01/02/2008 Newsletter 2 - EEExxxpppééédddiiitttiiiooonnn ...

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01/02/2008 Newsletter 2 - EEExxxpppééédddiiitttiiiooonnn ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Nombre de pages : 2
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Quelques chiffres :
Jours de voyage :
97
Kilomètres :
10 580
Pays traversés :
7
Initiatives rencontrées :
9
Heures de films :
30
Heures de train :
103
Poissons péchés sur la glace
du Baïkal :
3
T° minimale de jour :
-38°C
Bonjour et bonne année à tous !
Nous sommes arrivés à Pékin après avoir passé 10 jours en Mongolie durant lesquels
l’aventure nous a menée à la rencontre du handicap. Les préparatifs de l’une de la partie
mongolienne de l’expédition nous ayant permis de rencontrer un couple mongol ayant
une petite fille atteinte du syndrome de Dawn !
Dans cette newsletter, vous trouverez un rapide aperçu de nos aventures à Moscou,
dans le transsibérien, autour et sur le lac Baïkal, et dans les steppes mongoles! Vous
trouverez aussi une présentation des initiatives rencontrées au rythme du voyage.
N’hésitez pas à consulter notre site pour plus de détails dans notre carnet de voyage et
dans la rubrique handicap.
Bonne lecture et à bientôt sur notre site,
Adrien et Jean-Gab.
Expédition :
L’expédition avance bien et après avoir quitté Tatiana, notre mère biélorusse, nous
sommes bien arrivé à Moscou. Nous avons ainsi achevé dans les temps la première
grosse étape de notre projet ! De multiples rencontres ont rythmé notre passage en
Russie : capitaine du FSB, petite maffia, expats français supers accueillants, famille
traversant le pays pour se réunir pour le nouvel an, physicien et astronome de l’ancien
régime, sniper en Tchétchénie… que d’échanges et quelle ouverture!
Après 3 jours et
demi passés dans le transsibérien, nous posons nos sacoches à Irkoutsk, Sibérie.
Durant notre séjour sur place, nous sommes invités à passer le nouvel an dans un
chalet au bord du lac Baïkal. Résultat : 25 kms de marche à -18°C dans les montagnes
bordant le lac. Nous trouverons réconfort le lendemain dans un bon bagna russe, passer
de 120°C à -28°C ça revigore ! Nous avons eu aussi l’occasion d’aller pécher et
conduire sur la glace du Baïkal avec Alexeï... l’aventure et les surprises continuent! On
aime la Russie et ses habitants et notre russe progresse aussi vite que le temps…
Notre passage de la frontière mongole se paie cher à cause de nos visas expirés : trois
jours de perdu à Oulan Oudé, capitale de la Bouriatie. Nous abandonnons le train pour
le minibus : qu’est ce que ça peut être encombrant un
vélo! Arrivés en Mongolie, nous nous apercevons que
ceux-ci souffrent des conditions météo. Nous partons cependant à plus de -
32°C pour un trip de 4 jours dans un parc national proche de Oulan Bator. A
cette température, certains roulements ne fonctionnent plus. Nous sommes
forcés d’abandonner notre escapade cycliste pour l’option 4*4 avec nuit dans
une yourte familiale, ballade à cheval et un peu de trekking. La Mongolie
c’est de la folie !
Anecdotes voyages :
Sur le Baïkal, il faut toujours
être prêt à sauter de la voiture.
2 voitures ont effectivement
traversées la glace la veille de
notre arrivée…
Selon un proverbe russe, il y
aurait les hommes et les
pécheurs sur glace du Baïkal. Il
ne nous aura pas fallu moins de
5 couches vestimentaires pour
prétendre être deux d’entre
eux !
Il n’est pas courant d’avoir
l’eau courante en Russie. Le
meilleur remède consiste à
prendre une grosse gamelle, la
remplir de neige et de la mettre
tranquillement sur le feu !
Dixit Alexeï, un ami russe,
étant donné que nous sommes
venus faire du vélo en hiver en
Sibérie, il faudra qu’il vienne
faire du ski à Paris en été.
La volonté ne fait pas toujours
tout !
Entièrement
équipés
pour combattre les -32°C à
vélos, ce seront ces derniers
qui ne tiendront pas le coup.
Initiatives rencontrées :
La découverte d’initiatives sur le handicap mental pour cette partie du voyage s’est faite d’une
multitude de façons : démarche auprès de l’ambassade de France en Biélorussie, conseils de Laurent de
Cherisey, parrain de notre projet, rencontre avec deux jeunes filles à Irkoutsk. Celles-ci ont toutes en
commun d’être dans leur pays des organisations avant-gardistes :
Belarussian Association of Assistance to Children and Young People with
Disabilities : première association Biélorusse s’occupant de personnes
handicapées mentales et de leurs familles, celle-ci représente 4000 familles à
travers tout le pays. Depuis quelques années, l’association a créé des centres
de travail pilotes pour jeunes adultes, destinés à les former et à les occuper.
Leurs fabrications sont essentiellement artisanales. Elles ne peuvent
malheureusement pas être vendues pour des raisons légales. Toute l’équipe
se bat pour faire évoluer les mentalités au sein du pays. Depuis peu, l’état
semble prendre en considération les actions de l’association, mais le chemin
à parcourir est encore long.
