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Journal d'un psy rebelle

De
271 pages
Cet ouvrage recueille les confidences de Julien Lélan qui fut passionné de rencontres, de voyages, de découvertes, depuis son plus jeune âge, cherchant sans relâche à quoi nos vies futures pourraient bien donner forme. Il regimbe contre la maladie, la mort, l'ingratitude, l'esprit franchement sectaire des psys fascinés par des gourous dont l'idéologie flatte une jeunesse individualiste, carriériste et sans idéaux solidaires. Le temps des clémentines est une époque nouvelle possible, marquée de révolte, d'espoir et d'utopie.
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« Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est, à lui seul, une vie. » Sénèque

« Je considère que le temps mûrit toute chose. Grâce au temps certaines choses deviennent évidence : le temps est père de toute vérité. » François Rabelais

Chapitre 1

LA BEAUTE DU GRAIN
Toute proche, la mort donne aux exaltés une énergie fabuleuse. Julien Lélan faisait partie de ces êtres excessifs en tout, que seules exaltent, par nature, la griserie et la ne présentait à ses yeux aucun intérêt. voyages, les rencontres, les amours, la révolte, et ses combats étaient multiples. er une vérité qui ne se dit pas r la lutte héroïque des siens - de témoigner des révoltes et des chimères de sa génération, -rois attendant son trépas. Il se devait de défendre la cause de notre pauvre planète, affamés qui, dans ce

toutes ses passions. Gabriel Garcia annoncée. Marquez :

fallait ôter, sans délai, les mélanomes proliférant sur son torse, son dos, ses jambes, son cou, bref un peu partout : 9

installée de longue date, à une époque où personne ne parlait de « capital soleil ». Deux exérèses furent

des mélanomes. Julien Lélan prit tous les jours, les rendez-vous nécessaires car les grains de saleté hospitalisation, il contempla une jolie photo de lui à dix ans avec son père, Capitale et sa seconde épouse Briffaud, sur une plage en Italie, près du lac de Garde. nommait des grains il de beauté main. Suivirent scanners, IRM, analyses histologiques et, bien sûr, exérèses toutes les trois semaines, nécessaires à son maintien en vie. Julien se sentait, de mois en mois, ficelé comme un rosbif de supermarché. Il se mit à écrire un roman, en espérant survivre à ce livre. Le titre choisi était Au-delà des neiges noires. Julien espérait, à sa façon, lutter contre un mal qui, de toute manière, aurait un jour sa ballants, cette mort annoncée sans pouvoir en faire ne serait-ce ar nature, le sens de la reddition ni le goût des ténèbres. Sa fille Jenny, son fils John ne venaient pas le voir. Un an passa, puis deux, puis trois. En revanche, sa fille puînée, Naïs, venait le consoler en apportant une douceur dont il raffolait : des clémentines. Entre deux hospitalisations, Julien allait voir Briffaud, sa vie de résistante. Julien éprouvait dans son corps à quel point les cellules de la peau ne font pas bon ménage avec 10

la mode. Il avait lui-même choisi - avec beaucoup de gens de sa génération - cette vanité typiquement « blanche », consistant à vouloir, coûte que coûte, revenir de vacances non pas acajou, mais si possible « noir ». Le complexe des blancs ! ation. Réfléchissons du conditionnement. Nous sommes la proie des

t-il ? On se précipite en masse vers le sud avec une

griller.

r savoir comment sont les autres, tout en sirotant

féminins qui prospèrent sur ce thème en louant, à tout va, lavabo. Psychologiquement, on est moins taciturne quand un visage hâlé nous est renvoyé par la glace. Certains « préparent par soucis du « look ». On veut revenir doré, avec bien seront « verts ement du soleil, au chatouillement de ses rayons et non aux radiations mordantes qui nous conduisent à voir des 11

horreurs en cancérologie. Le conditionnement est collectif et solsticien. Voilà. Beaucoup, comme Icare, brûlent bien plus que leurs ailes. Telle est la fâcheuse légèreté, malgré les actuelles campagnes de prévention autrefois, des conduites soumises aux réelles -il passé, donc, avec ces grains de beauté que les Latins nommaient « lentilles » et dont le dérivé de lentis se nomme lentigo ou parfois lentigine ? Au départ, Julien rocking-chair psychanalytique pour une raison simple : il vons vents. Il formes de conscience, de fonctionnements encéphaliques, croyances, toutes plus extravagantes les unes que les autres, : celle Cela dit, Il était parti en Hongrie, non pas se faire dorer sur les rives du Balaton, mais chercher les Ecrits de Budapest. officialisées, comme ça avait été le cas en Chine ou au Japon. Julien écrivit pour Le Monde un des premiers articles sur ital de Luoshan près de Chengdu, par le médecin-chef le Dr Feng. Au Japon, Julien rencontra le professeur Takashi Takamizu, au Kyoto University Hospital, à propos clim jaunissait ses chemises. En outre, Julien fut 12

