Safari

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Lorsque Laurence, pour s'amuser, a envoyé une photo pour un concours, elle ne se doutait pas que cela allait changer sa vie. Ayant gagné un safari-photo au Kenya pour une semaine, elle y rencontre Pascal, le guide du safari. Comment finira cette passion impossible et réciproque ? Laurence fera tout pour oublier, même se fiancer avec un autre. Mais le destin en a décidé autrement...
Publié le : jeudi 2 juillet 2015
Lecture(s) : 13
EAN13 : 9782336385969
Nombre de pages : 124
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Rose Péquignot
Safari
Rose Péquignot
S a f a r i Roman
Safari
Rose Péquignot
Safari
Du même auteur aux éditions L’Harmattan Dans la même collection Dure comme un diamant,2014L’amour encore et toujours,2014La blessure secrète,2013Le choix de Myriam,2012Une deuxième vie,2012Oriane,2011Juliette, mon amour,2010L’aventure autrichienne,2010Myrto et les hommes,2009Le poison du doute,2009Les demoiselles de la maison des loups,2008Le démon du soir,2007L’oubli … peut-être ?,2006Nina, la nièce du curé,2006La croisière,2004Dans la collection « Graveurs de mémoire » Nous étions heureux,2004 Dans la collection « Contes des quatre vents » Abou et le léopard,2009La merveilleuse histoire de la petite Hou, 2006 © L'HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-05952-5 EAN : 9782343059525
CHAPITRE 1
Laurence ouvrit la boîte à lettres et prit son courrier. Il n’y en avait jamais beaucoup et, à part les lettres fréquentes de sa famille, le courrier reçu était sans grand intérêt – factures d’électricité ou autres, invitations, parfois lettre d’une amie à demi oubliée et surtout une masse de publicité. Elle fourra le tout dans le sac en plastique où elle avait entassé son petit marché. Depuis que son père avait trouvé un excellent poste de traducteur au Conseil de l’Europe, la famille avait déménagé à Strasbourg. Il y avait, outre les parents de Laurence, sa sœur Laetitia et ses deux petits frères Patrice et Julien. Leur seul souci en quittant Paris avait été de laisser leur fille aînée, âgée de vingt ans, seule et assez isolée. Mais Laurence venait d’être engagée comme secrétaire trilingue dans une maison de couture où son salaire était confortable pour une débutante. Elle avait suivi une formation accélérée dans une école spécialisée, juste après avoir eu son bac de lettres à 17 ans. À l’époque son père était sans travail et sa mère
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Safari avait dû prendre une place de vendeuse dans une boutique de vêtements pour enfants. La vie était difficile, les fins de mois plutôt dures, mais enfin… Ce poste à Strasbourg assurait désormais la sécurité de la famille. Laurence qui avait eu l’ambition de faire des études pour devenir journaliste… ou écrivain ! s’était résignée à gagner rapidement sa vie pour soulager les finances de ses parents. Son père avait voulu qu’elle reprenne ses projets d’études maintenant que tout allait mieux pour lui. Mais sa fille se sentait indépendante depuis qu’elle gagnait sa vie et n’avait pas envie de redevenir une étudiante à qui on donne de « l’argent de poche » chaque mois. Et puis le milieu dans lequel elle travaillait lui plaisait beaucoup. Le patron, un homme jeune et affable, insoupçonnable de s’intéresser aux femmes, l’avait accueillie comme un don du ciel. En effet sa clientèle était cosmopolite et une interprète parlant parfaitement l’anglais, l’allemand et l’italien était une recrue précieuse. Laurence se « débrouillait » aussi pas mal en espagnol et avait des facilités en hollandais, ce qui ne servait pas beaucoup, car les clientes venues d’Amsterdam parlaient très bien le français ! Laurence avait un joli bureau, petit mais très élégant, avec un équipement moderne et un vestiaire privé. Le personnel d’une vingtaine de personnes la traitait amicalement et avec une certaine considération. De plus elle avait des facilités pour s’habiller dans la maison, ce qu’elle goûtait fort car elle aimait être élégante et, comme disait sa mère en riant, elle avait des goûts de luxe ! Une cousine de sa mère lui avait cédé deux petites pièces dans son appartement. C’était deux chambres indépendantes mais il fallait passer par l’escalier de
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Safari service. Sa cousine avait fait aménager ce petit logement, pourvu d’une salle de bains et d’une cuisine minuscule, pour son fils, maintenant marié depuis des années et installé plus grandement à Lyon. Elle ne demandait pas de loyer à Laurence qui lui rendait de menus services en échange. Ce n’était pas grand-chose d’ailleurs : lui faire quelques courses, l’aider à recevoir des amis deux ou trois fois par mois et conduire parfois sa voiture qu’elle avait conservée après son veuvage, mais sans avoir son permis ! Laurence trouvait ces tâches faciles et amusantes et elle s’entendait bien avec la « vieille » dame, pas si âgée cependant, à peine cinquante-six ans, mais elle avait vingt ans et cela lui semblait très vieux ! Laurence monta chez elle ; trois étages lui semblaient peu de chose, l’escalier de service étroit et assez raide était très propre. Cela ne l’ennuyait pas de passer par là. Elle aurait pu prendre l’ascenseur et traverser l’appartement de son hôtesse qui lui avait donné une clé, mais elle se sentait plus indépendante ainsi. Elle déposa ses provisions dans la cuisine, se servit un jus de fruit et retira son manteau. Puis elle emporta son courrier dans celle des deux pièces qui servait de salon et se jetant sur le petit canapé confortable devant la fenêtre, elle s’étira avec plaisir et s’étendit à moitié. Elle était fatiguée. La journée avait été dure : la préparation de la collection mobilisait tout le monde et Laurence avait aidé à l’atelier pour soulager le personnel. Mais cela l’amusait plutôt et son patron l’avait remerciée avec son langage précieux qu’elle trouvait un peu ridicule. Elle se gardait de juger le comportement féminin de cet homme discret sur sa vie privée et elle trouvait reposant de n’avoir pas à redouter des avances !
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