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4ème édition, revue et augmentée
(v. 4.01 4/11/2012)
Renaud Favier
Copyright Renaud Favier, novembre 2012
Photo de couverture : Compétitivité 2012, copyright Renaud Favier, 2012
Tous droits réservés pour tous pays
Dépôt légal : en instance novembre 2012
ISBN : en instance novembre 2012 Compétitivité 2012 : Think (& Read) out of the Old Boxes (Books)
En attendant le rapport Gallois (déjà très commenté, y compris sur la base de fuites qui ne
semblent pas relever du hasard, mais dont la remise officielle a été reportée une 2ème fois, au
5 novembre cette fois) sur les voies et moyens de déclencher maintenant le « choc » sur la
trajectoire de compétitivité juste, confiante et environnementale qui n’a semblé indispensable,
ou au moins souhaitable, à personne en France depuis 30 ans et dont le retard contribue à
amener le pays en récession au pire moment d’une crise globale qui déstabilise
particulièrement l’Europe vers laquelle les deux tiers des exportations françaises sont dirigées,
on ne peut que constater que la situation ne s’améliore pas sur le front des échanges, ainsi
qu’en témoignent les rapports mensuels Douanes / Insee du commerce extérieur.
Le présent « ouvrage » rassemble des billets publiés sur les blogs « Compétitivité » et « Café
du matin à Paris » entre octobre 2011 et le 4 novembre 2012, ainsi que quelques annexes de
sources gouvernementales ou en accès libre sur intrenet et une liste de références
complémentaires.
L’ensemble représente une sorte de « need to know, now ! » en complément aux 545 pages
(en anglais) du dernier rapport sur la compétitivité du World Economic Forum (Davos)
publié le 5 septembre 2012 et téléchargeable sur http://reports.weforum.org/global-
competitiveness-report-2012-2013/, au rapport Ferrand-Schweitzer du think-tank Terra Nova
en ligne depuis début juillet 2012 et téléchargeable sur http://www.tnova.fr/content/investir-
dans-lavenir-une-politique-globale-de-comp-titivit-pour-la-france, et en attendant le rapport
Gallois commandé par le gouvernement pour l’automne 2012, sans mathématiques
ésotériques, ni prêchi-prêcha politiquement correct ou pro domo, pour les dirigeants, créateurs
d’entreprises et autres décideurs pas trop allergiques à une bonne ration d’éclairage des
endroits où se promènent les clefs USB du business durablement profitable plutôt que des
coins où l’on trouve parfois de vieilles clefs qui ouvrent des coffres du siècle dernier (Think
out of the old box), ni à un zeste d’humour entre deux phrases souvent trop longues (nb pour
un manuel classique des incoterms, du management interculturel ou des cours de change à
terme, se référer plutôt à d’autres auteurs), ni à un peu d’effort pour lire autre chose que du
« prêt à penser » orienté (et/ou téléguidé) ou du copié-collé plus ou moins bien réchauffé.
Ce eBook est offert par Comp&titivité (http://madeinfrance2012.wordpress.com/about/) : une
certaine idée de l’ouverture des yeux sur le monde tel qu’il est ; sur la grammaire des affaires
2.0 ; sur les clients où ils sont et où ils vont et ce qu’ils veulent ; sur la concurrence telle
qu’elle évolue, avec ses forces, faiblesses, réseaux et les soutiens visibles et invisibles dont
elle peut bénéficier ; sur les attentes des partenaires potentiels telles que personne ne les
étudie jamais assez pour bien les comprendre et les satisfaire ; sur ce qui permettra vraiment
aux chefs et créateurs d’entreprises de réussir plus vite, plus haut, plus fort (et plus
profitablement parce que tout le reste est littérature) après les Jeux Olympiques 2012.