longtemps harcelé par le soleil des Antilles où certains de ses collègues travaillaient, Martinique, Guadeloupe, SaintMartin et surtout la Réunion où il animait des séminaires, invité par son ami Jean-François Reverzy. Il découvrait la problématique « no futur » des ethnies de Guyane, grâce à University milieu du ciel, du matin En Afrique, en Indonésie, en Amérique du Sud et notamment au Venezuela, il avait découvert des maladies inconnues et parfois impressionnantes comme le koro dans pays où règne une famine endémique. Les traitements chamaniques excitaient aussi sa curiosité. Julien ne se protégeait pas assez des rayons du soleil. Au Sri Lanka, il ient pas étrangers à psychiatrique de la Havane. Julien découvrit la Santoria, projectifs à des patients Marquisiens et Tahitiens à iène mentale de Vaïami à Tahiti ; et au Kenya, il avait rencontré des Bush doctors à Nairobi et à Massaï Mara. Contempler quelques sunset ne lui paraissait pas incompatible avec ses rencontres professionnelles en Inde, au Népal, en Chine et bien moins encore au pays du Soleil L puisse augurer ses récents soucis de santé. Le soleil alla Il 13

t sinon plus riche, du moins pas aussi rigide que le cartésianisme et le positivisme qui guident nos pensées En Inde, une collègue lui fit entrevoir tous les génies de notre entendement. Il partit en Chine mais par engagement, comme on part en mission. De fait, le soleil côtoie plus la misère, la faim et la pauvreté que les riches contrées nordiques et froides RDA, où pendant trois années consécutives, il avait accompagné des séjours linguistiques en tant que directeur -être, du ent pas spécialement bien nantis, les Inuits étant de plus en plus assistés. Les erreurs graves de Julien eurent lieu en Tunisie, au Maroc, au Sénégal et aux Bahamas où on le trouva plusieurs fois affalé à plat ventre sur le sable. Il lui arrivait souvent de traînasser sur les plages sans se rendre compte muerta annunciada de Gabriel Garcia Marquez. Il beaucoup enrichi, sans pour autant pouvoir jamais être à la hauteur des aventures strictement hexagonales de Capital et de Briffaud. Mais il avait décidé, son cancer, de congédier le soleil et de partir aux Pôles : une ruse, certes, dérisoire, comme pour tenter de gagner

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aire la course aux souvenirs : les visions aussi radiothérapie pour ceux qui, comme lui, étaient là. Il regarda, un jour, dans un reflet de vitre et vit un homme au visage osseux et fatigué, aux paupières lourdes, au crâne chauve et luisant comme un lampadaire, beuglant sa douleur contre les métastases dans un tohu-bohu de blouses blanches, de brancards de seringues et de perfusions. basculer, alors on enserre la vie bien autrement. Julien, depuis longtemps, était fasciné par Alexandre Jardin et complètement différentes, du temps qui passe est palpable dans beaucoup des livres Julien avait écrit une petite histoire intitulée Libre air dans un recueil collectif, dix ans auparavant, pour soutenir justement les libraires, la première fois dans un texte intitulée Librairies, corps et âmes E il elle devait certainement avoir connu quelque : « La vie est longue phrase était, pour Julien, une énigme. Il avait adressé à Amélie Nothomb un petit livre avec un mot, dans le but de répondeur était celui-ci : 15

« livre. Je suis très très flattée et touchée. Vraiment vous me

nous nous rencontrerons pour Julien Lélan. Au revoir. »

la vie qui est longue,

A trente-quatre ans à peine, Amélie Nothomb avait déjà écrit sein que, telle une écolière par an. Julien savait que Joyce Carol Oates écrivait environ 80 pages par jour mais il ignorait les origines de cette graphomanie affolante. Il ne savait pas plus pourquoi Sartre avait rédigé sa Critique de la raison dialectique en trois semaines et dont le seul tome 1 chez Gallimard, comporte 755 pages en petits caractères hyper serrés avec des notes en bas de page. Car il restait à Sartre, en 1960, encore vingt ans à vivre. Mais, se demanda Julien, que savons-nous du temps dont nous disposons lors de notre passage sur terre ? La vie est longue, dit Amélie Nothomb. Quand on peut bénéficier de quelques prolongations, tant quelque est longue quand on est en survie. Peut- être est-ce la raison pour laquelle il avait commencé un de ses textes par cette phrase prémonitoire : « Sous un ciel bouillonnant is de plus, il mit le feu à sa vie. » Mais 16

nous le savons depuis Sartre avec une certaine nausée. Quant à Amélie Nothomb, que Julien prisait en tant l conserva précieusement cette citation tirée de son roman Journal : « Parmi les ancêtres du papier, il y a la peau. »

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Chapitre 2

CAPITALE
Mors certa, hora incerta. Julien ressassait cette phrase des philosophes latins. Combien de temps, en effet, lui restait-il pour rendre hommage à son père ? Lélan portait bien son nom. Son peau. Julien son père.

