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L'apport de l'Autre

De
220 pages
Cet ouvrage se veut un outil pédagogique pour tout lecteur qui souhaiterait approfondir la question de l'apport socio-économique, culturel et politique, des migrations en Belgique et en Europe. Il est construit de manière à lire les migrations par différents prismes (logement, emploi, enseignement, démographie, vivre-ensemble, histoire, religion, criminalité...). La migration serait donc un outil mal exploité par certaines politiques publiques, mal travaillé, et la question nouvelle serait de savoir comment notre société peut permettre à tout un chacun, migrant ou non, de valoriser ses potentialités.
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Collection « Compétences Interculturelles »
Sous la coordination de
dirigée par Altay A. Manço
Altay Manço, Saïd Ouled El Bey, Spyros Amoranitis
L’apport de l’Autre
Dépasser la peur des migrants
Cet ouvrage se veut être un outil pédagogique pour tout lecteur qui L’apport de l’Autresouhaiterait approfondir la question de l’apport socio-économique,
culturel et politique des migrations en Belgique et en Europe. Il est
construit de manière à lire les migrations par différents prismes dont les Dépasser la peur des migrants
interconnexions sont importantes : le logement, l’emploi, l’enseignement,
la démographie, le vivre-ensemble, l’histoire, le religieux, la participation
citoyenne et politique, mais aussi la criminalité.
Nous rendons compte de la migration comme d’un atout mal exploité
par certaines politiques mises en place — ou justement non mises en
œuvre —, mal expliqué et, par conséquent, mal compris par une partie
importante des citoyens. La question ne touche pas tant ce qu’apportent
les migrants dans leur ensemble — et encore moins individuellement —
que comment notre société, dont les migrants et leurs descendants font
partie intégrante, peut permettre à tout un chacun de valoriser ses
potentialités.
avec le soutien de
23 €
ISBN : 978-2-343-11632-7 Compétences Interculturelles
Sous la coordination de Altay Manço,
L’apport de l’Autre
Saïd Ouled El Bey, Spyros Amoranitis
Dépasser la peur des migrants





L’apport de l’Autre
Dépasser la peur des migrants



























«  Compétences Interculturelles  » est une collection fondée et dirigée par Altay A. Manço. Elle est
destinée à présenter les travaux théoriques, empiriques et pratiques des chercheurs et des acteurs qui ont
pour but d’identifier, de modéliser et de valoriser les ressources et les compétences interculturelles des
populations et des institutions confrontées à la multiplicité des référents socioculturels et aux contacts
entre différentes cultures. Les compétences interculturelles se révèlent capitales, notamment dans le
double effort d’inclusion des personnes issues de migrations, qui doivent à tout le moins se positionner à
la fois par rapport à la société d’accueil et par rapport aux milieux d’origine, eux-mêmes en constante
transformation. Les travailleurs sociaux au sens large, les enseignants, d’autres intervenants, mais
également les décideurs chargés des politiques d’accueil et d’intégration des migrants et des minorités
culturelles sont concernés par ce type de compétences pour mener, à destination de ces publics, des
actions de développement social et pédagogique efficaces. Même si l’objectif est de faire connaître les
travaux de l’Institut de Recherche, Formation et Action sur les Migrations (IRFAM) et de ses
nombreux partenaires internationaux, cet espace d’expression est ouvert aux équipes pluridisciplinaires
qui souhaitent contribuer à l’approfondissement des savoirs et des savoir-faire en matière de
développement interculturel. Les publications en préparation couvrent divers domaines parmi
lesquels : l’efficacité des dispositifs d’insertion socioprofessionnelle des migrants, l’éducation aux
migrations équitables, etc. La collection bénéficie des apports d’un Comité scientifique international
qui a pour rôle d’évaluer les ouvrages proposés pour publication, ainsi que d’initier des thèmes nouveaux.
Le Comité participe également à l’orientation, à la diffusion et à la promotion de la collection. Les
membres du Comité sont :

Amoranitis Spyros, IRFAM, Liège
Barras Christine, IRFAM, Liège
Bathoum Rachid, IRFAM, Liège
Besch Sylvain, Centre d’Études et de Formation Interculturelles et Sociales, Luxembourg
Bilge Sirma, Université de Montréal
Bolzman Claudio, Haute École Spécialisée de la Suisse Occidentale, Genève
Bultot Alain, Haute École Namur Luxembourg
Cohen-Emerique Margalit, Association Internationale pour la Recherche Interculturelle, Paris
Coslin Pierre, Université de Paris V
de Tapia Stéphane, Centre National de Recherche Scientifique et Université M. Bloch, Strasbourg
Dehalu Pierre, Haute École Namuroise Catholique
Dujeu Stéphanie, Athénée Royal de Marchienne-au-Pont
Étienne Caroline, Centre d’Action Interculturelle de Namur
Franchi Vijé, Université de Genève
Gatugu Joseph, Université du Burundi
Germain Annick, Institut National de Recherche Scientifique, Montréal
Gerstnerová Andrea, Centre national d’Information pour Jeunes, Luxembourg
Gjeloshaj Kolë, Université Libre de Bruxelles
Haddad Kévin, European Peer Training Organization, Bruxelles
Helly Denise
Jacques Paul, Institut Wallon de Santé Mentale, Namur
Kesteloot Christian, Katholiek Universiteit, Louvain
Lahlou Mohamed, Université de Lyon II
Liégeois Jean-Pierre, Université de Paris V
Louis Vincent, Université de Liège
Manço Ural, Université d’Aksaray
Ogay Tania, Université de Fribourg
Ouled El Bey Saïd, Haute École Libre Mosane, Liège
Raya Lozano Enrique, Université de Grenade
Rigoni Isabelle, Université de Poitiers
Santelli Emmanuelle, Centre National de Recherche Scientifique, Lyon
Tas Ertugrul, Université de Samsun
Tison Brigitte, Séminaire du Saulchoir, Paris
Tisserant Pascal, Université de Metz
Villan Michel, Direction Générale de l’Action Sociale et de la Santé, Namur
Vulbeau Alain, Université de Paris X
Zemni Sami, Université de Gand













