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La trilectique

De
214 pages
Cet essai prétend rien moins que refonder la physique : matière et univers n'auraient de vérité qu'à travers le présent, car le temps mesurable, relatif depuis Einstein, relève de conventions humaines. Dans un langage clair, il tente de bouleverser notre perception et notre conception de la réalité, pour inaugurer l'âge de la trilectique.
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LA TRILECTIQUE

www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattanl @wanadoo.fr
2006 ISBN: 2-296-02376-2 978-2-296-02376-5 EAN : 9782296023765 (Q L'Harmattan,

Pierre ESCAFFRE

LA TRILECTIQUE
Pour une nouvelle théorie de la matière et de l'univers

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris

France
L'Hannattan Hongrie Konyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest HONGRIE
Espace L'Harmattan Kinshasa Pol. et Adm.

Fac. .des Sc. Sociales, BP243, Université

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino Italie

L'Harmattan

Burkina

Faso

1200 logements 12B2260

viUa 96 12

KIN XI

Ouagadougou FASO

de Kinshasa

- RDC

BURKINA

PRÉAMBULE
Bien qu'établissant dans le domaine de la physique fondamentale les thèses théoriques les plus bouleversantes qui furent enregistrées, ce n'est pas aux spécialistes en la matière, apparemment trop proches de leur sujet pour bénéficier du recul suffisant, que ce livre est en premier lieu destiné. D'un abord relativement simple parce qu'écrit dans un langage courant, il s'adresse prioritairement à tous les lecteurs ordinaires dans leur immense diversité, et plus particulièrement à l'un d'entre eux, exceptionnel à de nombreux égards mais aujourd'hui parfaitement anonyme car dissimulé derrière l'étiquette globalisante de grand public. En même temps, ce texte prétend structurer les bases d'une nouvelle physique, et en dépit d'une volonté revendiquée de vulgarisation, certains passages pourront paraître ardus à un non-initié. Comme une des préoccupations permanentes de la rédaction de cet ouvrage est de ne rebuter personne, quand cela sera le cas, il conviendra de laisser de côté les extraits difficiles ou fastidieux. L'ensemble ne devrait pas perdre sa logique pour autant, et il sera de cette façon possible à chacun d'en saisir le sens général, de prendre au moins partiellement la mesure des enjeux et pourquoi pas, d'en vivre pleinement la charge émotionnelle. Autrement dit et sans que ce conseil n'ait valeur d'appréciation quant à l'intérêt, le sérieux ou la signification des propositions soutenues ainsi que de leurs conséquences explicites et implicites, il est davantage recommandé de poser sur ces lignes les yeux d'un passionné de science-fiction plutôt que de tenter de les pénétrer en exégète érudit pour y rechercher un quelconque message ésotérique voire sacré. Du reste, à l'endroit de ceux qui ne trouveront dans ce travail qu'une contribution supplémentaire à la continuelle quête de la connaissance, il importe de souligner que là est justement l'objectif central qui lui est assigné. Une dernière précision enfm, au gré des résultats obtenus, les ambitions de l'entreprise, de très modestes à l'origine, ont progressivement évolué en

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LA TRlLECTIQUE

direction d'une visée toujours plus large et plus complète des choses. Si par différents aspects maintenant, cette production fait songer à l'adaptation romancée d'une hermétique croyance antérieure, il faut savoir que cela n'était véritablement pas le but, et que seul le hasard de la rencontre entre un cheminement erratique de la pensée et l'ardente nécessité de mettre en cohérence les réponses données aux questions initialement posées puis induites a généré cet état de fait.

POUR UNE THÉORIE TRILECTIQUE DE LA MATIÈRE ET DE L'UNIVERS

PROPOSITIONS
De manière générale, avancer une hypothèse sans être capable de la soutenir relève de la spéculation pure et simple. Si d'aventure, les amateurs présentaient leurs prospectives personnelles dans un but de recherche collective, et qu'aussitôt de telles opinions soient prises en considération, ce serait une pratique assurément d'une exécrable inefficacité. Mais peut-être souffrira-t-on une exception afin de confirmer cette règle? Quoiqu'il en soit, n'ayant à ma disposition ni l'outil mathématique ni les méthodes expérimentales pour pousser plus avant, c'est il faut l'avouer, avec une certaine audace que je soumets ici quelques troublantes propositions de physique fondamentale d'où il ressort une intellection assez inattendue de la réalité, susceptible de constituer un nouveau socle théorique. Dans ce qui suit et sauf contre-indication expresse, par commodité et non par inadvertance, nous parlerons de « lumière» pour signifier plus largement « énergie rayonnante» et de « vitesse de la lumière» pour « vitesse de propagation des ondes électromagnétiques». Nous utiliserons également le terme de photon indifféremment pour photon ou quantum d'énergie.