A 22 ans, sa vie

dans un combat sans merci pour défendre un peuple, une langue, l toutes les frénésies de sa jeunesse pour garder la tête haute, défendre une patrie trahie et faire de son existence Au lever du soleil, le père de Julien avait dû bondir à nouveau, ses mèches de cheveux blonds volant sur son front, saisir sa mitraillette, quitter la ferme du jour et filer de bourgades en bourgades entre Morlaix, Brest et

engagé. Question combat, la lutte de Julien contre sa maladie, était de loin incomparable, évidemment, avec celle de son père. Certes, sauver sa peau ». Pour sauver 19

enaissance enfiévrée, intense, effervescente, sans défaite des « Teutons » comme disait sa propre mère Pauline, pour ne pas dire les « Boches », réduire à néant la machine terrifiante que notre gouvernement cautionnait, surveiller le mouvement des troupes, observer les déplacements, se renseigner avec précision pour informer n jour les cloches libératrices dans le pays entier. Capitale avait raconté à Julien, adolescent, comment, sous les ordres du commandant Jean Lejeune, il avait attaqué, avec trente camarades, à la grenade et au mortier, une caserne près de Camaret : déflagrations, hurlement des entièrement détruits. Il fallait toujours décamper et vite. Le père de Julien se souvenait et parlait à voix haute : - « Attention Capitale, tire- toi ! » tachés de la pénombre mitraillant tous azimuts. -« - toi ! » Mais Gilbert, la tête en sang, le corps perclus de balles, avait crié : « Adieu camarade ! ». Il y avait eu un instant de silence et de paix. Et Capitale lourdes. Julien se souvenait de quelques détails étonnants de la lutte de son père mais demandait des précisions. 20

Lejeune avait perdu deux hommes, trois autres étant dans une ferme près de Morlaix dont la prophétique antienne était : « -les ! au bout du fusil, ils se devaient, encore et toujours, de harceler les barbares. Les souvenirs défilaient. Il fallait les fixer, justifier cette juste révolte. ire. Capitale poursuivait. Une femme maigre et âgée avait pansé les plaies des blessés avec de simples serviettes bouillies, pendant que son mari guettait attentivement « aux volets clos. Une odeur de foin et de bois fumé émanait du réchaud où bouillaient des patates et quelques tranches de lard. de la grange. Dans la nuit, é brusquement, transpirant, et le beau visage mat de Gilbert lui était apparu. Puis les yeux embués de larmes, épuisé, le père de Tous les camarades avaient chaleureusement remercié les paysans et repris le chemin des rebelles. Les mois passaient à attaquer, chuchoter, se terrer, conspirer contre les Sanguinaires. En 1942, en Bretagne, le père de Julien avait rejoint le : - « Breton ! - Je viens de Paris. - Ah -il esclaffé. Notre chef, Rol Tanguy exige que tout soit codé. Ton nom sera désormais : « Capitale », pour protéger les tiens et tout le 21

réseau. »

t tu.

Il fallait impérativement protéger la mère de Capitale qui vivait seule et angoissée. Son mari, Edouard, avait été touché en plein visage par une balle doum-doum en 1916 et, gravement blessé, avait fini par succomber malgré les doses massives de sul pas encore. Pauline, veuve, mère de deux enfants, Paul, , emportée à 16 ans par la tuberculose, était terriblement inquiète. Julien se souvint de ce que disait son père. La police française recherchait activement un jeune menuisiercharronnage à la construction du grand mur de er les alliés de débarquer. - « Je vous le jure, Messieurs, mon fils a fugué. Je sais, je -moi, il me fallait être » Des larmes avaient perlé sur ses joues. Pauline, très ma châle noir. Les policiers français, ayant fouillé la maison du Doisu à Chaville de fond en comble, avaient arpenté les pièces en murmurant entre eux, puis, ils étaient revenus vers Pauline. Et le père de Julien poursuivait son récit : - « déserteur qui fait honte à la France, Madame. Nous ne sommes pas dupes. comme nous le pensons, la Gestapo va le rattraper. » Les policier au visage anguleux et aux grands yeux bleu clair : 22