Dans la collection «  Compétences interculturelles  »

M.-N. NINI, Etre adolescent en Algérie. Entre crise d’identité juvénile et crise d’identité sociale, 2016,
239 p.
D. SCHURMANS, La fonction guérisseuse. Essai comparatiste sur les pratiques de guérison. Qu’est-ce
que guérir  ? Qui guérit  ? Comment  ?, 2016, 233 p.
L. SNOECK, A. MANÇO (sous la direction), Soigner l’Autre en contexte interculturel, 2016, 187 p.
M. VATZ LAAROUSSI et coll. (éds), Regards entrelacés «  Nord-Sud  » sur les réseaux transnationaux.
Dynamiques familiales, sociojuridiques et citoyennes dans la migration, 2016, 227 p.
A. MANÇO (éd.), Pratiques pour une école inclusive. Agir ensemble, 2015, 242 p.
A. MANÇDe la discrimination à l’inclusion en milieu scolaire, 2015, 120 p.
J. GATUGU (éd.), Les familles africaines et le mythe de l’Occident. Destins migratoires singuliers, 2015,
186 p.
B. TISON (sous la direction de), L’adoption à l’international. Un état des lieux en France, 2015, 342 p.
A. GERSTNEROVA, Temps de crise et vie associative. Migrants de l’Afrique subsaharienne et des
Balkans en Europe, 2014, 182 p.
B. TISON (sous la direction de), La prise en charge de familles africaines en France et en Afrique.
Regards croisés, 2014, 272 p.
B. TISON, Identités, Codes et Valeurs. Chez des chinois(e)s, 2013, 127 p.
S. AKGÖNÜL, B. DEDEOGLU (sous la direction de), La Turquie et l’Europe. Une évolution en
interaction, 2013, 180 p.
A. MANÇO, C. ASCHENBROICH (sous la direction de), Migrants solidaires, destins jumelés  ?
Pratiques et coopérations transnationales, 2013, 188 p.
K. SERAÏDARI, La ville, la nation et l’immigré. Rapports entre Grecs et Turcs à Bruxelles, 2012, 211 p.
P. ALEN, A. MANÇO (sous la direction de), Appropriation du français par les migrants. Rôles des
actions culturelles, 2012, 178 p.
C. BELKHODJA et M. VATZ LAAROUSSI (sous la direction de), Immigration hors des grands centres.
Enjeux, Politiques et pratiques dans cinq États fédéraux, 2012, 323 p.
U. MANÇO (coord.), Affaires d’identité  ? Identités à faire  ! Travail social et «  vivre-ensemble  » :
expériences bruxelloises, 2012, 184 p.
C. BOLZMAN, T.-O. GAKUBA et I. GUISSE (coords), Migrations des jeunes d’Afrique subsaharienne.
Quels défis pour l’avenir  ?, 2011, 198 p.
B. MARTENS, Guerres puritaines : signes religieux et vêtements pol(ys)émiques, 2011, 84 p.
A. MANÇO, C. BOLZMAN (éds), Transnationalités et développement. Rôles de l’interculturel, 2010,
222 p.
A. MANÇO, S. AMORANITIS (coord.), Migrants et développement : politiques, pratiques et acteurs en
Belgique, 2010, 216 p.
L. MULLER, S. de TAPIA (éds), Migrations et cultures de l’entre-deux, 2010, 260 p.
C. GAVRAY, A. ADRIAENSSENS (coord.), Une fille = un garçon  ? Identifier les inégalités de genre à
l’école pour mieux les combattre, 2010, 176 p.
A. MANÇO, C. BOLZMAN (coord.), Transnationalités et développement : rôles de l’interculturel, 2010,
222 p.
K. HADDAD, A. MANÇO, M. ECKMANN (dirs), Antagonismes et dialogues interculturels. Du constat
des polarisations à la construction des cohésions, 2009, 250 p.