LA LONGUEUR DU PHOTON
Scientifiquement, la lumière est appréhendée en tant que phénomène à la fois ondulatoire et corpusculaire. Adoptée faute de mieux, après de vives controverses, cette dualité est l'expression d'une étroite association entre les propriétés du mouvement vibratoire et la discontinuité de la structure de l'énergie conçue à l'instar de celle de la matière. Cela ne pose pas problème. Pendant le bombardement d'une plaque photoélectrique par des rayons lumineux, les photons permettant d'arracher des électrons à la matière, nous pouvons mesurer les quantités élémentaires d'énergie. Nous savons encore établir en fonction de la fréquence du rayonnement un rapport entre les masses ou les énergies respectives des électrons et des photons. La masse ou l'énergie du photon ainsi déterminée occupe une certaine portion de l'espace. Ce volume, qu'il soit très grand ou tout petit, n'est pas nul. En conséquence, chacune de ses composantes spatiales sera d'une lon-

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gueur non nulle, et pour franchir cette ou ces distances, la lumière - de vitesse fmie et constante - doit mettre un certain temps... Or, pour qu'un photon soit vrai, il faut au minimum que ses extrémités existent au même instant, et cela pose un problème concret insoluble qu'il n'y a que trois façons de contourner. Soit: . le photon défmi comme la quantité élémentaire n'est pas la quantité élémentaire, . la vitesse de la lumière est durant ce trajet supérieure à la vitesse de la lumière, . le temps ne « s'écoule» pas dans le photon. Si l'on perçoit la contradiction indéniable ou évidente énoncée dans la première conjecture, et l'aberration constituée par la seconde, force nous est alors de reconnaître (honnêtement, cela n'est pas une révélation fracassante) que sous réserve, bien entendu, d'éliminer toute erreur de raisonnement, seule la troisième solution envisagée peut se montrer satisfaisante.

PARLER LA MÊME LANGUE
Dans l'intention de ne laisser aucune place à d'éventuelles ambiguïtés ou équivoques, il semble indispensable avant d'aller plus loin, de s'attacher à préciser l'acception et la portée que nous attribuons à quelques-uns des termes utilisés ou à venir. La vitesse de la lumière Proxima du Centaure est située à plus de quatre années de lumière de notre Soleil, autrement dit à plus de quarante mille milliards de kilomètres, ou en chiffres 40 000 000 000 000 de km. Et, bien que cette étoile soit, comme son nom l'indique, notre plus proche voisine dans l'Univers, bien qu'année et lumière passent pour être figures familières, il s'avère quasi impossible à notre échelle de se représenter pareille distance astronomique. D'un autre côté, observons qu'il n'est pas rare de voir au cours des grandes compétitions sportives, le départage se faire au millième de seconde. Dans la foulée et sur la base de cette constatation, nous pourrions aisément imaginer le millionième puis le millième de millionième, c'est-à-dire le milliardième de seconde qui se transcrit, lui, par l'unité précédée de neuf zéro (0,000 000 001 s). Étant donné que dans ce laps de temps, la lumière ne parcourt que trente centimètres, soit la longueur d'une règle d'écolier, il serait sûrement judicieux de se demander si la lumière va très vite ou si plutôt, la seconde dure très longtemps. Suivant cette logique, nous calculerions la fraction de seconde correspondant à la longueur d'un atome ou à celle d'un électron. Et malheu-

PROPOSITIONS

Il

reusement, en voulant nous pencher sur le cas du photon, nous nous heurterions une nouvelle fois à la problématique exposée plus haut.

Un dictionnaire connu (1) pris au hasard nous fournit comme défmition
de la lumière: « La lumière est constituée par des ondes électromagnétiques et sa vitesse de propagation dans le vide est de 299 792 458 mis; on peut aussi la considérer comme un flux de particules énergétiques dénuées de masse, les photons. ». Dans un autre dictionnaire célèbre (2), non moins arbitrairement choisi, nous trouvons: «Ensemble de particules élémentaires (nommées photons) se déplaçant à très grande vitesse (299 792,427 km/s dans le vide) et présentant les caractères d'une onde. ». Nous noterons qu'au-delà de différences minimes de style et de contenu, l'essentiel fait consensus. Pourtant, afm de ne pas employer la redoutable expression de vitesse de la lumière avant d'avoir fIXé les notions d'espace et de temps, et puisqu'il s'agit d'une constante, nous lui préférerons la lettre et la valeur« c ». Ceci est admis. L'espace & le temps Le fondement de la théorie de la relativité restreinte est déduit du comportement des règles et des horloges en mouvement, la longueur des premières et le rythme des dernières changeant dans les faits en fonction de la vitesse. Attendu que c'est exclusivement du rapport d'un système de coordonnées à un autre système de coordonnées de référence que le mouvement prend son sens, l'invariance des lois de la nature qui ne se proclamait pas en soi mais relativement aux équations galiléennes, le sera maintenant par l'intermédiaire des transformations de Lorentz (3). Une nouvelle compréhension de l'espace et du temps devait nécessairement aller de pair avec cette doctrine. La relativité générale vint fort à propos pourvoir à ce besoin. Et de nos jours, à défaut d'être massivement intégrée, l'idée que nous vivrions dans un espace courbe à quatre dimensions, rencontre une adhésion ultramajoritaire. Parallèlement, depuis la disparition du temps tenu pour jalon étalon absolu, après le bouleversement de la métrique de l'espace qui s'en est ensuivi, on remarquera qu'une perception facilement accessible de l'univers a quelque peu de mal à s'imposer. Pire, il est possible d'affirmer sans la moindre exagération que de lamentable façon tout espoir d'atteindre une cohérence explicative simple a carrément été abandonné par les intervenants en ce domaine. Le monde semble orphelin de la Mécanique classique. Dans la perspective d'un questionnement ultérieur, nous nous réserverons cette courte mais pédagogique interrogation: « Quand la vitesse modifie
(1) « Le Petit Larousse illustré» - 1996. (2) « HACHETTE- Le dictionnaire» - 1992.

