Monchoachi

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Publié le : samedi 1 janvier 1994
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EAN13 : 9782296286917
Nombre de pages : 128
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MONCHOACHI

@L'Harmattan, PUC/GEREC, ISBN: 2-7384-2398-1

1994.

.

Georges-Henri

LEOTIN

MONCHOACHI
Préface de Raphaël CONFIANT

Presses Universitaires Créoles/GEREC

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de L'École Polytechnique 75005 Paris

SOMMAIRE

PREFACE: Naissance d'une littérature par Raphaël Confiant 1- INTRODUCfION ............................................
Pages 1

1-1 : Le philosophe masqué

1

1-2 : Les oeuvres de Monchoachi : Militantisme, quête identitaire, humanisme, universalisme... 5 1-3 : Monchoachi dans son temps. Des voix nouvelles en marge du Chant Césairien 1.3.1. : Quelques figures de la poésie antillaise 1.3.2. : Sony Rupaire, Hector Pouliet, Joby Bernabé, Georges Castern et Monchoachi 1.3.2.1.: Rupaire 1.3.2.2.: Hector Pouliet, Joby Bernabé 1.3.2.3.: Georges Castera 2- LE STYLE DE MONŒOAClll..................... 2-1 : Etymologies poétiques .......................
2.1.1. : Considérations générales........ 2.1.2. : Etymologies poétiques chez Monchoachi.................

18 18

22 22 26 29 31 31 31 35

VII

2-2 :

Allitérations, assonances, paronomase... 38 2.2.1. : Théorie 38 2.2.2. : La culture poétique créole (créativité populaire) ... 42 2.2.3. : Jeux sur sons et sens chez Monchoachi.. 45 2.2.3.1. : Disidans - BèI-BèI-Zobè1.45 2.2.3.2. : NOstrOm/rnantèg- La fonne et le fond 47 :Nature et fonction

3- LE CREOLE DE MONŒIOAGll

55

3-1 : Un parti-pris basilectal et interdialectal discret. 3-2 : Créole et français chez Monchoachi 3-3 : Homme de misère, langue de misère 3-4 : La parole qui libère et guérit 3-5 : Nouvelles leçons d'écriture 4- LES GRANDS

55 63 68 69 70

mEMES

MONŒOAŒIlENS.. 72

4-1 : La Vie et la Mort 72 4.1.1. : L'écriture et la Mon /Monchoachi et le Conteur 72
VIII

4.1.2. : La politique, la vie, la mon. 78 4.1.2.1. : Vision tragique du réel antillais sous le signe de la mOIt. 82 4.1.2.2. : Appel à la fraternité et à une autre vie 83 4-2 : LHumanisme de Monchoachi 5- CONCLUSION ........ 85 90

IX

PREFACE

NAISSANCE D'UNE LITfERATURE

Si depuis deux siècles et demi des Antillais de toutes origines ethniques publient des textes écrits en créole (le tout premier étant le poème saint-dominguois «Lisette quitté la plaine» attribué au Blanc créole Duvivier de la Mahautière en 1754), ce n'est qu'à partir des années 70 du vingtième siècle qu'est apparu tout l'appareillage extra-littéraire qui donne corps à une véritable littératme. Nous voulons tout d'abord parler d'une critique littéraire digne de ce nom, dans la presse notamment, critique forcément autochtone puisque la banière de la langue interdit aux non-natifs toute pénétration des textes créolophones, honnis aux créolistes lesquels n'ont le plus souvent qu'une appréciation purement linguistique des oeuvres. Témoin le jugement négatif (et injuste) porté par le grand linguiste allemand Hugo Schuchardt, au 19è siècle, sur «Atipa», premier roman jamais écrit en créole par le Guyanais Alfred Parépou. Ensuite, il y a l'étude des textes littéraires à l'Université et dans les collèges et lycées où se déroulent des expériences d'enseignement en/du créole, chose qui donne naissance à un public potentiel de lecteurs créolophones de plus en plus large. Enfin, il Y a la pœibilité d'éditer sur place, Xl

soit chez des éditeurs (<<Pawol n hooch» d'Hector Poullet a a paru chez I>ésorIœaux par exemple) soit à compte d'auteur, tandis que dans le même temps des éditeurs parisiens tels que l'Hannattan, les Editions Caribéennes et Karthala s'ouvraient à des textes bilingues. la production et la publication des mémoires et des thèses consacrés à des auteurs créolophones est venue plus récemment confoner l'édifice architectural de la littérature créolophone. Georges-Herni Léotin est le premier à inaugurer une série que nous espérons longue, de publications critiques qui ne manqueront pas de révéler au grand public la richesse et la variété de cette terra incognita de notre littérature.

UNE UITERAlURE

A DEUX FAŒS

la littérature antillaise peut être comparée à une médaille dont la face visible serait la littérature francophone et la face cachée ]a littérature créolophone. la seconde a toujours, en effet, vécu dans l'ombre de la première comme la langue créole a vécu (ou swvécu) à celle par trop protectrice du français. Longtemps, cette littérature fut considérée comme un simple jeu, une fantaisie ludique, sous la plume en paniculier des Blancs créoles des 18è et 19è siècles qui ne la jugeaient apte qu'à donner naissance à des poèmes d'amour d'une mièvrerie désespérante ou à transcrire les Fables de la Fontaine «en patois» comme l'ont fait le Martiniquais François Marbot et le Guadeloupéen Paul Baudot Cet esprit de dérision transparaît nettement à travers le titre 4e l'ouvrage du premier : «Fables de XII

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