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Talisman – Irkoutsk, Sibérie : Fondée il y a 16 ans par des mères ayant des enfants
handicapés, dont Tatiana, Talisman est une école primaire destinée aux enfants handicapés
mentaux de 5 à 18 ans. Ici tout s’organise comme dans une école normale : casiers et tables
nominatifs, programme d’étude classique. En outre, Talisman propose des ateliers tels que le
travail du bois ou le tissage. Nous y avons élu domicile pendant quelques jours et y avons fort
bien dormis !
Istok – Irkoutsk, Sibérie : Ancienne base militaire cédée par
l’état à Tatiana et à son équipe,
stok est devenu un lieu de vie
pour jeunes adultes et adultes handicapés mentaux. Composés
d’une petite dizaine de bâtiments,
le village vit en quasi-
autarcie grâce au travail des volontaires et des villageois :
agriculture, travail du bois, élevage… La vie s’organise dans la
joie et la bonne humeur au rythme du travail, des activités de
loisir tel que la poterie, le tutureluge,
sans oublier bien sûr les
bagnas russe que nous avons su apprécier à leur juste valeur… Une des grandes réussites
d’Istok est, selon Alexeï, la réelle indépendance des villageois. Tatiana et son équipe
regorgent de nombreux projets pour l’avenir et sont en quête permanente de moyens pour les
réaliser. Ils pensent notamment à créer un second village pour des seniors.
Kindergarten N10 – Oulan-Bator : Créé à l’initiative du ministère de la santé en 1964, le
Kindergarten N10 était une crèche pour les enfants. En 1991, il a été décidé d’accueillir au
sein de ce jardin d’enfants des enfants handicapés de 2 à 10 ans. Aujourd’hui, il existe 5
classes d’environ 20 élèves. Enfants handicapés et valides sont mélangés au sein de ces
classes, en fonction du degré de handicap. D’après les responsables, ce mélange permet de
favoriser leur éveil respectif.
Anecdotes handicap :
En Biélorussie, les mentalités
concernant le handicap
mental ont
beaucoup de mal à changer et les
invitations
répétées
à
la
représentation théâtrale annuelle de
l’association restent toujours sans
réponses.
L’atelier de bois du village d’Istok
donne lieu à une mini chaîne de
production où 5 personnes peuvent
travailler à la réalisation de boites
traditionnelles.
En vacances dans son village natal,
le plus âgé des villageois a
entrepris un jour de parcourir pieds
nus, en plein hiver, 15 kms pour
retourner à Istok où il se sentait
mieux.
Faisant
des
courses
pour
l’expédition au « Black Market »,
nous avons rencontré un couple de
Mongols dont la petite fille Namou
présente un retard mental. Notre
projet prend donc ici tout son sens :
l’expédition
rencontre
l’Xtraordinaire! Nous en profitons
pour les mettre en relation avec le
jardin d’enfant que nous avons
visité.
Partenaires :
Contactez nous :
Contact@expeditionxtraordinaire.com
www.expeditionxtraordinaire.com
Fiche technique handicap par l’UNAPEI : Un emploi en milieu ordinaire ?
On estime qu’environ 4 % des personnes déficientes intellectuelles accèdent au milieu ordinaire de
travail. Autant dire une minorité ! Ces chiffres augmentent progressivement. En effet, les dispositions
apportées par la loi du 11 février 2005, avec la mise en place d’un système d’incitations et de sanctions
plus personnalisées, permettent une évolution à la fois qualitative et quantitative de l’emploi en milieu
ordinaire de travail pour l’ensemble des travailleurs handicapés, y compris pour ceux atteints de
déficiences intellectuelles.
Le principe central de non-discrimination et d’égalité des chances érigé par le texte a sans doute des
répercussions en termes d’emploi. Il harmonise la législation entre le secteur privé et public, et impose
des critères plus adaptés de prise en compte de la lourdeur du handicap et des difficultés des personnes
handicapées au regard du marché du travail.
La loi maintient l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés à 6 % de l’effectif pour les
entreprises employant au moins 20 salariés.
Obtenir la reconnaissance de travailleur handicapé :
Pour accéder à l’emploi ordinaire, il est fondamental que les personnes handicapées, leurs familles et
leurs accompagnants connaissent bien le dispositif législatif désormais applicable et les professionnels
de l’insertion susceptibles de les accompagner dans leur recherche.
Comme par le passé, pour bénéficier du dispositif d’aide à l’emploi, le passeport reste toujours la
« reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé » (RQTH )attribuée par la commission des droits
et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH).
Afin de faciliter l’exercice professionnel ou le maintien dans l’emploi des personnes handicapées, la
loi prévoit des aménagements spécifiques : postes de travail adaptés à la personne, horaires
individualisés. Ces aménagements seront effectués avec l’appui du médecin du travail et l’employeur
pourra déduire du montant de sa contribution à l’obligation d’emploi, les dépenses occasionnées.
La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées oriente les personnes en leur
proposant un projet de vie global (scolarisation, formation, aides techniques, accompagnement
personnalisé…). En ce qui concerne l’emploi, deux orientations sont proposées : emploi en milieu
protégé (établissements et services d’aide par le travail) ou « emploi ». Après une évaluation plus fine
des compétences et des capacités de la personne, l’orientation « emploi » donnera lieu à la
préconisation d’un emploi en entreprise adaptée (ex-atelier protégé) ou d’un emploi salarié de droit
commun.
Les professionnels de l’insertion ?
Aides techniques, humaines, obtenir des financements ?
Intérim, entreprises, sortir des sentiers battus
Qu’en est-il du côté des entreprises ?
Plus d’informations sur notre site en téléchargeant la fiche technique à l’adresse suivante :
www.expeditionxtraordinaire.com/Newsletter/NL2/FichePratique.pdf
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