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ÉTUDE DU LEXIQUE DES SToïcIENS

(Q L'Harmattan, 2009 5-7, rue de l'Ecole polytechnique;

75005

Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan l@wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-08126-0 EAN : 9782296081260

Djibril SAMB
Prix La Bruyère/Médaille d'Argent de l'Académie française

ÉTUDE DU LEXIQUE DES SToïcIENS

L'Harmattan

DU MÊME AUTEUR CHEZ D'AUTRES ÉDITElJRS

Cheikh Anta Diop. Dakar: NÉAS, 1992. 142 p. Les Premiers Dialogues de Platon. Structure dialectique et ligne doctrinale. Dakar: NÉAS, 1997. 204 p. [Ouvrage couronné par la Ville de Toulon (Grand Prix de la Ville de Toulon, 1997) et par l'Académie française (Prix La BmyèrefMédaille d'Argent, 1998).] L'Interprétation des rêves dans la région sénégambienne. Suivi d'une clé des songes comparés de la Sénégambie, de l'Égypte pharaonique et de la tradition islamique. (1reÉdition. Dakar : NÉAS, 1998.) SdeÉdition. Bruxelles: Les Éditions européennes! Dakar: Édiphis, 2005. 498 p. [Ouvrage couronné par le Prix Noma.] Manuel de méthodologie et de normalisation. À l'usage des étudiants, des auteurs, des rédacteurs, des éditeurs et des secrétaires. Dakar: IFAN, 1999.298 p. [Épuisé.] Gorée et l'esclavage. Actes du Séminaire sur « Gorée dans la Traite atlantique: mythes et réalités (Gorée, 7-8 avril1997) ». COITigés,rév. etéd. parD. Sarnb. Dakar: IFAN, 1997.238 p.+31 photos, 7 plans, 20 tab!., 1 extr., 1 lettre. [Épuisé.] Comprendre la la;cité. Dakar: NÉAS, 2005. 241 p. + 1 c. + 6 AIm.

Hoc opus, diutissime in Monasterio Keur Moussa cogitatum, praestanti Sorbonensis Universitatis magistro Pierre Aubenque, gratus discipulus dedicat.

AVANT-PROPOS

Les écrits des premiers fondateurs du Portique (Zénon de Cittium, Cléanthe d'Assos et Chrysippe de Soles), à l'exception notable de L 'hymne à Zeus de Cléanthe, ne nous sont guère parvenus. Nous ne les connaissons que par de maigres fragments (extraits ou citations) qu'en dOlment soit leurs adversaires déclarés comme Plutarque et, dans une moindre mesure, Cicéron, soit des doxographes ou des compilateurs comme Diogène Laërce, soit des commentateurs néo-platoniciens (Némésius d'Émèse, Dexippe, Simplicius) ou aristotéliciens (Alexandre d' Aphrodise), soit des médecins ou polygraphes (Galien, Aulu-Gelle), soit encore des auteurs chrétiens (Clément d'Alexandrie, Stobée). Le moyen stoïcisme et, surtout, le stoïcisme impérial sont certes mieux connus, mais ils ont déjà subi des infléchissements doctrinaux plus ou moins importants que l'on ne saurait présumer sans incidence sur le vocabulaire stoïcien. C'est pourquoi une étude du lexique des Stoïciens est une entreprise ardue, si elle doit tenir compte de l'évolution possible de celui-ci - ce qui semble une nécessité de méthode en Histoire de la Philosophie. Malgré tout, l'entreprise m'est apparue possible et souhaitable. En effet, le stoïcisme, dès sa naissance, est marqué par une rigueur toute scolaire - voire une certaine rigidité, en dépit des nombreux

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dissentiments internes à l'École - qui favorise la stabilité de son vocabulaire. Aussi les nuances apportées par les héritiers s'ajoutent-t-elles aux sens primitifs plutôt qu'elles ne les mettent en cause. En second lieu, le stoïcisme est caractérisé par une discipline et un esprit d'école qui invitent le disciple à assimiler les enseignements reçus du maître sans les modifier ni les déformer et, à son tour, à les transmettre tels quels. D'ailleurs, l'esprit d'école privilégie la discipline de vie à laquelle l'enseignement du maître constitue une exhortation vivante. Voilà pourquoi il est possible de reconstituer le vocabulaire des Stoïciens. Mais ce qui était possible apparaissait également souhaitable en raison de la faible représentation des études stoïciennes dans les programmes officiels d'enseignement et de recherche de philosophie ancienne, et de la nécessité subséquente de ménager un accès renouvelé au système du Portique à travers son lexique. Au demeurant, la relative méconnaissance du stoïcisme provient moins de sa grande complexité - qui est pourtant réelle - que du fait que le système est victime de sa popularité même, et cela depuis des siècles. Fort heureusement, en France, de F. Ravaisson et F. Ogereau à J.-B. Gourinat, en passant par P.-M. Schuhl, É. Bréhier, 1. Moreau, V. Goldschmidt, P. Aubenque, P. Hadot et quelques autres, nous avons une solide tradition d'études stoïciennes, qui connaît un renouveau certain (R. Muller, Th. Benatouï!, etc.). Ce n'est pas hasard si l'ancien Centre de Recherche sur la Pensée antique (<< Centre Léon Robin»), où j'ai conduit mes recherches platoniciennes, pendant longtemps, sous la direction de mes maîtres P. Aubenque (et P. Hadot à la ve section de l'É. P. H. E.), a consacré son séminaire 1998-2000 aux Stoïciens. Je voudrais remercier ab immo pectore les moines bénédictins de Keur Moussa et, tout particulièrement, mon ami le Père Abbé Ange-Marie Niouky ainsi que le frère hôtelier Cyrille Coly qui m'ont accueilli fraternellement dans leur célèbre monastère et m'ont ainsi permis de travailler en toute sérénité à la révision finale de cette Étude du lexique des Stoïciens. Ma gratitude va également à mes collègues O. Sankharé, 10

