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Une maison saine et sans allergies

De
126 pages

Les matériaux modernes et l’évolution de notre mode de vie nous confrontent en permanence à de puissants allergènes qui se développent dans nos maisons.

Ce guide répond justement à cette problématique croissante qui touche aujourd’hui 18 millions de personnes en France. Il passe en revue les potentiels causes des allergies dans notre intérieur (acariens, humidité, produits de bricolage et d’entretien…). Puis il fournit, pièce par pièce, les solutions adaptées pour les éliminer.

Des conseils pour choisir les matériaux, aménager les chambres, se protéger contre les ondes électromagnétiques… aideront à se créer un espace de vie pur et sain.


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Préface du Dr Pierrick Hordé, allergologue
Une maison saine & sans allergies
Des solutions pour chaque pièce
Marcel Guedj
Au premier rang des facteurs de risquequi prédisposent aux allergies, se trouve la pollution sous toutes ses formes, sans aucun doute. C’est probablement l’une des causes qui expliquent cet incroyable accroissement de ces affections, par ailleurs d’origine multiples, au point qu’aujourd’hui, en 2010, plus de 30 % de la population mondiale (et dans quelques années la moitié) souffrirait de ce fléau qui empoisonne la vie quotidienne des personnes qui en sont atteintes.
Pire, on ne sait pas toujours que l’on peut devenir allergique à tout âge ! Les responsables : les pollens, acariens, venins d'hyménoptères (c’est-à-dire piqûres de guêpes ou d’abeilles), moisissures, les poils des animaux de compagnie et, bien sûr, certains aliments et additifs, diverses substances incluses dans les cosmétiques, ainsi que les produits d’entretien ou de bricolage, véritables facteurs de risques des manifestations allergiques, etc.
Pourtant, être allergique n’est pas une fatalité. Et il est essentiel de se soigner pour mener une vie normale et ne pas traîner son handicap. Il existe pour cela des traitements efficaces, par exemple celui qui consiste à désensibiliser la personne atteinte, évidemment quand l’allergène peut faire l’objet d’une désensibilisation. L’allergologue que je suis vous le dit, on obtient de bons résultats dans de nombreux cas.
Mais il est tout aussi capital de se préserver des facteurs déclenchants ou aggravants que l’on rencontre de plus en plus fréquemment dans l’habitat. Conçu dans ce but, le présent ouvrage sera d’une aide incontestable : il pointe les causes potentielles d’allergies et propose des solutions adaptées à chaque situation. Il devrait donc permettre à tous d’améliorer son environnement quotidien pour vivre dans une maison sans allergies ni polluants domestiques.
Dr Pierrick Hordé, allergologue
Soigner sa maison pour prévenir les allergies
En France, près du tiers de la population est victime d’allergies, toutes générations confondues, et ce pourcentage est en constante augmentation depuis quatre décennies (aujourd’hui, environ 10 % des enfants souffrent d’asthme et, dans 80 % des cas, l’asthme de l’enfant est d’origine allergique). Cela fait quelque dix-huit millions de personnes, dont six millions – le tiers ! – ne se soignent pas, probablement inconscientes ou ignorant leurs affections.
S’il est vrai que tous les individus ne présentent pas la même sensibilité aux allergènes, les allergies constituent un fléau aux répercussions sociales et relationnelles sérieuses. Selon les spécialistes de l’ARCAA (Association pour la recherche clinique en allergologie et en asthmologie), une personne sur deux pourrait être allergique en 2020 alors qu’en France seuls 4 % de la population étaient allergiques il y a cinquante ans.
Les principaux responsables des allergies sont les pollens et les acariens (présents dans 90 % des logements). Les allergènes se rencontrent aussi dans les aliments (arachides, œufs, lait de vache…), les poils des animaux domestiques (chiens, chats, hamsters…), les insectes (blattes), etc. Mais de nombreuses études ont mis en évidence l’influence de la pollution de l’air sur la survenue des allergies.
Cet ouvrage ne prétend pas traiter de toutes les allergies, dont les facteurs déclenchants sont nombreux et complexes. Il a surtout pour but d’examiner les sources d’allergies dans l’habitat, qui transforment nos lieux de repos, de bien-être et de ressourcement en espaces pathogènes pouvant générer difficultés respiratoires, démangeaisons, troubles du sommeil, fatigue, etc.
