CHAPITRE 1 LA LOI D'ANALOGIE

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CHAPITRE 1 LA LOI D'ANALOGIE

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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CHAPITRE 1
ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
LA LOI DÕANALOGIE
´LÕanalogie,cÕestlasommedesrapptosrquiexistententreleschosesconnues.ª
BUFFON
´Le raisonnement analogique est ‡ logique ce que la loi de similitude est ‡ la loi dÕidentitÈ.ª
J. MICHAUD
Raisonner par analogie consiste ‡ Ètablir entre deux choses un rapport de ressemblance non pas dans le sens quantitatif mais dans le sens qualitatif, ce qui permet, connaissant la nature de lÕune des choses, de conclure ‡ la nature semblable de la deuxiËme.
CÕest un mode de raisonnement que lÕon retrouve dans les sciences dites exactes; il y a analogie entre : ¥le son et la lumiËre (HUYGENS); ¥le gaz et les substances en solution (VANÕTHOFF); ¥la lumiËre et les oscillations Èlectriques (MAXWELL); ¥les maladies du vin et le mo˚t de la biËre (PASTEUR); ¥les astres et lÕhomme (ASTROLOGIE); ¥le macrocosme et le microcosme (ALCHIMIE); ¥les Ènergies innÈe et acquise dÕune part et la dÈtermination et la conception dÕautre part (LEI KING); ¥les signes pathogÈnÈsiques dÕune substance ou remËde et les symptÙmes prÈsentÈs par le malade (HAHNEMANN).
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LEPROFILASTRO-HOM…OPATHIQUE
La vie de lÕunivers et la vie de la cellule sont analogues; et, en dernier ressort, le corps humain se rÈduit ‡ une cellule. Or, dans le corps humain comme dans lÕUnivers tout peut se rÈsumer ‡ un Èquilibre ou ‡ un dÈsÈquilibreentrelamatiËreetlÕÈngeire.LacellulenÕestpasautrechose quÕun appareil transformateur dÕÈngeire; elle est animÈe de mouvements analogues aux pulsations du systËme solaire : le Soleil est pour notre Univers ce quÕest le noyau pour la cellule.
Cet Èquilibre entre matiËre et Ènegrie a ÈtÈ parfaitement compris par la MÈdecine Orientale : ÈquilibreYin/Yang.
En Occident, le facteur ´Ènergieª a ÈtÈ occultÈ : S. HAHNEMANN lÕa reconsidÈrÈ en Èlaborant lÕHomÈopathie.
LÕintÈgration de lÕAstrologie ‡ la mÈdecine tend Ègalement ‡ rÈparer cet oubli; car lÕanalogie entre le microcosme humain et le macrocosme universel a pour corollaire la similitude troublante de nombre de rythmes biologiques et de rythmes cosmiques.
Il y a analogie entre tout ce qui se passe dans la Nature et ce qui se passe en lÕHomme : les mouvements apparents de laTerre et du Soleil sont les seuls qui intÈressent lÕastrologue car ils rÈvËlent toujours une stricte rÈgularitÈ dans le dÈroulement des saisons et dans la succession des jours et des nuits. Ainsi, le mÈdecin-astrologue est-il conduit ‡ prendre, pour guides de son interprÈtation, les quatre ÈlÈments avec leurs qualitÈs et caractÈristiques interprÈtÈes comme suit :
-le Feuexprime la chaleur, donc la puissance, le rayonnement, lÕaction,ledÈgagementdÕuneÈgnieerquellequesoitlaforme; -la Terreexprime tout ce qui est matÈriel et solide, la fixitÈ, la concentration, la rÈsistance, ce qui dure; -lÕAirexprime la lÈgËretÈ, lÕexpansion, la souplesse, le changement, lÕinstabilitÈ, la dilatation; -lÕEauexprime la pÈnÈtration, la force dÕinertie, la limpiditÈ, lÕenvahissement passif, la dissolution. Ainsi que le rappelle P. OUDINOT, il convient de considÈrer les (46) ElÈments non sur leur aspect chimique, mais symbolique.