E. TA Ş, Kısmet  ! Belgique/Turquie : regards croisés sur mariages et migrations, 2008, 144 p.
M. SARLET, A. MANÇO (éds), Tourismes et diversités : facteurs de développement  ?, 2008, 158 p.
B. TISON, Des Indiennes en Europe. Valeurs et stratégies identitaires : comparaisons Paris-Londres,
2008, 176 p.
J. DEPIREUX, A. MANÇO (éds), Formation d’adultes et interculturalité. Innovations en pays
francophones, 2008, 158 p.
A. MANÇO (éd.), Valorisation des compétences et co-développement. Africain(e)s qualifié(e)s en
immigration, 2008, 236 p.
K. HADDAD, L’intégration des musulmans en Suède. Un défi singulier pour une société
multiculturelle  ?, 2008, 125 p.
S. de TAPIA, S. AKGÖNÜL (éds), Minorités discrètes, diasporas en devenir  ? Kalmouks, Kazakhs et
Tibétains en France, 2008, 322 p.
A. CHAOUITE, L’interculturel comme art de vivre. Fragments critiques, 2007, 152 p.
H. SAIDI (éd.) Les étrangers en France et l’héritage colonial. Processus historiques et identitaires,
2007, 154 p.
J. DE CHANGY, F. DASSETTO, B. MARÉCHAL, Relations et co-inclusion. Islam en Belgique, 2007,
240 p.
A. MANÇO (coord.), Turcs en Europe. L’heure de l’élargissement, 2006, 129 p.
M. BORN et coll. (éds), Recomposer sa vie ailleurs. Recherche-action auprès des familles
primoarrivantes, 2006, 214 p.
A. MANÇO, Processus identitaires et intégration. Approche psychosociale des jeunes issus de
l’immigration, 2006, 188 p.
E. PRIEUR, E. JOVELIN, M. BLANC (coords), Travail social et immigration. Interculturalité et
pratiques professionnelles, 2006, 312 p.
A. ELIA, Réseaux ethnocommunautaires des Foulbé en Italie. Recherche de visibilité, logiques
associatives et stratégies migratoires, 2006, 115 p.
S. AKGÖNÜL, Religions de Turquie, religions des Turcs. Nouveaux acteurs dans l’Europe élargie,
2005, 193 p.
L. MULLER, S. de TAPIA (éds), Un dynamisme venu d’ailleurs : la création d’entreprises par les
immigrés, 2005, 311 p.
A. MANÇO, S. AMORANITIS (éds), Reconnaissance de l’islam dans les communes d’Europe. Actions
contre les discriminations religieuses, 2005, 200 p. Traduit en anglais.
C. PARTHOENS, A. MANÇO, De Zola à Atatürk : un «  village musulman  » en Wallonie. Cheratte-Visé,
2005, 174 p.
J. GATUGU, S. AMORANITIS, A. MANÇO (éds), La vie associative des migrants : quelles
(re)connaissances  ? Réponses européennes et canadiennes, 2004, 280 p.
U. MANÇO (dir.), Reconnaissance et discrimination : présence de l’islam en Europe occidentale et en
Amérique du Nord, 2004, 371 p.
A. MANÇO (éd.), Turquie : vers de nouveaux horizons migratoires  ?, 2004, 308 p.
M. VATZ LAAROUSSI, A. MANÇO (éds), Jeunesses, citoyennetés, violences. Réfugiés albanais en
Belgique et au Québec, 2003, 312 p.
D. CRUTZEN, A. MANÇO (éds), Compétences linguistiques et sociocognitives des enfants de migrants.
Turcs et Marocains en Belgique, 2003, 126 p.
A. MANÇO, Compétences interculturelles des jeunes issus de l’immigration. Perspectives théoriques et
pratiques, 2002, 182 p.













Sous la coordination de
Altay Manço, Saïd Ouled El Bey, Spyros Amoranitis



L’apport de l’Autre
Dépasser la peur des migrants

30 années de recherches appliquées à la situation belge








































© L’Harmattan, 2017
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-11632-7
EAN : 9782343116327













Sommaire


Préface Maxime Prévot 11

Un outil pour raison garder Altay Manço, 13
Saïd Ouled El Bey,
Spyros Amoranitis

Contributeurs de l’ouvrage 19

Experts consultés 21

Récentes migrations en Belgique Altay Manço, 23
et en Europe : les apports des immigrés Saïd Ouled El Bey

Flux et stocks migratoires en Belgique : Saïd Ouled El Bey, 31
facteur de peuplement et de rajeunissement Altay Manço

Politiques migratoires en Europe Altay Manço, 41
et en Belgique : quels coûts et Saïd Ouled El Bey
bénéfices économiques  ?

L’immigration menace-t-elle Frédéric Docquier 53
notre économie  ?

La diversité culturelle : un atout Altay Manço, 59
pour l’entreprise  ? Joseph Gatugu,
Saïd Ouled El Bey


Travailleurs migrants et d’origine Annie Cornet, 67
étrangère : quelles responsabilités Alexis Hakizumukama
pour les entreprises  ?















A. Manço, S. Ouled El Bey, S. Amoranitis (coord.), L’apport de l’Autre… 8

Entrepreneurs venus d’ailleurs Altay Manço, 75
Joseph Gatugu,

Saïd Ouled El Bey

Sommes-nous assez riches pour gaspiller Joseph Gatugu 83
les talents des migrants  ?

Systèmes scolaires face aux défis de la Altay Manço, 89
Saïd Ouled El Bey diversité : ces discriminations qui nous
coûtent cher

Descendants d’immigrés : le parcours du Altay Manço, 97
combattant de l’école au monde du travail Saïd Ouled El Bey

Jeunes issus de notre avenir Dina Sensi, 105
Altay Manço

Stéréotypes et illégitimation des migrants Saïd Ouled El Bey, 111
en Europe et en Belgique : à qui profite Altay Manço
le crime  ?