Pour rejoindre les réseaux sociaux « Compétitivité » sur Linkedin :
Compétitivité : http://www.linkedin.com/groups/C-C-International-SME-1-2643444/about et
Commerce Extérieur & Appuis Publics : http://www.linkedin.com/groups/Croissance-
Comp%C3%A9titivit%C3%A9-International-3725320/about
Nb : il reste quelques coquilles dans cette version électronique gratuite du rapport, par ailleurs
assez éloigné dans sa forme des standards des manuels pour étudiants, anciens étudiants et
autres occupants de bureaux avec plusieurs fenêtres, et dans son fond des pensées uniques
dominantes et/ou politiquement correctes d’ici et maintenant. Mais « à eBook sur la
compétitivité donné, on jette un oeil sans barguigner ». RF - 21 octobre 2012 Préambule : Rapport #Compétitivité du #WEF #Davos 2012-13 :
le n°1 mondial reste la #Suisse ; la #France glisse au 21è rang
Publié le 5 Septembre 2012
Le classement mondial 2012 de compétitivité du World Economic Forum, téléchargeable sur
http://reports.weforum.org/global-competitiveness-report-2012-2013/, n’apporte guère de
surprise, sauf le maintien assez inespéré de la France à proximité immédiate du “Top 20″.
Parce que n’avoir perdu que 3 places, n’avoir été dépassé que par l’efficace et germanique
Autriche, l’efficace et asiatique Corée du Sud et l’efficace et pacifique Australie alors que tant
d’autres pays mènent des politiques germaniques courageuses, énergiques et efficaces
d’adaptation au monde réel, eux, et rester loin devant l’Italie qui n’a pourtant mis que
quelques mois à repartir du bon pied, elle, pendant qu’on se gargarise du crédit d’impôt
recherche qui a attiré quelques investisseurs en compensant partiellement les handicaps
fiscaux et autres de la France, cela mérite les félicitations du jury.
Parce qu’être parvenu à rester devant le Luxembourg alors que la Malaisie et Israël n’y
parvenaient pas, c’est un prodige dont le ministre du renouveau industriel français doit s’auto
féliciter, même s’il n’a pas que des satisfactions entre PSA, Doux et trop d’autres fleurons
nationaux qui auraient mieux fait de se faire conseiller par Lazard pour s’internationaliser.
Parce que rester dans le peloton de tête pour les infrastructures malgré l’attentisme du
gouvernement pour le très indispensable 2è aéroport de Nantes, les incertitudes des lobbyistes
du très très grand Gross-Über-Paris, et l’assez faible probabilité que les gares TGV se
multiplient comme des petits pains sur les terres arables et/ou constructibles gauloises, c’est
un genre d’exploit à mettre au crédit de la ministre de l’écologisme, de l’énergie et d’un ou
deux autres trucs, qui ne s’est pas couchée en travers des chantiers … de ses collègues.
Parce que ne pas être exilé trop loin dans le classement de l’attractivité est un petit miracle à
mettre au crédit de l’ambassadeur aux investissements internationaux qui parvient encore de
justesse à la conférence de la Baule à éviter de faire rire nerveusement le public français en
passant ses powerpoint du ministre du logement, alors que tant de Roms sont expulsés dans
les profondeurs de l’Europe, que se garer dans Paris avec une voiture normale si on n’a pas
une vraie-fausse carte handicapé de complaisance ou un macaron tricolore plus ou moins
anachronique ou légitime (entre ceux qui décorent du made in étrange(r), ceux dont la noble
poussière date d’avant Mongénéral, et ceux qui équipent les paquebots urbains d’exemples de
la moralité publique tout juste débarqués d’un jet privé d’ami ou d’une partie fine
microcosmique, cela ne fait pas progresser l’indice « transparence » du classement de Davos)
est juste impossible en dehors de la rue de résidence où on peut faire ventouse avec un panzer
pour 1 euro par semaine, et que résider en ville si on n’est pas héritier, émir ou ex-privilégié
élu et/ou diplômé de la République logé gracieusement par un ami libanais ou à titre acquis
par tel ou tel bailleur social soucieux du dialogue social durable, du bien-être du
chevènementisme réel et/ou de l’avenir de la marmaille de tel ou tel apparatchik prometteur
ou pas encore hors d’état de nuire, c’est à peu près aussi simple que d’aller sur la lune en
Vélib’, maintenant.
