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roman
Souffle d’harmattan
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NTOINESARRSouffle d’harmattan
© L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99550-5 EAN : 9782296995505
Au peuple sénégalais « L’absence de communication crée l’incompréhension. L’incompréhension suscite la suspicion et la suspicion engendre la dissension. » Antoine Sarr
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I
Dans l’avion qui me ramenait dans mon pays natal, le Sénégal, l’excitation et la rêverie se partageaient mon esprit. Cela faisait sept longues années que j’étais parti pour l’étranger. Je n’étais pas une seule fois revenu dans mon pays depuis tout ce temps. J’avais fait presque tous les pays de l’Europe occidentale ; particulièrement l’Allemagne, la Hollande, la France et l’Italie où je finis par rencontrer la chance sous la forme d’une séduisante jeune Italienne, fille d’un très riche industriel. Gabriela et moi, nous vivrons environ trois ans ensemble jusqu’au jour où nous nous séparâmes. Mais elle m’avait déjà aidé à trouver un bon travail et à acquérir une situation régulière dans son pays. J’étais un petit artiste plasticien sans grande envergure. Et avant de rencontrer Gabriela j’arrivais tout juste à vivre de mon talent. En rêverie, je résumais mentalement mon long séjour européen. Ses débuts difficiles et sa suite heureuse. Je pensais à Gabriela, la femme qui avait représenté ma chance, à tout ce qui lui arriva quelque temps après notre séparation. Nous n’étions pas mariés, mais nous vivions ensemble. Je pensais à ce qu’allait être mon retour dans mon pays où j’osais à présent m’y rendre ; ma situation s’étant grandement améliorée. Je pensais à ce que j’allais découvrir, aux impressions, que j’allais avoir, aux surprises. Surtout à celle qui était le principal motif de mon excitation : Seynabou. Quand j’émigrais, j’avais vingt-sept ans. Quant à Seynabou, elle devait avoir entre treize et quatorze ans. Depuis notre
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Un pour Un
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