Villes et diversités : vivre ensemble Altay Manço, 119
dans l’espace public  ? Saïd Ouled El Bey

Participation citoyenne et vie associative : Altay Manço, 127
Saïd Ouled El Bey la diversité, quels apports  ?

Associations de personnes issues Altay Manço 135
des migrations : contributions
pour une société ouverte

Arts et minorités ethnicisées : Marco Martiniello 141
un domaine négligé

















A. Manço, S. Ouled El Bey, S. Amoranitis (coord.), L’apport de l’Autre… 9

Concevoir des politiques locales au Altay Manço, 149
bénéfice de tous : entre valorisation des Saïd Ouled El Bey
diversités et lutte contre les inégalités

Migrants : acteurs de développement Altay Manço, 161
et de relations internationales Saïd Ouled El Bey,
Spyros Amoranitis


Implantation et reconnaissance de l’islam Saïd Ouled El Bey, 169
en Belgique : la problématique Altay Manço
du financement et du contrôle

Michaël Privot Faut-il financer l’islam de Belgique  ?   179

Le dialogue avec les patients migrants Daniel Schurmans 187
conduit à un nouvel humanisme
et à une nouvelle médecine

Recommandations pour dépasser Altay Manço, 197
la peur de l’Autre Saïd Ouled El Bey,
Spyros Amoranitis


Présentation du CRIPEL 209

Présentation de l’IRFAM 211



Nos remerciements à Pierre Krier et Joseph Gatugu de l’IRFAM pour la relecture.
Photo de la couverture : Saïd Ouled El Bey.

Dans l’ensemble de l’ouvrage, sauf mention contraire,
le masculin est utilisé comme épicène.














Préface
Maxime Prévot



La crise des migrants de 2015 a manifestement réveillé, voire
renforcé, un climat de tension hostile aux migrants. Si certains ont
développé des initiatives citoyennes pour accueillir et accompagner
les immigrés, d’autres ont réagi dans un tout autre registre, parfois
caricatural. C’est ainsi que la perception des citoyens est bien souvent
erronée quant à l’impact réel des populations étrangères présentes au
sein de notre société.
Vous pourrez lire dans les différentes contributions de cet ouvrage
qu’un des enjeux majeurs pour l’avenir réside notamment dans la
capacité que nous aurons à favoriser l’intégration rapide des nouveaux
migrants et réfugiés, ainsi que la valorisation des compétences des
anciens immigrés et de leurs enfants.
La Wallonie a souhaité concrétiser cette démarche avec
l’opérationnalisation d’un parcours d’intégration qui traduit la volonté
du Gouvernement wallon de garantir les mêmes droits à chaque
personne désirant s’installer en Wallonie, par une approche singulière
et personnalisée. Il se développe comme un processus d’émancipation
des personnes, visant à leur permettre de s’intégrer au mieux dans leur
nouveau cadre de vie. Il est important d’ouvrir ce parcours
d’intégration dans une vision plus large concernant également les
personnes de nationalité ou d’origine étrangère inscrites durablement
sur le territoire et aussi la société dans son ensemble.

















A. Manço, S. Ouled El Bey, S. Amoranitis (coord.), L’apport de l’Autre… 12


Ce dispositif ne pourra vraiment atteindre son objectif optimal que s’il
peut s’appuyer sur un ensemble de mesures développées dans les
politiques de l’emploi, du logement, de la santé, de l’enseignement…
Il est important que nous puissions développer cette approche
transversale, qui placera l’individu au centre des préoccupations
qu’elles soient politiques, économiques ou sociales.
Je souhaite que cet ouvrage stimule davantage la réflexion de
l’ensemble des acteurs concernés, permette une meilleure
gouvernance des migrations et favorise l’accueil et l’intégration des
personnes arrivant en Wallonie afin de renforcer l’évidente plus-value
consécutive à l’arrivée des nouveaux concitoyens.
Je vous souhaite une bonne lecture.



Maxime Prévot
Vice-Président du Gouvernement wallon
et Ministre de l’Action sociale















