Regards sur la recherche en gestion

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Ce livre fournit des éléments fondamentaux de la recherche actuelle, confronte les résultats de recherche à des applications nouvelles et originales. Les travaux sur le management stratégique relatifs à la scientométrie proposent une structuration de ce champ de recherche. Cet ouvrage étudie l'histoire de l'apparition du marketing, les fondements de la GHE, la mondialisation de la production, explique le contenu des systèmes d'information. Les contributions sur la finance des marchés et celle de l'entreprise constituent une synthèse profitable aux organisations.
Publié le : mardi 1 janvier 2008
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EAN13 : 9782296188068
Nombre de pages : 478
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REGARDS

SUR LA RECHERCHE EN

GESTION :

Contributions grenobloises

MICHEL LE BERRE ALAIN SPALANZANI
(Eds)

REGARDS SUR LA RECHERCHE EN GESTION :
Contributions grenobloises

CERAG : UMR 5820 Grenoble

L ’ H A R M A T T A N

Le CERAG (Centre d’Études et de Recherches Appliquées à la Gestion) est une Unité Mixte de Recherche (UMR 5820) du CNRS et de l’Université Pierre Mendès France, spécialisée en Sciences de Gestion. DIRECTEUR : Jean-Pierre BOISSIN, Professeur Agrégé à l’Université Pierre Mendès-France. DIRECTEUR ADJOINT : Jean-Claude CASTAGNOS, Directeur de recherche au CNRS contact : Marie-France.blanchetiere@upmf-grenoble.fr http://www.cerag.org/ Créé en 1985, à partir d’une ERA n° 512, puis UA 931 (André PAGE) et d’une jeune équipe de recherche, le CERAG a eu successivement comme directeurs : Michel ALBOUY, Alain JOLIBERT, Patrice FONTAINE.

Le CERAG regroupe l’ensemble des enseignants-chercheurs en sciences de gestion de Grenoble Universités Le laboratoire comprend 196 personnes (au 31juillet 2007) : – 22 professeurs des universités et directeurs de recherche CNRS • 68 maîtres de conférences, chargés de recherche, ingénieurs de recherche et membres associés – 6 personnels administratifs et ingénieurs d’études • 100 doctorants

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I B R A I R I E

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U M A N I T É S

Dirigée par Thierry Ménissier, docteur de l’EHESS, Maître de conférences de philosophie politique à l’Université Pierre Mendès France, Grenoble 2, et Pierre Croce, Chargé de mission sur la politique de publication à l’Université Pierre Mendès France, Grenoble 2. La Librairie des Humanités est une collection coéditée par les Éditions L’Harmattan et l’Université Pierre Mendès France de Grenoble. Destinée à recevoir, dans ses diverses séries, des textes couvrant tout le champ des sciences sociales et humaines, son caractère universitaire lui fait devoir et privilège de promouvoir des travaux de jeunes auteurs autant que de chercheurs chevronnés.
MEMBRES DU CONSEIL SCIENTIFIQUE DE LA COLLECTION :

Fanny Coulomb, série Économie Jérôme Ferrand, série Droit Pierre Kukawka, série Politique et Territoire Thierry Ménissier, série Sciences de l’Homme Alain Spalanzani, série Gestion Jacques Fontanel, série « Côté cours » Jean-William Dereymez, séries « Mémoire des Alpes » et « Sentiers de la Liberté »
DANS LA MÊME COLLECTION
T. I – Fondations et naissances des Droits de l’homme T. II – Mises en œuvre des Droits de l’homme T. III – Enjeux et perspectives des Droits de l’homme

J. Ferrand, H. Petit (Dir.) – L’Odyssée des Droits de l’homme (2003)

A. Blanc, A. Pessin (Dir.) – L’Art du terrain. Mélanges offerts à Howard Becker, (2003) Ch. Amourous – Que faire de l’hôpital ? (2004) Y. Chalas (Dir.) – L’Imaginaire aménageur en mutation (2004) J.-L. Chabot, Ch. Tournu (Dir.) – L’héritage religieux et spirituel de l’identité européenne (2004) E. Bogalska Martin – Entre mémoire et oubli. Le destin croisé des héros et des victimes (2004) A. Ferguène (Ed.) – Gouvernance locale et développement territorial (2004) C. Offredi (Dir.) – La dynamique de l’évaluation face au développement durable (2004) L. Dowbor – La mosaïque brisée ou l’économie au-delà des équations (2004) P. Chaix – Le rugby professionnel en France (2004) Y. Polity et alii (Dir.) – L’organisation des connaissances. Approches conceptuelles (2005) J.-L. Chabot, Ph. Didier, J. Ferrand (Eds) – Le Code civil et les Droits de l’homme (2005) D. Rigaux – Le Christ du dimanche. Histoire d’une image médiévale (2005) C. Martin et al. – Pologne, la longue marche (2005) L. Bensahel, P. Marchand (Eds) – Les régions de Russie à l’épreuve des théories et pratiques économiques (2005) M. Lequan (Dir.) – Métaphysique et philosophie transcendantale selon Kant (2005) C. Martin (Dir.) – Pologne 1989-2004 – La longue marche. D’un système centralisé à l’intégration dans l’UE (2005)

H. Leroux – De la phénoménologie à la sociologie de la connaissance (2006) O. Forlin – Les intellectuels français et l’Italie 1945-1955 (2006) G. Orcel – La rue « choisie » (2006) Th. Ménissier (Dir.) – L’idée d’empire dans la pensée politique, historique, juridique et philosophique (2006) S. Plana – Le prosélytisme religieux à l’épreuve du droit privé (2006) M. Kauffmann – Gouvernance économique mondiale et conflits armés (2006) C. Abattu, B. Lamotte (Dir.) – Diversité et inégalités : quelles pratiques de formation ? (2006) G. Cauquil (Dir.) – Évaluer les politiques sociales (2006) A. A Taïrou – Analyse et décisions financières (2006) S. Hernandez – Le monde du conte, Contribution à une sociologie de l’oralité (2006) I. Vezeanu – L’identité personnelle à travers le temps (2006) S. Gal et alii (Eds.) – Figures de la médiation sociale (2006) J.-L. Chabot – Introduction aux sciences sociales (2006) H. Jacot, A. Fouquet (Eds.) – Le citoyen, l’élu, l’expert, Pour une démarche pluraliste d’évaluation des politiques publiques (2007) J. Lapèze et alii – Éléments d’analyse sur le développement territorial (2007) M. Bensaïd et alii – Économie des organisations. Tendances actuelles (2007) A. Rochas – La Handchar. Histoire d’une division de Waffen-SS bosniaque (2007) P. Tillard – Le pain des temps maudits, suivi de Mauthausen (témoignage) (2007) Défense de la France – Les témoins qui se firent égorger (2007) V. Garcia – L’anarchisme aujourd’hui (2007) D. J. Grange – Du Môle au Maquis des Glières. Vie et mort d’un jeune Résistant savoyard Paul Lespine (1926-1944) (2007) C. Dutheil Pessin, Y. Neyrat (Eds) Hommages à Alain Pessin « Un sociologue en liberté » (2007) Ph. Saltel – Une odieuse passion. Analyse philosophique de la haine (2007)
Dans la série « Côté cours » Frédéric Carluer Pouvoir économique et espace (2004) Nader-Eddine Sadi La privatisation des entreprises publiques en Algérie (2005) Jacques Fontanel La globalisation en « analyse » (2005) Akim A. Taïrou Analyse et décisions financières

TABLE DES MATIÈRES
Introduction Les auteurs 11 17

Chapitre 1 : Management stratégique 1.1 – L’état de l’art et/ou le « cœur » de la sous discipline
Légitimation scientifique et communauté de chercheurs en management stratégique Jean-Pierre Boissin, Jean-Claude Castagnos, Gilles Guieu 35

1.2.1 Management stratégique et Pensée complexe Marie-José Avenier 1.2.2 Essai sur la nature des enseignements en entrepreneuriat Alain Fayolle 1.2.3 Une moindre fibre entrepreneuriale chez les femmes dès l’Université ? Jean-Pierre Boissin, Sandrine Emin Chapitre 2 : Management des hommes

1.2 – Exemples et perspectives de recherche

49 69 83

2.1 – L’état de l’art et/ou le « cœur » de la sous discipline
Le Management des Hommes dans les Entreprises Michel Le Berre

97

2.2 – Exemples et perspectives de recherche

2.2.1 Gérer les compétences dans les organisations : bilan et défis pour les années 2000 Christian Defelix, Didier Retour 2.2.2 L’intégration organisationnelle du personnel en contact avec la clientèle Delphine Lacaze, Alain Roger 2.2.3 Pour la rétribution personnalisée Jean-Claude Castagnos, Michel Le Berre

119 135 145

Chapitre 3 : Finance

3.1 – L’état de l’art et/ou le « cœur » de la sous discipline
Les recherche en Finance au Cerag Michel Albouy et Patrice Fontaine

163

3.2.1 Éthique et révision des modèles financiers Isabelle Girerd-Potin (à partir des travaux de Radu Burlacu, Denis Dupré, Isabelle Girerd-Potin, Sonia Jimenez-Garcès, Raghid Kassoua, Pascal Louvet) 3.2.2 Gouvernance d’entreprise : pour une théorie entrepreneuriale Pascal Louvet, Olivier Taramasco 3.2.3 Le dividende : un outil de gestion à long terme Michel Albouy 3.2.4 Asymétrie d’information et évaluation des actifs financiers Radu Burlacu, Patrice Fontaine, Sonia Jimenez-Garcès Chapitre 4 : Marketing

3.2 – Exemples et perspectives de recherche

181 197 211 229

4.1 – L’état de l’art et/ou le « cœur » de la sous discipline
Contours, tendances et évolutions du marketing Marie-Laure Gavard-Perret

245

4.2 – Exemples et perspectives de recherche

4.2.1 Impact d’Internet sur les entreprises et les consommateurs Marie-Laure Gavard-Perret, Agnès Helme-Guizon 4.2.2 Efficacité de la communication : un domaine en constante évolution Agnès Helme-Guizon, Marie-Laure Gavard-Perret 4.2.3 Valeurs et culture Alain Jolibert Chapitre 5 : Supply chain Management 5.1 – L’état de l’art et/ou le « cœur » de la sous discipline Organisation industrielle : un siècle d’innovation continue Alain Spalanzani 5.2 – Exemples et perspectives de recherche 5.2.1 Vers un système d’information support à la collaboration entre un client et un fournisseur dans le processus de conception ? Richard Calvi, Marie Anne Le Dain 5.2.2 L’entreprise étendue : l’impact du supply chain management sur la fonction achat des entreprises industrielles Karine Evrard-Samuel 5.2.4 La collaboration interentreprises par les coûts de mobilité : le cas d’une PMI Blandine Ageron, Olivier Lavastre

273 289 309

323

353 371 391

Chapitre 6 : Systèmes d’information 6.1 – L’état de l’art et/ou le « cœur » de la sous discipline Introduction aux SI (Systèmes d’information) Marc Favier, Jacques Trahand 6.2 – Exemples et perspectives de recherche 6.2.1 Système d’Information Stratégique (SIS) : l’alignement stratégique et ses impacts sur les SI Françoise Coat, Marc Favier 6.2.2 Gestion de projet en systèmes d’information : quelles perspectives d’évaluation ? Sabine Carton 6.2.3 La veille : plus qu’un métier, une compétence Nicolas Lesca, Marie-Laurence Caron-Fasan, Humbert Lesca 413