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ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
Les quatre saisons, avec leurs correspondances ÈnergÈtiques en MÈdecine Orientale, se modËlent de faÁon logique suivant lÕaction combinÈe deux ‡ deux des quatre ÈlÈments : ¥le printempscorrespond ‡ lÕÈlÈment Feu; ¥lÕÈtcÈorrespond ‡ lÕÈlÈmenAt ir; ¥lÕautomnecorrespond ‡ lÕÈlÈment Eau;
¥lÕhivercorrespond ‡ lÕÈlÈmenTterre.
LÕanalogie entre la nature et lÕhomme fait correspondre ‡ ces quatre tendances saisonniËres les quatretendances hippocratiquesetles quatre diathËses homÈopathiques : ¥le tempÈramentlymphatique, humide et froid, correspond aux signes dÕea,ucÕest lasycose; ¥le tempÈramentsanguin, humide et chaud, correspond aux signes de feu, cÕest lapsore; ¥le tempÈramentbilieux, sec et chaud, correspond aux signes dÕair, cÕest letuberculinisme; ¥le tempÈramentnerveux, sec et froid, correspond aux signes deterre, cÕest leluÈtisme.
DÕautre part,
chacun des quatre ÈlÈments, chacune des quatre diathËses, peut se manifester selon trois modalitÈs difÈrentes : accroissement, compensation, Èpanouissement, Èquilibre, dÈclin. dÈcompensation. et de cette triplicitÈ des quatre ÈlÈments des quatre diathËses notion fondamentale en Astrologie MÈdicale dÈcoule le symbolisme des signes du zodiaque.
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LEPROFILASTRO-HOM…OPATHIQUE
Carl JUNG compte Ègalement la quaternitÈ parmi les archÈtypes et les fonctions psychologiques :
¥ la sensation
¥ la pensÈe
¥ le sentiment
¥ lÕintuition
= constater quÕil y a quelque chose; = ne sÕen remettre quÕaux observations sensorielles; = prendre les donnÈes matÈrielles comme elles sont. = la dÈtermination de ce qui est pour lÕadapter ‡ sa propre vision (mentale) du monde; = faire la diffÈrence entre le vrai et le non-vrai. = savoir si lÕon Èprouve des impressions de plaisir ou de dÈplaisir sur la base desquelles lÕexistence est acceptÈe ou rejetÈe; = fait la diffÈrence entre ce qui est agrÈable et ce qui ne lÕest pas. = savoir de faÁon ´ irrationnelleª dÕo˘ vient le phÈnomËne et vers o˘ il mËne, comme sÕil sÕagissait de regarder ce quÕil y a der riËre lÕapparence extÈrieure; = agir plus avec la perception intÈrieure, la vision des possibilitÈs qui sont contenues dans les (33) choses.
Par analogie, il y a correspondance entre ces quatre fonctions psychologiques et les quatre ÈlÈments astrologiques : ¥lÕÈlÈment Feuconcorde avec la fonction dÕIntuition; ¥lÕÈlÈmenTterreavec la fonction de Perception; ¥lÕÈlÈmenAtiravec la fonction de PensÈe; ¥lÕÈlÈment Eacuoncorde avec la fonction de Sentiment.
Pour clore ce chapitre, citons ‡ nouveau J. MICHAUD, ´La loi dÕanalogie permet ‡ la pensÈe de progresser selon un double processus : un (41) processus dÕinvention et un processus dÕexplication.ª
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ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
M. CONAN-MERIADEC disserte sur ´lÕanalogie de structure qui est une clef biologique fondamentale : cÕest une Èvidence dont on parle peu et (12) qui semble nÕintÈresser personne.ª
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CHAPITRE 2
ASTROLOGIE
ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
´T outes les grandes civilisations ont dÈveloppÈ une pensÈe astrologique,maiscurieusementnoslivresdÕhistoirenÕenfontmention.ª
E. GUILLE
´LÕastrologieestunescienceensoi,illuminatrice. JÕai beaucoup appris gr‚ce ‡ elle et je lui dois beaucoup.ª
A. EINSTEIN
CÕestparsapratiquedivinatoirequelÕAstrologieforfe,pourleplus grand nombre, son seul intÈrÍt; or, la prÈdiction nÕest que lÕun de ses corollaires dont on a probablement trop abusÈ.