Et quoi qu’en disent ou en pensent les déclinistes et autres maso-politiciens, le fait est que des
entreprises parmi les plus rentables au monde sont installées en France et s’en félicitent, au
premier rang desquelles le très compétitif et rentable Total.
Le fait est que des patrons globaux, parmi les plus pragmatiques du monde, ont (encore) des
usines dans des endroits où l’on parle (encore) français, et s’en félicitent, au premier rang
desquels le très multinational Carlos Ghosn. Le fait est que des cadres dirigeants presque aussi bien payés que des golfeurs, des chanteurs
ou des footballeurs, au premier rang desquels le très critiqué par les idiots (in)utiles mais loin
d’être le plus mauvais, le plus riche ou le moins exemplaire Maurice Lévy, sont résidents
réels et fiscaux en France, ne mettent pas tous leur boite en plan social et ne passent pas tous
leur temps à pleurnicher contre la fiscalité confiscatoire sur les cachets bêtement payés en
France ou le risque de TVA sur les boissons gazeuses consommées hors domicile.
Alors bien sûr, dans les trucs dirigés par des Français exilés genre le FMI, l’OMC ou le club
des amateurs d’andouillette à l’ancienne (AAA), chapitres Marrakech, Genève ou Bruxelles,
entre autres, on est volontiers un rien dubitatif sur les Frenchonomics en général, et les
inspirations du gouvernement du moment en particulier (à noter qu’on n’a en général pas fait
grand chose pour soutenir l’élan réformateur du précédent quand élan dans le bon sens il y
avait encore) mais on a d’autres chats en crise à fouetter et on sait que tenter de faire boire un
âne qui ne sait pas qu’il est en train de mourir de soif est moins utile qu’arroser des jardins
voisins.
Quant à ceux qui ont des raisons personnelles et/ou philosphiques et/ou épidermiques de ne
pas être supporters inconditionnels de l’équipe championne de France du moment, ils
souligneraient volontiers que si le Brésil continue à gagner 5 places par an, il sera coude à
coude avec la France à la fin du quinquennat en cours, même s’il n’a pas de façade maritime
sur le Pacifique et même si le gouvernement français cesse vite de tenir les promesses de
campagne du Parti (l’Italie est à peu près au niveau du Brésil et a également engagé des
réformes très efficaces à la différence de la France, mais elle n’a pas de pétrole, produit assez
peu de jus d’orange ou de soja, et risque de rester très dépendante de l’Europe, alors il serait
vraiment très inquiétant qu’elle rattrape la Grande Nation en un seul quinquennat).
Quant à ceux grâce à qui la France reste tout près du Top 20, et pas seulement parce qu’ils
avaient en leur temps fait sponsoriser par le contribuable français un grand dîner “France is
Back” à Davos (au grand plaisir des organisateurs qui sont parfois obligé d’organiser des
soirées “karaoké” faute de sponsor), qu’ils se lèvent tôt le matin et qu’ils essaient d’être aussi
économiquement patriotes que possible, s’ils n’étaient pas occupés à compter d’autres
moutons, ils signaleraient certainement que la Turquie, l’Indonésie, le Mexique et la Russie
ne sont pas descendus dans le classement, eux.
Enfin, on sait bien que les classements internationaux sont biaisés contre la France, depuis
celui de Shanghai sur les universités qui ne retient que les publications scientifiques en
anglais et valorise plus le Nobel que les Palmes Académiques, jusqu’à celui des Jeux
Olympiques où l’on compte les médailles de tout le Royaume-Uni pour lui faire dépasser la
France alors que si on faisait comme au foot et au rugby, les Gaulois auraient une chance de
battre les Anglais à l’occasion (en sport, parce qu’en guerre, ça se saurait si on savait faire).
Alors tout cela n’a guère de crédibilité, ni d’ailleurs d’importance si l’on ferme les frontières,
si l’on instaure un contrôle des changes, si l’on interdit les importations et si l’on s’associe
avec la Corée du Nord contre l’impérialisme antinucléaire, avec l’Iran contre Bâle 3 et autres
contraintes au libre exercice de la profession de banquier, et avec le Qatar et la Russie contre
l’exploitation ploutocratique du gaz de schiste en dehors des zones traditionnelles de
production d’hydrocarbures.