431 443 459

Introduction MICHEL LE BERRE ALAIN SPALANZANI

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à la recherche en gestion réalisées au laboratoire des Sciences de Gestion de Grenoble (le Centre d’Études et de Recherches Appliquées à la Gestion (CERAG) : UMR 5820) sont remarquables par leurs richesses créatrices et innovantes, par la largeur des thèmes couverts et par la constance des publications. Les éléments constitutifs de l’entreprise, à savoir le couple produit-marché, la capacité à soulever et à trouver des capitaux, le suivi des technologies utilisées et la mise en œuvre d’un comportement choisi des hommes, composent les bases à partir desquelles toutes ces recherches sont développées.
ES CONTRIBUTIONS

Les articles de présentation des six chapitres de l’ouvrage ont été conçus par leurs auteurs avec la volonté de montrer la globalité et les contextes scientifiques des recherches susceptibles d’être conduites par les professeurs et les personnes habilitées à diriger des recherches (HDR). Ces propositions participent à la définition des domaines scientifiques des sciences de gestion. Difficiles à ordonner, elles tendent chacune d’entre elles à définir une problématique réelle de cette discipline. Ces présentations retracent les interrogations que leurs sous-disciplines ont tenté de résoudre dans l’intérêt des applications concrètes en entreprises. Par exemple, les travaux sur le management stratégique, relatifs à la scientométrie proposent une structuration de ce champ de recherche (J.-P. Boissin, J.-C. Castagnos, G. Guieu). La motivation des salariés de l’entreprise, a, de son côté, engendré de nombreux et complexes points de vue construits à partir des connaissances proposées par la psychologie, la sociologie et le droit. La GRH en a profité et y puise son instrumentation (M. Le Berre). Les recherches en finance, à Grenoble, bénéficient, quant à elles, du travail réalisé depuis les années 1970. Ceci explique le point de vue particulier basé sur l’histoire locale des sujets de thèses soutenues. Cette discipline présente un résultat, sur trois décennies, de plus de soixante thèses soutenues à Grenoble (M. Albouy, P Fontaine). L’histoire du marketing et de son développement multimorphe s’explique par la contextualisation de la présentation qui en est faite (M.-L. Gavard-Perret). La complexité de la distribution a aussi fait naître la logistique, nouvelle dimension des sciences de gestion. L’analyse de la chaîne de valeur (supply chain), les achats, les relations clients-fournisseurs, le rôle des ERP , deviennent des thèmes de recherche constitutifs d’un champ nouveau d’études

12

MICHEL LE BERRE, ALAIN SPALANZANI

(A. Spalanzani). Les systèmes d’information ont, eux aussi, nécessité une explication de contenu dont la récente émergence étonne quiconque veut s’aventurer dans la complexité et la transversalité de son contenu (M. Favier, J. Trahand). TABLEAU DES ARTICLES INTRODUCTIFS DES CHAPITRES Titres Auteurs

Légitimation scientifique et communauté de chercheurs en management stratégique

Jean-Pierre Boissin Jean-Claude Castagnos Gilles Guieu Michel Le Berre Michel Albouy Patrice Fontaine

Le management des hommes dans les entreprises Les recherches en Finance au Cerag Contours, tendances et évolutions du marketing Organisation industrielle : un siècle d’innovation continue. Introduction aux SI (Systèmes d’information)

Marie-Laure Gavard-Perret Alain Spalanzani Marc Favier Jacques Trahand

Au-delà, les articles de spécialités, exemples précis de recherches réalisées, illustrent certaines des capacités spécifiques des chercheurs grenoblois. Les réalités organisationnelles abordées, situées dans le temps et l’espace couverts par les entreprises, éclairent ces apports ponctuels. Des sillons sont ici creusés en profondeur avec, parfois une rémanence de certains travaux. C’est pourquoi, il nous a semblé que les temps historiques de F. Braudel1 permettent de classer les propositions de cet ouvrage et d’en montrer leur diversité. Certains axes de recherche traitent, en effet, de sujets soit quasi-permanents soit fondamentaux. Ils relèvent de « l’Histoire Continentale » au sens où ces questions imprègnent, sur une durée longue, les fondements des savoirs en sciences de gestion. Ce sont des discussions (cf. le « Discours sur la méthode » de Descartes) toujours renouvelées sur les méthodes d’investigation de ces savoirs. Le constructivisme et son application « chemin faisant » démontre cet intérêt pour la question fondamentale de l’appréhension de la réalité. Ce point remonte aux débats de Platon et d’Aristote. L’allégorie de la caverne pose une question philosophique
1

Fernand BRAUDEL : « La longue, inépuisable histoire des civilisations », Encyclopédie française, 1959 et « la méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philippe II », éd. Poche, 1993.

INTRODUCTION

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fondamentale : est-ce la réalité des choses ou leur perception qui permet aux hommes de comprendre le monde et d’y survivre ? Le cartésianisme, l’holisme de la Renaissance, le positivisme quantitatif contemporain et le « renouveau » du constructivisme opératoire relancent les débats épistémologiques et méthodologiques. Dans cette approche de « l’histoire longue des continents », nous relevons les propositions de Marie-José Avenier sur le management stratégique et la pensée complexe, celle de Pascal Louvet et Olivier Taramasco sur la gouvernance d’entreprise (Pour une théorie entrepreneuriale), celle d’Agnès Helme-Guizon et MarieLaure Gavard-Perret sur l’efficacité de la communication (un domaine ancien et en constante évolution) et celle d’Alain Jolibert sur les valeurs et culture en marketing. « Le dividende : un outil de gestion à long terme » par Michel Albouy démontre l’intérêt que tout entrepreneur attache au résultat de son action. Depuis que le monde est monde, cet intérêt pour le résultat existe : encore faut-il s’interroger sur sa signification et son usage. Toutes ces propositions traitent de contenus connus et débattus depuis bien longtemps. Leurs propositions ne font que rappeler leurs réalités constantes et leurs importances, toujours actuelles, à condition d’en cerner et d’en redéfinir les contours. Ainsi l’espace et le temps ont-ils pu changer de dimension à l’instar des déplacements permis sur mer par le gouvernail d’Estambot au XIVe siècle et par le moteur à vapeur puis à essence et l’hélice au XIXe siècle. Ainsi, les modes de communications et de transports sont installés pour un long temps et élargissent l’espace connu et fréquenté. D’autres travaux relèvent de « l’histoire cadencée ou rythmée » dont les centres d’intérêt, contingents, peuvent varier sur un rythme de tranche d’âge, par génération. Il s’agit ici de prendre en considération les contextes changeants en fonction des politiques institutionnelles des ensembles régionaux. Sommes-nous à un tournant de l’histoire économique, à l’avènement d’un nouvel « homo faber » ? Le changement de société vers une tertiairisation est-il définitivement acquis ? L’histoire de la théorie des organisations s’explique par cette dimension « cadencée ». Née de l’industrie et de la manufacture (F. Taylor), en concurrence avec l’économie rurale dominante, de nouvelles sources de richesse se sont imposées dans les usines et la cité urbanisée. La guerre de sécession (1865-1867), puis la guerre de 1914-1918, ont ainsi permis de découvrir la primauté de l’acier et de la chimie qui, dans ces conflits, a enterré les fantassins dans leurs casemates et supplanté les cavaleries pour les mécaniser. Rien donc d’étonnant à ce que l’École des Relations Humaines, à cette époque, vienne chercher à tempérer les effets catastrophiques pour l’homme de cette puissance de la machine. La deuxième guerre mondiale témoigne de l’évolution de cette force industrielle (et nucléaire), mais aussi de son évolution en montrant sa capacité à se déplacer dans le temps et l’espace, sur terre, sur mer et dans les airs. Cette évolution spatiale et temporelle a ouvert les frontières. Par exemple aussi, les communications radiophoniques sont remplacées par la télévision herztienne qui est, elle-même, supplantée par l’Internet numérique et satellitaire. Les marchés ont donc changé de dimension. Marchés et

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MICHEL LE BERRE, ALAIN SPALANZANI

techniques modifient, par leur contingence, l’activité de l’homme. Qui plus est, leurs renouvellements permanents suscitent de nouveaux questionnements. Quels vont être les effets de la tertiairisation, de l’ingénierie, de l’innovation qui s’imposent depuis les deux dernières décennies et annoncent un XXIe siècle novateur ? Ainsi, en GRH, a-t-on vu le concept de rétribution introduire, dès lors que le niveau d’éducation atteint un niveau d’analyse économique et sociale permissif d’une négociation individuelle réelle, une perspective pionnière des relations de travail : la primauté de la négociation de l’individu éduqué sur celle du travailleur collectif et syndiqué (Jean-Claude Castagnos, Michel Le Berre). Très vite aussi, les thèmes de recherche traitent, depuis les années 1990, non plus des activités déployées dans les emplois et transcrits dans les qualifications, mais des compétences individuelles, collectives et organisationnelles (Christian Defelix, Didier Retour). Très lié aux formes des emplois, le marketing n’est pas en reste. Il épouse, dès son émergence dans les années 1950, du fait de la contingence des marchés, des approches variables : « Chaque décennie apporte son lot de descriptions, de théorisations, de contestations et de remises en cause » (Marie-Laure Gavard-Perret, p. 3). Du marketing-mix (les des 4 P de Mc Carthy (1985) : produit, prix, promotion, place) à l’orientation client (2004), l’approche devient « création de valeur » (2006). L’évolution est rapide et structure la distribution qui devient logistique et « chaîne de valeur ». Les systèmes d’information (SI ) et leurs concrétisations par les techniques de l’information et de la communication (TIC) marquent profondément les recherches des axes SI. Le Système d’Information Stratégique (SIS), l’alignement stratégique et ses impacts sur les SI (Françoise Coat et Marc Favier) témoignent de l’apparition sur les trois dernières décennies de l’usage de techniques nouvelles en matière d’information et de communication. Dans la même veine, la veille, au-delà du métier, donc technique, devient une compétence (Nicolas Lesca, Marie-Laurence Caron-Fasan, Humbert Lesca). Très proche des questions liées aux nouvelles technologies, l’entreprise étendue de Karine Samuel montre l’impact du « supply chain management » sur la fonction achat des entreprises industrielles. Enfin, l’éthique et la RSE (responsabilité sociale de l’entreprise) font leur entrée dans les variables de décision des dirigeants sous peine d’effets « sanction » émanant des marchés (Éthique et révision des modèles financiers par Isabelle Girerd-Potin). Sur un autre plan, l’entrepreuneuriat, nécessaire à la création de nouvelles organisations, suscite des nombreuses questions essentielles. Notamment la fibre entrepreneuriale chez les femmes dès l’Université soulève un certain nombre d’interrogations (JeanPierre Boissin, Sandrine Emin). L’exemple de « Marignan ; 1515 » démontre la symbolique d’un évènement particulier, daté et situé d’une manière précise dans le temps, voire dans l’espace. Ainsi, pour « l’histoire évènementielle et courte », l’utilisation de modèles théoriques ponctuels, dans la mesure où nous sommes en droit de penser qu’ils peuvent

INTRODUCTION

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évoluer sous la pression de recherches complémentaires, nous permet de retenir certaines propositions de recherche contemporaines et datées. L’intégration organisationnelle du personnel en contact avec la clientèle en est un exemple démonstratif (Delphine Lacaze et Alain Roger). La fidélisation des salariés change aussi de contenu, institutionnel et organisationnel. L’asymétrie d’information et l’évaluation des actifs financiers par Radu Burlacu, Patrice Fontaine, Sonia Jimenez, témoignent aussi de l’émergence de réseaux d’information nouveaux qui cherchent à combler leur retard relatif : la bataille sur l’information financière est terrible, sanglante. Les mises à mort d’entreprise, par fusion, OPA hostiles, liquidations en sont le prix des combats d’affaires. Relève aussi des problématiques de recherche récentes l’effet des TIC vu comme des « gestions de projet » limité dans le temps et dont l’évaluation reste à faire (Sabine Carton). Mais surtout, les propositions de Richard Calvi et de Marie Anne Le Dain, à propos d’une conception d’un système d’information fondé sur les processus d’échange entre clients et fournisseur et celles d’une utilisation d’un modèle d’analyse des coûts de mobilité par Blandine Ageron et Olivier Lavastre, montrent l’ancrage contemporain de certaines recherches sensibles à court terme. Peut-on en dire autant des applications récentes de l’internet, nouveau lieu des marchés ? Quel est son impact sur les entreprises et les consommateurs (Marie-Laure Gavard-Perret et Agnès Helme-Guizon) ? S’agit-il d’une mode ou de l’émergence d’un nouveau marché, c’est-à-dire de l’invention d’une nouvelle « foire » d’échange ? Il s’agit d’une question à suivre, de toute évidence. La contribution d’Alain Fayolle s’interroge sur la nature des enseignements en entrepreneuriat qui sont nouvellement proposés dans les études de management. S’agit-il d’un effet conjoncturel, alors même que le problème de l’émergence d’entrepreneurs est aussi vieux que le monde du commerce des produits et des services. Au total, il n’est pas étonnant de trouver un plus grand nombre de propositions dans la catégorie de l’histoire rythmée et cadencée. En ce début du XXIe siècle, le tournant évident des activités humaines vers davantage de services, d’ingénierie, de mise en œuvre d’un capital humain éduqué interroge les chercheurs en sciences de gestion. Le lecteur trouvera un réel plaisir et un enrichissement intellectuel à parcourir les propositions de cet ouvrage dont l’objectif, redisons-le, est, sans exhaustivité et sans forfanterie, de montrer certains apports et capacités d’un laboratoire de recherche (CERAG) exclusivement consacré à la gestion.