LÕAstrologie est une rÈalitÈ socio-historique nÈe il y a 5 000 ans :
¥avec les SumÈriens, qui ont dÈgagÈ par intuition puis empiriquement une Èchelle de correspondance entre les ÈvÈnements terrestres et les phÈnomËnes cÈlestes;
¥qui sÕincarnaen MÈsopotamie, o˘ les qualitÈs extÈrieures des planËtes furent peu ‡ peu assimilÈes aux attributs des dieux existants : les phÈnomËnes terrestres vont alors dÈpendre directement des puissances divines;
¥dans lÕAntiquitÈ Gercque, les douze grands dieux (mythologiques = grecs, fusionnant avec les dieux planÈtaires = mÈsopotamiens) sont des reprÈsentations exemplaires qui incarnent les caractËres Èternels, les grands types humains, les grandes tendances de lÕinconscient humain;
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LEPROFILASTRO-HOM…OPATHIQUE
THALESest le premier ‡ donner une explication rationnelle de lÕensemble du cosmos, en afirmant avec prÈcision lÕunitÈ substantielle du monde;
CÕest ‡PYTHAGOREque lÕastrologie doit son Èlaboration mathÈmatique : il dÈveloppa la thÈorie des aspects entre les planËtes (aspects harm onieux et aspects conflictuels ou dissonants) qui prÈvaut en astrologie;
EMPEDOCLE(490-420 av. J.-C.) substitue la thÈorie de la matiËre unique ‡ celle des quatre ÈlÈments, racines de toutes choses : le feu, la terre, lÕai,r lÕeau conception qui devint une des bases de lÕinterprÈtation astrologique et de la comprÈhension du Zodiaque comme nous le prÈciserons plus loin;
HIPPOCRATEfonde les principes dÕune astrologie en appliquant ‡ lÕogranisme humain la mesure des rythmes que les astrologues observent danslÕorganismeuniversel(cyclesdesmaladies,desjourscritiques,etc.,en relation avec les rythmes planÈtaires).
ARISTOTEÈlabore la thÈorie des propriÈtÈs ÈlÈmentaires de la matiËre, ‡ laquelle lÕastrologie se rÈfÈrera. Il reprit et dÈtaille les ÈlÈments dÕEmpÈdocle : cela fera, pour partie, lÕobjet du chapitre suivant.
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¥Egyptienne, dont les prÍtres, contribuËrent ‡ lÕÈdification du Zodiaque (ensemble des prÈsages tirÈs de lÕÈtat du ciel ‡ lÕheure de la naissance dÕun individu) mais se prÈoccupËrent surtout dÕastronomie stellaire : lever des constellations Èquatoriales afin de dÈterminer les crues du (39) Nil;
¥Romaine, o˘ elle succÈda aux pratiques divinatoires, hÈritÈes des Etrusques, comme celle de lÕharuspice qui Ètudiait les entrailles des animaux sacrifiÈs; elle perdit son caractËre religieux, mÈtaphysique et initiatique, quÕelle avait eu en ChaldÈe, en GrËce et en Egypte, pour nÕÍtre plus quÕune science divinatoire;
¥dans le Monde Arabe, les Astrologues perfectionnËrent lÕexactitude des travaux dePTOLEMEEen leur appliquant les chiffres arabes et le zÈro, car ils pratiquaient une astrologie trËs concrËte;
¥le Moyen Age chrÈtien, le christianisme primitif avait rejetÈ lÕastrologie au nom du seul fatalisme quÕelle vÈhiculait et de lÕemploi quÕen avait fait les Romains;
ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
Saint Thomas dÕAquinintÈgrera ‡ la fin du XIIe siËcle lÕastrologie dans la pensÈe chrÈtienne; il considÈrait deux natures en lÕhomme : - une nature physique, notre corps physique, qui est, comme les plantes et les animaux, gouvernÈe par les planËtes, - et une nature supÈrieure, lÕAme, en relation directe avec Dieu et qui possËde le libre arbitre. ¥‡ la Renaissance europÈenne, lÕhomme mÈdiÈval - objet de la volontÈ divine, quantitÈ nÈgligeable - devient responsable de lui-mÍme et de lÕunivers; la thÈorie du microcosme et du macrocosme pÈnËtre les esprits; aussi lÕastrologie, qui rÈpond aux exigences de lÕhomme nouveau, va-t-elle rÈgner sans partage; - gr‚ce ‡ lÕinvention de lÕimprimerie, la tradition astrologique, jusquÕalors manuscrite, se difuse dans les universitÈs; - le pouvoir temporel mais aussi le pouvoir spirituel ne prennent souvent leurs grandes dÈcisions quÕaprËs consultation des astres : Catherine de MÈdicis consultait lÕastrologue Nostradamus qui procÈdait ‡ des divinations.