Un outil pour raison garder
Altay Manço, Saïd Ouled El Bey, Spyros Amoranitis


Chaque jour qui passe, des sondages et des faits de l’actualité nous le rappellent : les
discours extrêmes à propos de l’immigration gagnent du terrain et occupent une part
de plus en plus importante dans l’opinion publique, craintive face à l’afflux de
migrants, dans un contexte de crise morale, sociale et économique. Relayées par des
faiseurs de jugement médiatiques et autres leaders politiques, ces idées alarmistes ne
sont pas pour rien dans le foisonnement de propos haineux, voire d’actes de violence
envers ceux estimés différents, étrangers, «  Autres  »…
Ces «  post-vérités  » ou «  faits alternatifs  » surfent sur les peurs et les émotions de
nombreux citoyens belges et européens qui voient dans l’immigration une
concurrence sur le marché de l’emploi et dans le secteur du logement social, ainsi
qu’une détérioration du système d’éducation et de sécurité sociale. Des inquiétudes
apparaissent aussi au niveau de la capacité d’intégration de «  certains  » immigrés
dans la société.
D’aucuns souhaiteraient enrayer un phénomène vieux comme le monde en rendant
les frontières encore plus hermétiques par une série de mesures de contrôle
drastiques. Ceux-là même proposeront l’édification de murs comme barrières pour
séparer les territoires de l’Humanité. Bien que l’idée paraisse logique dans une
perspective simpliste d’opposition des contraires — mouvement/arrêt —, l’histoire
des migrations nous apprend que cette solution est vouée à l’échec. Il suffit
d’observer les conséquences de ce genre d’initiatives : mur de Berlin, barrière de
Melilla et de Ceuta, mur de Calais, etc. La migration est un fait qui ne peut être
évité. Durant cette dernière décennie, plus de 4 millions d’immigrés se sont établis
annuellement dans les pays de l’OCDE.
En Belgique, près de 120  000 entrées par an sont notées pour environ
80  000 personnes qui quittent le territoire. Parmi ces migrants, deux tiers sont des
citoyens européens qui bénéficient du droit de la libre circulation et un quart sont
des ressortissants d’États tiers qui viennent en Belgique rejoindre leur famille.
Seulement 5 % des entrants sont des travailleurs immigrés extra UE (dont des
saisonniers et des temporaires, mais aussi des dirigeants de multinationales) et
moins de 4 % sont des demandeurs d’asile (soit moins d’une personne pour
1000 habitants).
«  On ne va de l’autre côté de la rivière qu’avec une raison valable  », dit un
proverbe téké. Pour la plupart d’entre eux, les réfugiés et les migrants des pays en
développement ont été forcés de quitter leur région pour diverses causes impérieuses
telles que guerres et persécutions ou pauvreté et pression climatique… raisons dans
lesquelles notre mode de vie joue assurément un rôle.















A. Manço, S. Ouled El Bey, S. Amoranitis (coord.), L’apport de l’Autre… 14

Des apports des «  autres  »
Si le débat public relaye l’idée selon laquelle l’afflux de migrants influencerait
négativement l’évolution sociétale des pays d’immigration, la réalité est pourtant
plus nuancée. Une réflexion basée sur l’étude des faits montre, en effet, que les
mouvements de population génèrent une plus-value sur le marché mondial, à
l’inverse de la croyance protectionniste répandue.
Les observations pointent la migration comme une source de main-d’œuvre,
particulièrement dans les secteurs en pénurie ou dans les «  3D jobs  » — dirty,
dangerous, demanding —, signifiant littéralement les emplois sales, dangereux et
pénibles. Ces professions sont financièrement peu intéressantes. Ce sont des travaux
saisonniers, discontinus dans le temps et parfois concurrencés par les
délocalisations. Mais l’économie de marché sait que lorsqu’on «  traverse la rivière
pour sauver sa peau  », toute condition est acceptable du moment qu’elle permet
d’échapper à un destin désastreux.
Cette main-d’œuvre soulage donc des secteurs en demande, pour une part non
délocalisables, tels que la domesticité, les services aux entreprises, les soins aux
personnes, le transport et la logistique, la distribution, le commerce, la construction,
l’Horeca, voire l’enseignement, les nouvelles technologies et certains secteurs de la
santé. Moins chère, flexible et moins sensible aux droits et conditions de travail, la
main-d’œuvre immigrée autorise pleinement la compétitivité des entreprises qui
peuvent ainsi profiter pour pas cher, voire gratuitement, de qualifications non
reconnues de travailleurs étrangers, au bénéfice, aussi, de meilleurs prix pour nous,
consommateurs.
Mais les apports des migrants ne s’arrêtent pas à cette dimension quantitative, ils
revêtent également un aspect qualitatif : certains mettent à la disposition des
entreprises et de la société d’accueil leurs connaissances et compétences, notamment
linguistiques et culturelles, ainsi que leurs réseaux en Belgique et ailleurs qui
permettent d’élargir le champ d’action commercial. Des migrants prennent des
risques, dans les pays d’installation, pour créer leur propre entreprise et des emplois.
Ainsi, le monde entrepreneurial tire directement profit des migrations et, en cascade,
les sociétés d’accueil et les citoyens bénéficient également d’effets en termes de
promotion professionnelle (notamment pour les femmes), de hausse salariale et,
même, de création d’emplois.
Cette dynamique macroéconomique est si ancrée qu’elle en arrive à diviser le
marché de l’emploi. Les chercheurs nomment ce phénomène «  dualisation  » ou, plus
spécifiquement, «  ethnostratification  ». Ils tentent ainsi d’expliquer la faible
concurrence entre natifs et migrants sur le marché du travail. Les professions
désertées par les uns créent un appel pour les autres et de manière complémentaire,
la présence des «  autres  » permet aux «  uns  » d’évoluer socio-économiquement.