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MICHEL LE BERRE, ALAIN SPALANZANI

Tableau synoptique du classement des articles particuliers
Histoire longue (questionnements permanents) • Management stratégique et Pensée complexe par Marie-José Avenier • La Gouvernance d’entreprise : pour une théorie entrepreneuriale par Pascal Louvet, Olivier Taramasco • L’Efficacité de la communication : un domaine en constante évolution par Agnès Helme-Guizon, Marie-Laure GavardPerret • Valeurs et culture en marketing par Alain Jolibert • Le dividende : un outil de gestion à long terme par Michel Albouy • Pour la rétribution personnalisée par Jean-Claude Castagnos, Michel Le Berre • Gérer les compétences dans les organisations bilan et défis pour les années 2000, par Christian Defelix, Didier Retour • Système d’Information Stratégique (SIS) : l’alignement stratégique et ses impacts sur les SI par Françoise Coat, Marc Favier • La veille : plus qu’un métier, une compétence par Nicolas Lesca, Marie-Laurence Caron-Fasan, Humbert Lesca • L’entreprise étendue : l’impact du supply chain management sur la fonction achat des entreprises industrielles, par Karine Samuel • Éthique et révision des modèles financiers par Isabelle GirerdPotin (à partir des travaux de Radu Burlacu, Denis Dupré, Isabelle Girerd-Potin, Sonia Jimenez-Garces, Raghid Kassoua, Pascal Louvet) • Une moindre fibre entrepreneuriale chez les femmes dès l’Université ? par Jean-Pierre Boissin, Sandrine Emin • L’intégration organisationnelle du personnel en contact avec la clientèle par Delphine Lacaze, Alain Roger • Asymétrie d’information et évaluation des actifs financiers par Radu Burlacu, Patrice Fontaine, Sonia Jimenez • Gestion de projet en systèmes d’information : quelles perspectives d’évaluation ? par Sabine Carton • Conception d’un système d’information support d’un processus de conception de produit entre un client et un fournisseur par Richard Calvi, Marie Anne Le Dain • La collaboration interentreprises par les coûts de mobilité : le cas d’une PMI par Blandine Ageron, Olivier Lavastre • Impact d’Internet sur les entreprises et les consommateurs par Marie-Laure Gavard-Perret, Agnès Helme-Guizon • Essai sur la nature des enseignements en entrepreneuriat par Alain Fayolle

Histoire rythmée (dépendante du changement de société par la tertiairisation ? Sommes-nous à un tournant de l’histoire économique ? )

Histoire ponctuelle et/ou évènementielle (effet de mode ? Pas si sûr ! )

Les auteurs

Blandine AGERON, Maître de conférences de gestion à l’Université Pierre Mendès France, Grenoble 2 et au CERAG . Ses centres d’intérêt sont le transport, la distribution, les systèmes d’information ainsi que le management de la chaîne logistique. Parmi ses publications, on peut noter un chapitre dans l’ouvrage collectif : La gestion des chaînes logistiques multi-acteurs (avec O. Lavastre), coordonné par G. Paché et A. Spalanzani, Grenoble, PUG, 2007, ainsi que des communications dans des colloques nationaux et internationaux. Courriel : blandine.ageron@iupcv.upmf-grenoble.fr

Michel ALBOUY, Professeur à l’IAE de Grenoble, Université Pierre Mendès France, et professeur associé à Grenoble École de Management. Il a créé et dirigé le CERAG (Centre d’Études et de Recherches Appliquées en Gestion), unité de recherche associée au CNRS. Ses travaux portent essentiellement sur la finance d’entreprise. Il est l’auteur de plus de 80 articles publiés dans des revues académiques et professionnelles (Analyse Financière, Banque & Marchés, Économies et Sociétés, Entreprise Éthique, L’Expansion Management Review, Finance, Finance-Contrôle-Stratégie, Gestion 2000, Journal de la Société de Statistiques de Paris, Revue d’Économie Industrielle, Revue d’Économie Financière, Revue Française de Gestion, Revue du Financier), ainsi que de 5 ouvrages dont « Décisions Financières et Création de Valeur », 2e éd., Economica, 2003. Courriel : Michel.Albouy@iae-grenoble.fr

Marie-José AVENIER, Directeur de recherche CNRS au CERAG. Elle développe ses recherches conjointement dans deux champs : le management stratégique d’entreprises considérées comme des organisations complexes, et la méthodologie de la recherche en management. Ses recherches dans ces deux champs visent à développer des savoirs actionnables par des praticiens respectivement du management d’organisations et de la recherche en management. Elle a publié plusieurs ouvrages : « Le Pilotage Stratégique de l’Entreprise » (Presses du CNRS, 1985 et 1988, 279 p.), « La Stratégie chemin faisant » (coordination, Economica, 1997, 393 p.), « Ingénierie des Pratiques Collectives ». « La Cordée et le Quatuor », (direction, L’Harmattan, 2000, 462 p.), « La Construction de Savoirs pour l’Action », (codirection avec C. Schmitt, L’Harmattan, 2007, 245 p.). Elle a aussi publié de nombreux articles dans des ouvrages collectifs et dans des revues scientifiques, par exemple « Élaborer des savoirs actionnables et les commu-

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LES AUTEURS

niquer à des managers », (avec C. Schmitt), Revue Française de Gestion (n° 174, mai 2007, p. 25-42), ou « La recherche en stratégie éclaire-t-elle les questions essentielles ? », Économie et Société-série Sciences de Gestion, (n° 44, 2004, p. 107-137). Courriel : marie-jose.avenier@upmf-grenoble.fr
Jean-Pierre B OISSIN , Professeur à l’Université Pierre Mendès France (IAE de Grenoble) en Management Stratégique et Entrepreneuriat., Il a fondé et dirigé la Maison de l’Entrepreneuriat de Grenoble Universités, projet pilote pour le Ministère de la Recherche et essaimé dans six autres villes universitaires (20012007). Il est membre de différentes associations (AIMS, AIREPME, Académie de l’entrepreneuriat, ADERSE,…) et dans des comités d’évaluation de revues. Il est depuis 2006 le directeur du Centre d’Etudes et de Recherches Appliquées à la Gestion (CERAG, Université Pierre Mendès France, UMR CNRS 5820, Grenoble). Ses dernières publications sont : Boissin, J.-P., Chollet, B., Emin, S. (2007), Explaining the intention to start a business among French students: a closer look at professional beliefs, in Handbook of Research in Entrepreneurship Education, Edited by A. Fayolle, Published by Edward Elgar, vol. 2, chap. 17, p. 266-281, Boissin, J.-P., Castagnos, J.-C., Fayolle A. (2007), Family Business and Social responsability of the Managing Director : a French Case Study, International Journal Entrepreneurship and Small Business, vol. 4, n° 4, p. 489-499, Boissin, J.-P., Castagnos, J.-C., Guieu, G. (2005), L’influence de James March sur la recherche francophone en Management Stratégique : une analyse bibliométrique. Management International, vol. 9, n° 4, p. 6576. Boissin, J.-P. (2003), « Les stratégies de croissance des jeunes entreprises de haute technologie », Éditorial (coordination numéro spécial), Revue Internationale PME, vol. 16, n° 3-4, p. 7-10. Courriel : Jean-pierre.boissin@upmf-grenoble.fr, http://www.cerag.org, http://www.entrepreneuriat-grenoble.org.

Maître de Conférences à l’Université Pierre Mendès France et au CERAG. Ses centres d’intérêt sont la finance d’entreprise, notamment les décisions de financement et d’investissement des entreprises, et la finance de marché, notamment la performance de portefeuille et l’investissement éthique. Il enseigne principalement les décisions financières courantes, l’économétrie et les méthodes quantitatives pour la finance, ainsi que la gestion de portefeuille. Parmi ses publications, on peut noter : “Private Information, Industry Specialisation and Performance: A Study of Mutual Funds”, Finance 27(2), p. 34-70, 2006 (avec Fontaine P. et Jimenez-Garcès S.) ; “Exploiting Industry Momentum with Sector Funds: the Case of the European Market”, in Mutual funds: An International Perspective, Palgrave MacMillan, p. 232-255, 2006 (avec P. Fontaine et S. JimenezGarcès) ; “What Is Behind the Financial Performance of Ethical Funds? A Study of

Radu BURLACU,

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the American Market”, in Diversification and portfolio management of Mutual Funds, Palgrave MacMillan, p. 183-210, 2006 (avec I. Girerd-Potin et D. Dupré) ; « Y a-t-il un sacrifice à être éthique ? Une étude de performance des fonds socialement responsables américains », Banque et Marchés, n° 69, Mars-Avril, p. 5-13, 2004 (avec I. Girerd-Potin et D. Dupré) ; « Les fonds sectoriels en Europe : Performance, selectivité et market timing », in Banque et Marchés, n° 65, Mai-Juin, p. 1-27, 2003 (avec P. Fontaine) ; « New Evidence on the Pecking Order Hypothesis: The Case of French Convertible Bond Market », The Journal of Multinational Financial Management, vol. 10, n° 3-4, p. 229-512, 2000. Courriel : radu.burlacu@upmf-grenoble.fr
Richard C ALVI, Maître de Conférences-HDR à l’Université Pierre Mendès France, Grenoble 2 et au CERAG. Il intervient dans les enseignements de Stratégie et de Management des achats à l’IAE et l’école de Génie Industriel de l’Institut National Polytechnique de Grenoble. Ses centres d’intérêt sont le management des ressources externes, les stratégies d’achats dans l’industrie et plus largement le management industriel. Il est l’auteur de nombreux articles et chapitres dans les ouvrages suivant : « Projets de développement de produits : un nouvel enjeu pour la fonction achats », in J.-C. Castagnos et D. Retour (2002), Le management des achats, PUG. « Le partage de l’activité de conception entre un client et ses fournisseurs : quels modes de coordination adopter ? » (avec M.-A. Le Dain) in T. Froehlicher et B. Walliser (2003), La métamorphose des organisations, L’Harmattan. « Les coopérations interentreprises dans les projets de développement » (avec Sihem Den Mahmoud-Jouini), in G. Garel, V. Giard et C. Midler (2005), Faire de la recherche en management de projet, Vuibert. Courriel : richard.calvi@upmf-grenoble.fr

