MOUVEMENT DU 25 MARS

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Nous vous informons de la création du mouvement citoyen nommé « Mouvement du 25 Mars. Un Sénégal nouveau ». Ce mouvement a été initié par un réseau de jeunes indignés sénégalais, dont des jeunes cadres et chercheurs habitant les communes Amitié Fann Point E et Sicap Liberté. Parmi ce groupe, il faut noter la présence du noyau des huées spontanées contre le citoyen Abdulaye Wade le jour du scrutin du 26 février 2012 dans son bureau de vote située dans la commune de sa résidence Amitié Fann Point E.
Concernant les élections présidentielles du Sénégal du 25 mars 2012, nous rejoignons la coalition Bokk Yakaar afin de permettre l’élection du Président Macky Sall à la magistrature suprême. Cette élection sera la consécration du concept d’alternance générationnelle qui nous est si cher. Mais notre objectif principal est le contrôle par la suite du régime qui sera sur place afin que plus jamais, le Sénégal ne revive ce qu'il a vécu sous les régimes précédents de SENGHOR à WADE en passant par DIOUF. Notre slogan "Plus jamais ça!"
Publié le : vendredi 16 mars 2012
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MANIFESTE DU « MOUVEMENT DU 25 MARS 2012 »
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Jeudi 8 mars 2012
Manifeste du « mouvement du 25 Mars 2012 » : « Jamais plus ça ! »
Préambule:
« Y en a marre ! » symbolise le plus, le pourquoi de la majorité des mouvements citoyens qui se sont créés de 2005 à 2012 au Sénégal et dans la diaspora. C’est un cri du cœur, un cri de ras le bol qui survient après avoir encaissé beaucoup de frustrations et d’indignations concernant la destinée de toute une nation, d’une grande nation. Depuis le changement de la constitution en 2001, il s’en est suivi beaucoup de scandales politico financiers, de tripatouillages de la charte fondamentale ayant pour seul objectif le maintien au pouvoir d’un régime patrimonial et un «non contrôle» total sur les prises de décisions qui engagent les biens de la nation. Ces scandales se chiffrent à des milliards, des centaines de milliards, pendant que la jeunesse par milliers se jette dans un suicide collectif dans ce qu’on a appelé «Barça ou Barsakh». Ceux qui, par miracle, ont réussi par arriver en Espagne ont été rapatriés à cause d’un accord signé par le régime d’AbdoulayeWADE, en contrepartie des… milliards que l’Espagne a versé.
Ces scandales ont des noms :
1.Chantiers de Thiès gré à gré par entente directe quatorze (14) milliards et surfacturation de dix sept (17) milliards.
2.Chantiers de l’ANOCI : surfacturation des seize (16) kilomètres de routes pour lesquelles soixante (63) milliards ont été dépensés alors qu'un kilomètre de route tout compris revient entre cinq cent (500) millions CFA et un milliard et demie de FCFA.
3.L’origine réelle et le montant des milliards appelés « fonds politiques » et qui ont causés l’implosion du PDS.
4.Les quarante (40) milliardslogés dans un compte trust chez un avocat américain.
5.Les trois cent (300) milliardséquivalents aux 10 hectares de l'assiette foncière de la corniche aux Mamelles vendus à des soi-disant étrangers pour des projets hôteliers et aucun centime jusqu'à hier soir n’ a été versé dans les caisses du trésor public.
6.L’affaire du compte séquestre d’AIR Sénégal International. Des milliards disparus dans la nature.
7.Les fonds Taïwanais.
8.Les milliards de laSENELECdans les comptes de SamuelSARR.
9.Les vingt (20) milliards de laSUDATEL.
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10.Les soixante quinze (75) milliards du statut de la renaissance et le montage juridico- financier de cette entreprise.
11.Des dizaines de milliards pour les campagnes présidentielles et législatives de 2007 et 2012.
12.Un siège du régime PDS qui a coûté des milliards de francs CFA.
13.L’affaire de la nébuleuse de l’octroi àDPWorldde la concession du terminal à conteneur.
14.Le montage nébuleux du plan juridico financier de l’aéroport de Diass.
15.Les cinq (5) milliards retirés dans un compte de la CBAO, par VictorKANTOUSSAN(bodygard de Karim Wade) en cinq jours.
16.Les cinq cent millions retirés par VictorKANTOUSSANdans un compte abritant les « fonds politiques » pour le compte du secrétaire général de la Présidence. (BALDE).