Les grands astronomes de lÕÈpoque :
COPERNIC: qui montra que le soleil est au centre du monde entourÈ par les planËtes et la sphËre des Ètoiles fixes; GALILEE: ´et pourtant, elle tourneɪ; KEPLER: qui dÈcouvrit que les orbites planÈtaires Ètaient elliptiques, Ètaient tous astrologues. Mais le cartÈsianisme condamne lÕAstrologie : ¥par rejet du systËme gÈocentrique de PtolÈmÈe dont la carte du ciel astrologique est une application; ¥Copernic ´fait dÈchoir la terreª en la mettant au rang dÕune simple planËte; ¥lÕÈvolution des recherches (microscope, dÈcouvertes) Èclaire les mystËres de la vie; aussi, se dÈtourne-t-on du Ciel pour conquÈrir la Terre; ¥en 1666, Colbert fonde lÕAcadÈmie des Sciences et y interdit lÕAstrologieÉ
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LEPROFILASTRO-HOM…OPATHIQUE
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¥au XIXe siËcle,le retour de cette science est due ‡ lÕinsÈcuritÈ dans laquelle vit le monde moderne : lÕunivers prend de nouvelles dimensions avec Èlargissement dÈmesurÈ : - des dÈcouvertes et connaissances nouvelles; - des conquÍte des mers et du ciel; - des mÈthodes de sondage des profondeurs de la vie psychique.
CHAPITRE 3
ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
DOCTRINE DE LÕASTROLOGIE
´La Science dÈbute avec les Ètoiles o˘ lÕhumanitÈ dÈcouverles dominantes de lÕinconscient, les Dieux et les tendances psychologiques incarnÈes par chaque Signe du Zodiaque - un caractËre complet du caractËre humainɪ
C. JUNG
CÕest la connaissance et lÕÈtude des relations qui existent entre les phÈnomËnes cÈlestes (configuration gÈocentrique du systËme solaire) et les phÈnomËnes terrestres et humains, individuels et collectifs.
I.
THEORIE DE LÕINFLUENCE ASTRALE
o u Ètu de ( rapide) d es r elatio ns de cause ‡ eff et entre lÕastre et lÕho mm e : ¥importance de la gravitation universelle, de lÕinduction Èlectro-magnÈtique; ¥effet du soleil sur la terre, des taches solaires, consÈquence de la chaleur et Ènergie rayonnante quÕil dÈgage; ¥la lune rÈgule les marÈes, les cycles menstruels, les accouchementsÉ dÈclenche crises dÕÈpilepsieÉ et hÈmorragies dentairesÉ etc.; ¥dÈcouverte par J. NELSON dÕinteractions, de perturbations suivant les positions hÈliocentriques des planËtes : - plus importantes quand les planËtes sont placÈes suivant des angles de 90∞ ou 180∞; - plus faibles sous un angle de 120∞. ¥action physique des astres sur notre monde, sur les humains car leur puissance pËse plus ou moins sur nos destinÈes;
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LEPROFILASTRO-HOM…OPATHIQUE
II.
¥dÕo˘ le dÈterminisme physique de lÕambiance universelle et cosmique qui sÕajoute au dÈterminisme physique, chimique, biologique, (39) sociologiqueÉ
THEORIE DE LÕASTROLOGIE SYMBOLIQUE
Il existe depuis toujours une ´pensÈe astrologiqueª basÈe sur un systËme philosophique que lÕon retrouve dans toutes lesTraditions : ¥la Table dÕEmeraude : ´ce qui est en haut est comme ce qui est en basª; ¥ThÈorie de lÕUnivers qui fait de lÕhomme un petit monde, ou microcosme, semblable au grand monde, ou macrocosme; ¥dans cet Ensemble de Lois universelles, lÕÈnegrie, qui anime les hommes et la nature, est de mÍme valeur que celle qui anime les Corps (04) CÈlestes.
III.
