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Mimi en bonneterie

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88 pages
Voici le témoignage de Mimi, ouvrière de la bonneterie auboise. Une vie de travail qui couvre presque toute la seconde moitié du 20e siècle. A l'occasion d'un périple autour de différents lieux de travail aujourd'hui désertés, la vaillante sexagénaire a convoqué ses souvenirs. La parole de Mimi est minutieusement restituée par une écriture qui n'entame en rien sa verve et sa truculence.
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Alain Gagnieux
en bonneterie Une vie d’ouvrière du textile dans l’Aubeentre 1950 et 2000
Mimi en bonneterie
Alain Gagnieux
Mimi en bonneterie Une vie d’ouvrière dans l’Aube entre 1950 et 2000
Du même auteur Dans le cadre de sa mission au Service éducatif des Archives départementales du Doubs : Planoise 1960-1990, une véritable petite ville au sein de Besançon, Conseil général du Doubs, 2004 Étrangers de chez nous – L’immigration dans le Doubs et à Colombier-Fontaine (1850-1950), Conseil général du Doubs, 2008 Aux éditions L’Harmattan : Chronique des jours immobiles – Les « nomades » internés à Arc-et-Senans (1941-1943), 2011 Clair de lune, d’un ciel à l’autre – Itinéraire d’une Vietnamienne au gré de l’Histoire, 2013 (coécrit avec Tran Nguyêt Anh)Le chemin du purgatoire, 2013 Récit autobiographique© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03915-2 EAN : 9782343039152
1 Voici le témoignage de Mimi, ouvrière en bonneterie . Le récit qu’elle nous fait de ses quarante-trois années passées dans les usines de la capitale de la maille couvre presque e toute la seconde moitié du 20 siècle. C’est son histoire, tirée de la boîte noire de sa mémoire. Ce n’est donc pas celle de la bonneterie troyenne, que bien des auteurs érudits ont déjà faite, et mille fois mieux que je ne saurais le faire. Je crois utile de préciser que Mimi est la mère de ma compagne, Christine, celle-ci participant au périple d’un jour de printemps autour de différents lieux de travail aujourd’hui désertés, périple que les pages qui suivent ont pour objectif de restituer. Ce détail me paraît devoir être mentionné, car il explique le caractère bon enfant d’une démarche biographique dont l’improvisation apparaît au détour de plus d’une page. Ainsi, après le déjeuner d’un dimanche de mai, nous avons pris la voiture de Christine, celle-ci au volant, Mimi à l’arrière ; et moi, muni de mon enregistreur numérique, à côté de la conductrice. La matière des pages qui vont suivre est faite pour l’essentiel de la transcription de nos entretiens de cet après-midi, mais aussi de quelques compléments recueillis occasionnellement quand il s’est agi d’éclaircir certains points ou de lever d’inévitables malentendus. Ces entretiens ont été à peine lissés des aspérités du langage parlé. Ici et là, quelques modifications ont été apportées : suppression de redites, concordance des temps de conjugaison, ajouts provenant de discussions ultérieures. 1 Construction de matériels, filature et tricot (coton, laine ou soie), teinture et confection sont les étapes principales de l’industrie de la bonneterie, laquelle recouvre la fabrication de sous-vêtements (bas et chaussettes, slips et caleçons, etc.) et de nombreux articles de fantaisie (coiffures, châles, châtelaines, etc.). Pour en savoir plus sur l’origine et l’histoire du terme « bonneterie », on peut consulter Françoise PERDRISET,Bonneterie, tricot et maille, inRegards sur la bonneterie auboise d’hier à aujourd’hui, La vie en Champagne n°54, avril/juin 2008, p. 21-24. 7
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