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La route est courte

De
154 pages
Marcher c'est vivre, c'est renaître à soi-même, c'est surtout le plus beau cadeau qu'un homme puisse s'offrir, en devenant le précurseur de sa joie. Mettre ses pas dans ceux de Jean Humenry, c'est croiser en chemin le bâton d'un Robert Louis Stevenson, la valise cabossée d'un Jack Kerouac, les oiseaux ivres de Mallarmé, le rêve étoilé de Bob Dylan, l'auberge de Rimbaud et tant d'autres arpenteurs assoiffés d'absolu. Une fois le livre déposé, le lecteur n'aura qu'une envie, rejoindre l'horizon.
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l
Jean HUMENRY
La route est courte Essai
Préface de Sylvie MÉHEUT Aprèspropos de Gaëtan de COURRÈGES
Collection « Autres Chants »
La route est courte
Autres chants Collection dirigée par Anne Bernard Cette nouvelle collection se propose de poursuivre le travail que nous avons accompli pendant trois ans avec « Cabaret en vers ». Si le monde de la chanson donne parfois l’impression d’être entièrement soumis aux impératifs du marketing, les artistes exigeants et inventifs n’ont pas disparu pour autant et continuent, tout au long de l’année, à défendre une certaine idée du répertoire qui ne doit rien à la mode et aux standards esthétiques du moment. Cependant, ils se heurtent le plus souvent au manque d’audace des décideurs de l’industrie culturelle qui, en général, ne brillent pas par leur esprit pionnier. « Autres chants » souhaite donc rendre justice à ces défricheurs de voies nouvelles à qui l’on n’offre pas toujours les moyens de franchir le barrage médiatique et de partir à la rencontre du public qu’ils méritent. Déjà parus Pierre DELORME, Floréal MELGAR, René TROIN,La chanson des trois gars, 2015. Jean-Louis CADORÉ,Chansons, poèmes et histoires courtes, 2015.
Jean HUMENRY
La route est courte
Essai Préface de Sylvie Méheut Après-propos de Gaëtan de Courrèges
Du même auteur
Aux Éditions Desclée de Brouwer
Je n’ai jamais voulu faire pleurer les anges Mes horizons à 180°
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-06338-6 EAN : 9782343063386
Préface rendre la route, â bras le rêve, â bras le corps. P Aller entre ciel et solitude sur les chemins sertis qui crèvent les collines ou entaillent les plaines, caresser l’áme de ces forêts hirsutes et flamboyantes, cheminer sans trêve pour mieux sentir battre en soi le cœur du monde, le cœur des hommes, le cœur de l’éternité.
Ainsi va ce chemineau poète et ainsi le suivons-nous, pas â pas, sur les gradins du vent, d’aubes fines en crépuscules ar-dents, de berges clandestines en voûtes secourables.
L’essentiel est lâ, sur la route qui serpente, sur le ciel qui colporte ses nuages, ses soleils, ses lunes et ses mirages, sur le pont qui s’étire, sous l’oreille que l’on colle â une voix ferrée ou sur le dos d’un sentier de fortune.
Oui, l’essentiel est lâ au creux de l’épaule de l’homme qui marche, comme au bout de sa main prolongée d’un báton, comme au bout de son áme d’où naissent les chansons, comme au bout de ses rêves qui engendrent le monde.
Les mots deJean Humenry, nous saisissent par l’enfance, et nous emportent sur des voies de traverse ou de halage, en amont de l’effervescence de nos vies passagères, lâ où la poésie prend sa source, sur les versants de l’aube.
Les mots deJean Humenrynous devancent en éclaireurs, ils se font sentinelles, guetteurs d’étoiles, passeurs de rêves, che-mineaux crépusculaires, veilleurs et compagnons de lumière.
Sylvie Méeut Prix Heredia de l’Académie Française 2010
Étranger volontaire J’avançais sur d’autres terres Avec le cosmos infini Pour seul couverture et pour seul drap de lit.
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Avant de m’en aller
Il ne s’agit pas de prendre la route pour arriver, Mais pour partir. Jean Debruynne
J’ai comme signes: manteau imperméable, caussures solides, Bâton coupé aux arbres du bois, N’ai nulle caise où laisser se reposer mes amis... Walt Wiltman
epuis le début, je n’avais pas d’autre solution. Je n’aurais pas pu rester enfermé dans un espace où je JD’étais trop jeune, coincé dans les étroites frontières du peu tournais en rond. Sans solution. que je connaissais du monde. Mais j’apprenais déjâ les moyens de m’enfuir, de me fuir. J’écrivais des poèmes maladroits, que j’accompagnais de mé-lodies simples, graciles et fragiles. J’avais la chanson pour ma première tentative d’évasion. Et je savais déjâ dessiner sur les murs qui m’entouraient, des fenêtres par lesquelles je pouvais fuguer.