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La femme et le sacré

De
226 pages
Rites, mythes, langues et civilisations passées et présentes, s'entrecroisent grâce à ces contributions d'universitaires venus d'horizons différents. Il s'agit de découvrir une conception idéologique concernant la femme dans sa relation avec le divin à travers des civilisations d'époques parfois très éloignées. Cette spécificité féminine dans la célébration du divin, du sacré, de l'humain tant chez les Grecs, les Romains, les Égyptiens, les Allemands, les Hittites, les Indonésiens, les Italiens, les Islandais, les Vepses, les Arméniens, les Géorgiens interroge fortement notre conscience moderne.
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Collection KUBABA Série Actes
Patrick Guelpa (éd.)
LA FEMMEET LE SACRÉ
La Femme et le Sacré
Illustration de couverture :Photo du Puy-en-Velay, réalisée par la mairie.Cahiers KUBABA Directeur de publication :Michel Mazoyer Comité de rédaction :Trésorière : Valérie Faranton Secrétaire : Charles GuttardConseil d‘Administration :Sydney H. AUFRERE, Régis BOYER, Jean Paul BRACHET, Dominique BRIQUEL, Valérie FARANTON, Charles GUITTARD, Jean-Pierre LEVET, Michel MAZOYER, Alain MEURANT, Hélène NUTKOWICZ, Eric PIRART Comité scientifique :Sydney H. Aufrère, Sébastien Barbara, Marielle de Béchillon,, Nathalie Bosson, Dominique Briquel, Sylvain Brocquet, Jacques Freu, Charles Guittard, Jean-Pierre Levet, Michel Mazoyer, Paul Mirault, Dennis Pardee, Eric Pirart, Jean-Michel Renaud, Nicolas Richer, Bernard Sergent, Claude Sterckx, Patrick Voisin Opérateur informatique: Laurent Delbeke Ce volume a été imprimé par © Association KUBABA, Paris © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-10819-3 EAN : 9782343108193
Patrick Guelpa (éd.) La Femme et le SacréAssociation KUBABAUniversité de Paris 1
Bibliothèque Kubaba (sélection) http://kubaba.univ-paris1.fr/ COLLECTION KUBABA 1. Série Antiquité Dominique BRIQUEL, Le Forum brûle. Jean-Paul BRACHET Le salut par la traversée de l’eau. Jacques FREU, Histoire politique d’Ugarit. ——, Histoire du Mitanni. ——, Suppiluliuma et la veuve du pharaon. Éric PIRART, L’Aphrodite iranienne. ——, L’éloge mazdéen de l’ivresse. ——, L’Aphrodite iranienne. ——, Guerriers d’Iran. ——, Georges Dumézil face aux démons iraniens. ——, La naissance d’Indra Audrey TZATOURIAN, Yima, structure de la pensée religieuse en Iran ancien. Bernard SERGENT, L’Atlantide et la mythologie grecque. Claude STERCKX, Les mutilations des ennemis chez les Celtes préchrétiens. ——, Mythes et Dieux Celtes Les Hittites et leur histoire en quatre volumes : Vol. 1 : Jacques FREU et Michel MAZOYER, en collaboration avec Isabelle KLOCK-FONTANILLE, Des origines à la fin de l’Ancien Royaume Hittite. Vol. 2 : Jacques FREU et Michel MAZOYER, Les débuts du Nouvel Empire Hittite. Vol. 3 : Jacques FREU et Michel MAZOYER, L’apogée du Nouvel Empire Hittite. Vol. 4 : Jacques FREU et Michel MAZOYER, Le déclin et la chute du Nouvel Empire Hittite. Sydney H. AUFRÈRE, Thot Hermès l’Égyptien. De l’infiniment grand à l’infi¬niment petit. Richard-Alain JEAN et Anne-Marie LOYRETTE, La mère, l’enfant et le lait en Egypte ancienne. Daniel GRICOURT et Dominique HOLLARD, Cernunnos, le dioscure sauvage.Patrick GUELPA,Un homme de désirs : Le poète islandais Einar Benediktsson (1864-1940),2003.Les elfes des falaises. Regard sur la poésie islandaise. Einar Benediktsson. 2008.LaVöluspá.Essai sur l'ancienne poésie islandaise, 2009.e Eysteinn Ásgrímsson:LE LYS. Poème marial islandais2005.(XIV siècle),
Préface
