007 5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris http://www.1ibrairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.ft harmattan 1@wanadoo.ft

@ L'Harmattan,

ISBN: 978-2-296-04136-3 EAN : 9782296041363

Claude MOUTON

LA PORTE DE JAFFA
roman

L'Harmattan

A mon épouse Pour tout ce que livre lui doit
A mes enfants et petits-enfants

A Lucienne pour ses précieux conseils

AVERTISSEMENT DE L'AUTEUR

Le lecteur voudra bien ne voir que pure fiction dans les évènements et les personnages de ce roman, dans le cas contraire ce ne serait que pure coïncidence. Quoique. ..

Rien n'est plus souple et plus faible que l'eau. Mais pour enlever le dur et le fort, rien ne la surpasse. Rien ne saurait la remplacer. La faiblesse a raison de la force. La souplesse a raison de la dureté.

LAO TSEU

PROLOGUE

La personnalité de Francesca ne pouvait laisser personne indifférent. Tout en elle trahissait ses ascendances méditerranéennes. Un teint hâlé, des cheveux de jais qu'elle relevait parfois en chignon, une silhouette élancée aux attaches fines, surtout ce regard aux yeux immenses, d'une radiance, d'une pureté, d'une douceur toute botticellienne. Ses émotions s'y dévoilaient par de subtiles nuances susceptibles d'un coup de l'assombrir ou au contraire de lui donner un éclat particulier. Ses rares intimes ne s'y trompaient pas et, dans l'instant, identifiaient un changement d'humeur, une gaieté passagère ou une colère contenue. Ses sentiments sur les êtres et les choses étaient ainsi intériorisés sans qu'apparaissent d'ordinaire d'autres marques d'émotion qu'un léger tressaillement de la main, alors indice d'un trouble profond. Elle tenait cette maîtrise apparente d'une indiscutable force de caractère mais aussi, en partie,

de son éducation. Dès sa plus tendre enfance ses parents s'étaient attachés à lui faire partager des valeurs qu'ils jugeaient fondamentales même si, dans l'ambiance du temps, celles-ci pouvaient paraître quelque peu surannées. La famille, le respect de la parole donnée, la retenue et la décence en toutes choses y avaient, entre autres, un rang privilégié. Francesca laissait dire car ses parents n'auraient sans doute pas compris que l'on puisse contester des principes qui leur paraissaient aller de soi, bien que, le temps aidant, elle les ait quelque peu relativisés. Le fond ou ses réminiscences subsistait cependant, et lorsqu'en quelques occasions, rares il est vrai, elle éprouvait, l'envie presque irrationnelle de pleurer, de hurler, de rire sans réserve, les principes familiaux lui revenaient comme autant d'interdits qu'elle ne transgressait qu'avec la plus mauvaise conscience. Sa réserve tenait aussi à la relation éminemment affective qui l'avait unie à ses parents et à ses grands-parents. Chacun à sa façon lui avait témoigné un amour et une sollicitude tels que l'idée ne lui serait pas venue de les culpabiliser ou pire de les blesser par quelque parole maladroite. Sa lucidité sur son héritage culturel et d'une certaine façon sur elle-même n'en était pas pour autant affectée. Quelque part dans son journal intime, elle avait écrit que, toute raison gardée, elle était le produit complexe de l'amour, de la religion et de la frustration. L'ordre des mots n'avait pas été choisi

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au hasard et la place de chacun avait, à ses yeux, une signification tout à fait précise. Les drames qui avaient bouleversé sa vie ces dernières années la confortaient encore un peu plus dans sa conviction que les comportements ou les certitudes les mieux établis ne résistent qu'avec peine à l'usure du temps ou à des sorts par trop contraires. Pourtant, dans le moment présent, elle eût souhaité que la ferveur pieuse de sa mère ou la volonté inflexible de son père lui donnent la force suffisante pour surmonter l'angoisse qui la gagnait peu à peu. Dès son arrivée à Jérusalem, elle avait eu le sentiment diffus d'être en permanence observée. Une impression semblable à celle qu'elle éprouvait, du temps de la guerre froide, lorsqu'elle se rendait avec ses parents à Berlin Est. Elle avait cherché en vain à se raisonner, mais bientôt l'agacement avait laissé place à l'inquiétude. Lors de ses déplacements elle vérifiait, sans trop d'illusions, qu'elle n'était pas suivie et à son retour inspectait sa chambre d'hôtel avec minutie, à la recherche d'indices qui auraient pu révéler une fouille de ses bagages ou des rares papiers personnels qu'elle y laissait à demeure. Ces mesures simples de sécurité lui semblaient quelque peu dérisoires, mais elle les avait prises d'instinct, comme naguère on le lui avait enseigné. Son anxiété grandissant, elle avait décidé de s'en ouvrir au consul de France, ami de sa famille depuis le temps déjà lointain, où, jeune conseiller des 15