17.Les cinq cent (500) millions de laLONASEvirés dans les comptes de BaïlaWANE.
18.L’immeuble de New York acheté à quatorze (14) milliards en pleine crise immobilière, il coûtait avant la crise trois (3) milliards.
19.La mallette de Segura et les mallettes pour un Ndigël électoral avec de l’argent du contribuable.
20.Une annulation totale de la dette du Sénégal dès 2004 (Club de Paris) 2006 (IDA) plus de deux milliards et demies de dollars US. Ces annulations de dettes, au lieu de permettre l’émergence de notre pays, a permis un endettement à outrance à hauteur de plus de 2500 milliards de FCFA. En quatre ans seulement le Sénégal a emprunté plus queDIOUFetSENGHORréunis en quarante ans.
21.à LandingLes 30 millions par mois SAVANE(3 milliards 600 millions en 10 ans)
22.Les 45 milliards du FESMAN
23.de l’ANOCILes 205 milliards et 211 millions
24.Les 13 milliards du Qatar
25.La rénovation de l’avion Présidentielle à 30 milliards (Pointe de SANGOMAR) au moment où le bateau «le Joola» avait besoin de deux moteurs de 250 millions
26.L’achat de l’avion du Président de France 20 milliards 900 millions de FCFA, ce qui fait que le Sénégal est l’unique PPTE qui dispose de deux avions de commandement.
27.L’achat, par MonsieurWADEespèce d’un terrain aux Almadies, à un prix de plus de 1 en milliard de FCFA.
28.Six (6) Premiers ministres en six ans
29.Dix ministres de la santé en dix ans
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30.Des centaines de milliards engloutis par la SENELEC, sans règlement du problème
31.Un nombre record de remaniements ministériels avec une pléthore de ministres qui idolâtrent WADE.Cent vingt deux (122) personnes ont défilé autour de la table du Conseil des ministres en dix années d'exercice du pouvoir par AbdoulayeWADEsanctionnées par dix sept (17) modifications au niveau du gouvernement principalement des ministres détenant des portefeuilles.DIOUFen vingt ans, a eu cent neuf (109) ministres, quatre (4) premiers ministres et vingt (20) remaniements ou réaménagements,SENGHOR a travaillé avec soixante dix huit ( 78) ministres.
32.Aucune continuité dans les politiques publiques à cause des changements intempestifs de Ministres
33.Un Super ministre fils du Président de la République qui roule en jet Privé, qui a des compétences de ministre des affaires étrangères et de ministre des finances, avec un budget scandaleusement énorme.
34.L’affaire de trafic de drogue rapportée par les câbles deWiki leaks
35.Des inflations incontrôlées des principaux produits de base
36.Une multiplication cancérigène des agences nationales pour la prise de contrôle des budgets des ministères et des collectivités locales
Il reste très certainement d’autres scandales que nous allons découvrir après le 25 mars 2012.
Tous ces scandales financiers et ces tâtonnements dans la marche du pays, ont exaspéré et indignés les sénégalais de tout bord et ont développé une frustration. Le mouvement Y en a marre n’est qu’une voix de ce cri, celle qui l’a fait sortir du silence et qui l’a vraiment matérialisé le 23 juin 2011.
Y’en a marre en réalité est un diminutif de « Y en a marre d’être un simple spectateur de son propre avenir et de sa propre destinée. » ou « Y’en a marre de toujours laisser faire ces régimes détruire nos aspirations, nos attentes, nos espoirs et nos espérances les plus légitimes et essentielles ». Ce qui amène à dire : « maintenant nous allons être des acteurs. » Nous ne pouvons plus nous contenter de dire « Touche pas à ma constitution ! » ou « Wade dégage ! ».
Nos jeunes frères du mouvement « y en a marre !» méritent le respect de tout le Sénégal et nous devons à leur image et avec nos moyens impacter sur l’avenir de la nation sénégalaise qui nous est si chère.
Nous allons, donc non seulement contribuer à faire partir ce régime toxique et nocif à toute possibilité de développement, le soir du 25 mars 2012, mais, en citoyen modèle et engagé, nous allons participer au relance économique et sociale de notre pays afin d’assurer un bien être aux populations.
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L’après 25 mars 2012 risque d’être très difficile à surmonter pour le nouveau régime qui devra faire face très certainement à une faillite du Sénégal.
