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Le plein-emploi dans le respect de l'économie durable et humaine

De
196 pages
L'industrialisation s'est accompagnée d'un renversement de l'échelle des valeurs qui nous a conduits à adopter un mode de production et de consommation incompatible avec la sauvegarde du vivant. La croyance selon laquelle le bonheur passe par l'acquisition toujours accrue de biens matériels est propagée et entretenue par un habile travail de lobbying. Cette propagande garantit la préservation des intérêts privés d'une infime minorité au détriment de l'immense majorité de la population mondiale et du bien commun. La préservation du vivant nécessitent de sortir du système économique actuel.
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Cet ouvrage est le résultat des réLexions menées dans ses
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Elie S Avec la collaboration de David Sadigh
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Le plein-emploi dans le respect de l’économie durable et humaine
Élie Sadigh
Le plein-emploi dans le respect de l’économie durable et humaine
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr ISBN : 978-2-343-11963-2 EAN : 9782343119632
A Simon
Introduction générale L'économie doit être au service de l'Homme et son véritable objectif est la satisfaction des besoins économiques des individus. Or, la condition de la satisfaction de ces besoins est la production, qui résulte de la combinaison des ressources naturelles et de l'activité économique des hommes et des femmes. La préservation de la nature constitue donc la condition première de la survie de l'Homme et, d'une façon générale, du vivant. Il en résulte que le non-respect de la nature met en danger l'avenir du vivant. La participation des hommes et des femmes à la réalisation de la production permet de satisfaire les besoins économiques et leur donne un droit sur les produits qui résultent de la production. Le non-respect de ce droit est une anomalie, car il engendre la spoliation de ceux qui participent à la réalisation de la production et ouvre la voie à leur exploitation. La spoliation et l'exploitation des travailleurs sont source de conflits et de révoltes d'origine économique. Par conséquent, si l'on veut que soient écartés la spoliation, l'exploitation des travailleurs et ces conflits qui peuvent dégénérer, il faut faire en sorte que le droit économique et les droits sociaux de ceux qui participent à la réalisation de la production soient respectés. Il faut faire en sorte que ceux qui participent à la réalisation de la production puissent travailler dans des conditions qui ne soient ni dégradantes ni inhumaines et qu'ils ne soient plus exploités ni spoliés. Or, l'industrialisation a conduit à la dégradation de notre environnement naturel. Ni les ressources vitales, ni le droit économique ni les droits sociaux de ceux qui participent à la réalisation de la production ne sont actuellement respectés. En ce qui concerne les échanges entre les pays, l'objectif est la réalisation de l'enrichissement mutuel, afin de mieux satisfaire les besoins économiques des pays qui y participent. Mais, jusqu'à présent, ces échanges font apparaître des pays gagnants et des
pays perdants, des pays dominants et des pays dominés et cette situation est source de conflits entre les pays. Ces dangers qui menacent la nature et la paix sociale à l'intérieur de chaque pays et qui troublent la paix entre les divers pays proviennent de ce que l'on a fait passer au second plan à la fois la préservation de la nature et le véritable objectif de l'économie, au profit de la domination d’une classe dont le pouvoir est aujourd’hui essentiellement assuré par les mécanismes économiques qui préservent leurs intérêts particuliers. Pour cela, on a ajouté arbitrairement un autre objectif à l'économie : gagner de l'argent, de plus en plus d'argent, et même gagner de l'argent avec de l'argent (donc sans production). Ce nouvel objectif a introduit des conflits d'intérêt entre, d'un côté ceux qui gagnent de l'argent grâce à leur participation à la réalisation de la production, de l'autre ceux qui veulent gagner toujours plus d'argent et même gagner de l'argent avec de l'argent. Il a donc perverti, occulté, le véritable objectif de l'économie. En fait, une économie où il est possible de gagner de l'argent avec de l'argent porte en elle les germes de sa perversion et de sa perte. Cette économie a ouvert la voie aux financiers des entreprises, qui peuvent tout faire pour gagner plus d'argent avec de l'argent. A cette fin, ils sont prêts à ne pas respecter la nature et à bafouer les droits économiques et sociaux des travailleurs, à ne pas respecter le droit économique des consommateurs et des pays. Cette économie a ouvert la voie aux spéculateurs qui, pour gagner toujours plus, peuvent spéculer sur les marchés financiers, sur les marchés des matières premières, sur les marchés des produits alimentaires, etc. Or, nous verrons que la théorie économique actuellement dominante tente de favoriser et de légitimer ce deuxième objectif. Elle est donc favorable aux catégories qui revendiquent haut et fort ce nouvel objectif et elle leur laisse le champ libre, au niveau national comme au niveau international. Cette déviation est due au fait que le fonctionnement de l'économie est actuellement régi par des règles qui ne correspondent pas au véritable objectif de l’économie, qui est de satisfaire les besoins économiques de tous.
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Il existe essentiellement trois sortes de règles en économie : Les règles qui régissent le fonctionnement de l'économie et des organismes qui sont en rapport avec l'économie ; Les règles qui régissent l'organisation du travail, les conditions de travail, la durée de travail et les droits sociaux des travailleurs ; Les règles qui sont destinées à préserver la nature et l'avenir du vivant. Nous verrons que les premières règles influencent, en grande partie, l'établissement, l'application et les résultats des deux autres. Ainsi la façon dont sont établies les règles du fonctionnement de l'économie permet-elle de connaître les possibilités de réaliser ou non une économie durable et humaine, dans le respect et la préservation de la nature et des individus. 1° L'économie est une science et les règles de son fonctionnement doivent être déduites des principes de l'économie, principes qui doivent être eux-mêmes établis par une théorie rationnelle, non partisane. L'application de ces règles assure le fonctionnement normal de l'économie. Mais, jusqu'à présent, l'établissement des règles du fonctionnement de l'économie a été imposé ou établi, selon les époques et les lieux, par la coutume, par des autorités dites morales, par les dirigeants ou par des théories économiques partisanes et donc sans fondement rationnel. Or, par définition, les règles ainsi établies sont arbitraires et leur application ne peut pas assurer le fonctionnement normal de l'économie. 2° Les règles qui régissent l'organisation du travail, les conditions de travail, la durée de travail et les droits sociaux des travailleurs ont toujours été établies par les législateurs et par des négociations entre les représentants des travailleurs et ceux du patronat. Dans l'économie actuelle, où il est possible de gagner de l'argent avec de l'argent, ces règles sont les résultats des rapports de force, d’une part entre les législateurs, les représentants des travailleurs et les représentants du patronat (actuellement nommés par les financiers des entreprises), d’autre part entre les représentants des travailleurs et les représentants du patronat. 9