Bref, si on continue à dérouler notre tapis rouge, dont on est les champions (de France) quoi
qu’en disent ou pensent les Cameron et consorts qui skient à Davos.
Mais on se doutait bien de tout cela depuis longtemps, si on avait lu la version 1 de
“Compétitivité 2012″ pendant les vacances d’été, dont cette 2ème version actualisée début
septembre 2012 inclut entre autres nouvelles annexes les déclarations de rentrée des ministres français Laurent Fabius sur la “Nouvelle Diplomatie Economique”, de Pierre Moscovici et
Nicole Bricq sur la “Mondialisation Solidaire au Service de la Croissance” et de Nicole Bricq
sur la compétitivité de la France (discours à la Conférence des ambassadeurs et à l’Université
d’été du Medef).
2012, année de compétitivité, croissance et innovation en France ?
Publié le 15 Décembre 2011
Le monde des affaires ne va certainement pas devenir, en 2012, beaucoup plus indulgent pour
les entrepreneurs pas assez compétitifs, moins cruel pour les salariés d’entreprises pas assez
innovantes, ou plus spontanément généreux envers quiconque. Il va falloir donner un bon
coup de pédale en 2012 si on n’est pas bien abrité.
Que l’Euro monte et il continuera à nuire à la compétitivité du “produit en France”, qu’il
baisse et il renchérira l’achat des matières premières, des intrants, des frais logistiques
facturés en $ et de tout ce qui n’est plus et ne sera plus jamais produit en France, même les
équipements made in Germany à base de composants sous-traités hors zone Euro. Fort risque
de “catch 22 situation” pour ceux qui sauraient pas s’adapter vite en 2012.
Que le “made in France” investisse ou pas la campagne électorale française, il aura d’autant
plus de mal à submerger les marchés étrangers que le BFR induit par d’éventuels succès
commerciaux sera difficilement finançable auprès des banques tandis qu’une certaine idée du
patriotisme économique continuera probablement à compliquer la vie des PME, sous-traitants
et autres E.T. (ETI ?).
Quant à ce hiatus entre les besoins en personnel qualifié et la formation des jeunes, il va
continuer à créer du chômage alors qu’on voudrait bien embaucher malgré le code du travail
et que pas mal de salariés aimeraient travailler moins pour que leurs enfants puissent gagner
quelque chose. Mais il y a un bug quelque part dans le système, pas seulement au niveau de la
formation professionnelle. Il faudrait s’en occuper en 2012.
Mais tout ça, c’est business as usual, alors on ne va pas en faire toute une affaire même si on
rajeunira d’autant moins en 2012 qu’il y aura un jour bissextile de plus. Pendant lequel les
concurrents travailleront entre 16 et 24 heures selon qu’ils sont aux deux ou aux trois “huit”,
et profiteront de nos vacances de ski de février pour prendre un peu d’avance technologique.
Mais quoi qu’il arrive, on a une chance d’avoir en 2012 la promotion qu’on a ratée en 2011
rapport aux circonstances défavorables, en 2010 parce que c’était compliqué, en 2009 sur un
malentendu et en 2008 parce que quelqu’un à la DRH avait égaré les formulaires pour les
entretiens professionnels. Et ça, ça va changer la vie si on le prend avec bonne humeur.
Bonne et heureuse année quand même, parce que si on a survécu à 2011, ce n’est pas pour se
laisser impressionner par 2012.