(3) Voir la référence

"TRANSFORMATIONS"

dans la partie « Lexique ».

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la longueur d'une règle en mouvement, doit-on comprendre que ce sont les grains de matière précisément ou bien les intervalles séparant ces poussières qui sont touchés? Ou peut-être les deux? ». Aujourd'hui et a priori, de par la raison théorique dominante, nous opterions de manière inévitable pour attester d'un raccourcissement ou d'un étirement de l'espace plutôt que d'une déstructuration de l'organisation interne, encore mystérieuse, de la matière. La masse & l'énergie Il est illégitime de les évaluer chacune isolément. « Une autre conséquence de la théorie de la relativité (restreinte) est la connexion entre la masse et l'énergie. La masse est énergie et l'énergie a une masse, les deux lois de conservation sont combinées en une seule, la loi de la conservation de la massequelle l'avenir donnera, on est en droit de le penser, une nouvelle dimension, se lisait originellement Eo = moc2, car elle n'est fondée que sur Eo et mo, les
énergies et les masses au repos
(2).

énergie. » (1)Cette relation popularisée par la fameuse formule E = me 2 à la-

Nous nous épargnerons pour l'instant le débat qu'aurait dû motiver l'irruption et l'emploi de ces curiosités Eo et mo immanentes à l'instauration de la théorie, et pour ce qui nous concerne, nous nous garderons de commettre l'erreur ou tout au moins, de prendre le risque d'associer aux photons la propriété d'être des « particules dénuées de masse». Nous retiendrons surtout ce qui présente quelque intérêt pour notre réflexion: en l'état actuel de la connaissance, l'unique réalité tangible demeure la masse et l'énergie. À ce sujet, nous n'oublierons pas qu'il reste à découvrir l'articulation existant entre ces deux aspects de la même substance. Et d'ici là, en proscrivant le tape-à-l'œil, les appellations contrôlées de matière et de champ nous conviendront parfaitement. Nous nous souviendrons enfm que pour obtenir un « changement de vitesse» identique de la part d'un corps de masse déterminée, d'un point de vue relativiste, nous devrons lui appliquer une force d'autant plus importante qu'il sera proche de c. L'utile polémique On peut apprécier qu'à l'exception des défmitions de c extraites de dictionnaires généralistes, le mot « vide» n'ait pas été prononcé jusqu'ici. Certainement était-ce là une assez sage précaution et dans la mesure du possible, il sera préférable de persévérer dans cette voie aussi longtemps qu'aucune argumentation convaincante ou nouvelle étude pertinente ne nous autorisera à procéder différemment.
(1) « L'évolution des idées en physique»

- (EINSTEIN / INFEw).

(2) Voir la note "Cinématiqueet dynamique"du chapitre« Masse critique».

PROPOSITIONS

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Le XIXème siècle qui ne supportait pas le vide, avait conceptualisé l'éther. Les avancées théoriques et expérimentales du xxème ont à juste titre réglé son compte à cette fausse idée. Mais la prégnance psychique doit être forte qui fait durer toujours et resurgir sans cesse, labellisé « bon sens », cet incroyable serpent de mer protéiforme. Sous son propre nom de « vide », il comble les lacunes entre les particules élémentaires autour desquelles s'agiteraient désormais d'étonnantes ondes de probabilité *, et en sa qualité «d'espace », on lui accorde de transporter les ondes électromagnétiques, notamment la lumière. Avec l'apparence du «temps absolu », on l'avait déjà vu s'emparer de l'espace euclidien pour servir de cadre aux lois newtoniennes. Plus tard, on le vit revenir comme « champ de gravitation pur» cette fois afm de permettre leur extrapolation. Il ne se trouve guère que le champ relativiste pour échapper effectivement à ce présupposé tenace. L'exorbitante acceptation tacite dont il bénéficie dans l'inconscient collectif - y compris parmi les professionnels de la physique - ne laisse pas de désarçonner, et lui donnerait presque force d'évidence. Exprimons-nous très clairement, il s'agit là d'une abstraction non avérée voire abusive ou captieuse, indigne d'enjôler. « Rien ne prouve le vide! » (<< Rien ne prouve pas le vide, non plus! » est également une proposition exacte, mais puisqu'elle est plutôt la négation de « rien prouve le vide », nous devons conclure qu'en cette thématique un peu spéciale, et contrairement à tout, rien et son contraire peuvent être approximativement vrais ensemble.) Fermons cette parenthèse et ...

REVENONS

À NOS PHOTONS

Nous nous souvenons que le photon a été préféré au quantum d'énergie principalement parce qu'il est visible ou plus commode à se représenter. Partant, il est beaucoup plus évocateur pour la démonstration. C'est néanmoins du quantum dont il est question. Constat de l'absurde En introduction, nous avions indiqué que le temps ne s'écoulait pas dans le photon. Cette provocation justifiée par le souci d'interpeller notre auditoire n'est pas, scientifiquement parlant, d'une extrême rigueur. Par contre, il est un énoncé plus strict qui s'impose: si nous admettons la constance de c, alors avec une implacable logique, il nous faut convenir de l'absence de temps à l'intérieur du photon. Ainsi, sans marge de contestation possible, le dessus, le dessous, la gauche, la droite, l'avant et l'arrière du photon seront simultanés.
* Voir la référence "ONDESDE PROBABILITÉS"dans la partie « Lexique ».