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LES ASTRES SONT LES SIGNES DU MONDE INTERIEUR
¥Rappelons le vieil adage latin : ´Astra inclinant, non necessitantª indiquant que si les astres nous dÈterminent, cÕest que nous portons le dÈterminisme en nous;
¥ainsi, si telle configuration astrale correspond ‡ tel comportement ou tel ÈvÈnement, cÕest que lÕindividu possËde telle disposition ou organisation interne le prÈdisposant ‡ ce comportement ou ‡ cet ÈvÈnement;
¥les astres sont plus des signes que des causes; et la carte du ciel devient en quelque sorte un clichÈ dÕidentitÈ de lÕindividu;
ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
(41)
¥un enfant ne naÓt pas ‡ nÕimporte quel moment, mais sous un ciel prÈsentant des analogies avec celui de ses ascendants; et, il nÕa pas tel caractËre parce quÕil naÓt ‡ tel moment, mais il naÓt ‡ tel moment (en un lieu donnÈ) parce quÕil a ou aura tel caractËre : on revient au dÈterminisme cosmique/humain, aux correspondances universelles, ‡ la (39) loi dÕanalogie.
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CHAPITRE 4
ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
ASTROLOGIE MEDICALE
´LÕastrologieestuneespËcedÕÈlixirdeviepourlÕhumanitÈ.ª
A. EINSTEIN
´QuÕest-ce quÕun mÈdecin ignorant la cosmographie ?ª
PARACELSE
LÕastrologie devient la base de la pratique mÈdicale et beaucoup de grands astrologues sont ‡ lÕorigine des mÈdecins :
¥AVICENNE(980-1037) ‡ Bagdad; ¥JÈrÙme CARDAN(1501-1576) qui rassembla les ÈlÈments des doctrines diverses et en tira les consÈquences thÈrapeutiques; ¥PARACELSE(1493-1541) est le plus illustre, car : - il appliquait la loi de similitude ‡ un niveau universel : il fut initiateur de lÕhomÈopathie; -ilsoulignalÕanalogieentrelÕuniversextÈrieuretlesfdiÈfrentes parties de lÕorganism e humain, entre le macrocosme et le microcosme;
- il considÈrait que pour soigner un malade, le mÈdecin devait connaÓtre au prÈalable son horoscope, et quÕon ne pouvait Ètablir le juste dosage des mÈdicaments sans tenir compte de la rÈpartition des influences astrales; - il Ètablissait son diagnostic en fonction de la position des planËtes entre elles; et dÈtectait les prÈdispositions du sujet;
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LEPROFILASTRO-HOM…OPATHIQUE
¥R. BURTONdesclassification astrologiqueª dÈveloppa une ´ maladies mentales; il explique ainsi que : - la pathologie du Lion est la mÈgalomanie; - celle du Cancer est le refus du monde extÈrieur, etc.; - une conjonction de Mars et de la Lune opposÈe ‡ Saturne et Mercure entraÓne un Ètat maniaque avec alternance dÈpressive; - il nÕy a pas de bons ou de mauvais horoscopes, il nÕy a que de bons ou mauvais choix; ainsi, deux sujets ayant un mÍme thËme peuvent le vivre diffÈremment, selon quÕils ´dÈcidentª de subir ou vivre (39) leur thËme. ¥CULPERcontinua lÕoeuvre de Paracelse, en classant mÈthodiquement les plantes rÈgies par un signe et associÈes ‡ une planËte, puis en Ètudiant leurs propriÈtÈs mÈdico-astrologiques. Il prescrivait telle herbe associÈe ‡ telle planËte, afin de guÈrir une maladie causÈe par la planËte opposÈe.
Ainsi, cÕest probablement dans le secteur mÈdical que lÕastrologie dÈveloppa le plus ses applications. CÕest un mode de pensÈe, un cadre de rÈfÈrence qui accompagnËrent la vie de nos prÈdÈcesseurs et dont le rationalisme nous a soudainement coupÈs, il y a trois siËcles.
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I.
CHAPITRE 5
ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
LES QUATRE ELEMENTS
´Le Soleil est souvent obscur ci par les nuages, et la raison par les passions.ª
DEMOPHILE (VIe s. av.J.C.)
´QuÕy-a-t-il de plus sage? - Le Nombre. QuÕy-a-t-il de plus beau? - LÕHarmonie.ª
PYTAGORE (572-490 av.J.C.)