Maître de conférences à l’I.A.E. de Grenoble et au CERAG (UMR CNRS 5820) au sein de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble. Elle enseigne les systèmes d’information et plus particulièrement l’intelligence économique et la veille stratégique. Ses travaux portent sur l’analyse des dispositifs de veille stratégique anticipative, sur les liens entre la veille stratégique et l’innovation et sur le traitement des informations de type signaux faibles. Parmi ses publications, on peut noter deux ouvrages respectivement sur les thèmes de l’évolution des systèmes d’information et sur la veille anticipative : « Présent et futurs des systèmes d’information » coord. avec N. Lesca, PUG, 2003 ; « Veille anticipative : une autre approche de l’intelligence économique », en coll. avec N. Lesca, Hermès, 2006. On peut citer des articles dans les revues SIM, Finance, Contrôle et Stratégie, Revue Française de Gestion, Science de Gestion et Competitive Intelligence Revue et par exemple : « Une méthode de gestion de l’attention aux signaux faibles »,

Marie-Laurence CARON-FASAN,

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Revue SIM, n° 4, vol. 6, 2001 et « La veille : étude d’un système cybernétique », Revue Finance, Contrôle et Stratégie, vol. 4, n° 5, 2005. Courriel : marie-laurence.caron@iae-grenoble.fr Maître de conférences à l’IAE de Grenoble et au CERAG UMR 5820. Ses travaux portent sur l’appropriation des outils informatisés (notamment l’appropriation des outils de gestion de projet), et sur la gestion de projets en Systèmes d’Information (gestion des connaissances, gestion interculturelle). Parmi ses publications, on peut noter les références suivantes : Carton S., de Vaujany (FX), Romeyer C. (2007) « Organizing Vision and Local IS Practices : a France-US Comparison » vol. 19, article 11, p. 205-240 Communications of the AIS (CAIS), Carton S. (2006) « Systèmes d’Information et Globalisation » in Encyclopédie de l’informatique et des systèmes d’information, sous la direction de Jacky Akoka, Isabelle Comyn-Wattiau, Vuibert. Section 7, P. 1771-1781, Carton S., Farastier A. (2007). « Gestion de projet SI et gestion des connaissances : dynamiques d’appropriation des connaissances clients par une équipe projet au cours d’un projet » in Management, SI et connaissances tacites, N. Lesca (ed), Chapitre 4, édition Hermès Courriel : Lavoisier. Sabine.Carton@iae-grenoble.fr
Jean-Claude C ASTAGNOS , Directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS ), est détaché auprès de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble. Il est directeur de l’École Doctorale de Sciences de Gestion de Grenoble (ED 275) et directeur adjoint du CERAG (UMR-CNRS 5820). Ses domaines de compétences concernent l’économie, le management stratégique, l’entrepreneuriat et la GRH . Il est l’auteur de plus d’une centaine de publications. Citons par exemple : « Théories contractuelles de la firme et fonction achats », in Le management des achats (sous la direction de J.-C. Castagnos et D Retour), Presses Universitaires de Grenoble, chap. 2, 2002, p. 37-63. « Histoire et mémoire de la pensée stratégique : le cas francophone » (en collaboration avec J.-P. Boissin et G. Guieu), La Revue des Sciences de Gestion, 2005, n° 213, p. 13-26. « Debate sobre las estrategias de crecimiento regional y mundial: dilemas para las empresas de America Latina » (En la colaboración con C. Rodriguez), Revista Cuadernos de Administración, vol. 17, n° 28, Julio-Diciembre 2004, p. 129-153. « Incentives and Drawbacks Concerning Entrepreneurial Action » - A Study of French PhD Students (with Boissin J.-P., Deschamp B), in International Entrepreneurship Education: Issues and Newness, Alain Fayolle and Heinz Klandt (Eds), Cheltenham (UK), Edward Elgar Publishing, 2006, p. 263-276. « Impact des formations à l’entrepreneuriat : vers de nouvelles méthodes d’évaluation » (en collaboration avec A Fayolle), Management International, vol. 10, n° 4, Été 2006, p. 43-52. Courriel : jean-claude.castagnos@upmf-grenoble.fr Sabine C ARTON ,

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Françoise COAT (Docteur en Sciences de Gestion, Ingénieure de l’Université de Rennes) est Maître de Conférences et Chercheur à l’Université de Grenoble. Elle enseigne le management des systèmes d’information, et la gestion industrielle (gestion de production, logistique, management de la qualité, etc.). Ses recherches portent d’une part sur les technologies et méthodologies informatiques collaboratives (équipes virtuelles), d’autre part sur l’E-business, le commerce électronique, la stratégie des entreprises par rapport aux applications des réseaux étendus, en particulier l’Internet. Elle est l’auteur ou co-auteur de trois ouvrages et de plusieurs articles dans des revues françaises et internationales sur ces questions. Courriel : Coat@iut2.upmf-grenoble.fr, Laboratoire d’appartenance : www.cerag.org

Christian DEFELIX, Professeur agrégé des universités à l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Grenoble, Université Pierre Mendès France. Chercheur au CERAG - UMR CNRS 5820 et responsable de l’axe de recherche en Gestion des Ressources Humaines. Membre du Bureau de l’AGRH (Association Francophone de Gestion des Ressources Humaines), il a publié dans plusieurs revues (Gestion 2000, Revue de gestion des ressources humaines, Revue internationale des PME) et ouvrages collectifs sur la gestion des ressources humaines. Il a récemment coordonné Nouveaux regards sur la gestion des compétences (Vuibert, 2006) avec A. Klarsfeld et E. Oiry. Notons : « La gestion des compétences dans la stratégie de croissance d’une PME innovante : le cas Microtek », en collaboration avec Didier Retour, Revue internationale des PME, vol. 16, n° 3-4, 2003, p. 31-52. « Les pôles de compétitivité, laboratoires d’innovation en ressources humaines ? », en collaboration avec Jean-Denis Culié, Didier Retour et Annick Valette, Revue française de gestion industrielle, vol. 25, n° 3, 2006, p. 69-86. « Reconnaître l’innovation ? Au-delà des contenus, privilégier les processus », en collaboration avec Alain Klarsfeld, p. 119-126, in Peretti éd., Tous reconnus, Paris, Les Éditions d’Organisation, 2005. Courriel : Christian.defelix@iae-Grenoble.fr

Denis DUPRE, Maître de conférences à l’UPMF et au cerag. Ses centres d’intérêt sont la finance et l’éthique. Il a donné des cours à Shanghai, Pekin, Genève, Djendouba. Parmi ses publications on peut noter les ouvrages suivants : Pilotage bancaire : normes IAS et Bâle II, (avec P. Dumontier), Banque Éditeur, 2005, Gestion financière des fonds de retraite, (avec J.-F. Boulier), Economica, 2e édition, 2002, (traduction en portugais, Pearson, 2003). Éthique et capitalisme (direction d’ouvrage), Economica, 2002. Il est l’auteur de plus de 20 articles dans des revues nationales et internationales comme Journal of Financial Transformation, Finance India, la Revue Française d’économie, la revue Analyse financière, Banque & Marchés, la revue Banque Stratégie. Courriel : denis.dupre@upmf-grenoble.fr

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Sandrine E MIN , Maître de conférences à l’université d’Angers et au GRANEM. Elle enseigne le management stratégique et l’entrepreneuriat. Ses travaux portent sur l’intention de créer une entreprise de populations rarement en situation d’entreprendre et sur les dynamiques entrepreneuriales en contexte d’économie sociale. Parmi ses publications on peut noter les contributions suivantes : « Les croyances des étudiants envers la création d’entreprise : un état des lieux » (avec J.-P. Boissin et B. Chollet) (2008), Revue Française de Gestion ; « Explaining Intention in Business Creation Among French students: A Closer Look at Professional Beliefs » (avec J.-P. Boissin et B. Chollet), in A. Fayolle (2007), Handbook of Research in Entrepreneurship Education, vol 2, éd. E. Elgar ; « Les étudiants et l’entrepreneuriat : l’effet des forma-tions » (avec J.-P. Boissin) (2007), Revue Gestion 2000 ; « La création d’entreprise : une perspective attractive pour les chercheurs publics ? » (2006), Revue Finance Contrôle Stratégie, vol. 9 n° 3 ; « Les facteurs déterminant la création d’entreprise par les chercheurs publics : application des modèles d’intention » (2004), Revue de l’Entrepreneuriat, vol. 3 n° 1. Courriel : sandrine.emin@univ-angers.fr

Karine ÉVRARD-SAMUEL, Maître de Conférences à l’Université Pierre MendèsFrance, Grenoble 2, chercheur au CERAG, est actuellement responsable de la spécialité de master « Management et Systèmes d’Information de la Chaîne Logistique » à l’IUP Commerce et Vente. Elle est l’auteur de nombreux travaux de recherche et publica-tions dans le domaine de la stratégie et du développement des entreprises : Stratégie de l’entreprise, PUG, 2006. Elle s’intéresse depuis plusieurs années aux relations inter-organisationnelles et a publié de nombreux articles sur le thème de l’intégration post-fusion. Ses recherches actuelles s’orientent vers la coordination de la chaîne de valeur et le management des chaînes logistiques. Parmi ses dernières publications, on peut citer les articles et chapitres dans des ouvrages suivants : « L’absorption de l’incertitude dans la chaîne logistique : passé, présent et futurs » (avec Alain Spalanzani), in Paché et Spalanzani, La gestion des chaînes logistiques multi-acteurs : perspectives stratégiques, ouvrage collectif du CRET-LOG et du CERAG, PUG, 2007 ; « Developing Colla-borative Competencies within Supply Chains », (avec Alain Spalanzani), à paraître en 2007 in International Journal of Information Technology and Management (IJITM). Courriel : karine.samuel@iupcv.upmf-grenoble.fr

Marc F AVIER (Docteur en Sciences de Gestion, ingénieur de l’Institut National Polytechnique de Grenoble) est Professeur et Chercheur à l’Université de Grenoble. Il enseigne le management des systèmes d’information, le management stratégique et la conduite de projet. Ses recherches portent d’une part sur les technologies et méthodologies informatiques collaboratives (équipes virtuelles), d’autre part sur

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l’E-business, le commerce électronique, la stratégie des entreprises par rapport aux applications des réseaux étendus, en particulier l’Internet. Il est l’auteur ou co-auteur de sept ouvrages et de plusieurs articles dans des revues françaises et internationales sur ces questions. Courriel : Marc.Favier@iut2.upmf-grenoble.fr, Laboratoire d’appartenance : www.cerag.org
Alain FAYOLLE , Maître de conférences HDR à l’INP Grenoble et chercheur au CERAG (UMR CNRS/Université Pierre Mendès-France de Grenoble). Il est par ailleurs professeur associé à EM Lyon et professeur invité à la Solvay Business School (Université Libre de Bruxelles). Ses centres d’intérêt recouvrent l’étude des processus de création d’activités innovantes, l’entrepreneuriat organisationnel et l’enseignement en entrepreneuriat. Ses publications d’ouvrages les plus récentes sont, en langue française : Devenir Entrepreneur : des enjeux aux outils, Éditions Village Mondial, 2006, et « L’Art d’Entreprendre, Éditions Village Mondial, 2007 ; en langue anglaise : Handbook of Research in Entrepreneurship Education volumes 1&2, Edward Elgar, 2007 et Entrepreneurship and New Value Creation – The Dynamic of the Entrepreneurial Process, Cambridge University Press, 2007. Il a publié plus de cent articles et chapitres dans des ouvrages académiques et professionnels. Courriel : Alain.Fayolle@esisar.inpg.fr