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Cela, quelles que soient la masse ou l'énergie du photon considéré, c' est-àdire indépendamment de la fréquence du rayonnement. Drôle d'histoire! Malgré une existence jusqu'au bout irréfutable, le photon est privé de coordonnées temporelles internes. Consécutivement, bien que sa masse lui confère un volume intrinsèque (sauf à bannir le rationnel), il ne peut avoir de place dans le monde tel que nous le concevons. Nous voilà donc amenés à nous demander à quel univers il appartient, et conduits pour l' occasion à chercher à savoir où est passé le temps? Allons au nlus simnle En raison de sa masse amplement vérifiée par l'expérience, le photon est assuré des trois grandeurs spatiales ou de distance: la longueur, la largeur et la hauteur ou la profondeur. Ceci nous autorise à poser qu'en soi, son volume suffit à préciser un repère tridimensionnel euclidien que nous postulerons orthonormé (bâti sur des vecteurs orthogonaux et de norme identique). Le temps quant à lui, est une donnée objective. Nous disons qu'il n'est pas une illusion. Cette assertion implique de le trouver fatalement quelque part, et s'il n'est pas dans la masse, il sera forcément ailleurs. Pour l'heure, nous dirons: autour. Tout bascule! La très puissante configuration de continuum spatio-temporel à quatre dimensions est la première victime de ces préceptes basiques. Profitant de l'aubaine, le temps pourrait être tenté de reconquérir son statut antérieur. TIn'en est rien! De ce qui vient d'être dit, on ne doit pas déduire que le temps possède une dimension autonome spécifiquement temporelle ni même trois, ni une unique dimension de nature spatiale non plus, mais qu'en réalité, il témoigne de la présence d'un second espace. Relevons ici que commençant sitôt que la masse s'arrête, et finissant à l'endroit où elle recommence, ce dernier ressemble furieusement au champ électromagnétique. Et du coup, au lieu d'un continuum quadridimensionnel, il nous faut examiner l'interaction de deux espaces tridimensionnels qui se déterminent mutuellement.

L'ÉPREUVE DU FEU
Avant de prétendre à quelque prise en compte que ce soit, chaque nouveauté théorique exige une confirmation. Dans notre isolement, cela a été dit, nous ne détenons pas les moyens de mettre au point des expériences lourdes et compliquées à cette fin. Aussi, plaidant l'intégrité, serons-nous condamnés à espérer bénéficier de la confiance de nos honorables lecteurs. Toutefois, en ne cessant de nous appuyer sur certains faits acquis, nous souscrivons volon-

PROPOSITIONS

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tiers au projet d'exposer en quoi cet apport conceptuel, à condition qu'on le travaille, peut ou pourrait éclairer diverses zones d'ombre. Unification des mesures de taille Première application de cette thèse, l'époque est révolue des objets quadridimensionnels à masse variable en mouvement plus ou moins rapide par rapport à une constante indépassable. La vitesse n'est pas redevenue pour autant, comme autrefois, l'évolution d'un corps dans un milieu en proportion du temps. Elle est tout bonnement la traduction d'un mouvement relatif entre les deux espaces. Nous devrons donc simplement nous attendre à ce qu'elle exprime une modification du rapport entre eux. En outre, si nous visons à ce que notre théorie soit recevable, il faut au minimum nous garantir qu'elle ne soit pas d'emblée contredite par ce qui est connu. Or, l'observation nous apprend l'altération de la longueur des règles et celle du rythme des horloges en mouvement. Pur concours de circonstances ou conséquence logique, toujours est-il que ce résultat est exactement celui que nous devions escompter, avec de surcroît, certifiant nos deux espaces, l'unification des deux constats en un seul. Nous en tirons immédiatement une conclusion pratique: la métrique est une autre évaluation du temps (celui que nous recherchons « hors de la masse»), et son corollaire, la seconde (celle de la pendule) est une autre mesure de la distance. User d'une unité ou de l'autre devient alors une décision viscérale peut-être mais subjective assurément. Franchir les limites sans dépasser les bornes Évidemment, c reste une constante puisque tel est notre axiome de départ. Elle sert maintenant à décrire le rapport qui se noue entre les deux espaces quand ceux-ci se trouvent en position d'immobilité relative. Dans ce cas-là, en allouant à ce rapport la valeur numérique absolue entière" 1" et en négligeant les virgules, nous déduirons que 1 m 1/3 x 10-8s ou que 1 s = 3 X 108 m. Notons bien qu'une fois ces correspondances soigneusement établies, elles seront défmitives. Elles ne seront pas à retoucher suivant l'éloignement ou la proximité de c. Ce qui change précisément, ce sont les dimensions réelles mais relatives des espaces. Et parce que c représente un rapport constant, toute variation du numérateur ou du dénominateur, dans un sens ou dans un autre, nous en écartera. Cela implique deux possibilités différentes de passage pour un total de quatre situations d'approche, ou explicitement: l'espace 1 se dilate ou se contracte relativement à l'espace 2jusqu'à rallier l'équilibre défmi par c. Au delà, l'espace 2 se contracte à son tour (ou se dilate) relativement à l'espace 1 ; sauf à préférer dire que la dilatation du premier (ou sa contraction) se prolonge, les deux façons de voir étant normalement valables.

