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Symptôme de l'enfant

De
150 pages
Cette recherche sur le symptôme et plus particulièrement sur le symptôme de l'enfant prend appui sur l'expérience clinique de l'auteur. La présentation de quelques morceaux choisis issus de rencontres cliniques avec des familles et des enfants permet d'approcher différentes versions du symptôme de l'enfant ou de l'enfant symptôme témoignant d'une vérité particulière, de l'articulation du sujet au « vivre ensemble » et de la possibilité d'une psychanalyse.
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SYMPTÔME DE L’ENFANT
Frédérique F. BERGERENFANT SYMPTÔME
Cet ouvrage est le témoignage d’un travail d’enseignement et de recherche
sur le symptôme et plus particulièrement sur le symptôme de l’enfant
prenant appui sur l’expérience clinique de l’auteur dans différents pays
au cours de ces dernières années. Au point d’intersection entre lien
symbolique et lien social, le symptôme de l’enfant ne cesse d’interroger SYMPTÔME DE L’ENFANT
les cliniciens et d’ouvrir de nouvelles perspectives de réfexion et de
recherche. Aujourd’hui, plus que jamais, l’approche du symptôme telle ENFANT SYMPTÔMEque la propose la psychanalyse freudienne et lacanienne permet de se
démarquer du discours commun de ce siècle et d’aller vers une rencontre
authentique du sujet. Dans ce mouvement de transmission et de création
propre à la pratique analytique, éléments théoriques et cliniques sont
entrecroisés afn de situer le tissage marquant l’histoire de chaque enfant
au sein de sa constellation familiale et de la société qui l’accueille.
La présentation de quelques morceaux choisis issus de rencontres
cliniques avec des familles et des enfants permet d’approcher différentes
versions du symptôme de l’enfant ou de l’enfant symptôme témoignant
d’une vérité particulière, de l’articulation du sujet au « vivre ensemble »
et de la possibilité d’une psychanalyse.
Frédérique F. Berger est psychanalyste à Montferrier sur Lez
(Montpellier Agglomération), docteur en psychologie (HDR), elle est
chercheur associé au Centre de Recherches Interdisciplinaires en
Sciences Humaines et Sociales de Montpellier - CRISES (EA 4424)
de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, membre du Séminaire
Inter-Universitaire Européen d’Enseignement et de Recherche de la
Psychanalyse et de la Psychopathologie (SIUEERPP), de l’Association
de Psychanalyse Jacques Lacan (APJL) et de l’Association Lacanienne
Internationale (ALI).
Marie Jean-Sauret est psychanalyste à Toulouse, professeur émérite de
psychopathologie clinique à l’université Toulouse 2 – Jean Jaurès, site
du Mirail, Laboratoire de Clinique Psychanalytique et Interculturelle
- LCPI (EA 4591), il est membre du Séminaire Inter-Universitaire
Européen d’Enseignement et de Recherche de la Psychanalyse et de
Préface du professeur Marie-Jean Sauretla Psychopathologie (SIUEERPP) et co-fondateur de l’Association de
Psychanalyse Jacques Lacan (APJL).
EPÉtudes psychanalytiques Études psychanalytiques
Photographie de couverture :
« Lignes et empreintes du temps »
La Citadelle de Hué, 2005, Frédérique F. Berger.
ISBN : 978-2-343-04673-0
15,50 e
SYMPTÔME DE L’ENFANT ENFANT SYMPTÔME Frédérique F. BERGER







Symptôme de l’enfant
Enfant symptôme

Études Psychanalytiques
Collection dirigée par Alain Brun et Joël Bernat

La collection Etudes Psychanalytiques veut proposer un pas
de côté et non de plus, en invitant tous ceux que la praxis
(théorie et pratique) pousse à écrire, ce, « hors chapelle »,
« hors école », dans la psychanalyse.

Dernières parutions

Soti GRIVA, Crimes en Psychothérapie. A-Voros, 2014.
Jacques PONNIER, Adler avec Freud. Repenser le sexuel,
l’amour et le souci de soi, 2014.
Laurence KAPLAN DREYFUS, Encore vivre : À l’écoute des
récits de la Shoah. La psychanalyse face à l’effacement des
noms, 2014.
Stoïan STOÏANOFF-NENOFF, Freudaines, 2014.
Francine Hélène SAMAK, De Freud à Erickson. L’hypnose
revisitée par la psychanalyse, 2014.
Christiane ANGLÉS MOUNOUD, Aimer = jouir, l’équation
impossible ?, 2014.
Christophe SOLIOZ, Psychanalyse engagée : entre dissidence
et orthodoxie, 2014.
Mina BOURAS, Elle mange rien, 2014.
Vanessa BRASSIER, Le ravage du lien maternel, 2013.
Christian FUCHS, Il n’y a pas de rapport homosexuel, ou de
l’homosexualité comme générique de l’intrusion, 2013.
Thomas GINDELE, Le Moïse de Freud au-delà des religions et
des nations. Déchiffrage d’une énigme, 2013.
Touria MIGNOTTE, La cruauté. Le corps du vide, 2013.
Pierre POISSON, Traitement actuel de la souffrance psychique
et atteinte à la dignité. « Bien n’être » et déshumanisation,
2013.
Gérard GASQUET, Lacan poète du réel, 2012.
Audrey LAVEST-BONNARD, L’acte créateur. Schönberg et
Picasso. Essai de psychanalyse appliquée, 2012.
Gabrielle RUBIN, Ces fantasmes qui mènent le monde, 2012.
Michel CONSTANTOPOULOS, Qu’est-ce qu’être un père ?,
2012.
Marie-Claude THOMAS, L’autisme et les langues, 2011. Frédérique F. Berger




Symptôme de l’enfant
Enfant symptôme


Préface du professeur Marie-Jean Sauret

















































© L'HARMATTAN, 2014
5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04673-0
EAN : 9782343046730









En hommage à Claude-Guy Bruère-Dawson
Professeur émérite des universités
Psychanalyste

Qu’il trouve ici la marque de ma profonde gratitude pour m’avoir
ouvert le chemin de la psychanalyse à travers ses enseignements.









