Entreprendre dans un monde en mutation

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Depuis 2008, notre modèle de croissance, notre mode de vie sont remis en question. Aurions-nous perdu la foi dans notre capacité à rebondir ? C'est contre ce sentiment d'impuissance que s'inscrit cet essai. Pour rebondir, il faut retrouver le sens de l'aventure collective. Et quelle plus belle aventure collective que l'entreprise ? Revenir à la création saine de richesses pour répondre aux besoins de bientôt neuf milliards d'humains ?
Publié le : vendredi 1 février 2013
Lecture(s) : 103
EAN13 : 9782336288345
Nombre de pages : 196
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QuQueesstitioons cns coonnttemempoporrainaineess
Jacques Arnol-StephanENTREPRENDRE DANS UNQ MONDE EN MUTATION
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ENTREPRENDRE DANS UN Depuis 2008, rien ne va plus chez nous. Notre modèle de croissance,
notre mode de vie, la façon dont, au l des décennies, nous avions su
réduire l’incertitude, faire reculer la maladie et la pauvreté dans notre MONDE EN MUTATIONQQQsociété : tout est remis en question. Tout cela prend des couleurs de
n du monde… du monde occidental, s’entend. Aurions-nous perdu
la foi dans notre capacité à rebondir ?
C’est contre ce sentiment d’impuissance que s’inscrit cet essai. Car, si
un optimisme béat conduit sûrement à une n annoncée, une vision
apocalyptique de la situation paralyse toute action. Pour retrouver
Préface de Patrick Le Laycette capacité à rebondir, il faut retrouver le sens de l’aventure
collective. Et quelle plus belle aventure collective que l’entreprise ?
En revenant aux sources de la création saine de richesses, en
cherchant à répondre aux besoins innombrables de bientôt 9 milliards
d’humains, en osant s’appuyer sur leurs racines, en sachant intégrer
et s’intégrer dans leur “territoire” et sa culture, en étant acteurs
d’une révolution managériale rendue possible par la technologie,
celles et ceux qui vivent au quotidien cette aventure ou qui veulent
l’entreprendre peuvent en faire le plus ef cace des antidotes à la
sinistrose ambiante…
Jacques Arnol-Stephan a créé en 2005 son cabinet de coaching
managérial, J2-Reliance, en association avec une historienne. Ingénieur
(Télécom Paris 77), il a auparavant mené une partie de sa carrière au sein
d’un grand groupe international, et a connu l’ambiance des ministères en
tant que Chargé de Mission au Cabinet du ministre de l’Environnement. Questions contemporainesQuestions contemporaines
Il est membre actif de plusieurs associations, clubs ou think-tanks
d’entrepreneurs bretons.
ISBN : 978-2-336-29156-7
19 €
Jacques Arnol-Stephan
ENTREPRENDRE DANS UN MONDE EN MUTATION








Entreprendre dans un monde en mutation Questions contemporaines
Collection dirigée par B. Péquignot, D. Rolland
et Jean-Paul Chagnollaud

Chômage, exclusion, globalisation… Jamais les « questions
contemporaines » n’ont été aussi nombreuses et aussi complexes à
appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines »
est d’offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux,
chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement,
exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion
collective.

Dernières parutions

Françoise HAY, Christian MILELLI, Yunnan SHI, avec la
collaboration de Joëlle LE GOFF, Faut-il encore investir en
Chine ? Opportunités, risques et logiques économiques, 2013.
Andreea ZAMFIRA, Une sociologie électorale des communautés
pluriethniques, 2012.
Eric LAFOND et Vincent BELEY, Emploi, ne pas renoncer, 2012.
Geneviève GUILPAIN, Les célibataires, des femmes singulières.
e eLe célibat féminin en France (XVII -XXI siècle), 2012.
François DI SALVO, La Grèce à l’heure du décrochage européen,
2012.
Grégory CARTEAUX, Eva Joly et les affaires financières. Analyse
du discours télévisuel, 2012.
Alain CHEVARIN, Fascinant/Fascisant. Une esthétique d’extrême
droite, 2013.
Marcelo BIDINOST, La ville comme paysage du sentiment, Le
e esentiment urbain à Buenos Aires aux XIX et XX siècles, 2012.
Gérard SAINSAULIEU, Les trottoirs de la liberté. Les rues,
espace de la République, 2012.
Jean-Christophe TORRES, Les enseignants. Quelle
reconnaissance pour un métier en crise ?, 2012.
Gérard LEFEBVRE, Les chemins du silence, 2012.
Hubert LEVY-LAMBERT et Laurent DANIEL (dir), Les douze
travaux d’Hercule du nouveau Président, 2012.
Jacques Arnol-Stephan