affaires étrangères, il avait servi pendant trois ans sous les ordres de son père. Il est probable qu'il manifesterait une forte irritation de la savoir à Jérusalem sans qu'elle ait pris la peine de l'en informer, mais elle le connaissait suffisamment pour avoir l'assurance qu'après une admonestation de principe son soutien total lui serait acquis. Autant, bien sûr, que celui-ci pourrait s'avérer nécessaire. A sa grande déception elle ne put obtenir l'entretien qu'elle espérait. Le consul avait été convoqué à Paris et ne rejoindrait son poste, lui avait-on dit, qu'en fin de semaine. Elle déclina la proposition qui lui fut faite de rencontrer un de ses adjoints et laissa, à son intention personnelle, un pli dans lequel elle lui faisait part de sa résolution de quitter Israël dans les trois ou quatre jours suivants. Elle lui donnait brièvement la raison de ce retour avancé sans pouvoir, en toute honnêteté lui précisaitelle, apporter la moindre justification concrète à ses appréhensions. Elle ne voulut pas en dire davantage, ce qui s'était passé un an auparavant était trop personnel, s'était-elle convaincue, et donc sans lien direct avec les craintes qu'elle exprimait. Le matin suivant, elle était allée à pied de I'hôtel du Roi David à la porte de Damas. Comme à son habitude, elle avait marché à travers la vieille ville, déambulant de quartier en quartier, jamais lasse d'y redécouvrir les traces ou les témoignages d'un passé et d'un présent singuliers, dans cette confusion souvent folklorique de religieux traditionnels et de 16

boutiquiers racoleurs. Avec une certaine tristesse, elle faisait le constat qu'ici, comme à Rome, à Lourdes et probablement ailleurs, le Bazar n'était jamais très loin des portes du Temple. Maintes fois, comme aujourd'hui, elle avait médité sur l'étrange destinée de ces lieux saints devenus à travers les âges la raison, l'objet ou le prétexte de tant de haines, de luttes inexpiables, d'atrocités perpétrées au nom d'un Dieu, pourtant unique, que les uns et les autres tentaient avec acharnement de s'approprier. Avec beaucoup de nostalgie, elle se souvenait avoir longuement discuté avec son grandpère de cette folie obsessionnelle qui poussait certains exégètes des livres sacrés à altérer le Verbe originel pour appeler à verser toujours plus de sang, afin de venger d'autres sangs versés. Leurs approches avaient été différentes mais ils s'étaient rejoints sur l'impérieuse nécessité d'un pardon mutuel et universel bien que sachant, l'un et l'autre, que celui-ci relevait de la pure utopie. Pour l'heure, les évènements tragiques qu'elle avait vécus l'année précédente ne lui laissaient cependant que peu d'illusions quant à la capacité des hommes à partager équitablement ce qui pouvait l'être et surtout à s'accepter dans leurs différences. Il était presque midi lorsqu'elle arriva par les ruelles marchandes à la porte des Colonnes, seul nom qu'acceptait de donner autrefois son grand-père à cet accès vers Naplouse. La foule y était bruyante et bigarrée. Ici et là de jeunes soldats assuraient la surveillance. Leur tenue souvent débraillée et l'arme 17

portée basse auraient pu faire douter de leur vigilance si leurs réactions n'avaient été aussi immédiates au moindre incident. Par un probable besoin de défoulement, il leur arrivait parfois de répondre par un sourire ou par quelques mots gouailleurs aux regards ambigus, sinon provocants, de jeunes filles souvent très court vêtues. Sans s'y mêler, elle observa un moment la cohue, imaginant tous ces destins un instant confondus, multitude à la fois puissante, grégaire et combien vulnérable. Son intention première avait été de rejoindre ensuite directement son hôtel mais poussée par le même sentiment irraisonné qui la saisissait jour après jour depuis son retour à Jérusalem, elle décida de poursuivre vers la porte de Jaffa en suivant le boulevard qui longe les remparts. A mi-parcours, deux hommes qu'elle n'avait pas vus venir l'abordèrent sans brusquerie mais avec fermeté. - Mademoiselle Braconnier? Sur sa réponse affirmative, l'un des deux hommes lui montra furtivement un document en hébreu et déclara dans un français impeccable: - Sûreté de l'Etat! Je vous prie de bien vouloir
nous SUIvre.

