Violences de la nature

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Le monde vibre de violences environnantes. Bien avant les violences des idéologies et des théologies, bien avant la violence des hommes, l'assaut commence avec les violences de la nature, par l'écrasement de la petitesse humaine sous le rouleau de l'univers, de son immensité, de son indifférence. Ce livre est un procès à charge dédié à la violence « naturelle », ce mal éternel présent depuis la fondation du monde.
Publié le : mercredi 15 juin 2016
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EAN13 : 9782140012327
Nombre de pages : 326
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ble compétence scientiIque (plus de 500 publications dans des journaux spécialisés et des actes de conférences internationales) et philosophique (voir par exemple son dernier livre
Gérard GOUESBET
VIOLENCES DE LA NATURE
OUVERTUREPHILOSOPHIQUE
Violences de la Nature
Ouverture philosophique Collection dirigée par Aline Caillet, Dominique Chateau, Jean-Marc Lachaud et Bruno Péquignot Une collection d’ouvrages qui se propose d’accueillir des travaux originaux sans exclusive d’écoles ou de thématiques. Il s’agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions, qu’elles soient le fait de philosophes « professionnels » ou non. On n’y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique ; elle est réputée être le fait de tous ceux qu’habite la passion de penser, qu’ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou… polisseurs de verres de lunettes astronomiques. Dernières parutions Olivier VERDUN,L’énigme de la domination, 2016 Michel FATTAL,Du bien et de la crise, Platon, Parménide et Paul de Tarse, 2016. René PASSERON,L’amour refus,2016 Mouchir Basile AOUN,La Cité humaine dans la pensée de Martin Heidegger. Lieu de réconciliation de l’être et du politique, 2016. Nikos FOUFAS, La critique de l’aliénation chez le jeune Marx, 2016. Patrick MBAWA DEKUZU YA BEHAN,Le paradoxe du pardon chez Paul Ricoeur. De la gratuité à la gratitude, 2016. Hélène MICHON, Tamás PAVLOVITS,La sagesse de l’amour chez Pascal, 2016. Philippe FLEURY,Figures du gnosticisme, 2016. Auguste NSONSISSA,La grammaire de la signification.Querelle des fondements de la philosophie contemporaine du langage,2016. Pascal GAUDET,Qu’est-ce que la philosophie ?, Recherche kantienne,2016.Godefroy NOAH ONANA,Tradition et modernité.Rupture ou continuité ?,2016.Benoît BASSE,?,De la peine de mort en philosophie, Quel fondement pour l’abolition 2016. Bruno TRAVERSI,Le corps inconscient. Et l'Ame du monde selon C.G. Jung et W. Pauli,2016. Pierre-André STUCKI,Démocratie et populisme religieux. L’homme est-il un loup pour l’homme ?,2016. Ange Bergson LENDJANGNEMZUE,Identité et primauté d’autrui. La philosophie merleau-pontyenne de l’hospitalité, 2016. Mahamadé SAVADOGO,Théorie de la création, Philosophie et créativité, 2016. Marc LEBIEZ,Œdipe athée, Les hommes abandonnés des dieux, 2016. Philippe FLEURY,Nicolas de Cues et Giordano Bruno, philosophes de la Renaissance, 2016. Christian SALOMON,La Condition corporelle, 2015. Edmundo MORIM de CARVALHO,Paradoxes et peinture I : Escher, Klee, Kandinsky, Matisse, Picasso, 2015.
Gérard Gouesbet Violences de la Nature
Du même auteur G. Gouesbet,Morphôses, Editions Saint-Germain-des-Prés, 1980.
G. Gouesbet,Manifêtes, Editions Saint-Germain-des-Prés, 1984.
G. Gouesbet, G. Gréhan,Generalized Lorenz-Mie theories, Springer Verlag, 2011. Second Edition in preparation.
G. Gouesbet,Hidden worlds in quantum physics, Dover Publications, 2013.
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08982-9 EAN : 9782343089829
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Note concernant les citations Un mot, un syntagme, une proposition, une phrase, un texte... italiqué dénote une citation fidèle, pas ou peu altérée (c’est-à-dire altérée éventuellement de manière mineure, comme par le retrait ou l’adjonction d’une virgule, l’omission de points de suspension censés représenter des lacunes modestes, la modernisation d’une orthographe ou d’une syntaxe...). J’utilise aussi des guillemets, par paires identiques, une paire ouvrant l’encadrement, et une paire le fermant, sans blanc entre les guillemets et le texte encadré. Les guillemets possèdent la même fonction que les italiques à la différence près que les premiers cherchent à dissimuler davantage le texte cité, à le fondre en quelque sorte dans le texte principal, à lui refuser, pour diverses raisons, l’emphase visuelle provoquée par des lettres inclinées. Il peut aussi arriver que les textes cités soient altérés ou très altérés, par exemple par la concaténation de portions de textes dispersés dans un même ouvrage, ou même dans plusieurs ouvrages, ou modifiant profondément les syntaxes ou les styles, tout en permettant cependant la reconnaissance de textes originaux, de même que l’on peut reconnaître une source vive et bondissante, en aval, dans des eaux calmes et plates, par l’analyse détaillée d’organismes microscopiques ayant survécu le long du cours. De telles citations sont dénotées par un double jeu de guillemets, deux paires ouvrant l’encadrement et deux paires le fermant, ou par un triple jeu, le double jeu dénotant une altération plus légère que le triple jeu.
CHAPITRE 1 Descensus ad inferos
Ce livre ouvre une tétralogie dédiée aux victoires de la violence et à la défaite des doux. Le rêveur, rôdeur lovecraftien sur le seuil des démons, chutant dans l’abîme du Puits de l’Enfer, nous montrera d’abord les violences de la Nature, incompréhensible et brutale, puis, dans un second volet, les violences des Hommes, incompréhensibles et brutaux [1]. Ce sera un déchaînement hurlant et brûlant d’éructations et de borborygmes, dans l’immanence de l’ici-bas, sous un ciel silencieux et gris, même lorsqu’il est bleu. Puisque la douceur même des mères n’est pas acquise, un fil rouge autobiographique, sous-jacent, en filigrane, épars en pointillés, comme une fine corde de spéléologue, ondulant dans le vertige du vide, témoignera des violences maternelles. Il sera ponctué par l’apparition, rare mais récurrente, d’un personnage aux différents âges de sa vie - l’Enfant, l’Adolescent, l’Adulte -, pour s’achever avec le dévoilement d’une génitrice paranoïaque, la Folle du Coche. Au fond des abysses, un secret nous ouvrira les Souterrains de l’Enfer où règnent les violences des Dieux [2], dans la transcendance de l’au-delà,ou de l’à-côté,lorsque le ciel est trop plein, puis celles des Idoles [3], dans la transcendanceen-avantdes idéologies, lorsque le ciel est trop vide, et que c’est la terre qu’il faut remplir, et qu’on la remplitde factode cadavres. Alors se découvrira le sentiment absurde de la vie, le problème camusien du suicide, et la question de savoir s’il existe, dans cette confrontation immémoriale entre le Dehors et le Dedans, une sortie, une échappatoire, vers un quelconque Paradis, via un quelconque Purgatoire.
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