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Le Parfum des oeillets et autres nouvelles maltaises

De
216 pages
Trevor Zahra nous entraîne dans son univers, peuplé de jeux de réflexions, d'optiques et de dissolutions, où le rêve et la réalité se confondent, se nourrissent. Le temps de douze nouvelles, l'auteur nous fait visiter l'archipel de Malte et Gozo : sa culture, religieuse et profane, sa géographie... La mer y est omniprésente, tantôt plate, tantôt agitée, tout à la fois frontière et tremplin vers un ailleurs. Les oeillets ont leur parfum. Et ce parfum, tous les miroirs nous le renvoient.
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Ġenoveffa
Trevor Żahra traduit de l’anglais par Roland Viard
Trevor Żahra Le Parfum desœillets et autres nouvellesmaltaises
Préface de Marion Poirson-Dechonne
Le Parfum des œillets
Trevor Żahra
traduit de l’anglais par Roland Viard Le Parfum des œillets
et autres nouvelles maltaises Préface de Marion Poirson-Dechonne
Copyright original © Trevor Żahra Première édition en maltais chez Merlin Publishers Ltd www.merlinpublishers.com
Copyright traduction française © Roland Viard © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-09399-4 EAN : 9782343093994
Remerciements
à Jacqueline Galindo
et à Marion Poirson-Dechonne
pour leur précieux travail
de relecture scrupuleuse et pertinente
Préface
Les 12 nouvelles qui composent ce recueil tissent un réseau de significations complexe. La qualité de la traduction de Roland Viard, bien que soumise au filtre de l’anglais, fait entendre la voix singulière de Trevor Żahra, écrivain maltais inconnu en France, dont la même collection avait publiéLa vie secrète de Mamie Ġenoveffa, un roman dont le ton rabelaisien exprimait les frustrations sexuelles durant les années 50. Le parfum des œillets se décline sur un ton différent, nostalgique ou mélancolique, comme la fragrance fugace de ces fleurs. Les personnages qui peuplent ces divers récits portent parfois des noms étranges, Pierrafeu, Crucifix, ou des surnoms, Michaël le Lourdaud, La Rascasse, dont le poids les écrase inexorablement, et pèse sur leur destin. Les jeux cruels de l’enfance, qui s’apparentent à des persécutions, marquent à jamais ceux qui en sont victimes, et ce jusqu’à l’âge adulte. La peur des femmes ou de l’engagement contraint certains d’entre eux au célibat. Leurs compagnes se réduisent à de simples images, photographies sur papier glacé ou poupées gonflables qu’ils espèrent voir s’incarner, comme dans « Toi, ma merveille ». Beaucoup souffrent de solitude, ou de misère sexuelle, comme les célibataires des films de Michaël Leigh, mais la tonalité poétique ou fantastique des nouvelles révèle la manière dont ils transcendent le caractère morne de l’existence. Parfois, ils sont aidés par des figures tutélaires, tel le spectre de cet oncle, errant à la lisière d’un film de famille, pour conseiller le protagoniste. Il nous rappelle la fonction originelle du cinéma, faire 9