Commentaire sur l'Évangile de Saint Luc

De
i^>i 7 wfc- •» ~r^\ HHfl ** ^' Jl Cette restriction : « quant à l'essentiel, » a trait à quelques passages où il paraît aux écrivains de l'école de Tubingue que la leçon de Marcion est plus originale que celle de notre texte cano- nique. Celle-ci* Baur Hilgenfeld, aurait été introduite dansselon et le but de s'opposer à l'emploi que les gnostiques faisaient du vrai considérablementtexte. Cependant Zeller 12 et suiv.) réduit déjà(p. lenombre de passages Marcion aurait conservé la vraie leçon,ces où et ceux qu'il maintient sont loin d'avoir le caractère de l'évidence. oùoel; è'yvw,Ainsi Luc X, 22, Marcion paraît avoir lu : personne n'a connu, au lieu de : oùSslç yivwaxei, personne ne connaît; et de ce que cette leçon se retrouve chez Justin, dans les Homélies clémentines et chez quelques Pères, on texte canonique a étéconclut que notre altéré. Mais Justin lui-même lit aussi yiv*6ox« (Dial. c. Tryph., Il ne paraît avoir ancienne variante. Dans cec. 100). y ici qu'une /INTRODUCTION. dans l'Eglise d'une pleine autorité, ré-jouissait donc déjà conviction de son origine apostolique.sultant de la pas lui-même le créateur de son système.Marcion n'était Théodoretlui, Cerdon, à ce que rapporteDéjà avant les évangiles queI, démontrait par(Hœret. fabulœ, 24), alliance, et autre, lele Dieu juste de l'ancienneautre est fondait cette opposition surDieu bon de la nouvelle et il; montagne (Matth. V, 38 àles préceptes du sermon de la L'évangile de Luc devaitjouer, dansLuc VI, 27 à 38).
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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Microsoft Corporation
http://www.archive.org/details/commentairesurl01godeuoftCOMMENTAIRE
SUR
L'ÉVANGILE DE SAINT LUC
PAR
F. GODET
DOCTEUR ET PROFESSEUR EN THEOLOGIE
TOME PREMIER
SECONDE ÉDITION
PARIS NEUCHATEL
SANDOZ & FISCHBACHER LIBBAIWE SANDOZGÉNÉRALE
33, rue <te Seine rue18, de l'Hôpital
1872AYANT-PROPOS
s'est écoulée depuis la publi-Une année et demie
— et dans quelcation de ce Commentaire moment !
— édition estet déjà une seconde devenue néces-
de l'accueilsaire. Je bénis le Seigneur que cet ou-
vrage a trouvé dans les églises de la Suisse romande
de la France , et je reconnais là un symptôme deet
réveil des études exégétiquejs qui m'a toujoursce
être l'un de leurs plus pressants besoins. Jeparu
remercie bien particulièrement les auteurs des comp-
tes-rendus bienveillants qui ont efficacement con-
couru à ce résultat.
Presque toutes les pages de cette seconde édition
portent les traces des corrections de forme qu'a subies
mon premier travail mais le fond exégétique et cri-
;
tique est resté le même. L'interprétation d'un seul
passage ou plutôt d'un seul terme [second-premier,
VI, a été modifiée. Outre cela j'ai fait un certain1)
nombre d'adjonctions occasionnées par la publica-
tion de deux ouvrages dont j'ai assez fréquemment
cité l'un et combattu l'autre : le livre de M. Gess sur
rc
la personne et l'œuvre de Christ partie), et la Vie(1
de Jésus de M. Keim (les deux derniers volumes .
Dans un article récent de la Protestantische Kir-
chenzeitung M. Holtzman
, a accusé mon point de\\\ i LNT-PROPOS.
vue service d'une préoccupationcritique d'être au
partiMais a-t-il donc oublié quel a tirédogmatique.
Jésus dedans sa première Vie de l'hypothèseStrauss
lecteur jugera piè-de Gieseler que j'ai défendue? Le
lui-même si l'on parvient àii mains. Il verra
d'unr naturelle et rationnelle l'ori-expliquer manière
trois textes synoptiques au moyen de sour-gine des
communes. 11 est surtout un fait qui at-ces écrites
encore explication : ce sont les araméismestend une
Luc. Ces araméismes se rencontrent non seule-de
ment dans les passages qui appartiennent exclusive-
ment à cet écrivain hellène d'origine, mais aussi
dans ceux qui lui sont communs avec les autres
synoptiques, ces écrivains d'origine juive , dans les
passages parallèles desquels on ne remarque rien
d'analogue ! Ce fait reste là comme un écueil contre
lequel viennent se briser les hypothèses diverses que
premier lieu cellej'ai combattues , en tout de Holtz-
peu bienveillantmann. Le soupçon du professeur
d'Heidelberg, dont personne d'ailleurs n'admire plus
luique moi le sérieux travail, ne aurait-il point été ins-
piré par léger sentimentun d'amour-propre froissé?
Et, maintenant, que Commentairece recommence
course avec la bénédiction du Seigneur servicesa au
duquel il est consacré et que son second voyage;
soit aussi heureux et aussi court que le premier !
F. G.
N- ii-liàtel, Août 1872.

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