Rencontres

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Ces dix-sept nouvelles qui composent cet ouvrage ont toutes en commun le glissement du quotidien vers une étrangeté qui nous submerge progressivement. Que ce soit dans un casino breton, dans le jardin d'un médecin, chez un antiquaire de Bruxelles, quelque part en Scandinavie ou encore dans des lieux imaginaires de nos jours ou dans un passé indéfini, l'insolite est à l'affût. L'ambiance et l'esprit des nouvelles de Bioy Casares, de Dino Buzzati rôdent dans ces pages.
Publié le : lundi 1 décembre 2003
Lecture(s) : 214
EAN13 : 9782296343337
Nombre de pages : 189
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RENCONTRESEcritures
Collection dirigée par Maguy Albet
Déjà parus
BILLIA Laurent, Le Huan, 2003.
AMAR Hanania Alain, Fantasmagorie, 2003
ABDESSALAM Chekib, 3m2 pour l'antilope, 2003
IMBERT Gérard, Patrimonium, l'ombre du Père, 2003.
MOUNIC Anne / VERMES Vivienne, Métamorphoses, 2003.
BETEND F Turquoises, 2003.",
VAMOS Miklos, La neige chinoise, 2003.
MOUNIC Anne, Carnet d'Hades, 2003.
TAMINIAUY Pierre, Le matin d'un voleur,2003.
SENED Y onat et SENED Alexandre, Terre habitée, 2003.
KORCHIA Robert, Le cœur à l'envers, 2003.
LACOMBE Bernard Germain, La saison opaline, 2003.
VILLAIN Jean-Claude, Aissawiya, 2003.
MILES John, Un silence hallucinant, 2003.
VILLEFRANQUE Josette, L'Otage dans la forêt, 2003.
MICKOVIK Slobodan, Alexandre et la mort, 2003.
CREPIN Marie-Elisabeth, Les oranges sauvages, 2003.
MOUNIC Anne, La spirale, 2003.
VYNALIS Thierry, L 'héritage de Laurianne, monologue, 2003.
AMAR Hanania Alain, Inquiétante étrangeté, 2003.
GAUTHIEZ-RIEUCAU Dominique, Duel (nouvelles), 2003.
LEBUR Tatiana, Il paraît qu'il pleut sur Notre-Dame, 2003.
VILLAIN Jean-Claude, Yeux ouverts dans le noir, 2003.
BAUMONT Isabelle, Les Feux somnambules, 2003.
CHAIGNE-BELLAMY Jacqueline, L'adieu aux larmes, 2003.
RENOUX Jean-Claude, Au pays des toubabs,2003.
Jacques Alessandra, Jebel Mout ou le testament des pierres,
Roman,2003.
BRAUNSTEIN Florence, Morts exquises, 2003.
Uziel HAZAN, Armand, 2003.
Claude LE PAPE, Le passeur d'émeraudes, 2003.
Anne-Marie JEANJEAN, L'Encre-phoenix, 2003.
Jean SECCHI, L'Akouter,2003.Michel SPIELMANN
RENCONTRES
Nouvelles
L'HarmattanDU MEME AUTEUR
De la définition de poste à l'organigramme - 1991
(Les éditions d'organisation)
Formez vos vendeurs avec le jeu de rôle - 1992
(Chotard)
Ces hommes qu'on rachète - 1994 (L'Harmattan)
Mes Villes - 1996 (Editions privées)
Quel avenir pour les cadres? - 1997
Le Cavalier renversé - 2001 (Publibook)
Décrypter les offres d'etnploi - 2001 (Maxima)
(Ç)L'Harmattan 2003
5-7, rue de l'École-Polytechnique
75005 Paris - France
L'Harmattan, Italia s.r.l.