Le monde 2.012 tel qu’il promet : #France
Publié le janvier 5, 2012
Après les 15 jours “made in France” et la semaine “produire en France” de fin 2011, c’est
“compétitivité” qui est à la mode dans les éléments de langage début 2012 entre quelques
colères sur SeaFrance et des controverses sur “sale mec” ou la TVA : business as usual in
Paris. Dont acte, profitons-en vite, les éléments de langage à tester en pré-campagne vont et
viennent aussi vite que les crevettes pêchées en Mer du Nord sont envoyées par avion se faire
éplucher au Maghreb pour revenir en Belgique remplir des tomates cultivées en … Bretagne,
Cocorico ! Et redescendre en camion (made by Germany) pour être servies dans des chaines
de restauration internationales aux touristes étrangers qui sont parvenus à éviter les grèves de
Roissy et se font une fête de déguster à Paris les spécialités de la gastronomie française du
21è siècle avant une boisson au café chez Starbucks ou une limonade noire gazeuse en zone
franche (sic) chez Eurodisney. Compétitivité, Made in France, et Avenir vaste programme …
Rappels historiques sur la singulière (hélas pas très plurielle, les mots ont un sens)
compétitivité de France :
Avant-hier, à peu près jusqu’à la fin des Trente Glorieuses, voire jusqu’a celle des révisions
pour les concours administratifs de la génération Rolex, les Français étaient un peu moins
riches que les Américains et un peu moins bosseurs que les Allemands et un peu moins bons
(dé)colonisateurs que les Anglais mais ça n’avait pas trop de conséquences sur le pouvoir
d’achat et la France était presque aussi AAA que Amérique-Allemagne-Angleterre parce qu’il
y avait grosso modo trois ailleurs, celui où l’on achetait pas cher des matières premières, celui
où l’on vendait très cher des trucs transformés par des ouvriers pas trop en grève, en
préretraite ou en RTT et celui où il y avait les communistes et assimilés qui congelaient leur
moitié du monde, tout ça composant un genre de aaa (ailleurs1-ailleurs2-ailleurs3) de bon
aloi. C’était un petit poil plus compliqué que ça parce que certains communistes avaient des
datchas et le droit de faire escale à la Fête de l’Huma sur le chemin de Cuba ou Luanda (autre
regard sur le triple aaa), certains Allemands étaient communistes, terroristes ou pré
écologistes radicaux et il y avait comme aux mauvais temps des gens en uniformes d’ailleurs
garés chez Maxim’s en voitures allemandes mais grosso modo, le monde d’avant-hier était
composés des AAA et des aaa avec la France au milieu qui gagnait régulièrement le Goncourt
mais perdait obstinément toutes les guerres depuis la mort de François 1er et s’en tirait
cependant avec les honneurs (déshonneurs aussi, pour certains) parce que les héritiers du
Moulin Rouge ou d’autres affaires qui tournaient toutes seules faisaient des écoles de
commerce pour vendre de la lessive aux ménagères de moins de 50 ans (à l’époque) ou des
plans épargne logement à des retraités de plus de 70 ans, que les ingénieurs faisaient faire par
des ouvriers immigrés et quelques machines-outils importées des bagnoles, des concordes et
des centrales nucléaires qui marchaient à peu près et que les citoyens Français achetaient
consciencieusement même si déjà on n’en vendait pas trop à l’export, et que les politiciens
servaient l’intérêt général avec globalement un rapport qualité prix sinon exemplaire, du
moins positif et supportable par le pays où la plupart des gens bossaient beaucoup et
honnêtement pour se payer la démocratie, l’ascenseur social à tous les étages et quelques
autres acquis ou privilèges selon leur rang de naissance ou de sortie d’école. C’étaient les
Trente Glorieuses dont une économiste conseillère économique (sic) d’un candidat à la
magistrature suprême, ex pilier de pré-campagne d’un ex futur candidat avec une bonne tête
de champion, nous a écrit qu’elles sont devant nous, dont acte, d’autant que même si les
footballeurs exilés sur Facebook se font plus discrets depuis qu’ils font de la pub TV pour de
très essentiels déodorants, on ne manque pas de jeunes talents financiers donnant leur avis
circonstancié, pas toujours farfelu d’ailleurs, sur les banques ou la littérature ou la TVA en
période électorale et que la vérité est la première victime de toute guerre, comme disait
l’excellent Churchill, fut-elle politique économique.
