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Je m'en rappelle comme si...

De
176 pages
Comment fonctionne notre mémoire ? Tout ce que nous vivons est enregistré puis stocké, si nécessaire, pour pouvoir être restitué à la demande. Ce stock constitue nos souvenirs. Mais pourquoi certains de ces souvenirs nous reviennent-ils régulièrement à l'esprit sans avoir été sollicités ? Pourquoi toujours les mêmes se présentent-ils spontanément pour illustrer ou justifier nos goûts, nos opinions ou nos décisions ? Est-ce leur charge émotionnelle qui les fait ainsi revenir en priorité ? Ou d'autres raisons ? Richement illustré par des souvenirs personnels, le présent ouvrage tente de répondre à ces questions.
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Je m’en rappelle comme si…
Jacques DIAMENT
 eémonrt)eJ.omrien re mlle appe
 
 
 
    
 
  
JE M’EN RAPPELLE
COMME SI…
     
 
  
  Du même auteur aux Éditions L’Harmattan :
Les « Cafés de Philosophie » Une forme inédite de socialisation par la philosophie  Fluide Glacial, Gotlib… et moi
 
                            © L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-336-00563-8 EAN : 9782336005638
 
Jacques D IAMENT      
JE M’EN RAPPELLE COMME SI…                      
    
     
 
     Oui, je sais, on ne doit pas dire "je m'en  rappelle" , mais "je me le  rappelle" . Ou alors "je m'en souviens" . Mais à l'école maternelle et dans les rues du quartier populaire de la Goutte d'Or à Paris, où je suis né et où j'ai appris le français, on ne disait pas "je ne m'en souviens plus" mais "m'en rappelle pus" . Pour la plupart, nous étions enfants de travailleurs immigrés, polonais, roumains, arméniens, italiens, espagnols et nos parents ne pratiquaient pas, ou très mal, le français. Le parler de la rue était donc notre langue. Et depuis j'ai difficilement pu me résoudre à dire " je m'en souviens " . J'ai le sentiment que cela me ferait dans la bouche, comme un bonbon trop sucré. Je ne peux donc, pour cette faute délibérée, que solliciter l'indulgence des puristes de la langue. Donc :  Je m'en rappelle comme si
 
    
 INTRODUCTION 
  comme si c'était hier. Même si cela date de plus d'un demi-siècle. De toute façon cela ne change rien à la vivacité des scènes que me rediffuse ma mémoire. Les couleurs en sont peut-être un peu délavées et le son légèrement étouffé, mais l'animation me paraît toujours excellente et je ne remarque jamais de différences entre la dernière diffusion et les précédentes. J'ai beau m'être repassé le même souvenir de très nombreuses fois au cours de mon existence, ce sont bien, en apparence, toujours les mêmes images qui me reviennent à l'esprit. Par contre, je ne me risquerais pas à garantir la fidélité de reproduction de ces scènes, par rapport à ce qui a pu se passer en réalité. Je pense que, s'il y a eu une erreur, c'est dès l'enregistrement du départ qu'elle s'est produite; peut-être parce que j'ai mal vu, ou mal entendu, ou parce que je n'étais pas parfaitement synchronisé avec la réalité de ce moment-là.  Quoi qu'il en soit, un souvenir, même éventuellement faux, m'apparaît plus vivant que la réalité, car celle-ci n'a qu'une existence fugace. Chaque instant ne passe qu'une seule fois, très vite; alors que le souvenir de cet instant, on peut le visionner autant de fois qu'on le désire, on peut le déguster à loisir, se le faire rouler dans la tête, revenir en
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