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La forme

De
84 pages
La forme est une structure complexe qui procède par une sélection de propriétés relevées dans le foisonnement de nos sensations. Phase immobile d'une période de l'existence, la forme est opposée à la réalité qui est changement continuel ; cette stabilité répond au besoin de signification qu'exige l'intelligibilité des phénomènes.
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La fm
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tand eAr, Ethique et esthétique chez Spinoza, Liberté philosophique et servitude culturelle,  stfan rACALe, Le paradigme inachevé. Matérialisme historique et choix rationnel ,  Lanc hArA, La valeur morale des motis de l’action. Motivation éthique et motis,  olii LAh, voir, ne approche phénoménologique,  imiti eLLer, La métaphsique bergsonienne de l’intériorité. Se créer ou se perdre,  Alia  ALACAe, Monstres, antasmes, dieux, souverains. La contraction smbolique de l’esprit chez Sade, ic, Planc et ene,  avier , L’homme, sa genèse et sa durée. Etudes anthropologiques ,  ai ur, L’homme, sa réalité et ses structures. Etudes anthropologiques ,  Élé sAr, Épistémologie ondamentale appliquée aux sciences sociales,  i uLAu, L’arche du temps,  ançi heseC, Simon eil,   vCe, es substitutions comme principe de la pensée, 
an inica
La forme
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À chacun son art, L’hamattan,  L’émotion à l’œuvre, L’hamattan,  L’homme imaginaire, L’hamattan, 
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Introduction
Toute forme nouvelle représente une nouvelle « construction » du monde, qui s’accomplit selon des normes qui lui sont spécifiques et valables pour elle seule. Les points de vue à partir desquels on juge une forme ne doivent pas lui être imposés du dehors, mais au contraire à partir des lois fondamentales qui commandent à ses propres formations. Aucune catégorie métaphysique établie, aucune division de l’être importée, ne dispense de la nécessité d’un commencement purement immanent. La conception dogma-tique qui part de l’être du monde comme unité donnée et stable, tend à partager l’être en réalité « intérieures » et « extérieures », « psychiques » et physiques », en un monde des « choses » et « un monde des « représentations ». Le progrès enregistré dans la critique de la connaissance permet de comprendre que ces divisions ne sont pas absolues. Si on prend a priori comme point de départ des suppositions dogmatiques sur le rapport entre l’« archétype » et sa « copie », entre la « réalité » et l’« apparence », entre le monde « intérieur » et le monde « extérieur », l’examen de toute forme d’expression aura toutes les chances d’être erroné. L’art, le langage et le mythe sont des formes spécifiques qui posent elles-mêmes leurs différences, traçant d’une manière qui leur est propre la ligne de ces démarcations. Ce faisant, on écarte la représentation d’un dualisme immuable et sans concession entre le monde « intérieur » et le monde « extérieur ».  
La forme est le principe de détermination, de compréhen-sion et de connaissance de l’objet perçu, qui ne peut être désigné que par celle-ci et non par l’élément matériel qui le constitue en partie. L’individualité de toute chose perçue résulte de la forme découpée dans la matière. Ce sont les lois de la pensée qui permettent de construire la forme en établissant des rapports entre les données des sens, permettant à la fois de les percevoir et de les comprendre, à l’opposé de la matière qui n’est pas une construction mais un donné immédiat de la sensation imposé à l’esprit. Le temps et l’espace sont des formes : le premier du sens interne, le second du sens externe, tous les deux étant des formes  a priori de la sensibilité. Celle-ci se manifeste comme présence de la conscience à ses propres vécus dans les trois dimensions du temps : passé, présent et futur. Le principe fondamental étant qu’il n’existe pas d’expérience qui n’ait une forme, celle-ci étant considérée comme la base essentielle de l’individuation d’une matière indéterminée. Elle est par conséquent ce qui rend l’indi-vidu séparable de l’illimité ou de l’indéterminé de la matière.
L’analyse de la forme, structure complexe, oblige à prendre en compte les mécanismes de perception qui construisent l’objet en extrayant ses propriétés de la profusion du sensible. À cette fin, la pensée se détourne de la réalité et substitue aux objets un système de signes et de symboles abstraits. Voir une forme implique toujours, dans le contexte d’une expérience de l’espace, une évaluation précise, chaque élément vécu possédant des carac-tères distinctifs de position. De même, tout jugement portant sur des objets inclut nécessairement des considérations de grandeur ou d’éloignement se référant à des catégories de l’espace, alors que leurs qualités particulières ne se comprennent que rattachées au temps. La survie dans le temps d’une forme individuelle, sa préservation de l’élément temporel est ce que l’art souhaite abolir. Le « je » stable et durable n’a d’identité permanente que dans son
écoulement perpétuel, qui est à la fois constance et changement, durée et transition.
La connaissance intuitive qui donne à tout contenu d’expé-rience le pouvoir de représenter la totalité des autres contenus et de les rendre visibles est à la racine de la forme. Elle est la représentation intelligible du rapport entre le concept et l’objet ; le concept correspond exactement à cette fonction de représenta-tion générale qui, d’un cas unique, permet de déduire la totalité des cas possibles de l’expérience. La forme représente une phase stable, immobile, d’une période de l’existence, en opposition avec la réalité qui est changement continuel de forme, afin d’être à même de répondre au besoin de signification stable qu’exige l’in-telligibilité des phénomènes. C’est par le discours que s’affirme cette représentation du réel, avec toutefois une équivocité qui n’a d’égale que l’indétermination des mots qui désignent l’action des objets sur les corps. Dire qu’une chose « est », c’est en être conscient, c’est avoir la conscience d’être, face à un objet, un être singulier universel ou plutôt un universel qui dit « moi ».