Les roses s'adossent au mur

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Il est dans l'existence des heures difficiles, alors même que le destin, à ce moment-là, ne frappe pas. Il s'agit de l'usure du quotidien: se lever le matin sans amertume , gérer son argent, assumer une solitude non choisie, habiter sa demeure et son corps faire de ses vacances un temps favorable. Ecrit au féminin avec la certitude que les hommes sauront traduire, jouant du christianisme comme d'un violon avec l'espoir que ceux qui en sont loin n'en auront pas les oreilles agacées, cet ouvrage, optant résolument pour la simplicité et la beauté, tente quelques pas dans cette direction. Car la vie appelle !
Publié le : jeudi 1 novembre 2012
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EAN13 : 9782296508989
Nombre de pages : 138
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l est dans l’existence des heures difficiles, alors même que le destin, à ce moment-là, ne frappe pas.
amertume, gérer son argent, assumer une solitude non choisie, habiter sa demeure et son corps, faire de ses vacances un temps favorable.
Je puis subir. Je puis aussi, me disant qu’après tout je ne suis pas obligée d’être malheureuse, travailler à donner sens à tout ceci, pour faire de mon existence une danse, peut-être dans la claudication parfois, mais une danse quand-même.
Écrit au féminin avec la certitude que les hommes sauront traduire, jouant du christianisme comme d’un violon avec l’espoir que ceux qui en sont loin n’en auront pas les oreilles agacées, cet ouvrage, optant résolument pour la simplicité et la beauté, tente quelques pas dans cette direction. Car la vie appelle !
qui le laisse libre. Il a lui-même inventé ses figures, il en élaborera d’autres, qui peuvent être d’immobilité. Cet ouvrage propose simplement, dans la distance, un accord complice, qui pourra être de discordance.
personnel, où s’affirment une anthropologie
www.evelynefrank.fr
ISBN : 978-2-296-99791-2 14 €
Evelyne Frank
Les roses s’adossent au mur
Sagesse pour quand c’est dur
Les roses s’adossent au mur
Sagesse pour quand c’est dur
Evelyne Frank
Les roses s’adossent au mur Sagesse pour quand c’est dur
L'Harmattan
© L’HARMATTAN, 2012 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99791-2 EAN : 9782296997912
Les roses s’adossent au mur et mon âme à toi. Ton nom m’embaume comme les troènes de banlieue, comme les clématites sauvages. Tu as eu raison de le laisser quand tu es reparti dans l’ombre. Ton cri derrière la barrière comme si je n’étais pas venu. Répète, répète. Dans la nuit déserte les lueurs de ton cri.
Jean Grosjean,Les vasistas, Paris, Gallimard, 2000, p. 27
Préface Sagesse pour quand c’est dur
Il y avait eu :Un jour pourtant – Sagesse pour le temps ordinaire, qui évoquait le goût de la vie au quotidien, puisIl suscite d’autres fêtesTemps de fête pour la Sagesse,scandé par Noël-Nouvel An, Pâques, la Pentecôte et Christ-Roi.VoiciLes roses s’adossent au mur – Sagesse pour quand c’est dur,un ouvrage en quête d’une saveur pour l’existence jusque dans certains moments difficiles. Un parcours se dessine ici, mais les livres peuvent être lus séparément. Pour celui-ci, j’ai volontairement laissé l’erreur de français dans le titre – « pour quand », parce que c’est bien ainsi que nous disons, lorsque nous peinons. Je récidiverai dans cette façon de parler lors de la parution d’un deuxième tome de cet ouvrage, en cours d’écriture. Je voudrais en ces pages me risquer vers le bonheur dans ces « conditions pas possibles » – encore une formulation du quotidien excédé – qui sont les nôtres à tous. Car nos existences connaissent bien des tempêtes. Un jour, entendant parler de la fondation récente d’un monastère, j’entendis son nom de curieuse manière, tout à fait erronée : “Nos vies dures”, pour “Novy Dvur”. Je trouvai le projet très intéressant, que je m’imaginais être, sous forme de consécration monastique, la présentation et la recommandation de la vie des enfants des hommes au Vivant. Je voudrais aller dans cette direction : être attentive à ce que la Sagesse peut proposer pour faire de cette existence peineuse, affrontée, une fête malgré tout. Car tel est bien le projet du Vivant qui ne se lasse pas de susciter la fête en toute condition. Oui, nos existences sont âpres. Mais je ne suis peut-être pas obligée de rester malheureuse. Car la vie appelle.
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Il me faut à ce sujet expliquer mon vocabulaire. Je distingue l’existence et la vie. Car il y a l’existence, avec ses heures limpides, ses élans magnifiques, ses cadeaux inattendus, avec aussi tout le terrible de la condition humaine. La vie, pour moi, ce n’est pas cela. Je crois que la vie vient visiter cela, toujours neuve, toujours pétillante, toujours inventive, pour que toujours triomphent malgré tout la tendresse et la grâce. Alors, nous dit le Vivant dans les Écritures, : « Choisis donc la vie, pour que tu vives, toi et ta descen-dance » Dt 30, 19. Ce choix de la vie au milieu de nos existences s’apprend et s’affine. Au début, de façon un peu infantile, nous attendons tout de l’extérieur et, si nous croyons en Dieu, de lui. Avec la maturité, nous comprenons que le bonheur, même s’il est toujours cadeau, se prend. Rien de rapace. C’est simplement la détermination de trouver son plaisir là, dans ce qui est donné. À moi de découvrir ma joie dans ce qui se présente à moi et d’y travailler. Cet ouvrage voudrait y contribuer, modestement. Il est écrit, cette fois-ci encore, au féminin, non pas parce que le monde masculin ne m’intéresse pas, mais parce que je ne peux pas parler en homme. Je suis sûre que mes lecteurs sauront faire les transpositions nécessaires.
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Questions de sens :
je ne suis pas obligée de rester malheureuse
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