D'un coup, son cœur se mit à battre la chamade. Elle fixa, incrédule, ses interlocuteurs, eux-mêmes ne la quittant pas des yeux. Je dois réagir rapidement et sans perdre mon sang-froid, se dit-elle, tout en cherchant quelques paroles définitives qui puissent les convaincre de la laisser aller. En forçant la voix, 18

elle ne trouva à leur signifier que citoyenne française elle n'avait pas à répondre à leur injonction. - Sûreté de l'Etat, se contenta de répondre sur un ton impératif l'homme qui l'avait abordée. Francesca se reprit un peu et poursuivit, plus calme: - Mais encore? Et après une courte pause: - Cette interpellation est illégale et vous le savez fort bien. D'ailleurs, vous ne m'avez pas présenté de commission rogatoire. Cette référence à une commission rogatoire lui était venue spontanément, comme si elle s'était trouvée en France, face à des policiers français agissant sur instruction d'un juge, lui-même français. En d'autres circonstances elle s'en serait probablement amusée tandis qu'à présent elle tenait, faute de mieux, cette constatation puérile comme unique bouée de sauvetage. En guise de réponse, elle n'obtint qu'une invite encore plus pressante à les suivre, sans faire de difficultés. La tentation de fuir l'effleura une fraction de seconde. Elle aurait pu, pensa-t-elle, en agissant rapidement, se mêler au flot dense des passants et des colporteurs. Mais pour aller où ? Et pour quelle raison? D'ailleurs, avait-elle véritablement quelque chose à se reprocher? En tout état de cause, Israël était une véritable forteresse qu'on ne pouvait pénétrer ou quitter sans des contrôles sévères sauf à

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utiliser des circuits complexes qui lui étaient de toute façon inaccessibles. Sa courte hésitation n'avait pas échappé aux deux hommes. Ils l'encadrèrent, la prenant fermement chacun par un bras avant de la pousser, sans ménagements, à l'arrière d'une voiture banalisée garée à quelques pas. Le conducteur prit aussitôt la direction de TelAviv. Elle reconnaissait l'itinéraire pour l'avoir jadis emprunté avec son père lorsque celui-ci était à la tête de la sous-direction Moyen-Orient du Quai d'Orsay. Il lui avait alors expliqué être tenu de faire ces allers et retours Tel Aviv-Jérusalem afin de ménager à la fois le consulat et l'ambassade. A l'époque les Palestiniens ne possédaient pas encore de territoires autonomes et leurs relations avec les autorités françaises relevaient du consulat, au grand dam des ambassadeurs qui ne faisaient pas mystère de leur frustration. Cette situation engendrait de temps à autre des conflits de personnes, allant jusqu'à des attitudes inamicales, expression sans équivoque dans le langage feutré des diplomates. Francesca observait I'homme assis à ses côtés. Son visage semblait figé. Pas un mot n'avait été échangé depuis leur départ. Les officiers de la brigade financière, qu'elle avait affrontés quelques années auparavant étaient plus loquaces, se rappelait-elle, et au moins autant qu'elle avait pu alors en juger, connaissaient les limites à ne pas dépasser lorsque, à l'occasion, ils s'octroyaient quelques libertés dans l'application des procédures judiciaires. Elle 20

commençait à craindre, dans l'hypothèse où il lui arrive malheur, que beaucoup de temps ne passe avant que quiconque ne s'inquiète de sa disparition. Son espoir reposait sur l'éventualité d'une méprise, bien qu'elle en doutât fortement. Il y avait aussi le consul, mais chercherait-il à savoir si elle avait rejoint ou non la France? Sous réserve encore que sa lettre n'ait pas été égarée, si ce n'est subtilisée. Je commence à fantasmer, se reprocha-t-elle, et de se répéter: je dois me contrôler, je dois me contrôler, je dois me contrôler. .. La voiture avait quitté depuis un bon moment les faubourgs de Jérusalem lorsque d'une voix qu'elle aurait néanmoins préféré plus assurée, elle se hasarda à demander à la cantonade si ON voulait bien lui dire où ON la conduisait. Elle avait volontairement utilisé deux fois et accentué ce "on", tentant de montrer par-là qu'elle était totalement maîtresse d'elle-même et aucunement troublée par la référence par deux fois répétée à la sûreté d'Israël. Il n'y eut pas de réponse et elle renonça à poursuivre. Néanmoins ces quelques mots qu'elle venait de prononcer l'avaient quelque peu rassérénée. Elle s'enfonça profondément dans son siège et se promit dorénavant d'affecter le plus grand détachement possible, quoi qu'il arrive. Elle sut avec certitude quel était son point de destination à quelques kilomètres seulement de TelAviv. Alors qu'elle pensait être dirigée vers un cantonnement militaire ou une des officines du Shin Beth, le conducteur avait tourné à droite pour gagner 21