Mais depuis “hier”, grosso modo depuis qu’on laisse les lumières allumées partout tout le
temps quitte à acheter des LED made in China pas trop durables pour se donner bonne
conscience, que tous ceux qui peuvent se le permettre roulent vers des exils fiscaux à 160
km/h et plus sur l’autoroute en panzers diesel pour éviter de polluer les villes de France et qu’on paye le pétrole au prix du rosé de Provence (maintenant le plus souvent produit par des
publicitaires et des financiers en retraite qui font récolter le raisin par des Nigérians au
chômage technique en Espagne parce que les fraises sont fabriquées en Hollande depuis qu’il
n’y a plus d’eau), le monde n’est plus ce qu’il était, n’en déplaise à tous ceux qui soit ne
comprennent vraiment rien, soit prennent leurs désirs (d’avenir, de présent ou de passé, peu
importe) pour des réalités parce qu’ils ne sortent de leur tour d’ivoire ou de leur club-house
que pour passer d’un think-tank politiquement ami à un séminaire sponsorisé par des amis via
un plateau TV entre amis, soit auraient trop à perdre s’ils avouaient sincèrement qu’ils sont
non seulement responsables de la crise et de pas mal d’autres soucis du monde moderne, mais
assez largement coupables d’avoir escroqué leurs parents qui avaient reconstruit la France en
mangeant des topinambours pour préserver le capital, truandé leurs mômes en leur faisant
croire que c’était la faute des communistes, des Arabes et du Père Noël Chinois si des
publicitaires roulaient en Rolex et si des politiciens mangeaient des Porsche, et ruiné leurs
petits enfants en s’exilant fiscalement pour pouvoir se taper des pâtes aux truffes hors CSG et
plus si affinités dans des coins si possibles francophones parce que l’apprentissage des
langues étrangères a été saboté sur un malentendu mais où il n’y a ni grève des aéroports qui
cassent les pieds, ni manifs d’indignés qui cassent les rétroviseurs et le moral des
mamouniesques les plus sans scrupule, ni dérèglement trop pénible du climat social fiscal.
Rien n’est définitivement perdu comme en Acadie ou à Camerone, mais ce n’est pas gagné
d’avance comme en 40 non plus.
Y aura-t’il un jour, avant qu’il soit trop tard, un Grenelle de la génération Rolex pour en
discuter ou un tribunal de Paris pour essayer de les juger, si possible avant prescription,
question préalable de ceci-ceux-là, #occupy de ceci ou cela par ceux-ci ou ceux-là ou
certificat médical de toc-toquisme collectif aggravé ?
Va savoir, il vaut souvent mieux une bonne réconciliation nationale qu’une OPA hostile que
des procès de mauvaises intentions et ce qui compte aujourd’hui, c’est l’état du monde pour la
génération qui pourra obtenir des logements sociaux à Paris quand ils ne seront plus attribués
à de vénérables politiciens provinciaux éternels candidats à quelque chose, si les murs ne sont
pas vendus entretemps en viager à des investisseurs résidant à l’étranger pas candidats à des
élections éligibles aux défiscalisations “à la Scellier”.
Et demain, avec tout ça ? Jusqu’ici tout va bien, l’Euro(pe) a passé Noël et devrait tenir au
moins jusqu’à Davos, la bourse est stable et la dette se refinance au tarif AAA sans trop de
difficulté, ça laisse le temps de réviser son anglais pour (re)voir un peu les fondamentaux au
colloque “Nouveau Monde” des 5 et 6 janvier à Paris, et peut-être de profiter d’être à Bercy
pour vérifier le taux de change du Franc CFA et regarder si on ne pourrait pas augmenter la
TVA sur la galette des Rois, “just in case” ça pourrait être utile.
Et de se remettre, plus à l’Ouest entre Solferino et le Bois de Boulogne, de la déception que
DSK ne soit toujours pas de nouveau candidat et du refus de la famille de Beckham de venir
s’installer en France. Un bon mot à essayer pour la seconde quinzaine de janvier, après les
soldes à Paris, ça pourrait être “attractivité” si “compétitivité” devient trop banalisé ou si on
prend peur chez les communicants politiques à la lecture du dossier en anglais.