- « Ne nous décevez pas, Madame », avait-il déclaré avec - Rhin. , adossé à la cheminée de la salle à manger avait même lancé. - « Madame, aucune mesure punitive ne sera prise si votre fils revient et nous contacte dans les deux jours. Veuillez - nous. - Mais cela fa lui, avait» Mais, avait précisé le père de Julien, le SS avait eu un rire bref et, après avoir écrasé sa cigarette sur le parquet ciré , avec un semblant de compassion, cette pauvre vieille réfléchir ». lui téléphoner. Pas question, non plus, de rester plus de fort just Se dissimuler sans cesse, se possible, dans un hangar crasseux ou

porcs et les vaches, monter la garde à tour de rôle, la main toujours serrée sur la cros jamais soupirer ni faillir, retenir son haleine avant toutes les attaques, tracer des signes codés sur une carte de la région, escalader des murs pour égorger quelques poules et manger à sa faim ou prendre le risque de toquer à une porte sans jamais savoir quel sera vraiment « », se constituer de faux papiers, bref vivre la frousse au Il avait raconté, Julien se souvenait. Les jours, les semaines, les mois défilaient pendant que Pauline continuait, elle aussi, à être inquiétée même si 23

nombreuses « poches débarquement des alliés et la libération de Paris, en venir à bout une fois pour toutes, pour vivre enfin sous un ciel sans menace. En mars 1945, Capitale rejoint à Rennes les troupes la capitale. Mais, les souvenir le poursuivant, il revit souvent en rêve son ami Gilbert, faisant démarrer en trombe la vieille Citroën noire, cramponné au volant, grisé par les combats, les cheveux dressés en broussaille, tordant ses lèvres en une seule obsession grimaçante prisonnier ! Le père de Julien entendit souvent en songe le crissement des pneus dérapant aux virages, revit la fuite des arbres de nostalgie du sauciflard à la bonne franquette, de la bidoche un peu cramée, du frometon qui pue mais qui est succulent dans sa remise une gamine de dix ans et sa mère à la Puis comme assailli par des iers des nombreuses embuscades, Capitale avait évoqué quelques fois ces soi-disant « invincibles » à la fin, en longues files désarmées, têtes baissées, souvent blessés, traînant leurs débâcles dans la boue caillouteuse des bords A cela se mêlaient, de ère 24

allègre le réveille associée à ces mots de triomphe : « »

plaid vert espérance où ils échangeraient des baisers mais, aussi et surtout, un idéal de justice et de paix. Capitale ne connut rien des angoisses métaphysiques éprouvées par son fils, ni de ce que nous nommons, de nos jours, la déprime ou le stress, mais simplement il connaissait la peur. Oui, la peur au ventre, la peur de voir son corps, sa peau trouée de balles. La peur aux tripes malgré son courage et à cause des dangers réels de son phobies de névrosés. Julien se questionnait : aurai-je été capable, comme mon père, dans le maquis incertain, si longtemps et avec une telle audace, de survivre ainsi ? -même : je suis si fier de lui en ires des valeurs de la démocratie, que nous vivons actuellement dans une France libre, morose sur bien des points, mais, en tout cas, pas nazie ! Capitale, finalement, chassa activement les nazis, et Julien ne pour le peuple allemand. Le père de Julien défendit même farouchement ses opinions issues du Capital de Marx et 25

éleva son fils dans un climat dont la devise était : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » anglais en première langue, Julien était devenu plutôt germaniste. Il fit -RDA, où tous chantaient , et découvrit, à Buchenwald Il fit même des études « » pour lire, dans le texte, les écrits de Kant, Hegel, Marx, -« mes yeux, la langue de Goethe, et un poème de Goethe ça ». Puis, Julien avait traduit des articles allemands qui furent pour payer ses études. Finalement, Julien vivait dans une France longtemps rêvée quitté. Un homme qui sans doute paya cher pour murmurer avec son fils dans les bois de Chaville, une chansonnette qui commençait par : « Un petit chemin qui », un homme qui, au retour du maquis loin de chez sa mère et qui jouait à « cache-cache » avec sa deuxième femme, Briffaud, sans saisir peut-être, ce à histoire. Julien chercha longtemps avec son père, le trésor enfoui, mais telle la forêt shakespearienne de Dunsiname, tout avait bien changé. Longtemps, ils avaient cherché , sans rien trouver 26

Julien était hanté par le combat de son père lequel ne se se méfiait des mésalliances, souffrait encore parfois des é de confier ses émois à un journal intime

soutiennent plus, de postes de garde planqués sous les hautes herbes dans une campagne inconnue, entendant pour finir des mots à consonances anglaises et la voix douce de Pauline, qui avait tant souffert de savoir son fils istants, eux aussi dépositaires des valeurs de la démocratie. Julien se nommé Je Vercors et aussi, pour

front de publier entre autres Amour en guerre pendant secret dont il fut très ému Vercors, auteur en 1942 du Silence de la mer, se nommait Jean Bruller et François Lacolère, Louis Aragon. - « Vois-tu Julien, je me souviens très bien de cette époque. » Et Capitale dit à son fils : - « dans :« es livres ne sont que du papier. ». La parole, un bruit ? 27