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LA TRILECTIQUE

Quelque chose de connais sable existe derrière cet équilibre. Sans préjuger quoi que ce soit de nouveau entre la masse et l'énergie, il y a de très fortes présomptions pour que la constante c offre une sorte de symétrie. L'unification des mesures de métrique et de temps que nous venons d'opérer, nous incline à penser dans cette direction. Et en n'omettant pas de traiter le caractère tridimensionnel de c lorsqu'il faudra modeler ses contours, nous pourrons, après avoir rigoureusement déterminé les relations entre espaces à un moment donné, obtenir celles qui sont en vigueur« de l'autre côté ». La nature de la lumière (j) Une des questions récurrentes de la physique est celle de la nature de la lumière. En ne prétendant pas apporter d'un coup de baguette magique quelque réponse définitive que ce soit, notre théorie, sous peine de disqualification, se voit moralement obligée de s'y attaquer, d'autant qu'elle lui doit le jour, et ce n'est pas parler juste pour l'art de converser. Jusqu'ici, nous nous appuyons essentiellement sur l'aspect corpusculaire de sa réalité. Sans que cela ne soit contradictoire et à deux reprises déjà, des points communs entre nos deux espaces et les ondes électromagnétiques ont attiré notre regard. Lorsqu'ont été posées les trois dimensions du second espace, nous avons souligné sa ressemblance avec le champ électromagnétique et à l'instant, nous reconnaissons une certaine analogie entre le signalement qui vient d'être donné du mouvement relatif des espaces et l'électromagnétisme qu'il est possible de schématiser ainsi: toute variation du champ électrique crée un champ magnétique, toute variation du champ magnétique crée un champ électrique, toute variation du ... Convenons-en, comparaison n'est pas raison et ne saurait suffIre à rendre équivalence, mais ce thème, au bas mot, doit susciter chez nous une interrogation. Équations de structure L'existence autour de particules élémentaires électriquement chargées et accélérées - il ne s'agit pas du mouvement relatif des espaces - d'un champ électromagnétique tridimensionnel qui se ramène dans le cas d'une particule immobile ou en mouvement rectiligne et uniforme - c'est autre chose que le repos décrit par c - au champ électrostatique est actuellement incontestable. Ce champ est admis de bon gré parce que les équations de Maxwell en sont la description mathématique parfaite. Pour les concevoir, il fallait imaginer de réduire à un point d'une part le circuit électrique source et d'autre part les lignes de forces magnétiques constitutives du support. « Tout l'espace devenait dès lors la scène de ces lois et non pas comme pour les lois mécaniques, seulement les parties de l'espace où

PROPOSITIONS

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matière et charges étaient présentes.» * Maxwell ne pouvait pas deviner que de son champ surgirait un deuxième espace ou que les « points immatériels» auxquels il faisait référence, appartenaient concrètement à un premier. Peutêtre le savait-il ou y a-t-il pensé sans en formuler l'idée? Quoiqu'il en soit, aujourd'hui, ses équations apportent un crédit principal à nos propositions. Une deuxième constante Pour le moment, nos deux espaces sont du même genre et possèdent les mêmes propriétés; ils ne sont pas différenciés. En cette qualité, tous les deux sont « pleins », plein de matière ou plein d'un champ. Ceci suggérant pour la suite de la réflexion que chacun d'eux soit« vide », lequel de champ, quel de matière. Ne requérant aucune conjecture supplémentaire, un rapport constant entre la masse ou l'énergie et la taille de chacun des espaces pourrait être établi. Donc à partir de là, il se justifierait de ne plus étudier que des interactions ou des échanges entre systèmes. Mais un tel rapport est connu depuis cent ans déjà! Dans sa théorie des quanta émise en 1900, Planck affirme que l'énergie rayonnante a une structure discontinue. Comme la matière qui est faite d'atomes, elle est composée de grains, les quanta de valeur hv, où h est une constante universelle d'environ 6,6256 x 10-34J.s (joule-seconde), expression dans laquelle la lettre grecque v(nu) sert à désigner la fréquence du rayonnement. Attention, en dehors de c, cette constante de Planck ne marquera les rapports entre taille et énergie ou masse que d'un seul des deux systèmes à la fois. Nos deux espaces également ne seront conjointement dépeints de façon efficace et fondée par les équations de Maxwell que dans leur position d'immobilité relative, à c. La nature de la lumière ~ Parmi les arguments qui font parfois pencher la balance en faveur d'une nature ondulatoire de la lumière, on trouve notamment les travaux de Fresnel sur les interférences lumineuses et le Traité sur la lumière de Huygens, ainsi qu'une expérience très simple du médecin et égyptologue anglais Young dite du deuxième trou d'aiguille. Un minuscule trou d'aiguille percé dans un écran devant lequel est placée une source lumineuse en forme de point, laisse apparaître sur le mur des anneaux alternativement ombrés ou éclairés. Quand un deuxième trou est ouvert près du premier, le résultat de la manipulation est, dès ce moment-là, une zébrure de bandes lumineuses et noires. Si le rayonnement est intense et les trous assez petits, on s'aperçoit alors que le passage d'une frange à l'autre n'est pas tranché, et qu'il s'agit d'une modification graduelle.
* « L'évolution des idées en physique»

-(EINSTEIN

/ INFEw).