Patrice F ONTAINE , Professeur des Universités, IAE, Université Grenoble 2, directeur de l’UMS CNRS 2748 « Institut européen de données financières ». Domaines de recherche : évaluation des actions, gestion financière internationale exemples de publication. Ses deux derniers ouvrages publiés sont : Gestion des risques internationaux, dalloz, 2003 - Les marchés financiers internationaux, PUF, « Que-Sais-Je ». Les cinq derniers articles publiés sont : “The “Stock-Specific Return Variation”: A Measure of Price Informativeness or Information Asymmetry?, en collaboration avec Radu Burlacu et Sonia Jimenez, Revue Research in Financial Economics, vol. 1, issue 1, p. 79-103, 2005. “Exploiting industry momentum with sector funds : The case of The European Market”, in ouvrage collectif Diversification and Portfolio Management of Mutual funds, Palgrave MacMillan, Octobre 2006, en collaboration avec Radu Burlacu et Sonia Jimenez-Garces, “Stock market liberalization and information efficiency in emerging markets”, en collaboration avec Duc N’Guyen, 2006, Revue Banque et Marchés (**), septembre-octobre, 2006, n° 84, “Industry Specialization and Performance: A Study of Mutual Funds”*, en collaboration avec Radu Burlacu et Sonia Jimenez, Revue Finance (***), Décembre 2006, vol. 27, n° 2, p. 33-70, « *Une mesure améliorée de l’informativité des prix », en collaboration avec Radu Burlacu et Sonia Jimenez, revue Banque et Marchés (**), 2007, en cours de parution. Courriel : patrice.fontaine@upmf-grenoble.fr

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Marie-Laure GAVARD-PERRET, Agrégée des universités et docteur en sciences de gestion, est professeur à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble (UPMF, Grenoble 2). Elle est actuellement Vice-Présidente du conseil d’administration et responsable de la spécialité Recherche du Master Marketing de l’UPMF et anime également l'équipe de recherche en marketing au sein du laboratoire CERAG. Membre du comité de lecture de la revue Recherche et Applications en Marketing (RAM), membre du bureau de l’Association Française du Marketing (AFM) et vice-présidente « Communication » de cette même association, elle est l’auteur de divers articles et chapitres d’ouvrages relatifs notamment à la communication, au commerce électronique et à l’analyse de données qualitatives, en particulier textuelles. Rédactrice en chef du numéro spécial 2007 de la revue Recherche et Applications en Marketing (RAM) sur le thème des nouvelles formes de communication, elle a contribué, par ses publications, à montrer l’importance pour la communication des recherches relatives à l’image et à l’imagerie mentale. Son article de synthèse dans la revue RAM « L’image : supériorité et limites. Relations avec l’imagerie mentale et le langage verbal » a ouvert la voie, dès 1987, à divers travaux de recherche français sur ces thèmes en marketing, et un article dans RAM en 2003 (en collaboration avec Helme-Guizon) « L’imagerie mentale : un concept à (re)découvrir pour ses apports en marketing » est venu préciser l’utilité de ce concept pour le marketing. Son intérêt pour une meilleure compréhension des conditions d’efficacité des images s’est notamment traduit par un article dans RAM intitulé « « La Présence humaine dans l’image, facteur d’efficacité de la communication publicitaire ? Une expérimentation dans le domaine du tourisme ». Parmi les publications liées à ses autres axes privilégiés de recherche, on peut citer par exemple « Impact du commerce électronique sur les choix marketing » dans la revue Décisions Marketing en 2003 et « Énoncé ou énonciation? Deux objets différents de l'analyse lexicale en marketing » dans RAM en 1998 (en collaboration avec Moscarola). Couriel : marie-laure.gavard-perret@upmf-grenoble.fr

Isabelle GIRERD-POTIN, Maître de Conférences à l’IAE de Grenoble et membre du CERAG. Elle enseigne la finance et dirige le master 2e année « Finance d’Entreprise et des Marchés » de l’IAE de Grenoble. Ses thèmes de recherche sont les anomalies d’efficience, le chaos et les rentabilités boursières, la performance des fonds mutuels, la mesure du risque de portefeuille, l’investissement socialement responsable et les fonds éthiques. Les résultats en ont été publiés dans de nombreuses revues : Finance, Revue Économique, Analyse Financière, Banque et Marchés, Finance India, Journal of Financial Transformation… Elle est l’auteur de l’ouvrage Exercices de théorie financière et de gestion de portefeuille (avec Michel Dubois), De Boeck Université, 2000. Courriel : isabelle.girerd@iae-grenoble.fr

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Gilles GUIEU, Professeur des Universités à l’Université de la Méditerranée (AixMarseille II). Il est directeur de recherche au CERGAM – CRET-LOG à Aix-enProvence. Docteur en sciences de gestion de l’Université Pierre Mendès-France Grenoble 2, son activité de recherche porte en management stratégique sur les thématiques de la structuration de la discipline, des fusions et acquisitions et de la gouvernance. Il a notamment publié dans la Revue Française de Gestion, Management International, Finance Contrôle Stratégie. Il est également membre du Comité scientifique ou de lecture de plusieurs revues scientifiques (European Management Journal, Management International, M@n@gement, Revue Internationale PME, etc.). Ses enseignements portent essentiellement sur le management stratégique et les théories des organisations.

Agnès HELME-GUIZON, Maître de Conférences (HDR) en Sciences de Gestion à l’IAE de Grenoble (Université Pierre Mendès France) et est rattachée au CERAG (CNRS UMR 5820). Ses principaux axes de recherche sont l’imagerie mentale, le comportement du consommateur sur Internet, l’impact des stratégies de e-commerce (notamment de personnalisation), l’engagement psychosocial, l’immersion dans une expérience de consommation, le tempérament ainsi que les méthodologies de recherche qualitatives. Ils ont donné lieu à des publications notamment « L’imagerie mentale : Un concept à (re)découvrir pour ses apports en marketing » (avec Gavard-Perret M.-L.), Recherche et Applications en Marketing, 18, 4, p. 59-79, 2003 ; Le comportement du consommateur sur un site marchand est-il fondamentalement différent de son comportement en magasin ? Proposition d’un cadre d’étude de ses spécificités, Recherche et Applications en Marketing, 16, 3, numéro spécial sur le e-commerce, p. 25-38, 2001 ; « Favoriser l’achat et la fidélité des internautes : Les apports de la théorie psychosociale de l’engagement » (avec Amato S.), Décisions Marketing, 34, p. 53-66, 2004 ; « L’analyse de données textuelles avec Sphinx – Une application à la personnalisation sur Internet » (avec Gavard-Perret M.-L.) in Analyse Statistique de Données Textuelles en Sciences de Gestion – Concepts, Méthodes, Applications, coordonné par C. Gauzente et D. Peyrat-Guillard, avril 2007 ; Courriel : agnes.helme-guizon@upmf-grenoble.fr

Maître de Conférences à l’INPG et chercheur au CERAG. Ses centres d’intérêt concernent la finance de marché et plus précisément l’évaluation des actifs financiers en asymétrie informationnelle ainsi que la finance éthique. Sa thèse intitulée Information privée sur les marchés financiers : Une étude de la prime de risque dans un cadre général a reçu le prix de la meilleure thèse en finance décerné par la FNEGE et l’AFFI. Parmi ses publications on peut citer les articles suivants : “Information Transmission in Multi-Asset Securities Markets”, in The International Journal of Finance (2003) ; “The “Stock-Specific Return Variation”: A

Sonia JIMENEZ-GARCÈS,

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Measure of Price Informativeness or Information Asymmetry?” (avec R. Burlacu et P. Fontaine) in Research in Financial Economics (2005) ; « Les investisseurs paient pour l’éthique. Conviction ou prudence ? » (avec D. Dupré, I. Girerd-Potin et P. Louvet) in Banque et Marchés (2006) ; “Industry Specialization and Performance: A Study of Mutual Funds » (avec R. Burlacu et P. Fontaine) in Finance (2006). Courriel : sonia.jimenez@inpg.fr
JOLIBERT, Professeur Agrégé en sciences de gestion, enseignant de marketing à l’IAE, chercheur au CERAG et directeur du collège doctoral de l’université PMF. Ses centres d’intérêt concernent le comportement du consommateur, les techniques d’études de marché et la négociation commerciale. Il est l’auteur d’une quarantaine d’articles publiés sur ces thèmes dans des revues en langue française et anglaise. Parmi ses publications on peut noter les ouvrages suivants : Marketing Management : A Value Creation Process (avec P.-L. Dubois et H. Mühlbacher), Palgrave Mac Millan, 2007, Marketing Research : méthodes de recherche et d’études en marketing (avec Ph. Jourdan), Dunod, 2006, Le marketing (avec P.-L. Dubois) 4e édition, Economica, 2005, La part de marché : concepts, déterminants et utilisation (avec G. Hermet), Economica, 1995, La négociation commerciale (avec M. Tixier), ESF, 1988, Les grands auteurs en marketing (coordination) EMS, 2001. Courriel : alain.jolibert@upmf-grenoble.fr

Alain

Maître de conférences à l’IAE de Grenoble et à l’IAE d’Aix-enProvence. Elle enseigne la gestion des ressources humaines et le management des organisations dans le contexte des services et à l’international. Ses travaux portent sur la socialisation organisationnelle, l’intégration dans l’entreprise et sur des populations spécifiques telles que le personnel en contact avec la clientèle dans les services, les jeunes et les personnes innovantes dans l’entreprise. Quelques publications : « Vers une meilleure compréhension des processus d’intégration : Validation d’un modèle d’intégration proactive des nouveaux salaries », Revue de Gestion des Ressources Humaines, n° 56, Avril-Mai-Juin 2005, 19-35. Avec CHANAL, Valérie, DEFELIX, Christian, GALEY, Béatrice, « Les personnes innovantes dans les entreprises doivent-elles faire l’objet d’une GRH spécifique ? Une étude exploratoire », Gestion 2000, vol. 2, mars-avril 2005, 99-113. Recherches en comportement organisationnel : Contrat psychologique, Émotions au Travail, Socialisation Organisationnelle, Volume 1, Éditeurs Nathalie Delobbe, Olivier Herrbach, Delphine Lacaze, Karim Mignonac, De Boeck, octobre 2005. « La socialisation des nouveaux salariés dans l’entreprise : Un apprentissage interactif », La gestion des carrières : Enjeux et perspectives. Ouvrage collectif coordonné par S. Guerrero, J.-L. Cerdin, A. Roger, Vuibert (Coll. AGRH), 2004, 65-84. Courriel : Delphine.lacaze@iae-aix.com

Delphine LACAZE,

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Maître de Conférences en sciences de gestion à l’Université Pierre-Mendès-France, Grenoble 2. Il enseigne la gestion industrielle et de production, ainsi que le management de la chaîne logistique et ses systèmes d’information. Chercheur au Centre d’Études et de Recherches Appliquées à la Gestion (CERAG UMR, CNRS. 5820), ses travaux portent sur les relations interentreprises et les systèmes d’information de la chaîne logistique. Courriel : olivier.lavastre@iut2.upmf-grenoble.fr
Michel LE BERRE, Professeur des Universités à l’Université Pierre Mendès France, et au CERAG . Ses centres d’intérêt sont le droit des affaires, le droit du travail, la rétribution et la négociation collective et interpersonnelle. Parmi ses publications on peut noter les ouvrages suivants : La gestion des hommes dans l’entreprise : défis stratégiques et outils de gestion, (avec J.-C. Castagnos), PUG, 2003, Moderniser la gestion des hommes dans l’entreprise : de l’effet des technologies à l’usage de méthodes innovantes, (coord. avec M. Matmati), éd. Liaisons, 2005, 295 p. On peut citer les articles et chapitres dans des ouvrages suivants : « Le SMIC : un outil à effets managériaux complexes » (avec J.-C. Castagnos), in Allouche J. et alii (2006), Encyclopédie de GRH , Vuibert ; « Le concept de rétribution », in Peretti et Roussel (2000), Les rémunérations : politiques et pratiques pour les années 2000 (avec J.-C. Castagnos), éd Vuibert ; « Reconnaître les performances » (avec J.-C. Castagnos et M. Matmati), in Tous reconnus (sous la direction de J.-M. Peretti), Les Editions d’Organisation septembre 2005, p. 39-46. Courriel : michel.leberre@upmf-grenoble.fr