À Jérémy, Natalia et Claire.









Naguère en ces retrouvailles des nuits exilées
S’élevait cette langue aux sonorités voilées
À la poésie oubliée de l’errance inexpliquée.
Langue du Jadis de larmes et de sangs mêlés
De déchirements cachés d’une mort annoncée
De l’Avent originel refoulé.
Langue de l’enfance à d’autres langues tissée
Entendues au-delà et en deçà des mots
L’histoire qui succède y est tressée. Préface
De la psychanalyse, du symptôme et de l’enfant
Il est urgent que de plus en plus de psychanalystes
s’expliquent avec la psychanalyse, maintiennent sa présence
dans le « vivre ensemble », exposent sa visée, décrivent sa
clinique… L’urgence est celle d’une course contre la montre
devant la montée en puissance de modèles déterministes de
l’humain : ces derniers tentent de convaincre nos
contemporains qu’un enfant est le pur résultat de ses
déterminations biologiques, psychologiques et sociales, que
les tendances perceptibles chez lui à douze ans disent
éventuellement le délinquant qu’il sera à vingt…
Une idéologie pernicieuse, le scientisme, nourrit le faux
espoir que la science explique tout, que les individus que
nous sommes comprendront tout, que le néo-libéralisme
fabriquera tout et que nous jouirons de tout. Dans ce
monde-là, n’est plus reconnu que le pouvoir d’une
technoéconomie qui promet de nous guérir de tout manque. Du
coup, les fonctions traditionnelles de l’autorité et du désir,
celles avec laquelle le névrosé cher à Freud cherchait à se
débrouiller, sont contestées. Il n’est qu’à évoquer, les projets
de fichage des élèves, la loi, le décret et le cahier des charges
relatifs à la règlementation de la profession de
psychothérapeute, les réformes de l’institution hospitalière,
ainsi que les réactions suscitées par ces politiques avec les
mouvements actuels de « Pas de zéro de conduite »,
« Sauvons la clinique », « Sauvons l’hôpital » : et nous aurons
une idée du contexte dans lequel survient l’ouvrage de
Frédérique F. Berger. Les informations qui percent (été
2014) relativement à la prochaine loi de santé promettent
pire avec la mise à l’écart des psychologues qui ne seraient
pas des auxiliaires du médecin.
Les Lumières ont permis de distinguer les deux questions
essentielles avec lesquelles chacun est aux prises :


Symptôme de l’enfant / Enfant symptôme 14
respectivement, comment fonctionnent le monde et les choses, et quel
sens ont le monde et les choses et chacun ? La science a pris en
charge la première et l’explication requise comme solution ;
mais elle a disqualifié les ontologies qui, jusque-là,
s’occupaient du sens appelé par la seconde question. Cette
division du sujet moderne, entre explication et sens, est ce
qu’oublient ceux qui travaillent à la résorption de la
psychanalyse dans la science. Par exemple, ils considèrent
que le fonctionnement du sujet qui cherche par association à
dire ce qu’il est, est le même que le fonctionnement
neuronique du cerveau. Et, en vertu de cette analogie, ils
tentent de marier la psychanalyse avec les neurosciences,
cherchant alors dans le cerveau (ou les gènes) le secret de
l’identification de chacun. C’est oublier un peu vite
qu’aucune explication du cerveau, aucun mécanisme – même
psychanalytique de la pensée – ne répond à la question
ontologique que se pose chacun : « Que suis-je ? » C’est
oublier encore que la psychanalyse, pour Freud, est d’abord
un dispositif offert à celui qui veut tirer les conclusions du
fait qu’il est un être parlant : la théorie des mécanismes
psychiques fabriquée à partir de cette expérience ne vaut
qu’au regard de la solution que chacun conforte alors ou
réinvente pour habiter le monde.
Nous pourrions soutenir que chaque sujet est une
objection à toute théorie qui vaudrait pour tous. Le privilège
de l’humain est sans conteste la parole : soit la mise en acte,
par un sujet, du pouvoir de symbolisation dans une langue.
Cet acte est impossible à collectiviser : nul ne peut parler à la
place de quelqu’un sans devoir le faire taire. Aussi précises
soient les lois du langage, celui qui parle subvertit, réinvente,
la langue qu’il emprunte. De sorte que l’on mesure la
difficulté d’une définition scientifique de l’humain : elle doit
inclure le fait que chacun qui composerait l’ensemble qui
obéirait à cette définition est une exception !
Disons-le ici encore, il n’est pas scientifique d’essayer
d’étudier cette singularité, cette exceptionnalité, par des