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LA TRILECTIQUE

Certes, dans le camp des corpusculaires, on entreprit de parler de diffrac-

tion

(1),

mais la cause semblait entendue, les ondulatoires tenaient enfm leur

preuve. Cet épisode bien qu'anecdotique est une bonne illustration de la mentalité qui animait en ce siècle-là, les tenants, supporteurs et amis de ces écoles rivales. Et sincèrement, il faut ajouter à leur décharge que rien n'aidait à les départager tant le phénomène est difficile à classer. Cependant, il nous faudra surtout admettre que les recherches des deux partis étaient entachées du même malheureux défaut congénital: la croyance au rayon de lumière. En raison probablement de l'illusion visuelle et de l'origine mécaniste du constat de la propagation rectiligne, on a accepté le rayon de lumière comme irréfragable. Il n'y avait ni matière à discussion ni lieu de débattre. Il y avait pourtant vice de forme! En réalité, la lumière ne « voyage» ni en rayon ni en faisceau, pas plus qu'en tube ou en bateau. Le rayonnement lumineux, comprendre électromagnétique, emplit la totalité de l'espace, dirons-nous en profitant une dernière fois du confort de l'ancien langage. Il suffit pour en être persuadés, de s'enquérir du nombre de « rayons» en provenance du lointain univers qui ne se voient la nuit que par intermittence, ou de celui d'étoiles ne brillant dans le ciel que selon les saisons et la position de la Terre sur son orbite. Évidemment, la réponse est zéro. La nature de la lumière (j) Par une pure vue de l'esprit, chacun de nos deux espaces considéré séparément dispose des propriétés géométriques d'un espace euclidien. De prime abord, cette remarque n'aurait aucune importance, car tel que nous l'avons noté, ils ne se conçoivent que simultanément, là est l'objet de tout notre discours. Semblable dépendance exigeant, soulignons-le en passant, que quels que puissent être leurs contours respectifs, un contact général et permanent soit maintenu entre eux. Par contre, la circonstance particulière de leur position d'équilibre offre un grand intérêt à cet égard. Dans ce cas-là, non déformés de quelque manière que ce soit, leur spécificité euclidienne commande qu'ils aient alors une organisation relative régulière, ce qui autrement dit devient: il faut obligatoirement qu'ils charpentent pour c un agencement« cristallin». Voilà une implication de la théorie qu'une observation pourra aisément vérifier puisqu'il n'y aura besoin que d'analyser la traversée des cristaux par les « rayons lumineux» qui représentent l'état du repos relatif des systèmes,
et d'en tirer les leçons adéquates. Or il existe une expérimentation
(2)

effectuée

(1) Modification de la direction de propagation d'une onde à proximité d'un obstacle. (2) Voir la référence "TOURMALINE" la partie « Lexique». dans

PROPOSITIONS

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à l'aide de fmes lames de tourmaline qui, à l'époque de l'éther, avait poussé à conclure sur la transversalité de l'onde, en invalidant l'option longitudinale, et qui devrait à notre avis être réévaluée aujourd'hui puis réputée probante. À la suite de quoi, nous proposerons de faire dire beaucoup plus à cette pierre précieuse: la lumière et par extension le « rayonnement électromagnétique» reflètent par un maillage rhomboédrique de l'univers, l'interaction de deux systèmes, matière et champ ou masse et énergie, à l'endroit où ceux-ci sont immobiles l'un par rapport à l'autre. Force(s) à l'œuvre Un bon bout de chemin a été déblayé depuis notre première supposition. Dans la continuation, il nous faut renchérir. Qu'on les croit combles ou qu'ils soient creux, les deux espaces ne sont ni des paquets à emballer ni des boîtes à remplir, car se délimitant mutuellement, ils sont autant défmis par ce qu'ils contiennent que par ce qui les contient. Quand il a fallu introduire la constante de Planck au centre de la réflexion, nous avons stipulé qu'ils étaient pleins, ou pareillement qualifiables de vides, et nous avons alors parlé de systèmes. Ceci était d'ailleurs notre point de départ: le photon et quelque chose autour. D'un autre côté, nous savons grâce à la Relativité restreinte que la masse et l'énergie sont une seule et même substance. C'est là que réside notre force, et c'est là que résident nos forces, au sens propre ou au sens figuré. Celle du champ est notoire, on la nomme force électromagnétique. Mais associée à la matière, quelle est donc cette force qui pour la cohésion de l'univers et accessoirement pour la cohérence de notre nouvelle théorie, doit à tout prix être capable de produire sur les autres particules une accélération au moins égale sinon supérieure à celle de l'électromagnétisme? - La gravitation, bien sûr! En son temps, « l'invention» du champ de gravitation avait été la clairvoyante réponse apportée à un problème primitivement formulé comme celui de l'action à distance avec une vitesse infinie. Le champ électromagnétique, en ce qui le concerne, était la solution de celui, étudié plus tard, du transport de l'énergie à distance à vitesse constante. Sans aucune hésitation et en remerciant grandement Newton, nous adoptons sa loi de la gravitation tout en alertant sur le fait qu'une utilisation excessive ou incorrecte du mot «champ» pourrait conduire à des imprécisions voire entraîner des confusions. Le temps n'a pas disparu Et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes conceptuels si un agaçant grain de sable ne persistait encore à gripper la machine. D'où sort et à quoi rime cette abracadabrante douce élucubration superlative et saugrenue de vitesse infmie ? Ce questionnement en apparence compliqué aura doréna-