Ceci dit, on est peut-être déjà passé à un autre registre d’éléments de langage, même si “Sale
Mec”, après le Sofitel, le Carlton et quelques autres grands bou(r)ges entre Paris et Karachi,
c’est comme les répliques des bronzés ou les sorties ordurières du Père Noël, un peu néo
retro. De l’humour compétitif corrézien peut-être pas très adapté à la campagne à Paris. Le monde 2.012 tel qu’il promet : #InRealLife
Publié le janvier 8, 2012
Ce monde 2.012 parait un fleuve (jaune?) tranquille bordé de pétales de roses. Mais l’année
du dragon sera dure pour les dinosaures.
Non pas qu’il faille dramatiser, #InRealLife est encore assez douce en France malgré les
sondages qui dénoncent un malaise à Jurassic Park d’autant plus incompréhensible que les
antidépresseurs consommés à doses de champions du monde sont encore bien remboursés par
la Sécu et qu’entre les cartes d’abonnement, les tarifs étudiants, les salles subventionnées et le
réductions pour les chômistes, la plupart des 20 millions de Français qui sont allés voir
Intouchables ont d’autant mieux rigolé qu’ils se régalaient de belles images de parapente et de
bons sentiments à tarif réduit (et que quelques gros navets à budgets pharaoniques et
intermittents indécents avaient eu ce qu’ils méritaient en 2011, mais c’est une autre histoire et
il n’est pas certain du tout que le contribuable n’en soit pas de sa poche au final pour payer les
factures des datchas et les pâtes aux truffes et plus si affinités des réveillons entre amis).
Non pas qu’il faille s’inquiéter pour les sauriens en charge de l’exercice de l’Etat qui ne sont
pas particulièrement déstabilisés par une petite crise comme ils en ont déjà surmonté tant sans
évoluer ni disparaitre depuis qu’ils perdent aussi métronomiquement toutes les guerres qu’ils
gagnent alternativement toutes les élections.
Non pas qu’il faille craindre que la peste touche tout le monde comme si allaient s’évaporer
d’un coup tous les privilèges soigneusement entretenus depuis qu’on commença dés le
lendemain d’un vieux 4 août à distribuer les avantages acquis aussi généreusement que les
légions d’honneur à chaque fois qu’il fallût acheter à crédit une paix sociale en augmentant la
taille des fromages des uns, en agrandissant les niches des autres ou en réduisant le temps de
travail des derniers, et avec d’autant plus de générosité qu’il suffisait d’augmenter les impôts
ou les emprunts pour satisfaire tout le monde. Moins encore que la crise exige qu’ils meurent
tous pour qu’un Dieu ou l’autre puisse reconnaitre les siens, d’autant qu’à 5000 Euros en
moyenne les frais d’obsèques #InRealLife 2012, on n’a plus guère les moyens de décéder
alors il vaut plus que jamais mieux être une jolie femme bien née et correctement éduquée et
en excellente santé qu’un thon, rouge ou pas, sans éducation ni relations.
Non pas qu’avec deux élections majeures dans l’année, des campagnes électorales à qui
mieux mieux dans tous les villages et même des circonscriptions inventées à l’étranger pour
éviter les risques de retombée incontrôlées d’apparatchiks sans parachutes, on ne puisse pas
espérer la promesse de la lune, l’annonce de la distribution de l’argent de la crémière et la
garantie d’une tartine généreusement beurrée qui tombe toujours miraculeusement du côté de
la confiture, au pays des shadoks privilégiés et des miracles #InRealLife.
Mais même si ce n’est pas le goulag au pays du chômisme réel, il y a quand même un bug en
France pour les gens qui essaient de bosser comme dans #InRealLife.
Mais même si on a eu le TGV, le Concorde, le France et le minitel avant tout le monde à
Jurassic Park, le temps se couvre #InRealLife.
