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Le sens et la vérité du mythe

De
392 pages
Ce livre nous invite à approfondir notre lecture d'un des livres les plus connus de C. S. Lewis, « Mere Christianity », en étudiant le manuscrit des émissions à la BBC durant la Seconde Guerre mondiale qui en furent la première forme. En travaillant à la frontière de la littérature, de la philosophie, de la théologie et de l'anthropologie, l'auteur cherche à comprendre les raisons du succès de ces émissions auprès d'un public disparate.
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Stephen Johnston
LE SENS ET LA VÉRITÉ DU MYTHE
Dans Mere Christianityde C.S. LEWIS Préface de Irène Fernandez
LE SENS ET LA VÉRITÉ DU MYTHE
DANS
MERE CHRISTIANITYDE C.S. LEWIS
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-11028-8 EAN : 9782343110288
Stephen Johnston
LE SENS ET LA VÉRITÉ DU MYTHE
DANS
MERE CHRISTIANITYDE C.S. LEWIS Préface de Irène Fernandez
SOMMAIRE
Préface de Irène Fernandez
INTRODUCTION
CHAPITRE 1 : le myth selon C. S. Lewis
CHAPITRE 2 :Broadcast Talks: une défense innovante de la foi chrétienne
CHAPITRE 3 : un nouveau regard sur Lewis
CHAPITRE 4 : Des ressources en l’être humain pour penser Dieu
CHAPITRE 5 : Une ossature mythique pour l’Évangile
CHAPITRE 6 : L’archéologie cognitive de Lewis
CHAPITRE 7 : Le mythe comme condition de liberté radicale
CHAPITRE 8 : La puissance du mythe
ANNEXE A : Tableau comparatif de l’occurrence des formes pronominales.
ANNEXE B : Transcriptions des manuscrits des livrets 1 et 2 de Broadcast TalksS. Lewisde C.
BIBLIOGRAPHIE
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PREFACE
Il existe beaucoup de livres aujourd’hui sur C. S. Lewis, mais il y en a peu qui adoptent une approche aussi originale que celle de Stephen Johnston. Ce dernier a choisi en effet d’étudier la pensée de Lewis en lisant de près deux textes seulement, les deux premiers livrets des causeries de Lewis à la radio pendant la Seconde Guerre mondiale, dont les manuscrits dactylographiés sont conservés dans les archives de la BBC. Dans ces causeries très écoutées, Lewis s’adressait à un public devenu largement étranger au christianisme pour essayer de lui faire voir, au-delà des habitudes et des vagues souvenirs, de quoi il était vraiment question dans l’Évangile, ou en quoi consistait ce qu’il devait appeler Mere Christianityle livre tiré de ces causeries. Ce livre est devenu dans avec les années un des plus influents de son auteur, surtout dans les pays anglo-saxons, à l’étonnement de certains. Il paraît tout simple en effet, vise le grand public, et pourtant il a l’immense ambition de définir, comme l’indique son titre, l’essentiel du christianisme.Christianity Mere ? Stephen Johnston a raison de dire que cette expression est difficile à traduire, bien que ce qu’elle désigne soit parfaitement clair, puisqu’il s’agit du noyau central commun à toutes les églises qui se déclarent 1 chrétiennes. Ce noyau n’a rien, comme Lewis le dit lui-même, d’un fade compromis interconfessionnel, c’est une affirmation doctrinale éminemment « positive, cohérente et inépuisable », dont l’unité et la
1 On The Reading of Old Books, 1944.
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force éclatent au regard. Encore faut-il la voir, justement, c’est-à-dire comprendre le sens du récit chrétien : c’est alors seulement que se pose la question de sa vérité et que peut naître le désir d’essayer de se conformer à cette éventuelle vérité. Or Lewis pense que ce sens s’est perdu pour beaucoup de ses contemporains, que les notions de péché, de salut, d’Incarnation leur sont devenues incompréhensibles ou pire, étrangères, que la figure même du Christ s’est brouillée : il faut donc tout redéfinir à partir de zéro.
Mais comment s’y prendre, puisqu’il est clair que les meilleurs exposés sont incapables à eux tous seuls de recréer du sens? La méthode lewisienne, bien analysée dans le livre qu’on a entre les mains, part d’une expérience irréfragable, la distinction universelle du bien et du mal. Elle n’est pas définieapriori et de manière abstraite, mais repérée jusque dans les expériences les plus ordinaires de la vie quotidienne, que Lewis sait à merveille évoquer. Nos querelles les plus banales le montrent, qui ne cherchent pas à savoir qui est le plus fort, mais qui a raison. Et avoir raison, c’est faire nécessairement appel à une loi morale qui n’est pas de notre fait, mais s’impose à nous qu’elle nous plaise ou non (et il est clair qu’elle ne nous plaira pas toujours, car nous n’aurons pas toujours raison). Reconnaître cet élémentaire « fait de la raison » est loin d’être une simple constatation, c’est le début d’un cheminement où Lewis souhaite engager ses auditeurs puis ses lecteurs et qui va très loin, de la loi au Législateur, et du Législateur au Sauveur.
Stephen Johnston rappelle quelles sont les étapes de ce cheminement et comment elles se succèdent jusqu’à aboutir à une approche de Dieu. Mais l’intérêt de son livre ne consiste pas en une répétition des arguments de Lewis, mais en une mise en valeur de ce qui fait leur spécificité : tout l’art de Lewis est de s’adresser aux auditeurs/lecteurs de manière à ce qu’ils soient personnellement concernés et invités par là même à y répondre. À la lecture deMere Christianityon n’est pas convié à une discussion purement intellectuelle, on se trouve confronté à des questions adressées à toute la personne, à un niveau plus profond ou plus sérieux que celui des émotions et des pseudo-opinions. Il s’agit vraiment d’une mise en question de ce qu’on est et de l’attitude qu’on a devant le monde et finalement devant Dieu : « et vous, qui dites-vous que Je suis ? ». Et c’est cette implication du lecteur qui explique le succès « étonnant » du livre.
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Stephen Johnston montre bien, par une réflexion d’autant plus intéressante qu’elle se coule dans l’effort de pensée demandé par Lewis, que c’est seulement si « toutes les ressources » d’un être sont sollicitées qu’il pourra se mettre réellement en marche. Il fait bien ressortir que toutes ces « ressources », raison, imagination, mémoire, expérience éthique, ne font qu’un dans l’unité de l’esprit, et qu’il s’agit donc de s’engager dans une démarche spirituelle au sens fort, qui n’est pas réservée à quelques intellectuels, mais ouverte à tout homme en tant qu’il est doué d’intellect. La raison y reste régulatrice, à condition de ne pas avoir de la rationalité l’idée étriquée que s’en faisait le positivisme régnant à l’époque de Lewis, et qui règne de plus belle aujourd’hui, ce qui rend un ouvrage, qui veut renverser des barrières et ouvrir des portes, plus actuel que jamais. On sait gré à Stephen Johnston de mettre « toutes les ressources » de sa propre expérience et de sa propre culture au service d’une lecture méditative de ce livre majeur. Irène Fernandez août 2016
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