Via Bava 37
10124 Torino
L'Harmattan Hongrie
Hargita u. 3
1026 Budapest
ISBN: 2-7475-5557-7A Renée Rosen
qui m'a fait comprendre
qu'il est possible d'écrire des livres.Préface
Rencontres est un recueil de nouvelles. Chacun de ces
récits peut se lire comme la rencontre de plusieurs
personnes. Quelquefois deux, quelquefois trois,
rarement plus. La rencontre peut être unique. Elle est à
l'origine d'une transformation intime. C'est le cas dans
Double chance, dans Le pharmacien ubiquiste ou dans
L'exposition. Elle peut être multiple. Multiple dans le
temps et avec un seul protagoniste. Ce sont par exemple
les rencontres du Passeur. Si elles sont multiples par le
nombre de personnes rencontrées, chaque personne
contribue à modifier les événements dans le même sens.
C'est ce qui se passe dans L'exposition ou dans Le voyage
à Zeeburg. Mais en fin de compte, quelle que soit
l'aventure, le personnage principal n'est plus le même au
début et à la fin du récit. Cette transformation est
explicite dans le cas du Docteur Fuller ou dans celui de
la femme faisant Un pas de plus vers la solitude lorsque
sa rencontre amoureuse a pris fin. La modification est
plus ~subtile à la fin des rencontres du Mage mais le
narrateur ne peut qu'être profondément marqué par la
fille aux yeux gris et par Hindapour. Ces trois-là se
retrouveront obligatoirement un jour ou l'autre.
On peut remarquer que, le plus souvent, la rencontre se
produit, non seulement entre différents individus mais
également dans un lieu nouveau. Ce lieu peut se créer
au cours de la nouvelle ou peut accueillir les
personnages pour la première fois. Ce sont Les jardins
labyrinthiques, L 'hostellerie, la salle de réunion du
Mage... Si le lieu est déjà connu, il était familier bienlongtemps auparavant. Limoges était une demeure
d'enfance, Zeeburg avait été visité des années plus tôt.
D'ailleurs, les changements de lieux sont permanents
dans la majorité des nouvelles. Le voyage peut même
être le lieu du récit. C'est le train qui emmène de Paris à
Limoges ou de Lakken à Zeeburg. C'est l'automobile qui
transporte les gagnants du casino d'Aix les Bains à
Tournus puis vers Paris. L'intenninable hiver commence
par un tour de Scandinavie pour s'achever par un tour
du globe dans toute sa diversité, tout comme la fin du
Pharmacien ubiquiste.
Les villes, les villages, les pays sont autant réels
qu'imaginaires. Ils sont décrits avec le même souci de
leurs particularités. Bruxelles est mythique. La Baule,
Saint Priest ou Arzon ne sont pas plus vraisemblables
que Brevannes, Zeeburg ou Lissey. La ville où se situe
L'exposition est -elle très différente de celle où Elle
marche en repensant à sa liaison avec Max. On pourrait
passer de l'une à l'autre sans inconvénient.
Si les localisations sont souvent interchangeables, les
personnages ne le seraient-ils pas également? Le Maître
des Requêtes, Edmond Rühl, ne serait-il pas un avatar du
doyen Van Nootens et Walden n'est-il pas celui de
Kobesh voyageant vers Zeeburg ou encore Tomer
visitant L'exposition? Tartas Riott et son fils handicapé
Thomas sont-ils différents de Ertas Behren et son fils
malade Emile?
On peut laisser l'imagination vagabonder d'une histoire à
une autre. Des liens ténus ou tenaces les relient entre
elles. Les époques et les circonstances peuvent être
différentes, une même étrangeté embrume les décors et
les esprits. Une inquiétude identique s'y faufile qui
empêche chacun d'agir à sa guise. Est-ce le poids d'une
fatalité ou celui de la Mort omniprésente. Mort de laMère dans Le retour à Limoges, L'armoire ou Le Passeur?
Celle attendue et crainte du Docteur Fuller? La mort si
attirante pour le journaliste de Double c,hance? Enfin,
celle promise à la planète entière dans L'interminable
hiver?