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vant une explication simple, si dans un bel élan volontariste nous refusons l'hypothèse d'un défaut de fabrication de la gravitation et si nous rejetons uniment l'idée désagréable d'une illusion de l'esprit. La constante c demeurant logiquement extérieure à cette affaire, nous ne pouvons discerner une expansion du champ électromagnétique par rapport au champ gravitationnel que parce que localement la matière a précédé l'énergie. La masse occupant alors déjà la totalité du terrain, sa force de gravitation est instantanément présente partout. Cette immédiateté de la gravitation dans le périmètre circonscrit par son propre champ autorise à interpréter son action à distance comme possédant une vitesse infinie. Elle induit en plus, de par sa différenciation d'avec c, la perception subjective mais tout à fait justifiée d'un temps conçu tel quel, à savoir cent pour cent temporel et indimensionnel. Fin d'un orincioe Ici, par incidence, nous aurons à déplorer une deuxième victime de nos propositions: le principe de l'égalité de la masse inerte et de la masse pesante qui, devenu sans objet, se verra frappé de caducité et radié du patrimoine à inculquer. En effet, après l'entrée de la gravitation dans la grande famille des forces «ordinaires », il n'y aura plus de raison d'évoquer, si ce n'est à des fms historiques, l'étonnement de la Mécanique classique devant le hasard fabuleux de cette égalité. Il n'y aura pas de sens non plus à baser sur ce constat, une généralisation de la version relativiste initiale. À l'avenir, le terme écourté de masse suffira à recouvrir ces deux domaines auparavant disjoints et désignés sous les appellations de masse inerte et de masse pesante.

La nature de la lumière @
Notre choix du photon au début privilégiait délibérément l'approche corpusculaire. Nous nous sommes efforcés par la suite de comprendre les interférences lumineuses attachées quant à elles à sa qualification ondulatoire. Nous avons été gratifiés enfm par la révélation présentée plus haut de la structure cristalline de la lumière qui ne saurait pour autant démontrer ou résumer seule sa nature. Ne nous restera-t-il plus maintenant qu'à faire une synthèse de ces trois splendides éventualités pour obtenir une réponse plausible ou devrat-on plutôt, affreuse alternative, séparer avec habileté le quasi-certain du presque improbable pour en extraire l'à-peu-près vrai? Nous l'avons dit, c traduit le repos relatif des systèmes. Elle est ainsi la limite d'équilibre de l'évolution du second système par rapport au premier. Mais rien ne nous permet de nous en arrêter là ! Puisque c se trouve être également limite d'équilibre de l'évolution du premier système relativement au second, il nous faudra obligatoirement en conclure que la lumière combine en

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elle une deuxième personnalité aussi marquée que l'autre. De la sorte, il devient acceptable d'écrire que le phénomène étudié incarne la fusion de l'électromagnétisme et de son homologue, responsable du mouvement réciproque, qu'en référence au champ gravitationnel, nous voudrons appeler gravifisme. La forme du mouvement Alors qu'il n'est question que du mouvement relatif de deux systèmes, nous n'avons justement guère parlé jusqu'ici des caractéristiques spécifiques de ce mouvement. Et cela n'est point surprenant car il n'advient pas de par lui-même. Il ne sert qu'à dire le type de lien ou la causalité qui conditionne les systèmes. A priori, rien n'empêcherait cette corrélation d'être en dehors de c l'expression d'une dilatation spatiale sans rm. Sauf que la réalité d'échanges dynamiques masse-énergie et énergie-masse entre les deux systèmes qui se déduit de l'existence du rapport h, nous astreint à lui diagnostiquer la forme ro (oméga) du mouvement périodique. Une troisième constante En incorporant des forces à nos systèmes énergétiques, ils sont devenus des systèmes dynamiques. En leur adjoignant le mouvement pulsant que nous venons de pressentir, tous les ingrédients semblent actuellement réunis. Nous rencontrons, d'une part, un système matière-gravifisme, d'autre part, un système champ-électromagnétisme ; entre les deux, nous avons une interaction pratiquement connue avec c comme rapport à l'équilibre, et h pour consacrer le rapport de taille à énergie-masse des systèmes quand ceux-ci sont relativement immobiles... mais c'est insuffisant. Notre attention a déjà été attirée là-dessus. Dès que nous sommes éloignés un tant soit peu du moment de repos relatif, le rapport h de taille à substance n'est plus valable que pour un seul des deux systèmes à la fois. C'est une banale évidence à dire mais dans le cas contraire, aucun mouvement ne serait possible ni même envisageable. Manifestement, il nous manque encore des données pour boucler notre raisonnement. Nous devrons chercher et découvrir au minimum et au maximum de la pulsation un ou des rapports constants indiquant les limites d'expansion-contraction des systèmes. Sur ce, il ne nous reste plus qu'à convoquer le 0 K (le zéro degré kelvin) qui correspond à environ -273,15 °Celsius, qui cadre simultanément aux deux extrémités du battement et qui, complétant le casse-tête, sera la dernière pièce de notre construction. À sa hauteur, le terme de la dilatation relative étant atteint, soit les systèmes permutent leurs rôles respectifs, et la dynamique de transferts énergétiques se poursuit de façon continue, soit celle-ci s'annule et

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s'inverse, les opérations se déroulant alors d'après un schéma symétrique très logiquement appliqué tel qu'en opposition de phase.