un site surélevé que son père lui avait signalé un jour, avec un léger sourire, comme étant la maison mère du Mossad. Elle connaissait son respect pour le professionnalisme des services extérieurs israéliens, ce qui d'ailleurs n'avait pas été sans provoquer des empoignades sévères avec son grand-père. Après plusieurs contrôles, la voiture s'arrêta bientôt devant une bâtisse aux murs blanchis à la chaux et sans fenêtre apparente. On lui fit traverser un long couloir désert qui menait à une vaste pièce où on l'enferma. Le lieu était faiblement éclairé par une unique ampoule se balançant au bout du fil qui la retenait au plafond. La chaleur était très forte et elle eut l'impression que son corps tout entier allait se consumer. Au bout d'un moment une femme en tailleur strict entra, lui ordonna de manière comminatoire de se déshabiller puis entreprit sans ménagement une fouille corporelle que Francesca subit avec humiliation. Elle ramassa ensuite ses vêtements et lui tendit du linge de corps et des effets unisexes d'un kaki délavé. - Puis-je avoir à boire? La femme ignora cette demande, lui jeta un regard où se lisait ouvertement la haine, avant de quitter la pièce dont elle verrouilla bruyamment la porte. De nouveau elle se retrouvait seule, avec cette soif lancinante qui lui brûlait la gorge et dont elle voulut se convaincre qu'elle pourrait la dominer. En vain elle rechercha autour d'elle des détails susceptibles de fixer durablement son attention. Les murs étaient 22

nus, d'une couleur indistincte et dans la semiobscurité elle discerna pour tout ameublement une table et trois chaises, une quatrième au milieu de la pièce d'évidence lui étant destinée. Une heure environ avait dû s'écouler lorsqu'ils entrèrent. Trois hommes à la forte stature qui s'installèrent sans hâte derrière la table. Avant de gagner sa place l'un d'entre eux s'approcha et lui tendit une bouteille d'eau et un verre. Son visage n'était pas inconnu à Francesca. Elle avait la presque certitude de l'avoir déjà rencontré, mais sans pouvoir s'en rappeler les circonstances. Celui qui paraissait avoir l'autorité lui fit signe de s'asseoir, ouvrit un dossier qu'il avait retiré avec une lenteur calculée d'une serviette en cuir épais, puis il engagea avec ses assesseurs une conversation à voix basse. Lorsqu'il eut terminé, il s'enquit d'un ton neutre de savoir si elle avait une déclaration préalable à faire avant que ne débute son interrogatoire. Avant de répondre, elle s'accorda un léger temps de réflexion, tout en buvant à même la bouteille, par toutes petites gorgées. Quand sa soif fut apaisée, elle se lança ex-abrupto dans un réquisitoire violent contre la mesure attentatoire à ses droits que constituait sa détention illégale, ainsi que sur la manière brutale, inconvenante, en un mot inacceptable de son interpellation. Elle s'était efforcée de trouver les qualificatifs qui lui semblaient les plus pertinents, même s'ils étaient répétitifs, pour souligner sans détour l'exaspération et l'incompréhension qui 23

l'habitaient. Sa diatribe ne semblait guère avoir impressionné ses interlocuteurs mais ils l'avaient néanmoins laissé s'exprimer sans l'interrompre. Elle s'apprêtait à renouveler avec plus de force encore ses protestations lorsqu'un individu fit brutalement irruption dans la pièce. Il s'approcha de

la . table et chuchota quelques mots d'un ton
passablement excité. Un moment interloqués les trois hommes se regardèrent puis avec précipitation rangèrent leurs documents, avant de se lever et de se retirer sans prononcer un mot. La lassitude aidant, elle s'était assoupie. Le bruit caractéristique de la porte que l'on déverrouille la sortit brutalement de sa torpeur. La femme au tailleur strict entra de nouveau, accompagnée d'un factotum portant ce qui lui sembla être une paillasse et une couverture qu'il déposa sans ménagements dans le coin le plus obscur de la pièce avant de disparaître. La femme la regarda longuement, puis lui dit dans un français dont l'accent trahissait son origine ashkénaze: - Aujourd'hui est un jour de deuil pour toutes les démocraties mais sachez que nous n'oublierons pas. D'une manière ou d'une autre, nous châtierons tous ceux qui portent une responsabilité dans ce crime odieux. Un instant elle parut regretter d'en avoir trop dit. Après une courte hésitation elle se reprit, poursuivant d'un ton sec: - Si vous avez besoin d'aller aux commodités vous n'aurez qu'à frapper. 24

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