Il n'y a qu'à se laisser glisser dans ces univers qui
s'entrecroisent et parfois s'emmêlent. C'est la vie
quotidienne de personnages sans grand relief, soudain
devenus hors normes par votre seul regard qui acquiert
magiquement une vision nouvelle des êtres et des
choses.
Janvier 2003Les jardins labyrinthiques
A la bibliothèque municipale de Nancy, sous le numéro
250.450c, on peut consulter un ouvrage de 92 pages
intitulé « Histoire et documents relatifs aux jardins
)).labyrinthiques d'Arzon L'auteur en est Jules Berger de
Xivrey et l'impression a été effectuée à Paris par Firmin
Didot en 1847. La majeure partie de ce petit livre est
consacrée à la vie de Louis Berger, Marquis du Grand
Mont et dont le château dominait avant la Révolution
Française la baie de Port-Navalo.
En 1778, Louis Berger fut pris d'une étrange envie. Il
convoqua Camille Lebéque, célèbre jardinier paysagiste,
créateur des jardins implantés sous les remparts de
Vannes et modeleur inspiré des jardins jouxtant les
châteaux de Redon et de Chateaubriand. Camille
Lebéque avait aussi agrandi les jardins du Château de
Vallandrey et le célèbre jardin botanique de Quayssac.
Comme descendant de Louis Berger, Jules Berger de
Xivrey avait eu accès aux archives de la famille et sa
reconstitution de l'entretien du marquis avec Camille
Lebéque est probablement très proche de la réalité.
« Monsieur, je vous ai mandé, sur la renommée de toutes
ces merveilles horticoles dont vous êtes le père. J'ai en
projet de monter une construction champêtre dont vous
seriez honoré et qui, pour ma part, me contenterait
)).fort C'est en ces termes que Berger de Xivrey rapporte
la première rencontre du marquis et du jardinier. Louis
Berger expliqua ensuite qu'il souhaitait faire construire
un labyrinthe végétal, le plus vaste et le plus complexe
ayant jamais été conçu. Ce labyrinthe serait édifié sur desterres proches de la commune d'Arzon et faisant partie
des domaines du Château du Grand Mont. Camille
Lebéque voulut voir les lieux puis il demanda trois mois
pour penser son projet. Louis Berger lui accorda le
temps demandé. Au jour prévu, le jardinier revint,
porteur de douze rouleaux de plans cotés représentant la
totalité des jardins en labyrinthe, depuis le plan de
masse et le plan d'ensemble jusqu'aux plans de coupe et
de détail. Le marquis s'émerveilla devant la proposition,
tellement en harmonie avec ce qu'il avait rêvé. Le projet
regroupait cinq structures circulaires, imbriquées les
unes dans les autres et formant les cinq pétales d'une
fleur presque parfaitement symétriques. Une des
subtilités de l'œuvre reposait sur une quasi-similitude
des circonvolutions de chaque structure. Mais les plans
montraient à l'évidence que l'on passerait de l'une à
l'autre sans s'en apercevoir et qu'on se retrouverait dans
un emplacement en croyant qu'on venait juste de le
quitter et sans comprendre pourquoi on n'en sortait plus
de façon identique.
Les deux hommes se mirent d'accord sur le montant des
dépenses à engager et sur les honoraires du maître
d'œuvre. Le délai pour la réalisation fut fixé à quatre
ans. Le personnel nécessaire à la réalisation fut
embauché et l'on compta jusqu'à deux cent quarante
personnes présentes sur le chantier. Diverses espèces
d'arbres, de buissons et de plantes grimpantes furent
utilisées en alternance de manière à garder une parure
végétale permanente tout au long de l'année. Le houx, le
photinia à feuilles pourpres alternèrent avec des arbustes
persistants venus du Sud de la France comme le laurier
et l'arbousier. La combinaison des plantes obéissait à
une alchimie rigoureuse tenant compte de l'interaction
des différentes essences entre elles. Lebéque fit venir de
l'Uraroga Ipécacuanha des forêts brésiliennes et
14l'Alstonia Schloris de l'Mrique tropicale. Le Combretum
encore connu sous le nom de Kinkeliba fut importé du
Soudan, mais la majorité des plants provenaient de la
région et seules les espèces rares étaient développées
dans une pépinière proche de la zone des travaux.