La nature de la lumière

CS>

Nous savons que c n'est pas infranchissable. De ce point de vue, elle est plus une frontière qu'une limite. Aussi, avec la candeur habituellement imputée à Monsieur de La Palice, constatons que l'originalité d'une frontière consiste à être au contact de chacun des camps qu'elle sépare: elle aura donc leur composition. Faite de matière et de champ, de masse et d'énergie, dans le rapport de taille défini par h, elle est non seulement fusion phénoménologique de l'électromagnétisme et du gravifisme mais elle possède en outre sa propre « spatialité » tridimensionnelle qui est le recoupement topologique des deux espaces lorsque leur mouvement relatif est nul. Si ce moment d'équilibre n'est qu'une portion de l'ensemble de l'interdépendance entre les systèmes, il n'en n'appartient pas moins à cet ensemble. Il n'est évidemment pas la totalité de l'interaction, cependant, jouissant de sa constitution, il fournit le moyen de sa compréhension. L'occasion nous est enfm offerte de lever les ultimes obstacles. Cette rencontre de deux systèmes en leur moment d'équilibre autorise la théorisation d'un troisième système énergétique tridimensionnel, représentatif de la dynamique qui les instaure, irréductible à l'un ou à l'autre et qui, eu égard à sa propriété de figuration de l'interaction, pourra à son tour être qualifié de système dynamique.

ANTICIPATION
Un premier bilan en ce jour zéro de la théorie permet de comptabiliser à son actif: l'unification des actuelles mesures de métrique et de temps sous le concept de taille, l'explication de la constante c et son franchissement, la dévolution de la tâche de décrire l'un des systèmes en mouvement relatif aux équations de Maxwell, et l'attribution à la constante h de la symbolisation du rapport d'énergie ou de masse à la taille du second système (les deux n'étant conjointement concernés que dans leur situation d'équilibre), la présentation de la structure rhomboédrique de la lumière, l'intégration de la gravitation dans le domaine du droit commun de la physique, l'objectivation de la notion de temps, la fm de l'interrogation sur l'égalité de la masse inerte et de la masse pesante, la prévision d'une forme pulsante pour le mouvement et l'application de la constante zéro kelvin à ses rapports limites de dilatation, la reconnaissance de la nature de la lumière en tant que fusion des deux systèmes en leur instant d'équilibre et clef d'accès à l'entendement de leur interaction générale, elle-même défmie comme troisième système dynamique.

PROPOSITIONS

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Sans nous accuser d'être des enragés de la litote, convenons gentiment que ce n'est pas si mal. Et probablement de manière provisoire, terminons sur les trois points de suspension suivants: . Qu'à la lueur de la nouvelle théorie, une refonte complète des procédures de calcul apporte une réponse à la question de la « masse manquante» de l'univers (1). . Que par une exploration rationnelle de la notion de mouvement pulsant, l'on obtienne une interprétation simple du phénomène dit des« ondes de matière» (2). . Que par curiosité scientifique, l'on assigne à e non plus la valeur 1
mais la valeur

- 1 et peut-être

:I:

1, car il est impérieux de ne pas oublier quoi

qu'il puisse arriver ou ne pas arriver que E = me2.

TRILECTIQUE
En résumé, nous avons un ensemble unique composé de trois éléments indissociables et absolument identiques: deux systèmes dynamiques tridimensionnels défmis par un troisième système dynamique tridimensionnel, interface de leur action réciproque. Ce dernier, singulier en ce qu'il ne naît que de l'intersection des deux autres, est analogue à eux en contenu car masse et énergie sont une même essence. Et c'est bien à ce titre-là que chacun représente à la fois une partie constitutive du tout ainsi que la totalité. Ces trois réalités n'ont de sens que l'une par l'autre, et n'en forment qu'une seule. Une telle unité autoproduite et possédant la magie du triangle, pourrait s'appeler trilogie ou triptyque ou pourquoi pas triade. .. Nous avançons le nom de «trilectique». La similitude entre l'aboutissement (ou ce qui en a l'air) de ces propositions de physique fondamentale et la terminologie religieuse de trinité ou philosophique de yin-yang-tao est criante quoiqu'à aucun moment le dessein n'ait été nourri d'aller sur ce terrain aux strates incertaines. Il ne s'agissait que de tenter de pénétrer les choses. Et dans cette optique, notre poste d'observation, vaille que vaille, est excellent. Vérité en un lieu, l'est ailleurs tout autant. Où que nous nous situions, les lois de la nature restent invariantes. Il nous suffira à compter d'aujourd'hui que leur libellé soit adossé à l'existence objective de l'interaction trilectique ci-dessus exposée. Paraphrasant Pascal, nous pourrons estimer, son centre étant partout, que l'univers n'a pas ni bord ni fond ni bout. En dedans, en dehors, nos horizons
(1) Voir la référence "MATIÈRENOIRE" dans la partie « Lexique ». (2) Voir la référence "ONDESDE MATIÈRE"dans la partie« Lexique».