A. Manço, S. Ouled El Bey, S. Amoranitis (coord.), L’apport de l’Autre… 15
Ces mouvements se reflètent ensuite sur l’ensemble du système social qui finit lui
aussi par se dualiser, clivant les «  autochtones  », d’une part, et les «  allochtones  »,
d’autre part, de plus en plus ostracisés, malgré le fait qu’ils accèdent à la nationalité
belge et ancrent définitivement leur foyer en Belgique. Ces clivages fondés sur des
«  identités  » culturelles «  justifient  » à leur tour cette dualisation qui renforce les
freins à l’emploi des travailleurs migrants et issus de l’immigration, ainsi que de
nombreux autres mécanismes d’exclusion sur le marché du logement, de
l’éducation, etc. Et la boucle est bouclée.
Bien des obstacles à l’emploi spécifiques aux immigrés sont à relever.
Méconnaissance de la langue du pays d’accueil, faiblesse des qualifications, manque
d’expérience professionnelle utile, diverses difficultés administratives (par exemple,
la reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur est un problème pour
un immigré sur quatre)… sont quelques-uns des obstacles que les migrants doivent
contourner, sans parler des discriminations quotidiennes que vivent ces personnes
sur les marchés de l’emploi, du logement, de la formation et de l’éducation. Si une
batterie de mesures antidiscrimination existe, leur dimension non contraignante ne
permet pas toujours d’améliorer la situation. On pourrait encore avancer l’idée que
les migrants manquent de réseaux utiles et ne bénéficient que d’un faible accès à
l’information pertinente pour expliquer leurs difficultés d’insertion
socioprofessionnelle, mais ce serait sans compter avec l’embarras de certaines
entreprises à envisager l’emploi de personnes étrangères pour des raisons
administratives et/ou «  psychologiques  ».
De manière générale, il subsiste un manque de dialogue sur le marché du travail —
et ailleurs —, créant un climat de crainte vis-à-vis de l’inconnu et cela, même si
celui-ci est un jeune belge issu de l’immigration. Ce constat montre notamment
l’insuffisance et l’inadéquation de l’offre d’accompagnement en formation ou
insertion socioprofessionnelle et en révèle la faiblesse de son rapport avec le monde
des entreprises. Pour les enfants de migrants, les échecs d’un système scolaire
inadapté aux défis nommés oblitèrent aussi la présence d’un lien fragile entre école
et emploi. Plus généralement, la défiance vis-à-vis des migrations ne met-elle pas en
exergue l’incapacité de nos systèmes d’information et d’éducation, voire de notre
gouvernance, à prendre en compte les besoins de sécurité, de dialogue et de contacts
des populations de plus en plus diversifiées de notre société  ?
Nous sommes convaincus qu’il faut innover notre approche des questions liées aux
migrations et à la cohésion sociale par un discours pragmatique et inclusif. Au
regard des éléments que nous vous proposons dans ce livre, nous sommes ainsi
persuadés qu’il est possible de tirer un meilleur parti des migrations tout en
dépassant les dissensions sociales actuelles. C’est avec force que nous insistons sur
la nécessité de s’informer, car quand nous jugeons sans connaître, nous condamnons
sans preuve.
















A. Manço, S. Ouled El Bey, S. Amoranitis (coord.), L’apport de l’Autre… 16
La littérature en économie et en sociologie montre, en effet, depuis des décennies, à
travers l’ensemble du monde industrialisé, que les migrations sont un «  plus  »
évident pour certains secteurs des sociétés d’installation, alors qu’elles peuvent
représenter des difficultés pour d’autres secteurs. Il appartient au pays récepteur
d’organiser l’accueil et l’intégration des populations concernées afin de fluidifier
l’insertion des migrants à l’emploi, dans le logement et à l’école. C’est à ce prix
uniquement que la potentialité que représente l’immigration pour l’économie, les
sociétés et la démographie de nos régions peut éclore pleinement. À défaut, nous ne
ferons qu’aggraver les coûts sociaux et économiques que la migration non régulée
et non accueillie représente.
Il est certain que les immigrés sont des citoyens qui apportent et qui coûtent à la
société, comme tout un chacun, en fonction des groupes sociaux et de leur
historicité. Toutefois, le contexte actuel de méfiance à l’égard des migrants et des
populations issues des migrations délégitime tant les apports que les besoins de ces
groupes. Cela crée une situation paradoxale : par exemple, l’investissement dans
l’éducation des jeunes d’origine étrangère est une garantie de la valorisation dans le
futur de leurs potentialités. L’argument vaut également pour les politiques de lutte
contre la discrimination à l’emploi. Dans le cas contraire, l’absence d’investissement
dans l’avenir de ceux considérés comme les «  enfants illégitimes  » du pays, pour
reprendre l’expression du feu sociologue Abdelmalek Sayad, conduit à une situation
absurde de crise sociale dont la gestion est encore plus douloureuse et expansive que
l’effort de départ.

