La Cour pénale internationale face à la crise en République démocratique du Congo

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La Cour pénale internationale (CPI) doit pousser les poursuites jusqu'aux commanditaires des crimes de génocide, des crimes de guerres et des crimes contre l'humanité au lieu de s'arrêter aux exécutants de ces crimes ou aux acteurs apparents. Toutefois, il revient aux États, notamment à la République démocratique du Congo, la tâche de maximiser la complémentarité entre le droit national et le droit international ; d'identifier les criminels et saisir la CPI en temps réel.
Publié le : jeudi 15 octobre 2015
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EAN13 : 9782336393209
Nombre de pages : 322
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La Cour pénale internationale face à la crise en République démocratique du Congo Étude critique et prospective
Préface duProfesseurElykia Mbokolo
La Cour pénale internationale face à la crise en République démocratique du Congo
Étude critique et prospective
Christophe MUZUNGULa Cour pénale internationale face à la crise en République démocratique du Congo Étude critique et prospective Préface du Professeur Elykia Mbokolo
Du même auteur : La République démocratique du Congo : mondialisation et nationalisme, Éditions L’Harmattan, 2013. © L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-05361-5 EAN : 9782343053615
À mes frères et sœurs, mes compatriotes de la République démocratique du Congo, je dédie cet ouvrage en signe de partage des blessures intérieures que portent de nombreuses familles du fait de l’impérialisme capitaliste international.
REMERCIEMENTS
Tout jeune chercheur, quelle que soit sa perspicacité, est un nain assis sur les épaules des géants que sont les précurseurs, les grands penseurs et les maîtres qui lui servent de guides et de réflecteurs. C’est convaincu de ma dette envers de nombreux éclaireurs que j’adresse mes remerciements à plusieurs personnalités et institutions.
Cet ouvrage étant à la fois le fruit et le prolongement des recherches menées et finalisées dans le cadre de notre thèse de doctorat présentée et défendue à l’Université de Bangui en octobre 2012, il me tient à cœur d’exprimer ma reconnaissance envers le professeur Mutunda Mwembo, directeur de mes dissertations de DES et de Doctorat, le professeur Lambert Mosoa et les autorités de l’Université de Bangui qui m’ont généreusement accueilli pour la défense de ma thèse, ainsi que des personnes-ressources comme les professeurs Labana Lasay’ Abar, Mungala Assinde, Makiese Muanawanzambi, Nyabirungu Mwene Songa, Kalindye Byanjira, Akele Adau et Laurent Atsain Achi.
Le professeur Elykia Mbokolo m’a fait l’honneur de préfacer le présent ouvrage. Qu’il soit assuré de mon incommensurable gratitude.
Je suis heureux qu’aujourd’hui le capital de soutien et d’affection que ma famille m’a accordé soit récompensé par la récolte d’un fruit durable !
Que mes amis Dieudonné Mandza, Civic Bolodjua, Roger Gil Makolo Tshimanga, Roger Okou Vabe, Raphaëlle Ponce Molière, Judith et Louis Blaise Londole trouvent ici l’expression de ma reconnaissance.
Je ne voudrais pas être ingrat en omettant d’exprimer ma gratitude à madame Batoura Kane Niang, ambassadeur du Sénégal au Congo-Brazzaville, à son mari monsieur Khaly Niang, ainsi qu’à leurs enfants.
Que monsieur Mass M. Masivi qui a minuté cet ouvrage et l’Édition L’Harmattan Congo-Brazzaville trouvent ici l’expression de ma gratitude !
PRÉFACE
La C.P.I. (Cour pénale internationale) est devenue, on le sait, la cible privilégiée d’attaques insidieuses ou de critiques frontales de la part de nombreux Africains, hommes de la rue et citoyens ordinaires, commentateurs et experts politiques, journalistes, intellectuels et, bien sûr, responsables politiques. Beaucoup ne voient dans ses actions menées jusqu’ici que la manifestation persistante de ces préjugés négatifs et de cet impérialisme rampant et impénitent, dont les racines séculaires ont valu à l’Afrique un douloureux passé impossible à oublier. Il est vrai que le spectacle des inculpés et des condamnés, tous exclusivement africains, a de quoi nourrir cette irrépressible répulsion. C’est néanmoins aller vite en besogne. Certes, personne ne niera la persistance de ces généralisations abusives, de ces clichés répandusad nauseam, de ces simplifications à l’emporte-pièce, bref de tous ces signes accumulés d’un viscéral « afropessimisme », chaque fois que surgit quelque difficulté dans un obscur coin du continent africain. Mais il faut bien aussi avouer qu’en Afrique, comme dans le reste du monde, il se produit toutes sortes de crimes abominables et inadmissibles, dont les responsables doivent impérativement rendre compte. Reste à savoir dans quelles conditions, à qui et comment.
On ne pouvait mieux trouver que Christophe Muzungu pour amorcer, avec une crédibilité suffisante, ce nécessaire travail serein d’évaluation de la C.P.I. Ce n’est pas blesser sa modestie et sa discrétion que rappeler qu’il a été et reste personnellement marqué par les drames dont, à travers l’étude de la C.P.I., il trace ici le récit et l’analyse. Un autre Christophe Muzungu, son propre père, a été l’un des patriotes victimes de ces lâches assassinats – toujours impunis qui, dès les premières heures de son indépendance, ont projeté le Congo au cœur de l’actualité internationale et ont durablement marqué toutes les péripéties de son devenir jusqu’à ce jour. Engagé en politique dans le camp des « patriotes », il a occupé des fonctions politiques e de premier plan depuis les débuts de la 3 République congolaise en 1997 : une république dans laquelle sa figure ne manque pas de singularité. Je n’ai cessé, avec d’autres, de critiquer la propension du personnel politique de la R.D.C. à se cantonner dans le champ étroit de la politique politicienne où, au-delà des discours et des polémiques sans lendemain, il n’y a guère que des jeux de couloirs, des alliances obscures et sans lendemain, ainsi que la tristement célèbrecourse au pouvoirmoquée à juste titre par les musiciens et les peintres congolais depuis les années 1960. Tout, absolument tout, manque ici pour fonder une vraiepolitiqueet une réellecitoyennetédans un État et une république dignes de ce nom ! Aucun travail de connaissance véritable de la société congolaise et du monde qui nous entoure ; aucune perspective crédible d’action collective pour porter le destin national ; aucun
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