Le terrassement commença par l'édification d'une colline
artificielle, homologue exact du tumulus gallo-romain
existant encore de nos jours et connu sous le nom de
Butte de César. Les allées principales et les grandes
lignes, droites et courbes furent délimitées par les arbres
les plus importants. On mit ensuite en terre les plantes
destinées à se rejoindre par-dessus les chemins creux
pour former de longues tonnelles d'où la lumière serait
presque absente, à l'exception des points d'entrée et de
sortie, éclairés par la lumière naturelle le jour et par des
flambeaux durant la nuit.
Les imprévus furent nombreux. La structure circulaire
Nord, aux fondations mal préparées, s'effondra en une
seule nuit, minée par des pluies torrentielles ayant
déstabilisé les plantations. Certaines espèces de
Pyracantha furent victimes d'une maladie parasitaire qui
noircit totalement leurs feuilles. Il fallut les remplacer par
une forme de Juniperus nouvellement connue en France.
Enfin un incendie, à la fin d'un été exceptionnellement
sec, détériora près de la moitié de l'ouvrage. Tous ces
contretemps, ainsi que les émeutes locales dues aux
augmentations d'impôts de Loménie de Brienne,
retardèrent les travaux qui durèrent dix ans au lieu des
quatre années prévues. Mais le résultat était d'une
exceptionnelle beauté et d'un insondable mystère.
Toutes les allées étaient composées de plaques en
schiste dur du plateau de Rohan disposées en « assises
parallèles» taillées de longueur variable mais
uniformément d'un pied de large. Les petites allées
comptaient quatre dalles de front et les plus grandes en
15comptaient huit pour une largeur totale de deux pieds,
soit environ deux mètres et demi. Régulièrement, petites
et grandes allées se rejoignaient en carrefours au centre
desquels se dressaient des colonnes hexagonales
surmontées de bustes d'empereurs romains. Quiconque
pénétrait dans cet océan de verdure devait s'attendre à
se perdre dans les minutes suivantes. De nombreuses
personnes, isolées ou en troupes plus ou moins
nombreuses, tentèrent de vaincre la magie des
labyrinthes. Toutes échouèrent. Les marques au sol, les
branches brisées, les signes creusés dans les colonnes
étaient inutiles. Après une errance de plusieurs heures, il
ne restait qu'à s'agripper aux poignées métalliques
placées à mi-hauteur de chaque colonne.
Grâce à un système complexe de chaînes et courroies
dissimulées aux regards, une cloche sonnait, avertissant
un gardien de secourir un groupe d'égarés ou un
audacieux solitaire. Cinq gardiens, un par structure
circulaire, habitaient une maisonnette au cœur de leur
structure. Outre leur travail d'entretien, leur tâche était
de ramener ceux qui s'étaient perdus à la liberté de la
vie ordinaire. Chaque gardien possédait les plans de sa
structure mais ignorait le dédale des quatre autres.
Malgré, ou à cause de la ressemblance trompeuse de
chaque partie, jamais un gardien n'arriva à sortir d'une
structure lui étant étrangère. Tout ce qu'il pouvait faire
était de rejoindre un des cinq points de convergence
entre deux secteurs, afin de charger un autre gardien
d'accompagner les visiteurs placés plus près de la sortie
d'une autre structure que de celle où ils se trouvaient.