Un livre-outil, une écriture-action
Loin de nous pourtant l’idée de vouloir suggérer une énième campagne-choc de
sensibilisation, nous souhaitons malgré tout montrer que des solutions concrètes
existent au bénéfice de tous.
Cet ouvrage se veut un outil pédagogique pour un public de professionnels (acteurs
de l’éducation, de la culture, de la société civile, des médias, de l’économie, de la
politique) ou pour tout lecteur intéressé qui souhaiterait approfondir la question de
l’apport socio-économique, culturel et politique des migrations en Belgique et en
Europe. Il est construit de manière à lire l’immigration par différents prismes dont
les interconnexions sont importantes : le logement, l’emploi, l’enseignement, la
démographie, le vivre-ensemble, l’histoire, le religieux, la participation citoyenne et
politique, mais aussi la criminalité. Nous rendons compte de la migration comme
d’un atout mal exploité par certaines politiques mises en place — ou justement non
mises en œuvre —, mal expliqué et, par conséquent, mal compris par une partie
importante des citoyens. La question ne touche pas tant ce qu’apportent les
migrants dans leur ensemble — et encore moins individuellement — à notre société
que de quelle manière notre société, dont les migrants et leurs descendants font
partie intégrante, peut permettre à tout un chacun de valoriser ses potentialités.
















A. Manço, S. Ouled El Bey, S. Amoranitis (coord.), L’apport de l’Autre… 17
La première partie de cette publication introduit brièvement l’histoire des migrations
en Belgique d’après la Seconde Guerre mondiale et ouvre vers l’analyse
démographique des flux et stocks migratoires dans ce pays : provenances,
caractéristiques et soldes migratoires, gestion politique (code de la nationalité,
regroupement familial, etc.). Les politiques migratoires sont alors décrites à travers
leurs motivations sociales et conséquences économiques, dans les principaux pays
de l’OCDE : coûts et apports des travailleurs immigrés au pays d’accueil, impacts
sur la fiscalité, la consommation, l’investissement… La question des coûts et des
apports de la diversité dans les entreprises et celle des migrants créateurs
d’entreprises complètent le panel économique. L’étude interroge, ensuite, le système
scolaire belge face aux défis de la diversité culturelle et du lien école/emploi, et
propose un modèle inclusif. La partie juridique est consacrée aux stéréotypes et à la
criminalisation de l’immigration en Belgique et dans les pays limitrophes. La
participation politique, associative et socioculturelle des migrants alimente la
question des apports de la diversité ethnique au vivre-ensemble dans l’espace urbain
(impacts sur le logement, mais aussi la santé), ainsi que, dans un autre registre, aux
relations internationales équitables, en particulier Nord/Sud. Une autre dimension,
encore, concerne la place de l’expression artistique dans une société multiculturelle.
L’implantation et la reconnaissance de la religion musulmane en Belgique illustrent,
enfin, par un aspect spécifique, la problématique du vivre-ensemble. La question
est : «  faut-il financer l’islam et pourquoi  ?  ».
L’étude montre globalement que la mise en concurrence des groupes de populations,
les discriminations érigées en système, ainsi que la dérégulation des mécanismes de
migration et d’emploi produisent un gigantesque gaspillage de ressources et de
talents, génèrent des ressentiments et des conflits, et finalement nous coûtent à tous
tant matériellement que moralement. Il est bien plus raisonnable et avantageux pour
chacun de faire un effort inclusif afin d’exploiter au mieux les apports de chacun.
Que voulons-nous : bénéficier des contributions de tous ou augmenter notre propre
charge en excluant certains  ?
Notre démarche documentaire s’appuie, d’une part, sur un référencement
bibliographique systématique couvrant les travaux effectués dans l’ensemble du
monde industrialisé, sur une trentaine d’années. Ces travaux scientifiques (près de
500 publications référencées, essentiellement en langue anglaise) tentent de mesurer
les apports, la plus-value, les contributions, la valeur ajoutée, mais aussi les coûts, la
charge et les problématiques socio-économiques, démographiques, socioculturels et
politiques que représentent les étrangers, les migrants ou les réfugiés, les personnes
d’origine étrangère ou issues de l’immigration dans les principaux pays récepteurs
de main-d’œuvre.
D’autre part, nos analyses ont bénéficié de la collaboration d’une vingtaine
d’experte-s belges. Ils sont démographes, sociologues, politologues, islamologues,
géographes, psychologues, pédagogues, criminologues, philosophes, historiens,
juristes, médecins, économistes et gestionnaires. Ils ont contribué à clarifier les
différentes dimensions des questions abordées et proposé de nouvelles pistes de
recherche. Dans un effort interdisciplinaire, ils ont surtout aidé à translater les















A. Manço, S. Ouled El Bey, S. Amoranitis (coord.), L’apport de l’Autre… 18
observations réalisées en d’autres temps et en d’autres lieux vers les réalités
actuelles de la Belgique, et singulièrement de la Wallonie, afin de compenser la
rareté de la littérature focalisée sur cette région. Ils ont lu, discuté et validé nos
travaux. Plusieurs ont même contribué de leur propre plume de façon à renforcer
notre travail ou de l’enrichir d’une dimension complémentaire, comme les apports
des mixités culturelles dans le domaine des arts, de la médecine, des relations
internationales ou de la spiritualité.
L’ensemble constitue un dossier de 22 analyses documentées, brèves et synthétiques
avec des interconnexions d’une dimension à l’autre. Ces textes — lus et annotés
également par des intervenants des Centres régionaux d’intégration de Wallonie,
afin de passer de la technicité du propos scientifique à un langage plus général —
sont au service des «  multiplicateurs  » tels que des acteurs de l’éducation et de
l’information, pour une plus large diffusion, dans le cadre de formations, d’actions
de sensibilisation, d’expositions et autres formes de vulgarisation.
Divisée en une vingtaine de chapitres thématiques, cette publication tente de
«  réduire la complexité  » du domaine, afin de documenter et d’inspirer une
perception plus positive des faits migratoires et de la mixité socioculturelle, une
perception propice à la pleine valorisation de leurs potentialités sociales,
économiques et culturelles. Aussi, chaque partie se conclut sur des
recommandations inclusives en termes d’éducation, de formation et d’insertion dont
des acteurs sociaux, économiques, éducatifs et politiques pourraient se saisir. La
publication du livre dont des extraits seront relayés par la presse et divers sites
internet sera accompagnée d’une série de conférences-débats dans de nombreux
centres en Wallonie, à Bruxelles et ailleurs.
