Et avec ce dépôt de bilan, le Sénégal aura besoin de mobiliser toutes ses ressources.
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MANIFESTE DU MOUVEMENT DU 25 MARS 2012 : « Jamais plus ça ! » Un document pour initier une prise de conscience et informer le grand public en ce qui concerne nos attentes pour le Sénégal après 25 mars 2012. Ce manifeste pourra s’articuler autour de ces principaux points
Le Sénégal est aujourd’hui à la croisée des chemins, pour devenir un pays émergent et il ne faudra pas que nous rations l’unique chemin qui mène vers la paix, le bonheur et le développement réel de notre peuple.
L’actualité sénégalaise depuis un fameux23 juin2011 fait penser au texte suivant :
transcription :
« …Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l'abolir et d'établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l'organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur… »
Vous l’aurez compris, il s’agit d’un extrait du Préambule de la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique.
Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes en train de réaliser une alternance générationnelle.
Nous, membres dumouvement du 25 mars, souhaitons apporter notre contribution à cette relance sénégalaise.
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1.Il faudra re-crédibiliser les institutions en mettant en place unEtatfort. Le nom qu’on donnera au régime importe peu, présidentiel, parlementaire etc. ... . C’est la concentration de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme, qui occasionne des abus matérialisés, dans notre pays, par tous ces scandales financiers et cette gestion patrimoniale du pays. Le Président de la République, doit être, un vrai gardien de la Constitution, un surveillant des règles du jeu démocratique et du programme de développement. Un Etat n’est vraiment fort que s’il a le consentement de la majorité du peuple et cela ne peut se faire que dans une vraie démocratie. Le chef de l’Etat doit être un vrai architecte.
2.Le Président doit être proche du peuple et à son écoute, surtout dans la situation économique mondiale actuelle, afin d’intervenir au nom des plus faibles. Le chef de l’Etat doit symboliser un « moteur de développement impersonnel» et ne pas pêcher à tout ramener sur sa personne.
3.Il faudra promouvoir l’état de droit et assurer un contrôle citoyen, sans cela il ne peut y avoir de bonne gouvernance, donc pas de développement. Un vrai Etat de droit ne peut exister sans l’indépendance de la justice. Il faudra créer des états généraux du système judiciaire afin de le moderniser et de le hisser au standard mondial. Le futur gouvernement devra se départir des entraves que constituent les intérêts politiciens ou des préoccupations électorales pour, qu’à chaque fois que ce sera nécessaire, dire la vérité aux populations et,faire fi de toute pression interne ou étrangère, autre que celle mue par l’intérêt de toute la nation.
4.Le bouton du compte à rebours de la bombe identitaire (ethnique, religieuse et confrérique) a été actionné par le Président Wade, il faudra le stopper avec toutes les forces possibles et de manière très ferme.
5.Il faudra très certainement revoir la qualité et le rôle des parlementaires, notre système a pourtant des garde- fous à l’image du système français.
6.Tout dirigeant ayant eu dans le passé un comportant nocif au développement de notre pays à travers des faits répétés, connus, appuyés par des preuves, devra être interdit de fonction publique et écarté de la gestion des affaires de la nation.
7.Un sens fort de la morale, de l’éthique et de l’honneur :
Cela permettra de faire renaître le civisme et le culte du bien public. Il s’agit donc de revoir dans sa totalité, l’organisation de l’administration pour définir les conditions de transparence dans la gestion, combattre la maladie qui gangrène le fonctionnement de l’Etat tels les trafics d’influence, les favoritismes, la corruption les inégalités de toutes sortes.
Le futur gouvernement ne devra se préoccuper que des moyens de mener le pays vers un bien être collectif et effectif.
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Il est inconcevable que les politiciens qui font espérer aux populations une amélioration de leur sort, restent dans les mêmes dispositions de comportements toxiques, d’imprévoyance, d’incivisme, d’insouciance, de corruption que l’ancien régime. La pratique du clientélisme, la peur d’être impopulaire, toutes choses qui engendrent le laxisme et l’impunité, doit être dépassées pour laisser place à des comportements sains plus compatibles avec l’équité, la morale et la justice.
8.Une juste répartition des richesses créées.
La majeure partie des sénégalais est très pauvre et survit au jour le jour, c’est le fameux goorgoorlou.Cette misère a été consacrée par les exodes massifs vers l’Espagne à travers «les pirogues de la mort».