Entreprendre dans un monde
en mutation


Essai





PRÉFACE DE PATRICK LE LAY













L’HARMATTAN



























© L'HARMATTAN, 2013
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-336-29156-7
EAN : 9782336291567



Pour Damien…










Légende de la couverture : variations autour d’une
entreprise qui conjugue le passé, le présent et l’avenir

Les locaux d’YPREMA à Emerainville (77)
La sculpture ultramoderne de l’YPREMAN qui figure
devant le bâtiment (du sculpteur Robin Jacquet)
La barge, sur la Marne, qui transporte les matériaux
d’YPREMA à la manière d’antan

Crédits Photo : Éric Morency






Remerciements

Ce livre n’aurait pas vu le jour sans les apports d’une
multitude de collaborateurs inconscients de l’être ! Les
remercier tous serait une gageure.
Je dois beaucoup aux chefs d’entreprise ou cadres dirigeants
que j’ai rencontrés à l’Institut de Locarn ou à Réseau
Entreprendre, et à ceux qui m’ont fait le plaisir de devenir mes
clients. Certains sont directement cités au fil des pages.
D’autres se reconnaîtront peut-être à travers telle ou telle
anecdote. Qu’ils soient tous remerciés. Une mention spéciale à
deux d’entre eux : Jean-Jacques Hénaff et Claude Prigent. Je
dois d’ailleurs les photos de la couverture à Claude Prigent.
« Sans les autres, personne ne serait autre chose que rien »,
nous dit Quino, le célèbre créateur argentin du personnage de
Mafalda. C’est dans l’échange que sont nées les idées de cet
essai. Merci à celles et ceux qui, par la confrontation d’idées au
sein de différents cercles de réflexion auxquels je participe, ont
fait progresser ma réflexion et notamment : Joseph Le Bihan,
Alain Glon, Jacques Bernard, Jean Ollivro, Jean-Pierre Le Mat,
Gilbert Jaffrelot.
Enfin, il y a aussi toutes celles et tous ceux dont les écrits ont
soutenu ma propre recherche. Ils sont cités dans les pages de cet
essai.
Ce livre n’aurait pas pu être écrit sans la patience de mon
associée depuis vingt-cinq ans, Jeanne Leboulleux-Leonardi.
Ses relectures critiques m’ont fait tempêter, mais surtout
progresser. Qu’elle soit remerciée du fond du cœur. Un autre
“premier lecteur” occupe une place toute spéciale, et c’est à lui
que je dédie ce livre.

Il va de soi que, si “je dois beaucoup à beaucoup”, les erreurs
ou les insuffisances de cet essai ne sont que de moi.





- 9 -


















Sommaire
PREFACE.......................................................................................13
AVANT-PROPOS.........15
EPREMIEREPARTIE-LEXXI SIECLE,L’AUBED’UN
MONDENOUVEAU?..................................................................17
Chapitre 1 : Le basculement du monde… ou un monde
de basculements ................................................19
Chapitre 2 : Principe de précaution contre principe
d’expérimentation.............33
Chapitre 3 : Apologie de l’Aventure….................................45
DEUXIEMEPARTIE-PEUT-ONENCORECREERDELA
VALEUR?......................................................................................57
Chapitre 4 : Qui a besoin de quoi ?.......59
Chapitre 5 : L’entreprise créatrice de sens............................75
Chapitre 6 : Les entreprises (s)ont une culture .....................87
Chapitre 7 : La “vraie” valeur de l’entreprise, son utilité
sociale..............................................................103
TROISIEMEPARTIE-RETROUVERLEGOUTDE
L’AVENTURE............................................119
Chapitre 8 : Un vrai défi, vivre ensemble à 9 milliards .....121
Chapitre 9 : S’appuyer sur ses racines137
Chapitre 10 : Le territoire – une source, un creuset, un point
de départ ..........................................................151
Chapitre 11 : De formidables possibilités pour réinventer
l’entreprise.......................169
CONJUGUONSNOTREHISTOIREAUFUTUR!................185