Les vendredi 8 et samedi 9 avril 2016 à l'Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay s'est tenu un colloque universitaire de qualité avec pour thème La Femme et le Sacré. Ce volume contient les treize articles qui correspondent, en bien plus long, aux communications orales effectuées lors de cette rencontre. Pour ce qui est du contenu, disons que les peuples dont la religion et la mythologie ont été revisitées sont les suivants : Les Grecs, les Romains, les Égyptiens, les Allemands, les Hittites, les Indonésiens, les Italiens, les Islandais, les Vepses (peuple finno-ougrien en Russie actuelle), les Arméniens et les Géorgiens. Les treize enseignants ont mis en évidence la place qu’on tenue les femmes ou les déesses dans les religions et les cultes et ils ont tenté de mettre en lumière les différences les plus notables entre les différentes civilisations.  Dans le domaine chamito-sémitique avecSydney AUFRÈRE, nous voyons que la future divinatrice d’Amon et directrice du clergé féminin d’Amon à Karnak, la jeune Nitocris, sera en mesure de jouer un rôle emblématique et diplomatique de premier plan. e Lycophron, poète grec du IV siècle, est connu pour son poème Alexandra, autre nom de Cassandre, fille du roi Priam. Sébastien BARBARA s'intéresse à la déesse du même nom en Daunie, région de Grande-Grèce située dans l'Apulie italienne. Il étudie le cas des jeunes Dauniennes refusant le mariage qui se réfugient dans le temple de Cassandre à Salapia pour échapper à des prétendants qui ne leur conviennent pas. De là, nous passons à la Rome antique oùAlain MEURANTexamine les textes relatifs à Rhéa Silvia, vestale et princesse de sang albaine, mère de Romulus et Rémus, et passe à l'étamine la tradition officielle en convoquant les témoins grecs.Nicole BOËLS-JANSSENque, bien que les femmes dans souligne l’Antiquité n'aient pas toujours accès à la vie publique, elles jouent pourtant un rôle important dans la religion officielle et pas seulement dans des cultes concernant la fécondité.Charles GUITTARDnous apprend que les femmes à Rome sont également présentes si l'on prend en considération les prières littéraires chez les poètes dans leurs œuvres et dans les situations où les femmes invoquent des divinités.
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Avec un panneau du triptyque de l'Annonciation du retable d'Issenheim, de Matthias Grünewald, commenté parThierry LÉONCE, nous entrons de plain pied dans le domaine du Sacré, du fascinant et du terrible. On peut se demander si les points communs relevés chez les uns et les autres relèvent d'une convergence fortuite ou bien d'une parenté lointaine. C'est ce à quoi s'attacheBernard SERGENT, qui compare Ariadnè (Ariane), héroïne grecque, et Hainuwele, héroïne indonésienne où de surprenantes similitudes nous plongent dans la perplexité. Revenant à l'indo-européen,Michel MAZOYER, en analysant gestes et fonctions des déesses et des femmes, s'efforce de cerner certaines représentations de la femme dans l’imaginaire hittite. Il évoque en particulier les rituels magiques qui accompagne les cultes destinés à assurer la pérennité du royaume et en particulier les unions sacrées. Il est des femmes qui ont joué historiquement un rôle considérable dans la spiritualité, chrétienne notamment : très grande dame respectée des papes et des empereurs, l'Allemande Hildegarde de Bingen (1098-1179), nous est présentée parPhilippe FAUREinsiste sur la connaissance qui visionnaire de cette femme récemment nommée docteur de l'Église en mettant l'accent sur l'importance de la médiation cosmologique. Retour en Italie :Pierre PRÉSUMEYnous nous parle de femmes mystérieuses vues par une Italienne célèbre : Les sibylles de Margherita Guidacci (1921-1992).Ces dix figures, capables de divination, sont avant tout pour elle des « gardiennes d'un secret proche du cœur de la vie, auquel