Il faudra du géni, pour le futur Président afin de créer de la richesse, mais pas sans la mobilisation de toutes les ressources du pays et de la première : «l’homo senegalensis», mais aussi, avec les acteurs économiques et sociaux. Pour une bonne redistribution des richesses, il faudra assurer la participation des citoyens à l’élaboration des politiques et des plans de développement, la budgétisation participative, le suivi des dépenses publiques, le suivi par les citoyens de la prestation des services publics etc.… .
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PLANETAXEDEDEVELOPPEMENT
Ce que nous souhaitons aujourd’hui pour le Sénégal a déjà été réalisé sous d’autres cieux, nous n’allons donc pas essayer de recréer la roue.
Le programme proposé par le mouvement du 25 mars 2012 (LNSPEF):
-LOGER :
L’Etat déploiera les ressources nécessaires pour assurer un bon programme pour loger décemment et à des coûts sociaux les populations et leurs hôtes. La famille est la cellule sociale de base d’où part tout développement. Pour ce faire il faudra disposer de compagnies nationales de souveraineté ayant une maîtrise des principaux matériaux de construction.
Dans cette rubrique nous y intégrons les domaines classiques des BTP, des grandes infrastructures, et l’aménagement des espaces publiques et leurs dépendances.
-NOURRIR:
Il nous faudra développer une bonne politique agricole en développant une agro-industrie moderne capable de transformer de conserver et de valoriser les produits de l’agriculture (y compris l’élevage et la pêche). Cette stratégie doit être accompagnée par une bonne politique de financement des acteurs de base. L’agriculture à orientation vivrière sera axée dans les régions naturelles du Fleuve et de la Casamance.
-SOIGNER:
Déjà, avec une alimentation saine, suffisante, équilibrée et des logements respectant les normes d’hygiène et de santé des populations nous aurons réglé 70 % des problèmes de santé publique.
Il faudra mettre en place une politique de santé adaptée à notre environnement et favoriser une recherche des ressources pharmaceutiques en provenance de notre patrimoine ethno pharmacologique et de notre Flore (il faut prendre l’exemple du Ghana, avec une singularité du géni sénégalais).
Cela nous permettra de contrôler la quasi-totalité des principales maladies spécifiques à notre pays, tout en économisant des devises et favorisant une balance des paiements excédentaires au profit de notre économie.
La construction d’unité pharmaceutique de souveraineté, en partenariat avec les nouvelles économies émergentes, notamment les (BRICS : Brésil Russie, Inde, Chine, South Africa).
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-PRODUIRE
Pour produire il faut uneindustrie énergétiqueà la hauteur des besoins.
L’énergie est la prolongation de l’effort de la force physique humaine, dans sa capacité à modifier un état et donc à produire un travail.
Cette maîtrise énergétique nous permettra donc, de mener à bien et dans les meilleurs délais le travail consistant à faire quitter notre pays du niveau de sous développement vers un niveau de pays émergent en respectant les axes retenus.
Le développement des Bioénergies a permis le miracle brésilien ; pour notre pays, la recherche sur les énergies renouvelables devra être une priorité, et principalement l’énergie solaire.
-EDUQUERETFORMER
Ce volet est le plus essentiel de tous car, il faudra éduquer et former la population pour notamment pouvoir prendre en charge les quatre autres volets.
L’éducation et la formation de base permettront la renaissance de nouveaux citoyens au sens « américain » du terme (une culture du bien public, du civisme et du résultat) en un mot le patriotisme pur et dur.
Ce volet spécial est essentiel à la bonne mise en œuvre des quatre premiers, au niveau de l’enseignement supérieur, il sera axé stratégiquement vers une politique de maîtrise des énergies renouvelables en priorité, mais aussi des énergies classiques disponibles dans nos sous sols et aux larges de nos côtes (en off shore). Un budget substantiel sera affecté à la recherche pratique, pour prendre en charge ses quatre besoins essentiels. L’Enseignement supérieur est le (T.S.A.S) Temple de la Stratégie d’Acquisition des Savoirs, il faut l’honorer et en faire un allié sûr.
Pour ces cinq axes un partenariat stratégique devra être développé avec les (BRICS). Texte © mars 2012 par Association Mouvement du 25 Mars. Un Sénégal nouveau. www.mouvementdu25mars.comVilla 5004 SICAP Liberté IV Tel : 00221 30 10 80 583
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