Seuls, Camille Lebéque et Louis Berger possédaient la clé
permettant de sortir de n'importe quelle partie
16du labyrinthe. Evidemment, ce n'était pas une règle du
type:
« A chaque intersection, il faut tourner à gauche» ou « A
chaque carrefour prendre le sentier à droite de la plus
grande allée» ou tout moyen similaire. Il s'agissait plutôt
d'une poésie dont le nombre de lettres par mot indiquait
le nombre de pas à parcourir dans une direction donnée
et dont les ponctuations signalaient les changements de
direction. La poésie était simple à apprendre et facile à
retenir. Encore fallait-il la connaître et demeurer attentif
pour ne pas perdre le fil guidant sur le bon chemin.
La Révolution Française éclata moins d'un an après
l'achèvement des jardins labyrinthiques d'Arzon. En
1792, Camille Lebéque fut guillotiné pour avoir trop
fréquenté l'aristocratie. En apprenant la nouvelle, Louis
Berger récupéra les plans des gardiens. Il les brûla ainsi
que le plan d'ensemble conservé dans son bureau.
Désormais, il devenait le seul à connaître tous les
parcours secrets du labyrinthe. Trois ans plus tard, le
marquis fut recherché par le général Hoche qui le
soupçonnait d'avoir accueilli certains émigrés débarqués
à Quiberon pour combattre l'armée républicaine. Berger
réussit à fuir et se réfugia dans le dédale de ses jardins.
Hoche y dépêcha deux compagnies de soldats qui
errèrent comme au sein d'une forêt enchantée dont ils
ne trouvaient pas l'issue. Bien entendu ils ne trouvèrent
pas Berger qui avait disparu. Il ne réapparut pas au
château du Grand Mont qui fut rasé. Ses deux fils et sa
femme prétendirent par la suite ne pas savoir s'il était
mort ou encore en vie. Quant aux soldats pris au piège,
ils pratiquèrent à coups de sabre une trouée au milieu
des buissons et des haies. Leurs uniformes déchirés par
les épines, ils mirent trois jours à s'échapper, hâves,
affamés et ayant connu un avant-goût de l'enfer.
17Ce fut le début de la décrépitude des jardins
labyrinthiques. N'étant plus entretenus, ils retournèrent à
l'état sauvage. Certaines espèces exotiques disparurent
faute de soins. D'autres proliférèrent exagérément,
étouffant les plantes voisines et obstruant les allées. Les
dalles se brisèrent sous la poussée des racines ou
s'enfoncèrent dans les marais qui engloutissaient peu à
peu la colline artificielle. Les derniers schistes utilisables
furent dérobés par les villageois voisins pour couvrir les
étables et réparer les granges.
On pourrait penser que ces jardins artificiels, nés du seul
désir d'un homme, disparurent avec lui. Mais certaines
aventures semblent ne pas vouloir mourir.
C'est un descendant de Jules Berger de Xivrey qui fit
don en 1952 à la Bibliothèque de Nancy de l'ouvrage sur
les jardins labyrinthiques d'Arzon. Ce descendant, du
nom d'Alain Berger, avait acheté quelques mois
auparavant un livre publié à « La Croix du Sud », une
collection créée par Roger Caillois. Cet ouvrage écrit par
l'écrivain argentin J.L.Borges s'intitulait Ficciones et
comportait dix-sept nouvelles. La huitième d'entre elles
s'appelait «Le jardin aux sentiers qui bifurquent ». Alain
Berger fut surpris par la ressemblance du titre avec les
jardins de son lointain ancêtre. Mais dès la seconde
page, il s'aperçut que, si le récit se déroulait bien en
France, les personnages étaient étrangers: allemands,
anglais et chinois. De plus, l'action se situait dans la
Somme et non en Bretagne. Etait-ce une fausse piste?
Quelques pages plus loin, il était question d'un
labyrinthe dans un jardin. Mais l'indication était
également trompeuse. En réalité, le labyrinthe était une
minuscule sculpture d'ivoire ou un livre ou encore la vie
elle-même. A la fin de l'histoire relatée par Borges, on
comprend qu'il s'agit de transmettre un message secret à
travers des événements apparemment sans rapport avec
18

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