Mais même si on n’annonce pas de météorite géante de l’espace anti diplomédocus parce
qu’une certaine catégorie de personnel en charge du contrôle aérien a tellement fait grève que
plus personne ne bosse et que le système informatique de Roissy n’est pas plus programmé
pour repérer une pluie d’astéroïdes que pour anticiper une chute de 20 cm de neige, même si
on a cessé de cassandrer les oreilles avec des histoires de réchauffement climatique anti
fonctionairosaure depuis que les verts ont négocié des circonscriptions imperdables pour leurs
apparatchiks en chef et que ceux qui étaient à Durban sont revenus les fesses doublement rouges de leur bronzage intégral du bord de la piscine (à tout prendre, c’est mieux que s’ils
avaient maltraité les soubrettes dans les étages plutôt que d’agresser les mouches sous les
parasols) et de leur défaite comme des Bleus du foot en Afrique du Sud, et même si les fins de
race sont particulièrement résistantes au pays du népotisme généralisé et de l’ascenseur social
devenu aussi fictif que les emplois, ça pourrait quand même chauffer un peu en France en
2012 et plus si affinités pour le matricule de certains privilégiéscanthropes.
Choc de #Compétitivité 2012 : au-delà des mots et des maux, vaste
programme …
Publié le 17 janvier 2012
Sans le dynamique Jean-Claude Volot “commissaire général à l’internationalisation des PME
et ETI”, le début de 2012 manquerait un peu de tonus côté commerce extérieur, en dépit de la
légère glissade de l’Euro vers $1,27 et d’un consensus … verbal pour la compétitivité.
La révision à “environ – 70 milliards sur l’année 2011″ annoncée le 17 janvier par le
secrétaire d’état au commerce extérieur, vs la perspective d’un déficit de 75 milliard évoquée
par les pouvoirs publics depuis septembre, est presque présentée comme une demi bonne
nouvelle dans un contexte globalement avare en satisfactions à la veille du sommet contre la
crise, mais l’aggravation du déficit d’une année sur l’autre atteint près de 40% par rapport au
déficit déjà tristement record de plus de 50 milliards en 2010 et la relative baisse de l’Euro
n’augure rien de très bon à terme prévisible et environnement économique général inchangé
(lire sauf aggravation extrême de la crise mondiale) pour un pays devenu structurellement -
très- importateur net, dans la mesure où la facture énergétique et les achats de matières
premières sont libellés en dollars, où la désindustrialisation et les délocalisations continues
depuis le siècle dernier imposent l’achat à l’étranger, et où quand bien même des PME et
autres ETI parviendraient à produire et/ou créer de la valeur ajoutée en France et exporter
profitablement des biens et services à l’étranger malgré une concurrence plus rude que jamais
et des marchés tous peu ou prou anesthésiés par la crise et/ou fermés par un protectionnisme
suicidaire mais grandissant, ces exportateurs méritants devraient faire appel à un coûteux
écosystème généralement facturé en dollars de prestataires de services logistiques qui
n’existent plus ou sont insuffisamment compétitifs en France, au premier rang desquels les
ports du Nord de l’Europe, des transporteurs internationaux et les intermédiaires et partenaires
locaux souvent incontournables tant pour la négociation que pour la bonne réalisation des
transactions.
Les 5 minutes au JT du soir de France 2, le 2 janvier, avaient pourtant offert une lueur
d’espoir pour la nouvelle année. Dans l’absolu, sans être dupe du degré de priorité d’un sujet
sorti du fond du fond d’un tiroir bien vide après une quinzaine de jours de congés des
journalistes et deux réveillons des cameramen, c’était plutôt une bonne demi surprise de voir
quelques images sur les PME à l’export. Le titre “PME : les cancres de l’exportation” était
bien sûr un peu contrariant pour les exportateurs susceptibles mais le film était plutôt
regardable, pétri de bonnes intentions et de banalités mais pas trop fourré de contre-vérités de
saison ni des généralités sur la compétitivité dont les scribes de discours politiciens de tous
bords gavent les (é)lecteurs depuis que les amicaux et solidairement européens mais
néanmoins concurrents et compétitivement allemands organisateurs du salon agro-alimentaire
mondial rival du nôtre ont souhaité boycotter en 2011 notre foie gras produit en France de
volatiles atterris de personne ne veut trop savoir où et gavés on ne veut pas trop savoir
comment ni avec quoi d’importé mais néanmoins favorables à un peu d’emploi dans des
régions manquant de pôles de compétitivité high-tech. En bref, s’il ne s’est pas éclipsé pour

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