- 11 -



Préface

Jacques Arnol-Stephan m’a fait l’honneur de me demander
de préfacer son ouvrage. J’ai accepté car c’est un bon livre qui
sort au bon moment. Il est le fruit de l’expérience et d’une
longue réflexion personnelle.
C’est un bon livre parce qu’il est optimiste. Il fait du bien
parce qu’il parle des vraies valeurs, de celles de l’effort, du
travail, de l’esprit d’entreprise. Enfin, il parle de notre pays à
tous les deux : la Bretagne.
Dans la période difficile que nous traversons, avec une
économie mondiale atone, une Europe qui tourne au ralenti, une
France qui va à la catastrophe, victime d’un “esprit public”
perverti ; il est bon que des hommes comme Jacques Arnol-
Stephan aient le courage d’écrire pour rappeler les valeurs sans
lesquelles un homme, une famille, une région, un pays, une
société ne peuvent aller qu’à un déclin rapide et inéluctable.
Ces valeurs sont le courage, le labeur, l’esprit d’entreprise et
d’aventure. Ce sont sur elles qu’au fil des siècles la France s’est
construite. Or depuis plusieurs décennies, une certaine élite
parisienne “penseurs-journalistes-politiques” s’est acharnée,
avec succès, à les détruire systématiquement dans l’esprit des
Français.
La France, “pays des Lumières”, a réussi à inventer le
concept : le travail “produit dangereux pour votre santé”, d’où
les 35 heures, d’où l’avancement de l’âge de la retraite, alors
que l’humanité entière connaît un allongement de la durée de
vie.
L’entreprise qui est un lieu d’épanouissement pour les
femmes et les hommes, où règne en général un état d’esprit
positif tourné vers la conquête, est devenue l’ennemi à
combattre. Les entrepreneurs sont découragés par un système
administratif, politique et fiscal qui les traite en parias et ne sait
pas quoi inventer pour les empêcher d’avancer.
Le système français ne veut pas comprendre que le monde
bouge de partout, que le monde travaille, invente et que la

- 13 -
France s’accroche à une idéologie obsolète qui a échoué
partout.
Un seul exemple : les professeurs d’économie n’enseignent
pas à nos enfants l’esprit d’entreprise. Ils leur enseignent la
lutte des classes.
Au lieu d’honorer l’entreprise, ses salariés, ses cadres, ses
dirigeants qui se donnent du mal pour créer de la richesse qui
profite à tous, la France en fait des ennemis de classe qui
doivent quitter le territoire.
La guérison de la France ne peut pas venir de Paris. Elle ne
peut venir que de la révolte de la périphérie, de la vigueur
retrouvée des Régions, de leur droit à l’expérimentation.
La Bretagne doit comprendre qu’elle seule a son salut entre
les mains, qu’elle doit s’affranchir de Paris et du pouvoir
central jacobin. La Bretagne doit retrouver l’ambition du grand
large, celle de l’époque, quand “les Bretons couraient les mers”
comme l’a écrit Irène Frain et s’épanouir au sein de la
Communauté européenne.
Je souhaite que ce livre permette à ses lecteurs d’en prendre
conscience.