Olivier L AVASTRE ,

Marie-Anne L E D AIN , Maître de Conférences à l’INP Grenoble et au G-SCOP. Elle enseigne les bases de la mécanique déformable ainsi que la gestion des relations fournisseurs. Ses travaux de recherche portent sur l’intégration des fournisseurs dans les projets de développement de nouveau produit. Parmi ses principales publications, on peut noter l’article suivant : « Pilotage des partenariats client-fournisseur dans l’industrie » (avec R. Calvi), in Revue Française de Gestion Industrielle, vol. 19, n° 1, p. 5-15, 2000. On peut citer également les articles dans des ouvrages suivants : « Le partage de l’activité de conception entre un client et ses fournisseurs : quels modes de coordination adopter ? » (avec R. Calvi), in La Métamorphose des organisations : créer, innover, relier, L’Harmatan, 2003 ; « Évaluer la performance fournisseur », in Collection AFNOR, V-10-20, 2006 ; “How to Manage Preliminary Information exchanged with Suppliers in New Product Development ?” (avec E. Blanco), in Advances in Integrated Design and Manufacturing in Mechanical Engineering, Springer Verlag Eds. 2007. Courriel : marie-anne.le-dain@g-scop.inpg.fr

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LES AUTEURS

Humbert LESCA, Professeur agrégé des universités, docteur d’État en Sciences de Gestion, ancien élève de l’ENS de Cachan et professeur émérite à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble, membre du laboratoire CERAG CNRS UPMF. Il est l’un des pionniers de la Veille Stratégique en France et l’un de ses ouvrages a fait date en 1986, publié par McGraw-Hill. Son dernier ouvrage est : Veille Stratégique, la méthode L.E.Scanning®. Il dirige de nombreuses Recherches. Intervention en France et à l’étranger et est consultant en Veille Anticipative stratégique auprès de directions d’entreprise et d’organismes publics. Il a fait partie de la commission consultative présidée par Alain Juillet, Haut Responsable pour l’Intelligence Économique. Courriel : humbert.lesca@upmf-grenoble.fr Laboratoire d’appartenance : http://www.veille-strategique.org

Nicolas L ESCA , Maître de Conférences à l’UPMF et au CERAG. Ses centres d’intérêt sont le management des systèmes d’information, le management des connaissances, la veille stratégique et l’anticipation : Management, SI et connaissances tacites (coord), éd. Hermès, 2007, La veille anticipative, une autre approche de l’intelligence économique (avec M.-L. Caron-Fasan), éd. Hermès, 2006. Présent et futurs des systèmes d’information (coord. Avec M.-L. Caron-Fasan), éd. PUG, 2003. On peut citer les articles et chapitres dans les ouvrages suivants : « L’entreprise face à la contingence de son environnement » (avec N. Pasquet et A. Pellissier-Tanon), in Martinet A.C. (2007), Sciences du management : épistémique, pragmatique et anthropologie, éd. Vuibert ; « La veille » (avec M.-L. Caron-Fasan), in Akoka J. et Comyn-Wattiau I. (2006), Encyclopédie de l’informatique et des systèmes d’informations, éd. Vuibert. « La veille vue comme un système cybernétique » (avec M.-L. Caron-Fasan), Revue Finance Contrôle Stratégie, vol. 8, n° 4, 2005, p. 93-120. Courriel : nicolas.lesca@upmf-grenoble.fr

Pascal L OUVET , Professeur en finance à l’IAE de Grenoble et chercheur au CERAG. Il dirige le Master de finance de Grenoble. Ses enseignements et ses recherches portent sur la finance d’entreprise et la finance de marché. Dans ses diverses recherches, il aborde soit par la modélisation, soit par des études empiriques le comportement des cours boursiers, les décisions de financement des entreprises, les mécanismes de gouvernance des entreprises – en particulier, les modalités de la rémunération des dirigeants – et la prise en compte de l’éthique dans la décision financière. Ses articles ont été publiés dans des revues comme Journal of banking and finance, Finance, Banque et marchés, Journal de la Société statistique de Paris, Finance, Contrôle, Stratégie. Citons : “The day-of-the-week effect : the international evidence”, avec Michel Dubois Journal of banking and finance, vol. 20, n° 9, novembre 1996, p. 1463-84. « Gouvernement d’entreprise : un modèle de répartition de la valeur créée entre dirigeant et actionnaire », avec Ollivier Taramasco.

LES AUTEURS

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Finance Contrôle Stratégie, vol. 7, n° 1, mars 2004, p. 81-116. « La notation sociale explique-elle la rentabilité des portefeuilles éthiques », avec Isabelle Girerd et Denis Dupré et Sonia Jimenez, Banque et Marchés, n° 84, septembre-octobre 2006, p. 45-60. Courriel : pascal.louvet@iae-grenoble.fr
Didier RETOUR, Professeur des universités à l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Grenoble, Université Pierre Mendès France, membre du CERAG et Directeur du Centre d’Initiation à l’Enseignement Supérieur (CIES) de l’Académie de Grenoble. Il enseigne le management et la gestion des ressources humaines. Ses travaux de recherche portent principalement sur le management participatif et la gestion des compétences. Il a notamment publié récemment : « Les professionnels de la banque. Le cas des chargés de clientèle », Revue Française de Gestion, n° 168169, novembre-décembre 2006, p. 205-219 (avec la collaboration de Michel Dubois et Marc-Eric Bobiller-Chaumon), « Autonomie et décentralisation de la GRH », Encyclopédie des ressources humaines, Paris, Vuibert, 2006, 2e édition revue et modifiée, p. 263-268, « Les pôles de compétitivité, laboratoires d’innovation en ressources humaines ? », en collaboration avec Christian Defelix, Jean-Denis Culié, et Annick Valette, Revue française de gestion industrielle, vol. 25, n° 3, 2006, p. 69-86, « Gestion des compétences et formation au sein de l’entreprise », numéro spécial « la gestion des ressources humaines, Cahiers Français, n° 333, 2006, p. 76-81, La Documentation Française, (en collaboration avec M.T. Rapiau), « la délégation managériale : levier de la responsabilisation croissante » in La mobilisation des personnes au travail, (sous la direction de Michel Tremblay), Gestion, Collection « Racines du savoir », Montréal, 2006, p. 440-463 (en collaboration avec Thierry Picq), La compétence collective, maillon clé de la gestion des compétences, in Defelix C., Klasferd A., Oiry E., Nouveaux regards sur la gestion des compétences, Paris, Vuibert, 2006, p. 149-183 (en collaboration avec C. Krohmer). Courriel : didier.retour@iae-grenoble.fr

Alain RO G E R , Professeur des Universités à l’IAE de Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3. Il enseigne la gestion des ressources humaines et dirige le centre de recherche Magellan et l’équipe de recherche OREM (Organisation et Relation d’emploi). Ses centres d’intérêt sont la gestion des carrières, la gestion des experts, et le rôle de la fonction RH. Parmi ses publications récentes, on peut noter les ouvrages ou chapitres d’ouvrages suivants : La gestion des carrières, enjeux et perspectives (avec S. Guerrero et J.-L. Cerdin), Vuibert (2004) : édition et rédaction de deux chapitres sur Le plafonnement de carrière (avec Michel Tremblay) et La gestion de carrière des « professionnels » de Recherche et Développement (avec Pierre-Guy Hourquet) ; L’individu face au plafonnement de carrière (avec Marie-Ève Lapalme), Chapitre 9 dans Comportement organisationnel (Volume 2), A. El Akremi, S. Guerrero et J.-P. Neveu,

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LES AUTEURS

éd., De Boeck, 2006 ; Reconnaître les attentes des chercheurs (avec Pierre-Guy Hourquet), dans Tous reconnus, (Jean-Marie Peretti, éd.), Les Éditions d’Organisation, 2005 ; La fonction Ressources Humaines (avec Bernard Niglio), dans Encyclopédie des Ressources Humaines (José Allouche, éd.), Vuibert, 2003 ; Suivre les carrières de ses collaborateurs, chapitre dans Tous D.R.H (édité par J.-M. Peretti), Les Éditions d’Organisation, 2001 (2e éd.). Courriel : alain.roger@univ-lyon3.fr
Alain SPALANZANI,

Professeur en sciences de gestion à l’Université Pierre-MendèsFrance de Grenoble, France, où il assume les fonctions de Président. Il est coresponsable du Master « Management des Systèmes d’Information » et de la spécialité « Management et Systèmes d’Information de la Chaîne Logistique ». Membre du Centre d’Études et de Recherche Appliquées à la Gestion de Grenoble (CERAG UMR CNRS 5820), il est auteur de plusieurs ouvrages et articles portant sur la gestion de la qualité, la gestion industrielle et de la production et le supply chain management. Ses travaux actuels traitent de la collaboration inter-organisationnelle dans les entreprises en réseau. Publications récentes dans le domaine : « Absorbing Uncertainty within Supply Chains ». Revue IJPQM, Issue 4, Volume 2, 2007, (en collaboration avec Karine Evrard-Samuel). La gestion des chaînes logistiques multi-acteurs : perspectives stratégiques. Pug, mars 2007, (ouvrage coordonné collaboration avec Gilles Paché, Cretlog). « Les systèmes d’information de groupe ou groupwares : des fondements à la situation actuelle », in Encyclopédie des systèmes d’information. Vuibert, décembre 2006, (en collaboration avec Marc Favier). « Developping collaborative competencies in inter-enterprise collaboration ». Revue « International Journal of Information Technology and Management (IJITM)», Special Issue, Volume 7, n° 3, 2008, (en collaboration avec Karine Evrard-Samuel). Courriel : Alain.Spalanzani@upmf-grenoble.fr Professeur des Universités à l’ENSIMAG (INP Grenoble) et membre du CERAG. Ses centres d’intérêt sont la finance, l’économétrie financière, les systèmes d’information financiers. Parmi ses travaux on peut citer les articles suivants : « Analyse descriptive de la dépendance sérielle sur les rentabilités boursières » (avec Pascal Louvet) Finance, vol. 14, n° 1, p. 67-94, (1993) ; « Forecasting Chaotic Data: The Nearest Neighbourg » (avec Hervé Alexandre et Isabelle GirerdPotin) in Non linear Modelling of High Frequency Financial Time Series, C. Dunis & B. Zhou Eds, John Wiley, (1998) ; « Gouvernement d’entreprise : un modèle de répartition de la valeur créée entre dirigeant et actionnaire » (avec Pascal Louvet) Finance, Contrôle, Stratégie, vol. 7, n°1, mars 2004, p. 81-116. Courriel : Ollivier.Taramasco@imag.fr
Ollivier TARAMASCO,