GRECS OU LA CARACTERIOLOGIE ZODIACALE
EMPEDOCLE(490-420 av. J.-C.) Ètablit les quatre ÈlÈments : le Feu, la Terre, lÕAir et lÕEau, auxquels vont Ítre associÈs douze signes. ¥ les signes deFeusont :le BÈlier, le Lion, le Sagittaire; ¥ les signes deTerresont :le Taureau, la Vierge, le Capricorne; ¥ les signes dAÕirsont : lesGÈmeaux, la Balance, leVerseau; ¥ les signes dÕEausont : leCancer, le Scorpion, les Poissons. Cette association est riche de correspondance puisque les significations rÈunies dans les quatre ÈlÈments sont autant psychiques que physiques : ¥au Feu, correspond lÕÈnegrie, lÕanimation, le dynamisme, le besoin de domination, de transformation, la crÈation, etc.; ¥‡ la Terre correspond la soliditÈ, la fixation, la concentration, la rÈsistance, la dÈtermination, le dÈpouillement, etc.;
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LEPROFILASTRO-HOM…OPATHIQUE
¥‡ lÕAir correspond lÕexpansion, la liaison, les Èchanges, le besoin de renouvellement, de mobilitÈ et de difusion, etc.; ¥‡ lÕEau correspond lÕinstinct, lÕinconscient, la mÈmoire, lÕÈmotivitÈ, la (04) dÈtente, la rÈceptivitÈ, la plasticitÈ, la disponibilitÈ.
Puis furent Ètablis lestempÈramentsdÕHIPPOCRATE en accord avec les ÈlÈments :
¥le Feu donnera le tempÈrament sanguin; ¥la Terre donnera le tempÈrament nerveux; ¥lÕAir donnera le tempÈrament bilieux; ¥lÕEau donnera le tempÈrament lymphatique.
Les quatre ÈlÈments seront reliÈs auxprincipesdÕARISTOTE : - le feu est lÕunion du chaud et du sec; - la terre est lÕunion du froid et du sec;
- lÕair est lÕunion de lÕhumide et du chaud; - lÕeau est lÕunion de lÕhumide et du froid. ce qui en prÈcisera les caractËres : ¥le BÈlier, par exemple, signe de feu, sera dit ´chaud et secª, cÕest-‡-direquÕilassocieralesvaleursdÕintensitÈ,dfÕeerfvescenceetde vivacitÈ pour le chaud ‡ celles de prÈcision, dÕintransigeance et de tension pour le sec;
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¥le Taureau, signe de terre, sera dit ´froid et secª, cÕest-‡-dire quÕil associera les valeurs de rÈflexion, de prudence, de contrÙle, pour le froid ‡ celles du sec;
¥lesGÈmeaux,signedÕa,irserontdits´chaudethumideª,cÕestdire quÕils associeront les valeurs dÕaisance, de bienveillance, de souplesse dÕadaptation, de sens de lÕharmonie pour lÕhumide et le chaud;
¥le Cancer, signe dÕeau, sera dit ´froid et humideª, cÕest ‡ dire quÕil associera les valeurs de froid et de lÕhumide.
ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
Les principes dumouvement ternaire: cardinal, fixe, mutable, sont associÈs aux douze signes selon quÕils commencent, dÈveloppent ou achËvent une saison (prÈparent la saison suivante); A chaque signe est confÈrÈe une dynamique : ¥cardinalest associÈ au BÈlier, au Cancer, ‡ la Balance et au Capricorne, qui commencent une saison; ils indiquent un dÈsir de mouvement, de marche en avant; ¥fixeTaureau, au Lion, au Scorpion et au Verseau, quiest associÈ au dÈveloppent une saison. Ils marquent un dÈsir de rÈalisation, dÕÈquilibre. ¥mutableest associÈ aux GÈmeaux, ‡ laVierge, au Sagittaire et aux Poissons, qui assurent le passage de lÕancienne ‡ la nouvelle saison; ils expriment un dÈsir de mutation. Les principes masculin/fÈminin sont Ègalement associÈs aux douze signes : ¥masculintseossaÈicBauieÈlar,GuxmÈaexu,uaLoi,nlaBalance,au Sagittaire et au Verseau (ce sont les signes de feu et dÕair);
¥fÈmininest associÈ auTaureau, au Cancer, ‡ la Vierge, au Scorpion, au Capricorne et aux Poissons (ce sont les signes de terre et dÕeau).