Patrick Le Lay
Le 21 décembre 2012



Avant-propos

Notre société se cherche. D’alternances politiques répétées
en crises économiques multiples, de mal-être au travail en mal-
vivre ensemble, les indices sont multiples d’une profonde perte
de sens. Car, si on prend le temps de regarder la réalité
d’aujourd’hui à travers le filtre de l’histoire, il est évident que
l’on vit matériellement bien mieux aujourd’hui qu’il y a 100 ou
150 ans ! Mais le confort matériel ne fait pas tout…
Je ne prétends pas ici répondre à l’ensemble des questions
que nous pose la mutation que nous vivons. Mais j’ai la
prétention d’indiquer une direction dans laquelle il nous faut
regarder d’une façon bien plus ouverte, positive et créative que
ce que nous faisons habituellement : l’entreprise. Elle est une
réponse possible et forte à cette crise du sens. Et finalement, il
n’en faudrait pas beaucoup pour que nous retrouvions le goût de
l’aventure, ensemble. Peut-être simplement regarder le monde
de l’entreprise autrement qu’à travers le filtre de nos idéologies,
le regarder tel que des centaines de chefs d’entreprise le vivent
au quotidien, tel que des milliers de salariés qui “y croient” s’y
retrouvent.
Voilà maintenant un peu plus de trente-cinq ans que j’agis et
réfléchis dans le monde de l’entreprise. D’abord comme
ingénieur, puis cadre de direction dans un grand groupe
industriel français. Puis comme consultant associé avec
quelques amis, dans la formation des cadres dirigeants. Enfin
comme créateur de mon propre cabinet de conseil aux
entrepreneurs. J’ai aussi beaucoup appris sur les hommes et
leurs institutions au cours de trois années dans un cabinet
ministériel. Et encore plus sur la façon dont les chefs
d’entreprise pensent et agissent, au cours de mes années
assidues et actives à l’Institut de Locarn ou comme
administrateur bénévole de Réseau Entreprendre Bretagne.
C’est sur cette expérience que j’appuie la réflexion que j’ai
voulu ici partager. Ce n’est certes pas une autobiographie, ni un
simple recueil d’histoires vraies. Mais je n’ai pas voulu non

- 15 -
plus que ce soit un de ces ouvrages théoriques qui ne résistent
pas à l’épreuve du terrain. Ni traité d’économie ou de
géostratégie économique, ni livre de recettes pratiques à l’usage
des entrepreneurs, cet essai se veut porteur d’une certaine
philosophie de la vie et de l’entreprise, en même temps que
riche en pistes concrètes pour agir.
Pour parler du monde dans lequel nous vivons, et dont nous
percevons — heureusement — de nouveau la complexité, il ne
saurait y avoir d’approche linéaire. Pour cette raison, les
différents chapitres de cet essai s’enchaînent comme une suite
d’éclairages complémentaires plus que comme une
démonstration mathématique. Ces éclairages n’ont pas tous la
même focale : certains vont dans le détail de l’entreprise au
quotidien, d’autres brossent à grands traits le monde d’où nous
venons ou celui où nous allons. Ces allers-retours en hélicoptère
ne sont-ils pas la meilleure façon de décaler notre regard et de
découvrir de nouvelles voies ?
On peut résumer la philosophie de ces pages en un mot :
“Entreprenons” ! J’écris ces lignes le jour où la presse
européenne se fait l’écho des tremblements qui ont saisi nos
1dirigeants à l’annonce par le Premier ministre grec de sa
volonté de soumettre à référendum le plan de sauvetage de son
pays par l’Union Européenne. Il y a dans ces “tremblements”
— de stupeur, de rage ou d’inquiétude —, dans ces revirements,
dans ces vraies et fausses nouvelles, comme un air de fin du
monde ! Et pourtant, elle tourne… et même la fin de l’euro ne
serait pas la fin du monde ! Si je peux à travers ce livre donner
à quelques lecteurs l’envie d’entreprendre, d’aller de l’avant, de
construire plutôt que subir, et de regarder au moins autant les
opportunités que les risques de l’Aventure, alors je n’aurai pas
perdu mon temps.

Ploudaniel, le 3 novembre 2011

1 Depuis, Monsieur Papandréou a quitté le pouvoir, la Grèce a connu un
deuxième round d’élections législatives, refait régulièrement la Une de la
presse, puis retombe dans l’oubli… Bref, la vie continue !





Première partie
-
eLe XXI siècle,
l’aube d’un monde
nouveau ?

- 17 -






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