A. Manço, S. Ouled El Bey, S. Amoranitis (coord.), L’apport de l’Autre… 19



Contributeurs de l’ouvrage


Spyros Amoranitis. Formateur et consultant en interculturalité, directeur de
l’Institut de Recherche, Formation et Action sur les Migrations (IRFAM) à
Liège, spécialiste de la gestion des diversités.
Annie Cornet. Professeure de gestion des ressources humaines et de théorie des
organisations aux Hautes Études Commerciales (HEC-Liège), Université de
Liège (ULG), spécialiste de la gestion de la diversité en entreprise.
Frédéric Docquier. Professeur d’économie à l’Université Catholique de Louvain
(UCL), chercheur qualifié au Fonds de la Recherche Scientifique
(FNRFNRS), spécialiste en économie des migrations et en théorie du
développement.
Joseph Gatugu. Professeur de philosophie à l’Université du Burundi, collaborateur
scientifique de l’IRFAM, spécialiste des questions migratoires et
interculturelles.
Alexis Hakizumukama. Docteur en sciences économiques et gestion, chercheur à
l’unité de recherches «  Études sur le Genre et la Diversité en Gestion  »
(EGID) de HEC-Liège, ULG, spécialiste de la gestion de la diversité et de
l’analyse sociale de l’entreprise.
Altay Manço. Docteur en psychologie, directeur scientifique de l’IRFAM,
spécialiste de la psychosociologie de l’immigration et de la psychopédagogie
de l’intégration sociale.
Marco Martiniello. Directeur de recherche au FRS-FNRS, professeur de sociologie
à l’ULG et directeur du Centre d’Étude de l’Ethnicité et des Migrations
(CEDEM), spécialiste des politiques migratoires, de l’ethnicité et du
multiculturalisme.
Saïd Ouled El Bey. Maître assistant en sciences sociales à la Haute École Libre
Mosane (HELMO) à Liège, collaborateur scientifique de l’IRFAM,
spécialiste des questions migratoires et interculturelles.
















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Michaël Privot. Docteur en islamologie, collaborateur scientifique de l’ULG,
directeur du European Network Against Racism (ENAR, Bruxelles),
spécialiste des questions du financement de l’Islam en Europe et des
processus de radicalisation dans les communautés musulmanes.
Dina Sensi. Docteure en sciences de l’éducation, coordinatrice pédagogique au
Dispositif de concertation et d’appui aux Centres régionaux d’intégration
(DISCRI, Namur), spécialiste en éducation et communication interculturelle,
ainsi qu’en gestion des diversités.
Daniel Schurmans. Docteur en médecine et psychiatre, formé à la psychanalyse,
praticien dans divers contextes thérapeutiques, fondateur d’un centre de santé
mentale pour migrants (TABANE, Liège), spécialiste en ethnopsychiatrie.
















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Experts consultés



Fabienne Brion. Professeure de criminologie à l’Université Catholique de Louvain
(UCL), islamologue et spécialiste des questions de discrimination.
Thierry Eggerickx. Professeur de démographie à l’UCL, spécialiste des
mouvements migratoires et de leur impact démographique.
Jean-François Husson. Doctorant en sciences politiques, coordinateur de
l’Observatoire des Relations Administratives entre les Cultes, la Laïcité
organisée et l’État (ORACLE), Namur, spécialiste du financement des cultes.
Dirk Jacobs. Professeur de sociologie à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et
directeur du Groupe de recherche sur les Relations Ethniques, les Migrations
et l’Égalité (GERME), spécialiste des discriminations ethniques à l’école.
Christian Kesteloot. Professeur de géographie sociale et économique à la
Katholieke Universiteit Leuven (KUL), spécialiste des questions urbaines
telles que migrations et minorités ethniques, pauvreté et logement.
Laurent Licata. Professeur en psychologie sociale à l’ULB, spécialiste des
questions du vivre-ensemble et des identités au sein des sociétés
multiculturelles contemporaines.
Ural Manço. Professeur de sociologie à l’Université d’Aksaray (Turquie),
spécialiste des questions en lien avec les migrations, la multiculturalité et les
appartenances ethnoreligieuses.
Brigitte Maréchal. Professeure de sociologie à l’UCL, spécialiste de l’islam dans le
monde contemporain.
Andrea Rea. Professeur en sociologie à l’ULB, spécialiste des migrations et de
l’intégration des immigrés.
Sylvie Saroléa. Professeure de droit à l’UCL et à l’ULB, spécialiste du droit de
l’immigration, des droits de l’homme et du droit international privé.