LES AUTEURS

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Jacques TRAHAND, Professeur des Universités à l’IAE de Grenoble et au CERAG. Ses centres d’intérêt sont le management des systèmes d’information et le contrôle de gestion. Ses publications portent sur ces domaines notamment : Comptabilité de Gestion, Activités, Coûts, Répartition (en collaboration avec E. Cargnello-Charles et B. Morard) Presse Universitaires de Grenoble, 2000 ; Le travail en groupe à l’âge des réseaux, (en collaboration avec M. Favier, F. Coat et J.-C. Courbon), Éditeur Economica, 1998 ; Le travail en réseau – au-delà de l’organisation hiérarchique et des technologies de demain – (en collaboration avec Nicole Vardanega-Lachaud, Pierre-Jean Benghozi et Patrice Pollet), Édition L’Harmattan, 2003 ; Les systèmes d’information inter-organisationnels, contribution et cadre de recherche. (en collaboration avec S. Baile) Revue Systèmes d’Information et Management n° 2, vol. 4, 1999. Courriel : Jacques.Trahand@iae_grenoble.fr

Chapitre 1 MANAGEMENT STRATÉGIQUE

1.1. L’état de l’art et/ou le « cœur » de la sous discipline

Légitimation scientifique et communauté de chercheurs en management stratégique
JEAN-PIERRE BOISSIN JEAN-CLAUDE CASTAGNOS GILLES GUIEU
E LECTEUR doit savoir que, depuis plusieurs décennies, le domaine du management stratégique a fait l’objet de grands débats scientifiques sur son contenu et, donc, sa légitimité. C’est pourquoi il paraît nécessaire de rappeler ce qui constitue la communauté française de chercheurs afin de situer les travaux grenoblois. Ainsi, justifier ce qui paraît juste et raisonnable (la légitimation) en sorte de fonder une conséquence normative acceptée par le plus grand nombre (la légitimité), puis combiner ces déterminants avec les individus qui mènent l’action (la communauté scientifique) et ceux qui en sont les bénéficiaires (le corps social), fournit une représentation intelligible d’un système créateur de droits et d’obligations, voire de reproduction (Bourdieu, 1984, 1997). Le tableau 1 restitue les démarches opératoires et les responsabilités dévolues aux chercheurs à l’aide de ces quatre éléments distinctifs (Boissin, Castagnos, Guieu, 2002).

L

Les deux premiers (légitimité et légitimation) correspondent à une interrogation sur les fins pratiques poursuivies par un auteur ou un groupe de chercheurs dans le cadre d’une discipline ou d’un thème. Le contrôle concerne les résultats obtenus. Les deux autres éléments sont les déterminants et les acteurs de l’action. Le corps social est à la fois le commanditaire des activités de recherche (il les finance) et le réceptacle de la production scientifique. La communauté scientifique, elle-même subdivisée en champs disciplinaires, possède des présuppositions originales sur la nature des problèmes et le degré d’orthodoxie des méthodes de recherche faisant autorité.
Tableau 1. La régulation de l’activité scientifique
Les acteurs Considérations sur l’intentionnalité Le corps social La communauté scientifique

Légitimité

Soumission des scientifiques aux valeurs ambiantes (éthique, lois et règlements). Retombées pour la société du financement de la recherche (utilité économique et sociale). Doctrine de la justification ou de la dénonciation de principe d’une orientation de recherche

Examen des outputs de recherche par types de support (norme quantitative et qualitative de production). Utilisation de la scientométrie à des fins d’évaluation qualitative de la production scientifique. Étude des auteurs citants (logiques méthodiques) Étude des auteurs cités (perspective bibliométrique)

Légitimation

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JEAN-PIERRE BOISSIN, JEAN-CLAUDE CASTAGNOS, GILLES GUIEU

Il ressort du précédent tableau que quatre catégories d’investigations spécifiques sont susceptibles d’être menées. La première concerne le degré de concordance entre la production scientifique et les attentes de la société. Il s’agit d’un contrôle d’opportunité sur les orientations de la recherche et la nature de ses outputs, mais aussi d’un contrôle d’efficacité économique et sociale quant à l’utilisation des fonds alloués. Une deuxième catégorie d’investigation porte sur la pertinence des orientations de recherche vis-à-vis des attentes du corps social. Par exemple, les consommateurs peuvent rencontrer des difficultés pour faire valoir leurs besoins auprès des entreprises. De la même manière, les outils de travail et les micro-communautés scientifiques peuvent peser plus lourdement sur l’évolution scientifique que les attentes manifestées par le corps social. La troisième série de problèmes a trait à la valeur de la production scientifique. Depuis quelques années, la scientométrie1 (Callon et al, 1993) renforce la lisibilité de l’activité scientifique. Ces techniques d’analyse sont utilisables pour évaluer aussi bien les produits de l’activité de recherche (volume des publications, analyse des brevets d’invention, étudiants formés dans les troisièmes cycles d’études, etc.) que pour répondre aux questions de savoir quels sont l’utilité de la production (contrôle d’opportunité) et son coût (contrôle de l’efficience de l’action réalisée). Ainsi est-il possible d’identifier les points forts et les faiblesses d’une discipline, l’impact des soutiens financiers consentis notamment par la puissance publique (administrations centrales, régions, départements, etc.). Le dernier volet concerne le point de savoir comment une communauté scientifique impose ses pratiques scientifiques effectives. La légitimation d’un savoir situe le cœur des interrogations, d’une part, dans l’étude des procédures utilisées par les chercheurs, d’autre part, dans la mise en évidence des interactions présidant à la création et au développement de fronts de recherche autonomes. Une première doctrine se fortifie d’un discernement de l’action fondée sur l’absence de formalisme a priori, car il n’existe pas, en sciences sociales, des méthodes universelles bien définies. Les expressions multiples de la démarche scientifique doivent être décryptées en sorte de mettre en lumière le système de pensée, ses ancrages théoriques et méthodologiques. Le premier aspect de la légitimation interne consiste à fournir un éclairage sur la manière dont le chercheur rationalise les phénomènes étudiés ne serait-ce qu’en vertu de la nécessité pour la communauté scientifique de pouvoir juger des conclusions de l’analyse. La deuxième doctrine consiste à clarifier les tenants et aboutissants d’une discipline par l’analyse des bibliographies figurant
1

La scientométrie désigne un ensemble de travaux consacrés à l’analyse quantitative de l’activité de recherche scientifique et technique.

LÉGITIMATION SCIENTIFIQUE ET COMMUNAUTÉ DE CHERCHEURS EN MANAGEMENT STRATÉGIQUE

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dans les publications scientifiques. En effet, tout champ scientifique est la manifestation d’une logique collective qui transcende chaque auteur. Plus le niveau de maturation de la discipline est élevé, plus le discours scientifique revêt la forme d’un mouvement autonome surclassant les contributions individuelles au profit d’un ensemble sociocognitif. Ce corpus global est composé d’un enchevêtrement de réseaux difficilement discernables de prime abord, y compris par la plupart des membres de la communauté scientifique, en raison de la profusion mondiale des écrits. L’analyse bibliométrique est alors un moyen privilégié de réduire sensiblement l’opacité, de dévoiler la structuration d’un champ de recherche. Quels sont donc, dans cette lignée, les instruments susceptibles de faciliter le questionnement relatif à la légitimation interne d’une discipline ?

1. Quelques méthodes permettant de spécifier la légitimation interne d’une discipline
S’agissant d’une production dont les outputs de recherche revêtent la forme d’écrits (articles, ouvrages, etc.), deux sous ensembles de données sont identifiables. Le premier a trait aux auteurs (les citants) et l’environnement dans lequel ces personnes exercent leurs activités rédactionnelles. Le second concerne les noms figurant en bibliographie des écrits considérés (les cités). Ces personnes constituent une communauté de travail régie par des traditions intellectuelles.

1.1.- Les citants Le nom de l’auteur (ou des auteurs) ou bien le titre d’un document constitue l’information première la plus claire et la plus évidente pour répertorier un texte. Par-delà le rappel de cette banalité, maintes informations peuvent être extraites de l’examen des citants. Par application fine d’une grille de lecture (Castagnos, Boissin, Guieu, 1997), il est possible de mettre en lumière les traits distinctifs de la production scientifique. Par exemple, la nature du champ d’observation, le mode de collecte des données, les méthodes d’investigation, les objectifs poursuivis par l’auteur, les résultats obtenus, illustrent les informations essentielles pouvant être tirées de l’analyse documentaire. Les traits identitaires des citants et les caractéristiques de leur communauté de travail sont également symptomatiques des communautés scientifiques. Si bien que l’identité culturelle de l’auteur (formation reçue, traits de personnalité, statut professionnel, règles de promotion, etc.), les institutions (structure d’organisation, origine du financement, etc.) et le pays d’appartenance, constituent d’autres facteurs de différenciation de la production scientifique. Actuellement, une forte pression s’exerce en France pour que les chercheurs fassent preuve d’une plus grande rigueur dans la manière de signer et de désigner leur production scientifique. Ce qui est en jeu, c’est la légitimité vis-à-vis du corps social.

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Le regroupement d’universités a notamment pour objectif de favoriser une meilleure lisibilité internationale de la production scientifique française.

1.2. - Les cités L’analyse des références bibliographiques s’articule sur deux informations élémentaires : les citations et les cocitations.
Les citations constituent un usage naturel en science. En effet, tout domaine scientifique, toute discipline autonome, constitue le témoignage d’un regroupement de chercheurs spécialisés ou oscillant entre divers pôles de préoccupations comme c’est fréquemment le cas en sciences sociales. Leur présence dans un écrit fait souvent figure de références obligées à des répertoires antérieurs du même type. Il peut s’agir de renvois à d’autres articles ou à d’autres auteurs pour manifester des constantes d’usages, étayer une présomption, justifier une problématique, tabler un jeu d’hypothèses, motiver un traitement statistique, confirmer un résultat de recherche. Ainsi tout article scientifique traduit l’existence d’un faisceau d’influences et de dépendances. Car toute démarche scientifique s’inscrit dans une histoire et doit compter avec les conditionnements conscients ou inconscients d’une époque. Sonder l’ensemble des mobiles susceptibles de justifier le recours aux citations représenterait un exercice délicat. Parfois, le statut des citations semble plus relever des us et coutumes académiques, d’une volonté de marquer son appartenance à un champ disciplinaire, de renforcer l’écrit par une docte évocation de prédécesseurs que de situer d’éventuels apports au regard d’un ensemble de contributions reconnues. Les taux de recitations sont aussi évalués dans une optique de légitimité scientifique.

2. L’exemple de la recherche francophone en management stratégique
À titre d’exemple, nous nous proposons d’examiner la recherche francophone récente en stratégie au travers des conférences annuelles de l’Association Internationale de Management Stratégique (AIMS), lieu d’expression de la recherche en cours, où les communications soumises à une revue en double aveugle sont présentées. L’objectif est de contribuer à la structuration de la discipline, c’est-à-dire au processus de légitimation des acteurs opérant au sein de la communauté scientifique. En aucun cas il ne s’agit d’évaluer les membres de cette communauté.