Il faut entendre la symbolique du masculin et du fÈminin dans le sens yang/yin (cf. paragraphe suivant), cÕest-‡-dire dÕÈmission et de rÈceptivitÈ.
´Les planËtes reflËtent des fonctions, et les signes sont en relation avec des organes.ª
E. TEISSIER
Enfinles planËtes(les dieux planÈtaires et les tendances quÕils incarnent) sont associÈs aux signes. Ce sont les domaines planÈtaires ou les domiciles qui, dÕorigine mÈsopotamienne, furent dÈfinitivement Ètablis par les Grecs en fonction des affinitÈs entre les planËtes et les signes :
¥Mars gouverne le BÈlier;
¥VÈnus gouverne le Taureau;
¥Mercure gouverne les GÈmeaux;
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LEPROFILASTRO-HOM…OPATHIQUE
¥la Lune gouverne le Cancer;
¥le Soleil gouverne le Lion;
¥Mercure gouverne la Vierge;
¥Mars gouverne le Scorpion (plus tard en association avec Pluton);
¥Jupiter gouverne le Sagittaire; ¥Saturne gouverne le Capricorne; ¥Saturne gouverne le Verseau (plus tard en association avec Uranus); ¥Jupiter gouverne les Poissons (plus tard en association avec Neptune).
Ainsi, lÕastrologie planÈtaire mÈsopotamienne est rÈunie par les Grecs auxdouze signes du Zodiaque. (39) Et S. de Mailly Nesle de donner en exemple le tempÈrament BÈlier qui correspond : ¥ ‡ lÕarrivÈe du printemps; ¥ au feu (au chaud et au sec, au tempÈrament sanguin);
¥ au principe cardinal (lÕÈlan, lÕessor);
¥ au principe masculin;
¥ ‡ la planËte Mars.
DÕautre part, chacun des quatre ÈlÈments peut se manifester selon trois modalitÈs difÈrentes : accroissement, Èpanouissement, dÈclin. Et de cettetriplicitÈ des quatre ÈlÈments, notion fondamentale en astrologie, dÈcoule le symbolisme des signes du zodiaque. CÕest donc toute une chaÓne de correspondances, tissÈes par des liens dÕanalogie, qui campe ainsi chaque signe, chaque tempÈrament zodiacal. Correspondances multiples, offrant une richesse dÕinterprÈtation inÈpuisable,quifontappellÕfaefctivitÈ,auressenti,lÕintuitionetla (33) logique.
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II.
ASTROLOGIE ETHOMEOP ATHIE
CHINOIS OU LA CONCEPTION ENERGETIQUE DÕUNE MEDECINE
La vie sur Terre est apparue par la prÈsence de quatre corps (carbone, hydrogËne, oxygËne, azote) et sous forme de quatre rËgnes (minÈral, vÈgÈtal, animal, humain). La vie nÕest possible que si la matiËre constitutive est dÈfinie par quatre Ètats que les traditions nomment les quatre ÈlÈments. Or la vie est par essence dynamique, Èvoluant sans jamais se retrouver dans une mÍme situation : dÕo˘ le principe descinq mouvements- dont le rÙle est : 1. la condensation ou prise de forme; 2. la cohÈrence; 3. la mobilisation, la mise en mouvement; 4. lÕexpansion; 5. lÕexplosion, la destruction; qui permettent les influences du ciel et de la terre sur lÕhomme et sa synchronisation par le macrocosme.
Survolant laconception ÈnergÈtique de La MÈdecine Orientale, on peut simplifier : ¥cette mÈdecine dÈcrit plus des syndromes que ´des maladiesª au sens occidental du terme; ¥lÕaction thÈrapeutique du mÈdecin est donc plus personnalisÈe, en mÍ me temps quÕelle obÈit ‡ une mÈthode gÈnÈr ale (Loi des huit rËgles), ce que permet difficilement la mÈdecine occidentale; ¥exceptÈ pour le NEI KING SO OUENN, les donnÈes astronomiques ne jouent pas un rÙle fondamental, non seulement dans lÕÈvolution de la maladie mais Ègalement dans la thÈrapeutique; ¥nÈanmoins, les thÈrapeutes orientaux accordent une grande importance aux lois du Ciel et de la Terre, aux saisons, aux annÈesÉ et procËdent
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