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Bac Français : le point de vue du correcteur. Une fiche pratique rapide qui résume les derniers conseils à connaître avant de passer l'épreuve du baccalauréat Français. A travers cette fiche, vous pourrez vous mettre à la place du correcteur de votre copie (notamment grâce à des conseils de professeurs et correcteurs de l'épreuve du Bac français) et donc éviter les erreurs classiques et favoriser les "plus" qui risquent d'inciter le correcteur à augmenter votre note.
Publié le : lundi 13 juin 2011
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Bac français : le point de vue du correcteur
Qu’il s’agisse d’un commentaire de texte, d’une dissertation ou d’une écriture d’invention, à chaque
travail proposé à l’épreuve écrite de français correspondent des exigences spécifiques de la part des
correcteurs.
Ce que les correcteurs vérifient en
premier
La clarté ! Telle est la 1ère exigence requise dans une copie de français.
"L’élève doit avoir en
tête que nous lisons d’une seule traite. L’expression doit donc être simple et limpide, avec des
phrases bien compréhensibles", souligne
Caroline Reys
, qui conseille par ailleurs de sauter une
ligne sur des feuilles à petits carreaux.
De l’importance de la présentation !
"La 1ère impression est vraiment très importante. Une copie
doit compter au moins 4 pages, d’une écriture soignée – si c’est illisible, on passe – avec des
paragraphes clairement identifiés", précise
Murielle Taieb, professeur de français au lycée
Ribeaupierre.
Les erreurs qui tuent…
Pour le commentaire de texte, le principal risque est de trop citer le texte.
"Un commentaire est
un texte argumentatif. Pas de paraphrases ! Nous exigeons de l’élève qu’il ait un regard extérieur au
texte et qu’il développe une problématique. Pour cela, il doit se demander à qui s’adresse l’auteur,
sous quelle forme et avec quelle visée", explique Caroline Reys.
Mais pour tous, l’erreur courante est d’oublier de traiter des procédés littéraires.
"Il ne suffit
pas de montrer que l’on a compris le texte, explique Murielle Taieb. Il faut aussi relever les
procédés de l’auteur (figures de style, type de discours, ponctuation…) et expliquer à quoi ils
servent." Pour la dissertation, attention à la copie construite sur une série d’exemples. "Les élèves
choisissent souvent la dissertation parce qu’ils ont des exemples en tête pour illustrer un sujet. Or ce
qui importe, c’est l’argumentation, note Caroline Reys. Les exemples sont là pour étayer un point
de vue." "Des exemples, oui, à condition de les exploiter pour la démonstration", poursuit Murielle
Taieb.
Enfin, pour l’écriture d’invention
("une épreuve risquée mais qui, si elle est réussie, peut
rapporter des points", selon Caroline Reys), il ne faut pas se précipiter. "L’invention exige de faire
un brouillon très détaillé, pour savoir ce qu’on va écrire et où on va", note l’enseignante. "C’est
l’exercice le plus difficile, estime Murielle Taieb. Parce qu’il faut maîtriser les différents registres
littéraires (dialogue, récit, discours, parodie, fable…). L’erreur fondamentale est de croire que c’est
une écriture libre et sans contrainte."
et celles qui sont moins graves
Épreuve de français oblige, les correcteurs ont des exigences fortes sur l’orthographe, la
grammaire et la syntaxe.
"S’il y a des fautes à chaque phrase, on en tient évidemment compte dans
la note, jusqu’à 3 points en moins. Si ce sont juste quelques fautes, ce n’est pas gravissime", précise
Murielle Taieb. Et quant au nombre de citations d’auteurs dans la copie, ce n’est pas essentiel.
"Inutile de se faire un carnet de citations à apprendre par cœur", conseille-t-elle.
Les "plus" qui font la différence
Pas de citations obligatoires, donc, mais des références pour la dissertation.
"On attend des
élèves qu’ils aient un minimum de culture et de références littéraires, au-delà du corpus de textes
fourni", souligne Caroline Reys. Et pour le commentaire et la dissertation, on apprécie une
introduction et une conclusion bien soignées. "Une bonne introduction montre que l’élève a les
idées claires, dit Murielle Taieb. Et une conclusion réussie, c’est une belle ouverture, qui révèle la
personnalité de l’élève."
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