Car il est faux de penser que la pollution domestique est moins dangereuse que la pollution extérieure. Sous l’effet de la pollution de l’air intérieur, émanant des produits de bricolage et d’entretien, des matériaux d’aménagement et de décoration ou encore des cosmétiques, cet abri, ce « nid douillet », peut se transformer en un piège où se concentrent des allergènes de diverses natures (acariens, moisissures, particules, blattes, phanères d’animaux domestiques) et de provenances multiples.
Ainsi, explique Frédéric de Blay, président de la Société française d’allergologie, « pour les sujets de moins de trente ans, le fait d’être sensibilisé aux acariens expose au risque d’asthme allergique », et les moisissures « seraient responsables de 19 % des rhinites allergiques en Europe ». Et ce spécialiste, chef du service de Pneumologie au CHU de Strasbourg, d’ajouter : « La conjonction des polluants majore incontestablement le risque inflammatoire et allergique. Ainsi, le fait de combiner un terrain allergique, d’être exposé aux acariens mais aussi aux moisissures augmente le risque de manifestations allergiques respiratoires. »
C’est l’évolution de l’habitat qui a permis à ce phénomène de prendre une telle ampleur. En voici les principales caractéristiques, alors que nous passons le plus clair de notre temps à l’intérieur – non seulement à la maison mais aussi, pour les adultes, au bureau ou dans les transports et, pour les enfants, à la crèche ou à l’école.
- L’isolation thermique, qui conduit au confinement lorsque la ventilation du logement est inadaptée ou quand les matériaux isolants ou constructifs empêchent le bâtiment de respirer.
- L’humidité, qui touche près de 40 % des habitations en raison d’une aération insuffisante ou d’un manque d’entretien (écoulement des eaux pluviales, remontées capillaires, infiltrations, condensation…), et entraîne le développement de champignons et de moisissures, créant ainsi un terrain favorable à la prolifération des acariens.
- L’utilisation (pour les sols, les murs, le mobilier) de revêtements synthétiques et comprenant des produits chimiques – au détriment des matériaux naturels – qui émettent, une fois en place, des polluants gazeux comme les COV (composés organiques volatils) et le formaldéhyde. Ce dernier, classé cancérogène par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), peut provoquer irritations, démangeaisons, rougeurs, inflammations oculaires, cutanées et des voies respiratoires, pouvant aller jusqu’au développement d’une allergie, même en faibles concentrations.
- Le recours croissant aux appareils et aux technologies responsables de rayonnements électromagnétiques avec une normalisation et des principes de précaution insuffisamment prudents. Selon l’association PRIARTEM (Pour une réglementation des implantations des antennes-relais de téléphonie mobile), ces radiofréquences peuvent causer, entre autres : fatigue, irritabilité, nausées, dépression, affections cardiovasculaires, insomnies, ainsi que des manifestations cutanées allergiques.
- La pollution de l’air extérieur, dans les zones urbaines comme dans les campagnes, qui crée les conditions de développement de toutes sortes d’allergies, notamment respiratoires, dans un contexte de plus en plus menaçant pour l’environnement.
Comment s’étonner, dès lors, que les allergènes soient de plus en plus fréquents et que, parallèlement, le nombre des personnes allergiques soit en constante augmentation ? Notre mode de vie et notre habitat ont une responsabilité de premier ordre dans l’apparition et le développement des allergies. Le but de cet ouvrage est d’indiquer les précautions à prendre pour faire de son logement une habitation anti-allergique.
Il est impossible de diagnostiquer soi-même une allergie, à plus forte raison d’en déterminer la cause, même si l’on a la conviction qu’elle est liée à des conditions de vie spécifiques, déterminées en grande partie par l’habitat. Il est pourtant utile d’en connaître les principales caractéristiques et la manière dont elle se manifeste, ne serait-ce que pour se persuader de consulter dans les meilleurs délais.