2.1.- Les citants de l’AIMS Entre 1998 et 2004, 573 auteurs ont contribué aux avancées de la stratégie en présentant 662 communications aux conférences de l’AIMS (pour 940 contributions

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à travaux). La moyenne d’auteurs par communication s’établit à 1,4 et montre une augmentation sur la fin de la période : les travaux présentés à l’AIMS sont de plus en plus menés en collaborations. Les vingt principaux contributeurs représentent 12 % des signatures (tableau 1).
Tableau 2. Répartition des principaux contributeurs (AIMS 1998-2004)
Auteurs Barthélémy J. Boiral O. Reynaud E. Demil B. Le Roy F. Mounoud E. Bensebaa F. Boissin J.-P. Bourgeon L. Chanal V. Deschamps B. Detchessahar M. Geindre S. Grimand A. Honoré L. Meschi P.-X. Monin P. Mothe C. VandangeonDerumez I. Machat-Ayerbe C. Part des communications Laboratoires – Institutions Audencia Nantes, puis ESSEC FSA Université Laval Université de Caen et Euristik Lyon III IAE Lille ERFI – ISEM Montpellier I LST – Centrale Paris Université de Marne la Vallée CERAG – Grenoble II ESSEC IREGE Savoie, CERAG Grenoble II CERAG – Grenoble II LAGON – Nantes CERAG – Grenoble II Euristik – IAE Lyon III LAGON – Nantes Aix-Marseille II et Euromed Marseille EM Lyon Université Nanterre, IREGE Savoie IRG Paris XII RODIGE – UNSA Pays France Québec France France France France France France France France France France France France France France France France France France 109 Nombre de communications 7 7 7 6 6 6 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 % 12 Années des communications 98-99-03-04 00-01-02-03-04 98-99-00-01-02-0304 98-99-00-02-04 98-99-01-02-03-04 98-99-02-03-04 98-01-03-04 98-00-01-03 99-00-01 99-00-02-03-04 98-99-00-01 98-99-01-03 98-99-01-02 98-99-00-02-03 98-01-02 99-01-02-03-04 98-00-01-04 98-99-00-03-04 99-00-03-04 99-02-03-04

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Les principaux auteurs actifs sont de jeunes maîtres de conférences ou professeurs. Les conférences de l’AIMS constituent une scène privilégiée d’exposition sociale et cognitive par ces statuts intermédiaires, permettant une actualisation annuelle des travaux, par leur confrontation à des évaluateurs et un public jugés pertinent à ce moment de la carrière. On note par ailleurs une concentration de la production sur quelques institutions (laboratoires, universités ou grandes écoles) majoritairement françaises.

2.2.- Les cités en Management Stratégique Analysés sur sept années consécutives récentes, les référencements bibliographiques primordiaux de la recherche en stratégie sont assez stables (voir tableau 3). Les principaux auteurs cités, à savoir Porter, Mintzberg, Hamel et Prahalad notamment, figurent dans le palmarès de chaque conférence. Ils constituent donc pour toute la période les jalons de base de la recherche francophone en stratégie, des apports d’auteurs que White et McCain (1998) dénomment les références « canoniques » (canonical references). Dans leur analyse des changements intellectuels intervenus en stratégie entre 1994 et 2000, Ramos-Rodriguez et Ruiz-Navarro repèrent les auteurs suivants dans les bibliographies d’articles du Strategic Management Journal : Porter (1980 et 1985), Barney (1991), Wernerfelt (1994), Nelson et Winter (1982), Dierickx et Cool (1989), Williamson (1975), Penrose (1959), etc. (cf. Ramos-Rodriguez, RuizNavarro, 2004, p. 996). Cette comparaison met en lumière une assez grande similitude des auteurs cités dans les conférences de l’AIMS et dans la revue phare de la discipline (en particulier les références les plus citées, tableau 5), mais aussi la singularité du rassemblement francophone annuel. La recherche francophone revêt une dimension plus socio-organisationnelle, marquée par la présence de H. Mintzberg, J. March ou de K. Weick parmi les auteurs les plus fréquemment évoqués. Cette branche de la recherche est dévolue dans le monde anglo-saxon à d’autres associations disciplinaires comme EGOS ou EURAM en Europe ou l’Academy of Management aux États-Unis.

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Tableau 3. Principales références par période d’évolution de la discipline

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JEAN-PIERRE BOISSIN, JEAN-CLAUDE CASTAGNOS, GILLES GUIEU

Les spécialistes francophones de la stratégie occupent une place non négligeable, preuve de l’activisme scientifique de cette communauté. G. Koenig, A.-C. Martinet, M. Marchesnay, A. David, P.-A. Julien, A. Hatchuel, C. Midler, A. Desreumaux, sont des auteurs fondamentaux, présents de façon transversale dans les bibliographies récentes. Ils constituent des sources essentielles à la dimension organisationnelle du management stratégique. Il est possible de connaître le dynamisme d’une discipline par simple examen des dates de parution des écrits cités. Trop anciens, ils dénotent une discipline assoupie. Seulement récents, ces documents annoncent une science sans historicité conceptuelle. Parmi les 25008 publications recensées dans cette investigation, références anciennes et récentes se complètent. Ainsi, la discipline est à la fois ancrée dans une histoire, c’est-à-dire dans des lectures et des concepts fondamentaux, mais également friande d’intégration rapide des avancées récentes, ce qui traduit une circulation importante des auteurs et des idées. Les principales références de chaque période significative sont présentées aux tableaux 3 et 4. Perspectives L’étude des auteurs cités est utile pour identifier les fondements d’une discipline, les articulations intra et interdisciplinaires. En revanche de tels inventaires ne permettent pas d’identifier les clivages entre paradigmes ou encore l’actualité d’une thématique. La méthode des cocitations impose alors sa supériorité. Le mot cocitation désigne une association répétée, singulière, entre noms d’auteurs cités en bibliographie d’un écrit. Cette méthode d’analyse participe de la conviction réaliste selon laquelle la présence répétée, dans plusieurs articles, d’auteurs cités simultanément (plus précisément par paire) est significative de l’existence de complémentarité de points de vue à l’origine de fondements scientifiques majeurs. Ainsi s’identifieraient les publications majeures et scientifiquement apparentées. Dans cette perspective, un dépouillement simple de données consiste à focaliser l’attention sur les auteurs les plus fréquemment cités. L’indice d’inclusion (Callon, Law, Rip, 1986) rapporte le nombre de cooccurrences (Rij) de deux auteurs (i et j) dans les bibliographies à l’occurrence la plus faible de l’un des deux auteurs (i ou j). En d’autres mots, un tel indice signale la probabilité conditionnelle de trouver un auteur (i) dans une bibliographie quand un autre est cité. Ainsi peut-on obtenir l’arbre des cocitations, c’est-à-dire, un éclairage structuré des auteurs les plus fréquemment cités (Boissin, Castagnos, Guieu, 2001). L’analyse des cocitations fait l’objet d’un travail spécifique (AIMS, 2007).

LÉGITIMATION SCIENTIFIQUE ET COMMUNAUTÉ DE CHERCHEURS EN MANAGEMENT STRATÉGIQUE

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Tableau 4. Palmarès des vingt-cinq principaux auteurs cités Conférences de l’AIMS (1998-2004)

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JEAN-PIERRE BOISSIN, JEAN-CLAUDE CASTAGNOS, GILLES GUIEU

Les précédents travaux sur la stratégie entrevue comme discipline scientifique constituent un exemple d’apport grenoblois dans les débats épistémologiques. Les dimensions socio cognitives et les relations dialogiques sont appréhendées sous des angles complémentaires par d’autres chercheurs grenoblois. Par exemple, M.-J. Avenier multiplie les interrogations théoriques en relation avec des pratiques concrètes. Son chapitre sur Management stratégique et Pensée complexe donne à voir sur un cas concret d’entreprise une manière originale de concevoir et de mettre en œuvre le management stratégique d’une organisation en référence à diverses notions de la Pensée complexe. Il ne s’agit évidemment pas de tirer de l’étude de ce cas des préconisations à portée universelle, mais des repères destinés à susciter la réflexion et l’action créative de responsables d’organisations.
Tableau 5. Palmarès des références bibliographiques les plus cités – % communications citant (en italique, les références francophones)
Références Wernerfelt-84 Barney-91 Porter-80 Crozier-Friedberg-77 Weick-95 Williamson-85 Einsenhardt-89 Koenig-96 March-91 Prahalad-Hamel-90 Nelson-Winter-82 Weick-79 Penrose-59 Cyert-March-63 Grant-91 Williamson-75 Pfeffer-Salancik-78 Nonaka-94 Nb. 84 79 74 71 69 67 62 62 62 62 60 60 58 56 56 53 52 49 % 11,0% 10,3% 9,7% 9,3% 9,0% 8,7% 8,1% 8,1% 8,1% 8,1% 7,8% 7,8% 7,6% 7,3% 7,3% 6,9% 6,8% 6,4% Références Wacheux-96 Hamel-91 Dierickx-Cool-89 Granovetter-85 Yin-94 Teece-Pisano-Shuen-97 Hamel-Prahalad-94 Porter-85 Williamson-91 Barney-86 Mintzberg-94 Amit-Schoemaker-93 Hatchuel-94 Daft-Weick-84 Glaser-Strauss-67 Martinet-84 Mintzberg-82 Nonaka-Takeuchi-95 Nb. 47 44 43 43 42 41 40 40 40 39 39 38 36 35 35 35 35 35 % 6,1% 5,7% 5,6% 5,6% 5,5% 5,4% 5,2% 5,2% 5,2% 5,1% 5,1% 5,0% 4,7% 4,6% 4,6% 4,6% 4,6% 4,6%

Un autre gisement important de la recherche grenobloise en management stratégique concerne l’étude des phénomènes entrepreneuriaux menée à partir de l’hypothèse vraisemblable selon laquelle les démarches volontaristes ne relèvent pas seulement de l’inné mais aussi de l’acquis. Deux chapitres illustrent l’importance des travaux grenoblois en ce domaine. En premier lieu, Alain Fayolle propose une

LÉGITIMATION SCIENTIFIQUE ET COMMUNAUTÉ DE CHERCHEURS EN MANAGEMENT STRATÉGIQUE

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investigation exploratoire sur les objectifs, le contenu et les méthodes didactiques propices à la formation entrepreneuriale. En second lieu, J.-P. Boissin et S. Emin utilisent un modèle de prédiction des comportements en sorte de répondre à la question provocante de savoir s’il existe chez les femmes une moindre propension que chez les hommes à l’égard de la création ou de la reprise d’entreprise et, plus largement, à l’endroit des projets réels de création d’activités professionnelles. Si besoin était, le lecteur trouvera confirmation du poids de l’acquis mais aussi de l’existence d’une part de déterminisme dans les aventures humaines. Bibliographie Boissin J.-P., Castagnos J.-C., Guieu, G. (2001), « Ordre et désordre de la pensée stratégique », sous la coordination de A-C. Martinet, in Management stratégique : actualités et futurs de la recherche, Paris, Vuibert. Boissin J.-P., Castagnos J.-C., Guieu G (2002), « La légitimation scientifique : données du problème et instrumentation », revue Sciences de la Société, n° 55, p. 171-186. Bourdieu, P. (1984) Homo Academicus, Paris, éditions de Minuit. Bourdieu, P. (1997), Méditations pascaliennes. Paris, Seuil. Callon M., J.-P. Courtial, H Penan (1993), La scientométrie. Paris, Que sais-je ?, PUF. Callon, M., J. Law et A. Rip (éd.) (1986), Mapping the Dynamics of Science and Technology, Londres : Macmillan. Castagnos J.-C., Boissin J.-P., Guieu G. (1997), « Revues francophones et recherche en stratégie », Économies et Sociétés, n° 7-8, série Sciences de Gestion (n° 23), 1997, p. 37-73. Courtial J.-P. (1990), Introduction à la scientométrie, Paris, Anthropos-Economica. Déry, R. (1997), « Topographie épistémologique du champ de recherche en stratégie d’entreprise », Management International, vol. 2, n° 1, p. 11-18. Latour, B. (1989), La science en action, Paris, La Découverte. Martinet, A.-C. (1997), « Pensée stratégique et rationalités : un examen épistémologique », Management International, vol. 2, n° 1, p. 67-76. Ramos-Rodriguez, A.-R. et J. Ruiz-Navarro (2004), “Changes in the intellectual structure of strategic management research”: A bibliometric study of the Strategic Management Journal, 1980-2000, Strategic Management Journal, vol. 25, p. 981-1004. White DH, McCain KW. (1998), “Visualizing a discipline: an author co-citation analysis of information science 1972-1995”, Journal of the American Society for Information Science 49: 327–355.

1.2. Exemples et perspectives de recherche

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