la femme est peut-être plus liée que l'homme. » AvecPatrick GUELPA, nous partons vers le Nord de l'Europe aux alentours de l'an mil. Épouse et mère, exploratrice de terres inconnues, médiatrice culturelle entre le sacré du paganisme et celui de la religion chrétienne, Guðríður Þorbjarnardóttir (980-1050) incarne l'ouverture d'esprit des Islandais à cette époque.En quittant l'univers indo-européen,Guillaume GIBERTnous fait découvrir l’épopée des Vepses, peuple fennique de Russie qui établit un lien étroit entre la femme et le sacré. Ce lien est spatial (la noid, '' la chamane '', appartient en partie au monde de la forêt) et discursif : les femmes utilisent des modes d’énonciation spécifiques : les chants de lamentation et les charmes. Un tout autre angle de vue du sacré nous apparaît avec le martyre d'une femme arménienne vénérée dans les deux mondes, arménien et géorgien, et qu'analyseAgnès OUZOUNIAN. Il s'agit de Chouchanik,
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Arménienne restée chrétienne alors que son époux géorgien s’est converti au mazdéisme. En conclusion, nous pouvons dire qu'entre le paganisme ancien et le christianisme, il n'y a pas solution de continuité dans la mesure où les païens sont très religieux et que le christianisme n'éradique pas la conscience religieuse des peuples anciens, même s'il la « purifie » ou la sublime et la perfectionne. Ce trait-là instaure apparemment une certaine parenté entre les différents peuples envisagés. Dans ces civilisations, la Femme n'est jamais absente, bien que parfois son rôle soit occulté ou minoré. Elle représente cependant l'altérité et son apport à la culture n'en reste pas moins admirable et, n'hésitons pas à le dire, irremplaçable.Samedi 24 septembre 2016, Le Puy-en-Velay Patrick GUELPA
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Remerciements
Ce colloque se situe sous le patronage de la revue KUBABA.La parution du premier numéro s'est faite à l'initiative de plusieurs enseignants et chercheurs de Paris 1-Sorbonne. Étant amenés à travailler régulièrement ensemble en tant qu'enseignants, il leur a semblé qu'il pourrait être intéressant de collaborer également en tant que chercheurs. La création de cette revue est née de plusieurs constatations : il existe peu de revues destinées à un public universitaire portant sur le rapprochement de civilisations anciennes et modernes et faisant une large place aux langues et alphabets divers. Il a semblé aux fondateurs de KUBABA que par leurs formations et leurs recherches individuelles ils pouvaient être à même de créer une publication originale, qui tenterait de répondre à ces objectifs. Le nom de cette revue est emblématique, puisque la déesse KUBABA se situe à la jonction de plusieurs civilisations et qu'elle symbolise la volonté de rapprocher des cultures, des langues et des croyances séparées dans le temps et dans l'espace. Le colloque surLa Femme et le Sacrédes vendredi 8 et samedi 9 avril 2016 au Puy-en-Velay se place dans la tradition des Journées universitaires organisées par la ville de Hérisson (Allier) et les Cahiers KUBABA ainsi que l'association KUBABA, en lien avec l'UNIVERSITÉ PARIS 1 – SORBONNE et le CNRS, dans le sillage des séminaires inter-académiques de l'UNIVERSITÉ CHARLES DE GAULLE-LILLE-III (Villeneuve d'Ascq) lancés et promus par l'équipe de recherche HALMA-IPEL (Histoire et Archéologie des Mondes Anciens-Institut de Papyrologie et d'Égyptologie de Lille), avec le concours de l'ASSOCIATION GUILLAUME BUDÉ, section de Haute-Loire, le soutien du partenariat entre la COMMUNAUTÉ d'AGGLOMÉRATION et la VILLE du PUY-EN-VELAY ainsi que de l'HÔTEL-DIEU du Puy.
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