AVANT-PROPOS

P. Sarr et M. Ndoye du Département de Lettres classiques\ mes lecteurs, qui m'ont fait bénéficier de leur fine connaissance du grec ancien et du latin. Mais leur responsabilité ne saurait être engagée puisque, comme il se doit, j'ai accompli moi-même la tâche indispensable de vérification de l'exactitude de toutes les références et de toutes les citations. Par ailleurs, sauf exceptions signalées, toutes les traductions des textes grecs et latins me sont dues, puisqu'elles engagent l'interprétation même des doctrines stoïciennes. En effet, comme l'écrit Victor Goldschmidt2 :
Ce sont donc les textes qu'il faudra essayer de commenter, plutôt que les critiques ou même les commentaires modernes.

1

Faculté des Lettres et Sciences humaines de l'Université Cheikh Anta Diop de Le Système stoïcien et l'idée de temps, Paris. Vrin, 19984,p. 9. 11

Dakar, XVIHe université française créée en 1957.
2

INTRODUCTION

Traditionnellement, l'histoire du stoïcisme est divisée en trois périodes: l'ancien stoïcisme, fondé par Zénon de Cittium, ou Kittion (c. 335/332 ~ 263/262 av.J.-C.), Cléanthe d'Assos (c. 331/
330? ~ 232/229? avoJ.-C.) et Chrysippe de Soles (c. 281/277 208/204 avo J.-C.), le moyen stoïcisme, marqué notamment par le déplacement de l'École vers Rome avec ses deux têtes de proue: Panétius de Rhodes (c. 185 ~ 100 avoJ.-C.) et Posidonius d'Apamée (c.140/130 51 avoJ.-c.), et le stoïcisme impérial, dominé par les
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~

figures de Sénèque (4 65 apr. J.-C.), Épictète (50 125/130 apr. J.-C.) et Marc Aurèle (121 180 apr. J.-C.). Dès le VIeS., les œuvres de l'ancien stoïcisme sont perdues, si bien que le système du Portique ne peut être connu directement que par les écrits des derniers épigones (Sénèque, Épictète et Marc Aurèle). Pour accéder à la pensée des premiers fondateurs, l'historien doit faire appel à des sources étrangères, indirectes et parfois adverses, dont les principales sont: Cicéron (106 43 avo
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J.-C.), Plutarque (50 ~ 125 apr. J.-C.), Sextus Empiricus (c. 160

~

210 apr. J.-C.), Clément d'Alexandrie (150

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216 apr. J.-c.),

Galien (218 ~ 268 apr. J.-C.),Alexandre d'Aphrodise (sde moitié du ne s.-1 re moitié du me S. apr. J.-C.), Diogène Laërce (me s. apr. J.-c. ?) et Stobée (Ve-Vlc.apr. J.-C.).

INTRODUCTION

La plupart de ces sources ont été heureusement rassemblées par Ioannes ab Arnim dans les Stoicorum Veterum Fragmenta (1903-1924) en quatre volumes, que nous citerons en abrégé SVF. Les Doxographi graeci (en abrégé DG) de H. Diels (1879) restent un instrument de premier plan, bien que ab Arnim en tienne toujours compte. L'Index Stoicorum Herculanensis [1955 ?], Die Fragmente zur Dialektik der Stoiker, l'Academicorum Philosophorum Index Herculanensis (1958), Die Stoa. Geschichte einer geistigen Bewegung, les vieux Fragmenta Philosophorum graecorum (ed. F. W. A. Mullach, Paris, 1860-1861, 3 vol.) et le Suidae lexicon (ed. A. Adler, Leipzig, Teubner, 1968-197F, 5 vol.) permettent de compléter, voire de suppléer, les lacunes, aujourd'hui plus visibles, des SVF. Malgré l'importance de ces instruments, il reste beaucoup à tirer de deux ouvrages que connaissent parfaitement mes anciens condisciples de la Ve Section de l'École pratique des Hautes Études: Philon, De aeternitate mundi (ed. F. Cumont, Berlin, 1891) et Hermias, In Platonis Phaedrum Scholia (Bibliothèque de l'É.P.H.E., IVe Section, fasc. 133, Paris, 1901), lesquels, malgré leur âge, n'ont pas pris une seule ride. S'agissant d'un travail qui repose exclusivement sur des sources grecques et latines, il était quasiment impossible d'éviter de recourir aux textes dans ces deux langues. D'ailleurs, quel sens pourrait bien avoir une étude du lexique des Stoïciens séparée de son contexte linguistique? Mais j'ai toujours veillé à traduire moi-même en français tous les passages cités ainsi que les mots isolés, quand cela s'est avéré indispensable. L'Étude du lexique des Stoïciens est présentée selon l'ordre alphabétique français pour en faciliter l'usage, surtout pour les étudiants, mais les mots grecs et latins demeurent la référence obligée. Les entrées sont numérotées de 1 à 100. L'ensemble du lexique est divisé en deux catégories de 50 entrées chacune. Les principales sont signalées par un astérisque et sont affectées des lettres a, h, c, qui identifient trois approches: une définition sommaire (a), une analyse des divers emplois (h) et, enfin, une approche doctrinale (c). Le lecteur pourra ainsi apprécier, au-delà du sens étroitement défini de chaque item, les différents emplois 14

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